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François Hirsch (Traducteur)Patricia Schaeffer (Traducteur)
ISBN : 2020530597
Éditeur : Seuil (17/02/2002)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 58 notes)
Résumé :
Troisième et dernier volet de la Trilogie des confins, ce roman réunit John Grady Cole et Billy Parham. Tous deux se retrouvent dans un ranch du Nouveau-Mexique, peut-être un des derniers bastions de l'Ouest sauvage dont la disparition, en ce début des années 50, est annoncée.

Accompagné de son ami, et pour l'amour d'une jeune prostituée mexicaine, John Grady va précipiter sa propre fin, en même temps que celle du rêve de liberté que fut le mythe amér... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  24 octobre 2017
De si jolis chevaux rencontre le grand passage, et ça donne Des villes dans la plaine. Alors que les deux premiers tomes de cette Trilogie des Confins mettaient de l'avant deux intrigues absolument distinctes, ce troisième et dernier tome les réunit. Leurs protagonistes respectifs, John Grady Cole et Billy Parham, travaillent maintenant comme cow-boys dans un ranch du Nouveau-Mexique. Mais, en 1952, le monde des vaqueros n'est plus ce qu'il était. Il vit ses derniers soubresauts (je n'ose même pas parler de moments de gloire).
Excellent prémice, mais… plusieurs éléments ont fait en sorte que j'ai moins accroché à ce tome alors que les deux premiers m'avaient enthousiasmé. Pourtant, l'univers est le même, le bout de la civilisation (américaine), la frontière, le Mexique tout près, les chevaux, la nature (sauvage), etc. C'est bien mais, la nouveauté n'étant plus là, c'était moins excitant. Je n'étais plus en train de découvrir mais de revenir sur un univers crépusculaire, morne, triste. Comme si j'étais moi-même en train de vivre les derniers sousbresauts de ce mode de vie.
Dans ce troisième tome, l'intrigue est lente à se développer. Tellement que ça m'a pris davantage de temps m'y plonger, m'y intéresser. Et cela même si Cole et Parham m'étaient sympathiques. Ce qui m'a surtout déplu, c'est leurs nouvelles aventures apportent peu, à mon humble avis. Que du déjà lu ! Ils ont peu changé depuis les tomes précédents et changent peu dans celui-ci. Est-ce que l'auteur Cormac McCarthy était en panne d'inspiration et qu'il n'a ressorti ces personnages d'un tiroir que pour livrer ce roman promis à son éditeur ?
De plus, tout ce qui m'avait charmé, j'en découvre les revers, le côté agaçant. Par exemple, le fait que les dialogues ne soient pas présentés à l'aide de tirets. Ça ne m'avait jamais dérangé auparavant mais, puisque qu'il y en a énormément cette fois-ci, ça rendait plus difficile la lecture. Pareillement pour les passages en espagnol. Finalement, je crois que je préfère les cow-boys quand ils sont silencieux ou, du moins, avares de paroles. Comment ressentir leur mélancolie, pénétrer leur intériorité s'ils ne cessent de jacasser ?
Bref, avec Des villes dans la plaine, la magie de Cormac McCarthy n'était pas au rendez-vous pour moi. Toutefois, ça ne m'a pas détourné de ma nouvelle passion pour les westerns. Des lectures et des critiques à venir…
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Corboland78
  03 mai 2018
Cormac McCarthy est un écrivain américain né en 1933 à Providence (Rhode Island). Après ses études, il rejoint en 1953 l'armée de l'air américaine pour quatre ans, dont deux passés en Alaska, où il anime une émission de radio. En 1957, il reprend ses études à l'université, se marie avec la première de ses deux femmes en 1961 et a un fils. Il quitte l'université sans aller jusqu'au diplôme, et s'installe avec sa famille à Chicago, où il écrit son premier roman. Aujourd'hui Cormac McCarthy vit au nord de Santa Fe (Nouveau-Mexique) dans une relative discrétion et accorde très rarement des interviews.
Auteur d'une dizaine de romans dont La Route (2006), Des villes dans la plaine (1998) est le dernier volet d'une trilogie informelle nommée La Trilogie de la frontière, qui comprend également de si jolis chevaux et le Grand Passage.
Nouveau Mexique au début des années 50. John Grady et Billy Parham sont cow-boys dans un petit ranch qui risque de disparaitre, menacé d'expropriation par l'armée. Pour les loisirs, le Mexique proche propose tout ce qu'on peut s'offrir contre quelques billets. Quand John Grady va tomber amoureux d'une jeune prostituée épileptique de seize ans, il enclenchera le décompte de son destin et celui de son « presque frère » Billy…
Si le fil rouge de ce roman peut se résumer en cette idée folle, arracher de son bordel de Juarez, une jeune prostituée ne parlant pas l'anglais pour la ramener aux Etats-Unis et l'épouser, le bouquin est autrement plus ambitieux que ce vague/banal scénario de western.
