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ISBN : 2756080195
Éditeur : Delcourt (26/10/2016)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 57 notes)
Résumé :
" Les hommes se trompent en ce qu'ils se croient libres; et cette opinion consiste en cela seul qu'ils ont conscience de leurs actions et sont ignorants des causes par où ils sont déterminés ".

Baruch Spinoza
Éthiques, livre II
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Presence
  08 novembre 2017
Il s'agit d'une histoire complète, indépendante de tout autre, parue en 2016. Cet ouvrage est écrit et dessiné par Marc-Antoine Mathieu, également auteur complet de la série Julius Corentin Acquefacques, prisonnier des rêves, tome 1 : L'Origine.
Le récit s'ouvre avec une citation de Baruch Spinoza, tirée du livre II de L'éthique : Les hommes se trompent en ce qu'ils se croient libres ; et cette opinion consiste en cela seul qu'ils ont conscience de leurs actions et qu'ils sont ignorants des causes par où ils sont déterminés. Puis une silhouette humaine couchée se découpe en noir sur fond blanc. L'auteur effectue un zoom de case en case : il s'agit d'un flashmob sur un lac gelé au-dessus du cercle polaire. Dans cette foule compacte, il reste une place vide, où il semble manquer un unique individu. L'histoire revient en arrière au Musée-miroir de Bilbao, alors qu'Otto Spiegel donne sa dernière représentation, réalise sa dernière performance. Il est pris d'un vertige, comme au bord du gouffre et il ne trouve comme issue qu'un seul geste, celui d'une rupture. de retour chez lui, il a la conviction que sa carrière d'artiste spécialisé dans la métaphysique du doute est terminée.
Dans les jours qui suivent, Otto Spiegel apprend la mort de ses parents. Il se rend chez le notaire qui lui présente un cliché de ses parents dans l'accident de voiture, et il prend acte de leur legs : leur pavillon de banlieue. S'y étant rendu, il trouve une malle au grenier. L'ayant ouverte, il trouve des cahiers, des notes, des dessins, des documents photo, audio et vidéo qui retracent de manière exhaustive les 7 premières années de sa vie. Il vient d'hériter de lui-même. Il prend la décision de se retirer de la vie active, d'emménager dans un vaste loft en périphérie d'une ville reculée. Il choisit de consulter ces archives de sa vie à rebours, en commençant par le trois-cent soixante cinquième jour de sa septième année. Il se rend compte qu'il lui faut une journée pour parcourir les enregistrements décrivant une journée de sa vie.
Même si le lecteur n'a jamais ouvert un ouvrage de Marc-Antoine Mathieu, il comprend qu'il va s'aventurer dans une expérience de lecture qui sort de l'ordinaire. Pour commencer, cette bande dessinée se présente dans un format à l'italienne, avec 2 cases carrées par page, à l'exception de 13 pages sur 76. Ces 16 pages sont quand même construites sur une structure similaire : soit les 2 cases sont réunies en une seule, soit décomposées en 4 cases carrées. Ensuite, elle bénéficie d'un fourreau en carton pour la ranger. Enfin, le lecteur contemple l'illustration de la couverture, les ramifications d'un arbre qui forme une silhouette humaine. Tout le long de l'ouvrage, il va retrouver cette image des branchages d'un arbre, utilisée de différente manière. Il y a l'arbre sans feuillage dans le jardin de ses parents (page 27), les nervures d'une feuille qui s'apparente aux ramifications des branchages (page 46). Si le lecteur y prête attention il distingue également la silhouette minuscule d'un arbre sans feuille dans la fenêtre page 37. le lecteur comprend rapidement que l'auteur utilise des éléments visuels, pour créer des liens entre des séquences, sous-entendant l'existence d'une cause à effet, ou effectuant un rapprochement poétique. le lecteur accepte bien volontiers de participer à ce jeu des signifiants à détecter et à interpréter. Il peut s'agir d'une sculpture en forme de ruban de Möbius qui est présente sur le parvis du musée Guggenheim à Bilbao, aperçue à la page 11, revue en page 71. Il y a bien sûr la silhouette humaine composée au cours d'une flashmob, qui se retrouve à la fin, dans une forme d'épanadiplose visuelle. le lecteur est très content de lui quand il arrive à rapprocher les bris de verre occasionnés par le final de la dernière performance d'Otto Spiegel (page 15), et les bris de verre du pare-brise de la voiture accidentée de ses parents (page 23). Il y a bien sûr le dallage de l'entrée du pavillon des parents (page 24), qui apparaît comme un écho du dallage plus simple de la piscine privée de Spiegel (page 20), et qui se retrouve dans une forme onirique en page 43.
