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Louis Saurin (Traducteur)
EAN : 9782264015778
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (20/11/1998)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Mc Bain a su saisir, de la réalité urbaine, des fragments de solitude, de folie soudaine, de misère sexuelle et en désigner, avec talent et discrétion, le dérisoire pathétique...
En fin de compte, tous les romans du 87 ème district paraissent n'avoir d'autre fin que de déjouer ou de questionner de l'intérieur l'ordre de la ville et tout ce qu'elle implique : la lutte toujours recommencée contre un monde égoïste, étouffant et implacable dans son indifférence ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Woland
  28 février 2008
Tandis qu'une paire d'escrocs sévit à Isola auprès de gogos fortunés venus de province, Steve Carella se voit confier la résolution d'une affaire de cadavre retrouvé dans la Harb - le fleuve qui passe dans la ville.
Il s'agit d'un cadavre de sexe féminin, qui a séjourné pas mal de temps sous l'eau et qu'on ne reconnaîtra que par l'examen dentaire. Bien sûr, sur sa main droite, entre la base du pouce et de l'index, la jeune noyée possédait un tatouage, un petit coeur avec les initiales MAC à l'intérieur mais au départ, cela n'éclaircit pas vraiment les choses. Sans compter qu'un second cadavre est retrouvé dans les mêmes conditions, portant un tatouage identique à l'exception de l'inscription : NAC cette fois-ci.
Finalement, Carella retrouve le tatoueur, un Chinois fort sympathique, dénommé Charlie Chen mais que tout le monde surnomme "Charlie Chan." Et la vérité commence à se faire jour ...
En toile de fond de cette histoire, l'escroquerie. L'escroquerie aux capitaux , pratiquée en douceur ou alors avec violence. Une escroquerie qui se fonde dans les deux cas sur la naïveté de la proie avec, dans la seconde hypothèse, une odieuse escroquerie aux sentiments les plus privés de l'être humain.
A lire en s'étonnnant une fois de plus de la finesse psychologique avec laquelle Mc Bain fait le tour du problème qu'il a pris pour thème central.
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Ctucorrect
  06 juillet 2019
La vie du 87ème suit son cours... C'est toujours aussi bon. On suit Carella, la belle Teddy, sa femme, est prise au piège, on tremble. Un opus avec des escrocs, plus ou moins cruels. Des dialogues aux p'tits oignons!
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menzao
  22 avril 2012
Excellent comme d'habitude et très moderne. Un Mc Bain par trimestre devrait être le tarif !
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
WolandWoland   07 février 2013
[...] ... - "Ils entrent chez moi. Monsieur dit que mademoiselle désire tatouage ... Je montre maquettes. Je propose papillon. Rien de mieux que mes papillons. Je dessine moi-même. Mon invention. Très joli, pour l'épaule. Une fois, je fais papillon sur le dos d'une dame, tout en bas. Très joli, mais personne ne voit. Mieux l'épaule. Je propose papillon. Mais monsieur veut le coeur. Elle aussi veut le coeur. Des étoiles dans les yeux. L'amour. Grand amour. Je leur montre beaux grands coeurs. Très jolis, très compliqués, toutes couleurs.

- Ils ne voulaient pas un grand coeur ?

- Monsieur désire tout petit coeur. Il montre où. (Chen écarta son pouce de son index.) Là. Très difficile à faire. Très douloureux. Peau trop mince, l'aiguille peut traverser. Très mal. Difficile. Il répète, là. Elle dit qu'elle le veut là puisqu'il le veut là. Folie.

- Qui a donné le texte à inscrire dans le coeur ?

- Monsieur. Il a dit mettre lettres M, A, C.

- Il a dit d'inscrire le nom de Mac ?

- Il dit pas nom de Mac. Il dit lettres M, A, C.

- Et qu'est-ce qu'elle a dit ?

- Elle dit oui. M, A, C.

- Continuez.

- J'obéis. Très douloureux. Fille a crié. Il lui tient les épaules. Très douloureux. Endroit sensible. Bien mieux papillon sur l'épaule," ajouta Chen en haussant une des siennes.

