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ISBN : 2070652440
Éditeur : Gallimard Jeunesse (29/01/2015)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 135 notes)
Résumé :
Ici raconte l'histoire d'un lieu, vu d'un même angle, et celle des êtres qui l'ont habité à travers les siècles. Dans cet espace délimité, les existences se croisent, s'entrechoquent et se font étrangement écho, avant d'être précipitées dans l'oubli. Richard McGuire propose ainsi une expérience sensorielle inédite, puissante et presque magique du temps qui passe.
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Critiques, Analyses et Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
TheWind
  26 mai 2018
Un lieu unique pour une infinité de temps.
Quel roman graphique surprenant !
Avec un style à la Edward Hopper, Richard Mc Guire s'amuse avec le temps qui passe.
Un seul angle de vue représente la pièce d'une maison en double page qui subit les transformations du temps. Les personnes d'une (même ?) famille y défilent, les années se côtoient, les siècles s'y invitent, les millénaires balaient tout.
Ce qui surprend au premier abord, c'est le non respect de la chronologie. Ma première réaction fut "Mais c'est quoi ce foutoir ?" et la deuxième réaction qui ne fut pas longue à venir, juste après avoir tourné quelques pages puis être revenue trois fois en arrière : " Mais c'est génial !!"
De page en page, c'est un véritable défi au temps qui passe et à l'intérieur même d'une double page, les instants s'entrechoquent.
Voyez-vous même :
Au détour d'une petite case, un chat noir de 1999 fait sa toilette sur un fond de paysage brumeux datant de 1623 alors qu'une femme au chignon soigné de 1957 se demande bien ce qu'elle est venue trouver dans cette pièce.
Un roman graphique qui mérite d'être feuilleté des milliers de fois..histoire de vérifier encore une fois si le loup de 1430 ne se serait pas transformé en bête immonde de 10175. ( non, non je ne me suis pas trompée de date !!)
Ce roman graphique a reçu le fauve d'or d'Angoulême de 2016 ; c'est amplement mérité !
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Bookycooky
  25 juillet 2015

Un roman graphique, insolite et déroutant.
En 1989, Richard McGuire, artiste new-yorkais ,dessina 36 planches, qui tout en restant entre les quatre murs du salon d'un appartement de banlieue , voyage dans le temps, de milliers d'années, aussi bien dans le passé , que dans le futur.
Aujourd'hui ce voyage est concentré dans ce livre incroyable, composé comme une symphonie, dessiné dans le style Pop Art, mais aussi évoquant les oeuvres d'Edward Hopper, Vilhelm Hammershoi ou Richard Hamilton.Ce déplacement dans le temps,sans changer d'espace ,fait aussi terriblement penser aux installations d'Ilya Kabakov.
Les planches se superposent ,avec leurs dates,à un rythme de plus en plus vite, comme un film,au point de vous donner le vertige, finalement pour revenir au point de départ.
Je l'ai lu et visualisé , déjà deux fois,car il y a une myriade de détails,de l'histoire aussi, qui font sens et qui nous pousse à réfléchir et participer à l'oeuvre.Un livre exceptionnel ,trés stimulant pour l'imagination du lecteur.
Fortement conseillé à qui l'idée ne rebute pas!
Merci Coriolis!
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Titania
  18 août 2015
Pas besoin de s'embarquer dans un vaisseau spatial pour changer de dimension, et ainsi jouer avec la relativité générale, il suffit d'un moment en compagnie de Richard McGuire. J'ai adoré cet album insolite qui raconte l'histoire d'un lieu sans ordre chronologique comme s'il était une porte dans l'infini de l'espace-temps, comme si les murs dont on change les couleurs avaient la mémoire de la vie. Ce sont des bribes d'un quotidien très banal qui se font écho d'une époque à l'autre, dans cette maison pas si ordinaire que ça puisqu'elle est construite non loin d'une demeure historique et sur un important site amérindien. Ce sont les bruissements du vivant et des émotions, les gens qui s'aiment se séparent, vieillissent et meurent. Les enfants naissent, jouent, dansent. Des histoires s'esquissent et s'estompent aussi vite...c'est parfois frustrant, on a envie de s'attacher à des personnages, mais ici, tout est fugace. On remonte très loin dans le passé avant l'arrivée des humains, et on part très loin dans un futur post-apocalyptique. Sans case, en pleines pages, juste des fenêtres rectangulaires qui s'ouvrent dans le passé ou le futur, l'auteur raconte l'histoire d'un point dans l'espace, qui pourrait être "ici" ou "ailleurs", avec des dessins sobres et des aplats de couleurs douces. Une typographie des plus surprenantes complète cette oeuvre sensible totalement innovante, qui nous interroge également sur notre rapport au temps, à la mémoire, aux lieux, aux autres, à la vie. Ni une BD, ni un roman graphique, et pourtant, on nous raconte bien une histoire, on ne sort pas indemne de la lecture de cet album fascinant, qui nous rappelle juste ...notre modeste place dans l'univers.