Marc-Antoine Mathieu réalise des dessins très sobres, s'inscrivant dans une approche ligne claire. Il simplifie les contours des formes de plusieurs degrés, sans pour autant sacrifier à la densité d'informations visuelles. L'épure permet de conserver une lisibilité immédiate, même lorsque beaucoup d'éléments divers sont dessinés, par exemple quand Spiegel commence à étendre des fils entre les poteaux de soutènement de son loft et les murs et à y accrocher des photographies. Cet artiste joue également sur des similitudes formes pour rapprocher des éléments hétéroclites. le lecteur en a pris conscience avec les débris de verre, de taille et de provenance très différentes. Il le retrouve à plusieurs reprises, que ce soit un dessin gravé sur un tronc d'arbre qui se superpose au visage d'Otto, ou un code QR (code matriciel) dessiné dans une case juxtaposée à une autre représentant les murs d'un labyrinthe, laissant le lecteur constater la similarité entre ces 2 dessins. Ce n'est pas tout : Mathieu joue également avec les formes géométriques pour intégrer une dimension onirique. En page 20, le lecteur se rend compte que Mathieu déforme la réalité en jouant sur le dallage. En page 57, l'installation artistique causale que Spiegel a réalisée à partir des souvenirs contenus dans la malle se substitue à la forme de sa tête. Tout du long de l'ouvrage, le lecteur est à l'affût de ces éléments visuels signifiants qui prennent des formes très variées et parfois humoristiques, comme le reflet d'Otto dans la glace du hall d'entrée chez ses parents, qui semble couvert de toiles d'araignée (celles qui se trouvent sur le miroir).
Le lecteur peut parfois se retrouver débordé par le potentiel de sens d'une image. En page 12, il est indiqué qu'Otto avait façonné une oeuvre prolifique fascinante autour de ce que les spécialistes nommaient une métaphysique du double. Plusieurs de ses performances utilisaient un miroir, ou un jeu de miroir. Les souvenirs contenus dans la malle laissée par ses parents jouent également le rôle de miroir renvoyant une image très minutieuse de son passé. du coup, l'esprit du lecteur est en éveil pour repérer les éléments visuels qui s'apparentent eux aussi à des miroirs ou à des jeux de miroir. Ils sont nombreux, se répondant entre plusieurs séquences. le lecteur finit par se dire que le cadre du miroir (mis en évidence en page 41) s'apparente lui aussi à un symbole visuel récurrent, une limite qui contient la réflexion du miroir. du coup, par ricochet, les fenêtres s'opposent au miroir puisqu'elles ne renvoient pas d'image (même si elles s'inscrivent dans un cadre), encore qu'elles donnent à voir l'image de ce qui est de l'autre côté. le lecteur se rend vite compte qu'il ne lui est pas possible d'envisager tous les sens potentiels de chaque élément visuel.
À l'instar de ce qu'ont fait Alan Moore et Dave Gibbons dans Watchmen, Marc-Antoine Mathieu fait exprès de densifier les mailles du réseau en ajoutant des signes visuels ou textuels. En entrant dans le bureau du notaire (page 22), Otto Spiegel remarque une immense peinture : il s'agit de Tezcatlipoca, le dieu aztèque de la mémoire. Or la mémoire est l'épine dorsale du récit. Au cours du récit, il intègre d'autres références culturelles de nature très diverse : le ruban de Möbius (une surface avec une seule face et un seul côté), les attracteurs étranges (un système dynamique différentiel, prenant la forme d'une structure fractale) conçu par le météorologue Edward Lorenz, le galet de Makapansgat (un galet de 260 grammes en jaspérite rouge-brune portant des marques naturelles d'usure et d'ébréchure qui le font ressembler à d'un visage humain rudimentaire). Il ne s'agit aucunement d'étoffer un récit superficiel avec des citations piochées sur internet, mais d'expliciter les sources de certaines séquences, en toute transparence. L'auteur laisse le lecteur libre de ses envies. Soit il connaît déjà ces références culturelles et il peut en confronter sa compréhension à l'usage qu'en fait Marc-Antoine Mathieu. Soit il ne les connaît pas, et il peut se contenter de ce qui est dit dans l'ouvrage, ou aller consolider sa culture dans une encyclopédie.