D'abord il y a l'écriture de McCarthy, ses ellipses et ses non-dits renforcés par le caractère « taiseux » de ses personnages, des cow-boys donc des hommes qui agissent et qui parlent peu. On notera l'absence des tirets pour indiquer les dialogues. A cette écriture particulière, s'ajoute curieusement, une avalanche de « et » qui surprennent le lecteur attentif à ce genre de détail (« Il entra au Florida et commanda un whisky et le but et paya et ressortit. ») Par contre, contrairement à tant d'autres romans où foisonnent les anglicismes, ici ce sont les « espagnolicismes » qui envahissent le texte ; il est vrai que Cormac McCarthy parle couramment cette langue, mais enfin… Un fil rouge donc, mais très fin car largement haché de digressions sur la vie de ces hommes dans une estancia où il est fort logiquement beaucoup question de chevaux par exemple et de nature.
Pourtant, ce qui frappe le plus à la lecture de ce livre, c'est la mélancolie qui s'en dégage ; une musique triste qui nous accompagne d'un bout à l'autre car, inutile de tourner autour du pot, chacun sait et même ses héros, que l'histoire finira mal. Epilogue en deux parties puisque nous avons deux personnages, John et Billy. Pour le premier, une sorte de corrida finale en forme de chorégraphie sanglante et dramatique, pour l'autre une fin de vie plus longue mais pas moins difficile peut-être avec quelques pages philosophiques sur le sens de la vie et le destin.
Un roman magnifique et extrêmement touchant avec des personnages inoubliables et ce sentiment qu'un temps ancien disparaît. Je n'attendais pas moins de ce grand écrivain.

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Ophelien
  30 août 2013
Comme les autres livres de la trilogie j'ai trouvé celui-ci poignant et l'histoire très belle. On retrouve les deux héros précédents, Billy et John Grady Cole, un peu plus âgés mais toujours aussi sincères dans leurs paroles et dans leurs actes. Je ne trouve pas que les histoires de cette trilogie relèvent du western pur et dur. Au contraire, l'auteur laisse place aux sentiments, aux dialogues même si tout est toujours teinté de tristesse, de mélancolie et parfois de violence. Tous les personnages sont intéressants, avec leur long et douloureux vécu. L'histoire d'amour racontée dans Des villes dans la plaine est juste magnifique, et j'avoue avoir eu la petite larme vers la fin … Pourtant je suis rarement émotive quand je lis un livre mais McCarthy a le don de susciter une forte empathie pour ses personnages, et j'y ai succombé. Après tant d'éloges j'ai juste quelques bémols : des scènes m'ont parues étranges comme lorsque tout le monde assiste à une mise aux enchères de chevaux. Constituée uniquement de dialogues j'ai du mal à savoir à quoi a servi cette scène, m'enfin … Puis la traduction avec des « et » partout, j'ai toujours eu du mal, mais bon, ça passe. En bref, un très beau livre, pas forcément une très belle fin, mais une sincérité émouvante. J'ai beaucoup aimé.
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Beatrice64
  09 mars 2011
Suite et fin (ouf diront certains que j'entends d'ici) des histoires de John Grady Cole (héros de de si jolis chevaux) et de Billy Parham (Le Grand passage) qui dans ce tome vont se rejoindre.
Nouveau-Mexique, début des années 50. A quelques heures à cheval de la frontière mexicaine, (ce confin qui est le nom de la trilogie), on retrouve nos deux jeunes cow-boys, qui travaillent dans un ranch dont l'avenir est condamné : d'ici peu, l'armée doit en racheter les terres. Une très forte amitié lie les deux garçons. John Grady tombe éperdument amoureux d'une jeune prostituée mexicaine qu'il veut épouser. La tragédie est en marche.
Western diront certains. Encore une fois, je trouve que McCarthy va au-delà d'un genre. Son écriture, encore et toujours, ces dialogues elliptiques, ces envolées poétiques, cette violence abrupte, surprennent réellement. Et dans ce dernier tome, (qui nous amène jusqu'en 2001), on assiste à la fin de la vie de ces deux idéalistes, mais surtout à la fin d'un monde, à la fin d'un rêve. Une très belle, et très nostalgique, conclusion.
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Loutre_des_Rivieres
  26 avril 2012
Cormac McCarthy réunit dans ce roman les personnages, les cow boy adolescents de de si jolis chevaux et notre rancher de des villes dans les plaines dans un ranch du Nouveau Mexique. (Troisème volet de la Trilogie des Confins)
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   23 octobre 2017
Mon idée est celle-ci, et je vais la répéter : son histoire est la même que la tienne ou la mienne. C'est l'étoffe dont il est fait. Quelle autre étoffe peut-il y avoir? L'aurai-je créé comme Dieu façonne les hommes alors n'aurais-je pas su ce qu'il allait dire avant même qu'il ait jamais parlé? Ou comment il allait se mouvoir avant même qu'il ait bougé? Dans un rêve on ne sait pas ce qui va arriver. On est surpris.
Bon
Alors d'où vient le rêve?
J'en sais rien.