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Walktapus
  02 août 2015
Pourquoi suis-je ici, déjà ? se demande la femme de 1957 qui ouvre et ferme l'album ?
On ne sait pas trop, mais on restera dans ce lieu, montrant (au moins pendant le temps où la maison est debout) un salon avec fenêtre et cheminée, en pleine double page. Autour de ce plan désespérément fixe, le temps papillonne d'une année à l'autre, entre un passé préhistorique et un futur post-science-fiction, et l'action n'a pas plus d'unité.
La BD juxtapose sur une même page plusieurs époques différentes, en patchwork, construisant son discours suivant plusieurs techniques. Il y a des actions qui se poursuivent d'une page à l'autre, des pages thématiques montrant les mêmes types de choses à plusieurs époques, des parallèles, des résonances entre les époques, des questions qui trouvent réponse cinquante pages plus tard. Une flèche de 1402 met 17 pages pour atteindre sa cible et éveille un écho lointain en 2015.
On voit les maisons se construire et brûler, les meubles et le papier peint changer, les personnages naître, vieillir et mourir. On voit des dinosaures, des gens en mocassins, en tricorne, en faux cols ou en pattes d'eph. Des scènes de la vie quotidienne et des événements mémorables. Dans le désordre.
L'album appelle une deuxième et une troisième lectures, pour bien apprécier les situations qui se répondent à des années de distance, essayer de reproduire la chronologie des déménagements et emménagements, l'histoire de ces familles, essayer de résoudre le mystère de ces deux hommes qui se battent, voir si l'un des gros mots proférés quelques pages auparavant n'est pas le fait du perroquet de 1990, etc.
C'est un très bel exercice, un ovni original et assez fascinant, qui fait réfléchir sur la brièveté de la vie (et de l'espèce humaine) et sur l'empreinte que nous laissons sur le monde, mais qui manque terriblement d'intérêt dramatique. J'ai fait l'effort de relire l'album en prenant des notes, espérant découvrir une histoire qui récompenserait mes efforts. En vain (mais je l'ai peut-être ratée).
En BD, paraît-il, c'est entre les cases que tout se passe. Ici, les cases sont tellement distendues qu'il peut s'y passer tout et n'importe quoi. Je reste sur l'impression d'un exercice un peu stérile. Ca m'étonnerait qu'il y ait des émules.
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Myriam3
  22 janvier 2017
Le livre est beau, lourd, dense, de la taille d'un roman. A l'intérieur, les pages sont pleines.
304 pages, un lieu. le salon d'une maison américaine, dans les années 50, 30, 70, 2000; le même lieu il y a des millénaires ou une centaine d'années, le même encore redevenu nature dans un futur plus lointain.
Au fur et à mesure que l'on tourne les pages, une histoire se met en place, celle du Monde. La nature change, les eaux montent, baissent, une forêt naît, puis se soumet à l'homme; une maison se construit, des vies s'installent et se succèdent...
Les années, aussi, se superposent parfois jusqu'au vertige, entre instantané et éternité du lieu.
On ne peut être qu'admiratif devant cet objet à la fois beau et profond qui en quelques pages abolit le temps.
Page centrale: 1000 000 av. J.C. : une étendue d'eau à l'aube d'un nouveau jour qui se lève.
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critiques presse (9)
Du9   07 avril 2015
L’œuvre de Richard McGuire, Ici, vient brusquement réveiller nos consciences engourdies et nous révéler une réalité : la question du temps, en bande dessinée, n’a peut-être pas été tant explorée que ça.