Outre ces références clairement identifiées, l'auteur surprend le lecteur par son inventivité, comme la taille de l'enregistrement de 7 ans de la vie d'un individu (8 pétaoctets, soit 8 millions de milliard d'octets), le GEIPS (groupe d'études internationales de la psychologie du soi), la codification d'un individu sous la forme d'un code QR, les 2.828 images qui retracent l'évolution du visage d'Otto Spiegel depuis sa naissance jusqu'à ses 7 ans. Sous des dehors épurés, des textes concis, il s'agit en fait d'une lecture très dense. Sous un aspect très rigide (cases carrées au rythme de 2 par pages, courts textes sous les cases), le récit regorge de trouvailles et d'innovations, y compris des variations sur ce canevas, que ce soit des cases réunies ou subdivisées, ou des phylactères en page 60 & 61, ou encore des cases muettes dépourvues de texte.
Le lecteur s'immerge donc avec facilité dans la crise existentielle de cet artiste, ce créateur pour qui ses propres oeuvres sont devenues muettes, dépourvues de sens, vides de sens même. Marc-Antoine Mathieu a imaginé un dispositif par lequel il est donné au créateur de regarder ses années de développement en tant qu'individu, les 7 premières, celles dont on dit qu'elles comptent le plus. le créateur va pouvoir voir au-delà des illusions, déjouer les jeux de miroir, retrouver la myriade de détails qui composent le quotidien, visualiser le temps, cette invention qui a tout mis en séquences et en logique. Il va découvrir comment il s'est formé en tant qu'individu, découvrir une partie des sources de ses inspirations, de ses questionnements au travers de ses performances. Il effectue l'expérience que plus il en connaît sur lui-même, plus il est déterminé par cette connaissance, plus il est libre également. L'auteur joue à plusieurs reprises sur ce paradoxe qui veut que les positions extrêmes d'une situation finissent par se rejoindre. Au travers de cette histoire, il questionne la liberté de l'individu, la possibilité d'un déterminisme absolu. Il a choisi de se focaliser sur Otto Spiegel, à l'exclusion des autres individus qu'il a pu côtoyer. Ce récit est entièrement égocentriste, sans ouverture sur un autre personnage qu'Otto. Il faut attendre la fin du récit pour que se produise cette ouverture, sous une autre forme que celle attendue.
Avec ce récit, Marc-Antoine Mathieu prouve une fois encore sa maîtrise des outils de la bande dessinée, entremêlant le fond et la forme d'une manière formidable, les textes ne pouvant pas se comprendre sans les dessins, et réciproquement. Il emmène le lecteur dans un questionnement philosophique, tout en douceur, avec des dessins simples et claires des textes concis faciles à lire. Pourtant le lecteur se rend vite compte qu'il s'agit d'une narration de haute volée, les éléments visuels se répondant de manière vertigineuse, amenant le lecteur à s'interroger sur ce qui est signifiant, sur ce qui appartient au domaine des signes. Il suit le questionnement rigoureux de l'auteur sur le déterminisme, comme annoncé par la citation de Baruch Spinoza qui ouvre le récit.
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jamiK
  08 juin 2019
C'est peut-être le projet le plus ambitieux de Marc-Antoine Mathieu, J'ai adoré “Sens”, “Dieu en Personne” et “Le décalage”, il y a toujours un questionnement sur la perception, l'identité, un confrontation à la réalité. Ici, il aborde ces thématiques par le biais de la philosophie : il tente une jonction entre l'Art et la Philosophie, on y retrouve des références à la Caverne de Platon, au mythe de Sisyphe, de Prométhée. C'est une lecture qui demande beaucoup d'attention, plus bavarde que celles précitées. Je pense n'avoir pas tout saisi, c'est une bande dessinée qui mérite plusieurs lectures. Dans “Sens”, j'avais noté un rapprochement avec le mouvement d'Art Minimaliste, ici, on se raccorde plutôt à l'Art Conceptuel. Mais cette bande dessinée m'a moins accroché parce que justement, elle perdait en légèreté, en humour, en poésie, et c'est exactement la différence que je ressent entre l'Art Minimal et l'Art Conceptuel. Ici, il y a trop de symbolique à déchiffrer, besoin de trop de mots pour l'appréhender. Je pense qu'avec mes réflexions je ne dois pas donner très envie d'ouvrir cette bande dessinée, mais c'est vraiment une très belle bande dessinée, une grande oeuvre très profonde, qui donne à réfléchir, et ça, c'est précieux. Peut-être qu'après cette lecture, vous serez armés pour aller faire une visite au Musée Beaubourg.