Il y a ici deux mondes qui se touchent. Tu crois que les hommes ont le pouvoir d'évoquer ce qu'ils veulent et de le faire surgir? D'évoquer un univers, éveillés ou endormis? De le faire respirer et d'y disposer des personnages qu'un miroir peu réfléchir ou que le soleil peut reconnaitre? Qu'on peut aimer ces personnages en leur insufflant sa propre joie ou son propre désespoir? Peut-on se cacher ainsi de soi-même? Et si tel est le cas, qui se cache? Et de qui?
On n'évoque que le monde qui a été façonné par Dieu et ce monde-là seulement. Cette vie qui est tienne à laquelle tu accordes tant de prix n'est pas non plus ton ouvrage, aussi fort que tu l'affirmes. Cette forme a été imposée au néant dès l'origine et tout bavardage sur ce qui aurait pu tourner autrement est absurde car il n'y a pas d'autrement. De quoi pourrait-il être fait? Où pourrait-il se cacher? Ou comment pourrait-il se manifester? La probabilité du réel est absolue. Que nous n'ayons pas le pouvoir de le deviner par avance ne le rend pas moins certain. Que l'on puisse imaginer différents parcours possibles ne signifie absolument rien.
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SachenkaSachenka   22 octobre 2017
Il savait que les choses qui nous tiennent le plus à coeur nous sont souvent arrachées mais que celles dont nous voudrions être débarrassés semblent puiser dans ce désir même un pouvoir insoupçonné de durée. Il savait comme est fragile le souvenir des êtres chers. Comme nous fermons les yeux pour leur parler. Comme nous souhaitons entendre encore leurs voix et comme ces voix et ces souvenirs se brouillent de plus en plus au fil du temps jusqu'au jour où ce qui était chair et sang n'est plus qu'ombre et écho. Et pas même ça peut-être à la fin.
Il savait qu'au contraire nos ennemis semblent être toujours à nos côtés. Plus grande est notre haine plus durable est leur souvenir de sorte qu'un ennemi vraiment exécré devient immortel. De sorte que l'homme qui nous a fait beaucoup de mal ou nous a fait subir une grande injustice n'a pas besoin d'invitation pour être toujours présent sous notre toit. Seul l'oubli peut-être a le pouvoir de le déloger.
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SachenkaSachenka   21 octobre 2017
Le vieil homme était toujours assis devant la table avec son chapeau sur la tête. Il était né en 1867 dans l'est du Texas. Il était encore tout jeune Quand il était arrivé dans le pays. Depuis le pays était passé de la lampe à pétrole et de la voiture à cheval à l'avion à réaction et à la bombe atomique mais ce n'était pas ça qui le troublait. C'était l'idée que sa fille était morte qu'il ne pouvait pas accepter.
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Corboland78Corboland78   03 mai 2018
Je ne regrette pas d’avoir à arracher une dent avec des pinces à ferrer et rien que de l’eau de puits glacée pour calmer la douleur. Mais je regrette la vie que j’ai connue dans les ranchs dans le temps. J’ai fait la piste quatre fois. Les meilleurs souvenirs de ma vie. Les meilleurs. Vivre dehors. Voir du pays. Y a rien de plus beau. Rien ne le sera jamais. Etre assis autour d’un feu le soir avec le troupeau qui dort bien tranquille sur la prairie et pas un souffle de vent. Boire un peu de café. Ecouter les vieux gardians raconter leurs histoires. De belles histoires, je t’assure. Te rouler une cigarette. Faire un somme. Jamais je n’ai dormi comme ça. Jamais.
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williamleewilliamlee   07 mars 2013
Tout homme est le poète de sa propre existence. C'est ainsi qu'il se rattache au monde. Car s'il s'évade du monde qu'il a rêvé cette évasion est à la fois sa punition et sa récompense.
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Vidéo de Cormac McCarthy
Les Sables de l?Amargosa - Claire Vaye Watkins .Une terrible sécheresse a fait de la Californie un paysage d?apocalypse. Fuyant Central Valley devenue stérile, les habitants ont déserté les lieux. Seuls quelques résistants marginaux sont restés, prisonniers de frontières désormais fermées, menacés par l?avancée d?une immense dune de sable mouvante qui broie tout sur son passage. Parmi eux, Luz, ancien mannequin, et Ray, déserteur « d?une guerre de toujours », ont trouvé refuge dans la maison abandonnée d?une starlette de Los Angeles. Jusqu?à cette étincelle : le regard gris-bleu d?une fillette qui réveille en eux le désir d?un avenir meilleur. Emmenant l?enfant, ils prennent la direction de l?Est où, selon une rumeur persistante, un sourcier visionnaire aurait fondé avec ses disciples une intrigante colonie? Salué par la presse américaine, Les Sables de l?Amargosa surprend autant par son réalisme, d?une brûlante actualité, que par sa dimension prémonitoire. Portée par une langue d?une beauté brutale, ponctuée de scènes mémorables, cette fable réinvente le roman de l?errance dans la lignée de John Steinbeck et Cormac McCarthy. http://www.albin-michel.fr/ouvrages/les-sables-de-lamargosa-9782226328588
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