Lire la critique sur le site : Du9
BoDoi   16 mars 2015
Plus vertigineuse que jubilatoire ou palpitante, la lecture d’Ici s’impose par sa subtilité, car le livre est issu d’une profonde réflexion sur le fond et la forme.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Liberation   09 mars 2015
Du détail domestique au magma de l’histoire, l’Américain Richard McGuire dessine une splendide chronologie du vertige.
Lire la critique sur le site : Liberation
BDGest   05 mars 2015
Véritable Ovni de ce début d'année 2015, Ici fait d'un lieu son personnage principal.
Lire la critique sur le site : BDGest
Telerama   25 février 2015
Ce jeu de pistes discontinu a tout d'un dispositif expérimental. Il l'est. Mais, en une alchimie visuelle d'une imprévisible fluidité, il libère une myriade de détails qui font sens — ou mystère, c'est aussi fort...
Lire la critique sur le site : Telerama
Chro   17 février 2015
Dans Ici se manifeste toute une série de possibilités de lectures – c’est pourquoi le parallèle avec Building Stories est légitime, dans un premier temps. Mais on aurait tort de limiter le livre aux premières impressions qu’il procure. Il les manifeste toutes ensemble, et c’est bien cela qui en fait toute la puissance.
Lire la critique sur le site : Chro
BDGest   13 février 2015
Truffé de surprises, tant par l’incroyable exploration des possibilités graphiques offertes depuis un angle de vue unique que par les basculements qui, parfois, s’opèrent l’instant d’une case, la lecture d’Ici se révèle fluide et, malgré quelques réserves, agréable de bout en bout.
Lire la critique sur le site : BDGest
Bibliobs   05 février 2015
Cet auteur américain donne à voir sur 300 pages des scènes depuis le coin d’un salon. Seuls repères, une fenêtre à gauche, une cheminée sur la droite. Si l’espace est fixe, le temps, lui, fluctue. Au fur et à mesure des pages, le lecteur découvre à quoi ressemblait cette pièce en 1957, en 2014, en 1907 lors de sa construction.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Du9   20 janvier 2015
L’ouvrage de Richard McGuire interroge de manière magistrale la nature du temps, d’une humanité aux vies fugaces, de la conscience humaine définie comme une histoire personnelle, et de la relativité de nos existences, chacune forcément étalonnée à l’aune de notre naissance, de la même manière mais à une autre échelle, que notre ère contemporaine l’est à celle du prophète des chrétiens.
Lire la critique sur le site : Du9
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
deuxquatredeuxdeuxquatredeux   09 septembre 2015
2213

Bienvenue, merci de régler votre oreillette sur le canal six.
Grâce à notre programme de reconstruction visuelle, nous avons pu accéder à une maison du vingtième siècle qui se dressait autrefois à cet emplacement.
Au vingtième siècle, la majorité des gens portaient sur eux plusieurs objets essentiels. D’abord, un petit appareil qui indiquait approximativement l’heure. Il se composait d’un boitier rond de métal et de verre fixé sur une lanière de peau animale et porté autour du poignet. On l’appelait montre, parce qu’il montrait l’heure.
Un autre de ces objets était un rectangle de peau animale pliée et cousue, qui faisait à peu près la taille de la main. On l’appelait portefeuille. Il contenait des papiers d’identité importants, et ce que l’on nommait autrefois argent.
Le dernier objet est une clé. Un morceau de métal, découpé et limé pour lui donner une forme unique. Il permettait d’ouvrir les systèmes mécaniques utilisés pour protéger les maisons et autres bâtiments. Les gens possédaient beaucoup de clés différentes.
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   09 septembre 2015
Chaque jour le facteur arrive, le chien aboie, le facteur repart. Et le chien croit qu’une fois de plus, il nous a protégés contre un intrus. C’est une relation symbiotique. Un petit rituel, un numéro qu’ils effectuent à deux.
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blandine5674blandine5674   18 juin 2016
Chaque jour le facteur arrive, le chien aboie, le facteur repart. Et le chien croit qu’une fois de plus, il nous a protégés contre un intrus.
Commenter  J’apprécie          80
alouettalouett   11 avril 2015
Personne ne connaît le mode d’emploi de la vie. Tout le monde tâtonne dans le noir
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blandine5674blandine5674   18 juin 2016
Personne ne connaît le mode d’emploi de la vie. Tout le monde tâtonne dans le noir.
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Vidéo de Richard Mc Guire
One on One With Illustrator Richard McGuire
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