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HORUSFONCK
  22 octobre 2016
Je viens de lire ce dernier ouvrage en noir, blanc et gris.
Comme Marc-Antoine Mathieu disséquait une image hyper-détaillée dans le Dessin, le voici qui explore chaque instant des sept premières années de la vie d'un homme à travers OTTO.
Que peut-il advenir de celui qui n'ignore plus rien de lui-même?
Que se passe-t-il, quand le passé rejoint totalement le présent?
Marc-Antoine Mathieu nous emmène dans un nouveau vertige, semblable à l'anneau de Möbius qu'il affectionne.
D'ailleurs, OTTO n'est-il pas un palindrome?
Je viens de refermer ce livre, mais j'y reviendrai d'autres fois.
A lire et à relire, donc.
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yvantilleuil
  12 mars 2017
Ce nouveau one-shot signé Marc-Antoine Mathieu (Dieu en personne, Julius Corentin Acquefacques,
3 secondes, Sens) invite à suivre la crise existentielle d'Otto, un artiste pourtant arrivé au sommet de son art.
C'est la mort de ses parents qui va précipiter le questionnement existentiel d'Otto. Il reçoit en effet une malle en héritage, contenant l'intégralité des faits et gestes des sept premières années de son existence. Il décide alors de s'isoler du monde et de revivre les sept premières années de sa vie en temps réel. Lui qui n'avait que très peu de souvenirs de son enfance, découvre progressivement que tout ce qu'il est devenu était déjà pré-écrit dès son plus jeune âge. En ayant subitement accès à l'intégralité de son tissu originel, il réalise qu'aucune de ces actions et de ses choix artistiques ne relève du « libre arbitre »… que tout n'est qu'illusion et que son oeuvre n'est finalement qu'une énorme imposture!
Adepte de sujets conceptuels, Marc-Antoine Mathieu propose une introspection philosophique qui invite le lecteur à se poser des questions existentielles et à s'interroger sur sa propre identité. Si l'approche est une nouvelle fois brillante, j'ai trouvé le manque d'empathie envers le personnage principal un peu dommage. le lecteur a en effet beau revivre son enfance en sa compagnie, c'est surtout la démarche intellectuelle et l'observation purement factuelle qui intéresse l'auteur. Ce sentiment de distance envers ce personnage que l'on n'apprend jamais à véritablement connaître se retrouve encore renforcé par une narration en voix-off.
Visuellement, le talent narratif de cet auteur qui recherche constamment les limites de l'art séquentiel n'a plus besoin d'être démontré. Usant d'un trait précis et minimaliste, il propose un dessin noir et blanc d'une sobriété renforcée par l'absence de phylactères et merveilleusement mis en valeur par ce format à l'italienne très élégant. Comme d'habitude, l'auteur tente de repousser les limites du neuvième art en jouant avec les cadrages, avec les concepts et avec la géométrie des formes. Ici, ce sont les reflets et les jeux de miroir qui jouent un rôle prépondérant. Ces miroirs sont comme des fenêtres qui permettent au personnage central de s'observer tout en se redécouvrant au fil des pages.
Lien : https://brusselsboy.wordpres..
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Bdziles97
  18 avril 2017
(LX971) La qualité visuelle de l'album est aussi magistrale que les textes sont pompeux et inutilement longs. le récit écrit qui accompagne les vignettes devient rapidement explicatif et saborde du même coup la poésie qui se dégage des dessins. Au sentiment de redondance, s'ajoute un sentiment de froideur quasi-clinique souvent présent ou en filigrane dans le style de l'auteur. Perso, je préfère un Marc-Antoine Mathieu plus kafkaïen et moins professoral, quitte à prendre le risque de perdre (un peu) son lecteur. Non pour le Prix BDz'îles.