- "A-t-elle prononcé son nom pendant leur visite ?

- Non.

- Elle ne l'a pas appelé Mac ?

- Elle l'appelle rien. (Chen réfléchit un instant.) Oui. Elle l'appelle doux noms : chéri, amour, trésor. Pas de vrai nom."

Carella soupira. Il ouvrit la grosse enveloppe qu'il avait apportée et en tira les photos brillantes.

- "C'est elle ?" demanda-t-il.

Chen examina les clichés.

- "C'est elle. Elle est morte, hein ?

- Oui, elle est morte.

- Il l'a tuée ?

- Nous ne savons pas.

- Elle l'aime. Grand bel amour. Personne ne doit tuer l'amour." ... [...]
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WolandWoland   07 février 2013
[...] ... - "Que s'est-il passé ?

- Je suis descendue du train hier matin, je prends le 8 h 17 avec [mon employeur] Mr Haynes. Je ne m'assieds pas avec lui parce qu'il parle boulot avec ses amis. Il est dans les relations publiques ?"

Toujours cette interrogation. Kling hocha la tête.

- "Continuez," dit Brown avec impatience.

- "Eh ! bien, quand nous sommes arrivés en ville, je suis descendue et je longeais le quai quand ce monsieur est venu vers moi.

- Où cela ?

- Là, sur le quai. Il m'a dit bonjour et m'a demandé si j'étais arrivée en ville depuis peu. Je lui ai dit non, que j'avais quitté ma campagne depuis deux ans mais que je travaillais en banlieue. Il avait l'air d'un monsieur bien, bien habillé et tout, vous voyez ce que je veux dire ? Convenable ?

- Oui," dit Kling.

- "Bref, il m'a dit qu'il était pasteur. Il en avait l'air, d'ailleurs. Il m'a donné sa bénédiction, que Dieu vous garde, tout ça, et il m'a dit que je devrais faire très attention parce que les grandes villes sont pleines d'embûches pour les jeunes filles innocentes. Des gens qui voudraient me faire du tort ?"

Il y eut de nouveau le point d'interrogation et Kling répondit par l'affirmative, machinalement, et s'en voulut de s'être encore une fois laissé surprendre par la façon de parler de la petite.

- "Il m'a dit que je devrais surtout faire attention à mon argent, parce qu'il y a des tas de gens qui feraient n'importe quoi pour mettre la main dessus. Il m'a demandé si j'avais de l'argent.

- Il était blanc ou noir ?" coupa Brown.

La petite jeta un regard d'excuse à Kling.

- "C'était un Blanc.

- Continuez," dit Brown.

- Eh ! bien, je lui ai dit que j'en avais un peu, et il m'a proposé de le bénir ? Il m'a demandé si j'avais un billet de dix dollars, et j'ai dit non. Alors il m'a demandé si j'avais un billet de cinq dollars, et j'ai dit oui. Alors il a sorti un billet de cinq dollars et l'a mis dans une enveloppe blanche et a fait une croix dessus. Un crucifix ?"

Cette fois, Kling ne répondit pas à la question.

- "Puis il a marmonné quelque chose comme "Dieu bénisse cet argent" et nous avons bavardé, et il a mis l'enveloppe dans sa poche. Ensuite il a dit : "Mon enfant, prenez ces cinq dollars bénis et laissez-moi votre billet." Je lui ai donné mes cinq dollars, il a plongé la main dans sa poche et il m'a donné l'enveloppe avec la petite croix dessus, l'argent béni.

- Et ce matin ?" s'impatienta Brown.

- "Eh ! bien, en allant prendre mon train, j'ai ouvert la petite enveloppe ?

- Oui," dit Kling.

- Surprise ! Pas de billet !" dit Brown.

- "Et non, justement ! Il n'y avait qu'une petite serviette en papier pliée." ... [...]
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Vidéo de Ed McBain
"À chacun son heure" ("No Time to Die", 1992), Saison 11, Épisode 2 de la série TV Columbo, tiré du roman "N'épousez pas un flic" ("So Long as You Both Shall Live", 1976) d'Ed McBain. Extrait.
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