AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782707344144
183 pages
Éditeur : Editions de Minuit (11/01/2018)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Le sexe est chose mentale. Il colore notre vision du monde, il transforme la connaissance que nous en avons, et en partie même il la fonde. La sexualité implique un rapport spécifique au vrai, au beau, au bien, autrement dit, un savoir, une esthétique, une éthique, une politique. Or, quand le désir change, la vision du monde en est changée. Que sait un gai sur le monde ? Quelle expérience en a-t-il ? Qu'en ignore-t-il ? Trois mille ans de littérature occidentale ont... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Yurugu
  20 août 2020
Essai très médiatisé de début 2018. William Marx prend le parti de s'exprimer à la deuxième personne du singulier, alors même qu'il raconte des évènements personnels. Il s'adresse ainsi directement au lecteur, qu'il ou elle soit homosexuel.le et se fonde dans ce « tu » dont il ou elle adopte la vision sans effort, qu'il ou elle soit hétérosexuel.le et soit alors contraint à l'effort d'imagination et de projection qui forge le quotidien des « autres ». Marx s'adresse ainsi à la fois à ce double de lui-même et à son opposé (selon une binarité qui n'est pas de son fait) qu'il regarde avec provocation, pour faire apparaitre l'une des modalités de ce « savoir gai ». Il y a dans l'écriture même de cet essai un geste militant contre cette hétérosexualité systémique. La thèse défendue par Marx est celle d'une spécificité gay dans le rapport entre les humains et le monde. Une psyché proprement gay qui a son propre regard sur les oeuvres, sur le savoir, car toujours liée au désir, comme l'est par ailleurs la psyché hétérosexuelle dominante. On se laisse plus ou moins convaincre par ses arguments, son écriture le force à faire de son propre cas une généralité, mais en utilisant le « tu », il montre en négatif la puissance de ce « je » qui n'est pas du bon côté de la domination systémique. le « je » et le « tu » sont nécessaires quand le « il » ne parvint pas à autant de profondeur. Si parfois l'auteur force le trait pour chercher l'accord du lecteur, une certaine tendance à vouloir plaire qui parasite certains textes (de tous les genres), j'aime la manière dont cet essai peut nous déplacer personnellement dans ce champ d'étude LGBT+, et les perspectives qu'il apporte.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          21


critiques presse (2)
NonFiction   18 avril 2018
Dans une autobiographie qui tient autant de l'essai, William Marx nous invite à penser le monde en termes non-hétérosexuels.
Lire la critique sur le site : NonFiction
LeMonde   17 janvier 2018
Avec finesse et intelligence, William Marx trace, de proche en proche, des chemins esthétiques, éthiques, politiques qui se révèlent vite singuliers, à condition qu’on les explore et les décrive comme ils le méritent.
Lire la critique sur le site : LeMonde

Videos de William Marx (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de William Marx
William Marx, professeur titulaire de la chaire Littératures comparées 2020-2021 "Les bibliothèques invisibles" La suite de cet enseignement est à découvrir ici : https://www.college-de-france.fr/site/william-marx/course-2020-2021.htm Il y a les bibliothèques visibles, les bibliothèques matérielles, constituées d'étagères et de livres parmi lesquels il est possible de circuler physiquement. Et puis il y a les bibliothèques invisibles ou immatérielles. Invisibles, elles peuvent l'être pour plusieurs raisons : parce qu'elles sont mentales, parce qu'elles sont cachées, parce qu'elles sont perdues, parce qu'elles n'existent pas encore. Or, ces structures invisibles ne sont pas les moins prégnantes ni les moins vastes : il y a plus de livres oubliés ou perdus que de livres dont on se souvient. Peut-on reconstituer ces oeuvres disparues ou qui n'ont jamais vu le jour ? Peut-on concevoir d'autres bibliothèques, d'autres étagères, d'autres listes ou canons, où figureraient d'autres textes que nous ne connaissons pas, perdus, oubliés, négligés ? Ou, pour le dire autrement, y a-t-il une place pour une littérature autre ?
+ Lire la suite
autres livres classés : culture gayVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Vous aimez ce livre ? Babelio vous suggère