Bdziles97 (FP976) Tout à la fois, réflexions philosophiques et recherches graphiques, cet album étonne et détonne dans l'univers de la bande dessinées. Il interroge et questionne sur la portée de l'Art et la légitimité de l'artiste.. .Impressions en négatif, ombres et lumière, hypnotique et ...glacé, il ne laisse pas indifférent : on aime ou on déteste ! Personnellement, je trouve cet album d'une grande richesse intellectuelle, pour le Prix, il me semble intéressant en lycée dans le cadre d'une exploitation en philo et art.
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critiques presse (7)
ActuaBD   19 décembre 2016
Pas de dialogues, pas de scènes actives, seulement des images commentées. Le plaisir de lecture, et la richesse du thème, amènent une autre certitude : des relectures s’imposent.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
ActuaBD   16 décembre 2016
Un livre étonnant, plus philosophique que focalisé sur les expérimentations graphiques, qui fait écho à nos questions personnelles et développe un troublant déterminisme.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BoDoi   28 novembre 2016
idèle à ses obsessions, Marc-Antoine Mathieu explore la quête identitaire d’un homme, dissèque ses interrogations philosophiques, installant une ambiance un peu trouble, qui tient presque du polar.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Telerama   23 novembre 2016
Cet album a la beauté glacée d'une démonstration mathématique. Tout y est pensé, bien en place et brillant dans la formulation.
Lire la critique sur le site : Telerama
Sceneario   09 novembre 2016
Graphiquement, une nouvelle fois, l'artiste explore la forme de sa planche, les plongées en abime, l'illusion de cette dimension fictive et narrative. C'est réellement très intéressant d'un bout à l'autre !
Lire la critique sur le site : Sceneario
BDGest   08 novembre 2016
De plus, cet ouvrage exigeant, d’une grande tenue intellectuelle, Otto l’homme réécrit s’avère également être une bande dessinée admirable.
Lire la critique sur le site : BDGest
BDZoom   08 novembre 2016
L'auteur joue sur les marges et repousse les limites du 9e art avec cet ouvrage envoûtant, où le héros cherche un sens à sa vie en partant à la découverte de lui-même.
Lire la critique sur le site : BDZoom
Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
HORUSFONCKHORUSFONCK   22 octobre 2016
La malle était infinie.
Elle était son infini à lui; sa tour sans fin et son puits sans fond.
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CandilaCandila   25 novembre 2018
"Un détail réveilla un souvenir qui submergea Otto, telle une épiphanie. C'était une boîte enfouie dans le sable ; minuscule trésor d'enfant... Sa conscience revivait subitement ce fragment de temps révolu. Cette simple boîte recouvrait à cet instant sa vraie dimension : c'était un univers à elle toute seule."
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PresencePresence   08 novembre 2017
Cette nuit-là, dans la foule rassemblée au-delà du cercle polaire, si quelqu'un avait pu regarder autre chose que le ciel, il aurait pu voir un espace étrangement vide. Ce vide coïncidait avec l'emplacement d'un homme. Mais cette nuit-là, personne en le remarqua.
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PresencePresence   08 novembre 2017
Pourquoi retourner dans le passé ? À quoi bon en savoir plus sur soi ? On s'aime, on s'accepte surtout dans un monde idéal. Même très peu idéalisé, on reste fréquentable à soi-même et à l'autre. Mais passé un certain seuil de vérité, la déception est probable.
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CandilaCandila   25 novembre 2018
"Passé et présent avaient fusionné [...]. Ce qui n'avait jamais été possible jusqu'alors l'était devenu : il pouvait simultanément être et avoir été."
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Videos de Marc-Antoine Mathieu (37) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marc-Antoine Mathieu
La 8e édition du SoBD, le salon de la bande dessinée au c?ur de Paris, s'est tenue les 7, 8 et 9 décembre 2018. Rencontres avec quelques artistes présents, ballade dans les allées du salon. Avec les propos d'Évariste Blanchet, Julie Delporte, El Don Guillermo, Laurent Gerbier, Marc-Antoine Mathieu, Catherine Ocelot, Joe Ollmann, Yoon-sun Park, Seth, Siris.
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