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ISBN : 226628925X
Éditeur : Pocket (21/02/2019)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.37/5 (sur 1116 notes)
Résumé :
Une beauté merveilleuse... Un corps parfait, des contours si purs, des formes exquises et voluptueuses. Mais un visage... Un visage où l'incroyable beauté le dispute au dédain, à l'ironie, à la froide cruauté... C'est Vénus sortie de terre, l'idole redoutable et magnifique. Éternelle. Fascinante.
A quoi songeait l'impétueux jeune homme en lui passant l'anneau nuptial ? Le malheureux ! Quel infernal hymen vient-il de sceller ? Car c'est elle l'épousée. Elle qu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (88) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  08 octobre 2015
Étrange comme, parfois, on se fait des idées ; on croit connaître une histoire et en fait, pas du tout. C'est exactement ce qui s'est passé pour moi avec "La Vénus d'Ille", un roman fantastique qui m'a fait froid dans le dos.
La narrateur, archéologue et antiquaire (il est assez facile de faire le lien avec l'auteur), se déplace de Paris à Perpignan pour mieux connaître le Roussillon et son patrimoine. A une époque où l'archéologie et l'Antiquité exercent un puissant magnétisme sur les intellectuels, on n'a aucune difficulté à se représenter le contexte. Son hôte, Mr de Peyrehorade, antiquaire enrichi, lui fait part dès son arrivée d'une trouvaille extraordinaire : la statue d'une Vénus en cuivre trouvée enterrée sous un vieil olivier. Ladite statue représente une femme à la plastique idéale, quasi surnaturelle, mais qui trahit dans son expression une insensibilité frôlant la cruauté. Or des "incidents" ont déjà frappé quelques unes des personnes ayant approché "l'Idole", comme la nomment les autochtones.
Au fil du récit, une atmosphère très particulière se met en place, faite de sensations paranormales, de mystère et d'érotisme. Le narrateur ignorait qu'en arrivant chez Mr de Peyrehorade, il débarquerait en pleine noce, car son hôte marie son fils, et d'étranges phénomènes se produisent, inquiétants et aptes à rendre superstitieux les esprits les plus cartésiens. Une tragédie antique pourrait bien avoir été déterrée en même temps que la Vénus...
J'ai enfin trouvé dans une oeuvre classique le "fantastique frisson fantastique" qu'on m'avait promis de trouver et que j'ai cherché en vain dans "Le Portrait de Dorian Gray" de Wilde et le "Horla" de Maupassant. De plus, le style de Prosper Mérimée est efficace et simple, parfaitement digeste.

Challenge 19ème siècle 2015
Challenge PETITS PLAISIRS 2014 - 2015
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Eric76
  17 décembre 2015
Après avoir réussi à traduire en tâtonnant la mystérieuse inscription latine gravée sur le socle de la statue de Vénus trouvée dans le petit village d'Ille, le gentil et serviable archéologue parisien aurait mieux fait de prendre ses jambes à son cou et de rentrer vite fait à la capitale.
« Prends garde à toi si elle t'aime. »
Propos peu rassurants pour celui qui veut vivre longtemps et en paix ! Surtout quand ils proviennent d'une Vénus unique par sa beauté resplendissante, mais aussi par son expression. Une expression si cruelle, si haineuse que, face à elle, on baisse le regard de crainte.
Le bas peuple, lui, a déjà tout compris : cette statue est maudite. Notre pimpant archéologue et la famille de Peyrehorade chez qui il est accueilli n'en croient rien. Ces scientifiques, ces érudits cartésiens balaient d'un revers de main méprisant ces sornettes d'ignorants et de superstitieux. Funeste erreur.
Il faut dire que de Peyrehorade père et fils sont deux véritables goujats. le fils qui va bientôt se marier méprise souverainement sa future épouse, ne songeant qu'à l'argent qu'elle va lui apporter. Quant au père, il se fiche comme d'une guigne de ce mariage et de sa bru. Insupportable pour Vénus, déesse de l'amour, qui s'en va derechef s'expliquer avec ces deux grossiers personnages d'une manière qu'on peut qualifier d'hétérodoxe et d'expéditive. Notre aimable archéologue parvient à rentrer à Paris, certes ébranlé dans certaines de ses certitudes, mais toujours vivant.
Une nouvelle à la lisière du fantastique qui se lit en une petite heure. L'écriture de Prosper Mérimée est simple et limpide, et pourtant d'une grande richesse. Un vrai et très grand plaisir.
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PiertyM
  17 janvier 2015
Une curieuse nouvelle fantastique! Une statue de venus faite de cuivre est découverte sous l'olivier M. de Peyrehorade, elle va d'un seul coup enfiévrer des ragots parce que, lors de son transport, survient un accident par lequel Jean Coll va perdre sa jambe, mauvais signe pour des villageois d'Ille....depuis lors, la statue est devenue causes des événements de malheur, surtout quand surviendra la mort mystérieuse du fils de son propriétaire, M. de Peyrehorade pendant sa nuit nuptiale...
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jamiK
  31 juillet 2018
Une bonne surprise de découvrir ce court récit fantastique sous la plume du Prosper Mérimée. le ton est très XIXe siècle, le sujet, plutôt que l'horreur du fantastique qui n'apparaît qu'en filigrane et n'est jamais réellement démontré, c'est avant tout le respect de l'amour, le respect des sentiments. C'est un belle démonstration, un peu bucolique, sur le flancs du mont Canigou (Pyrénées Orientales), avec une ambiance à la fois provinciale et légère et parfois inquiétante et tendue, des personnages particulièrement bien campés, et une écriture fluide. En si peu de pages, on passe par toutes les émotions, cette nouvelle est une petite perle qui vaut vraiment le coup d'oeil.
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sabine59
  21 janvier 2019

Monde archéologique aux secrets bien troublants
Idole étrange et maléfique aux grands yeux blancs
La petite ville d'Ille sera le lieu du drame
La statue amoureuse se changera en femme
le fat Alphonse eut tort de jouer avec elle
La bague sur son doigt sera gage éternel
Et la Mort unira leurs destins violents
Folie ou cauchemar? le doute frissonnant
S'insinue jusqu'au bout dans nos veines tremblantes
Cette Vénus de bronze hante l'imaginaire
Et garde au fond des yeux son si lourd mystère...

Mérimée ne fait pas, dans cette nouvelle, que céder à la mode du 19ème siècle , entiché d'Antiquité. Il était lui-même passionné d'art et inspecteur général des monuments historiques. le narrateur, témoin de l'histoire, c'est un peu lui. L'aspect fantastique est , je trouve, exploité de manière subtile, les phénomènes étranges apparaissant progressivement. le fait que le drame se double d'un aspect policier laisse une fin ouverte.
Une nouvelle fantastique intéressante, au style riche, aux personnages bien dessinés. Étudiée en 4ème, elle plait aux élèves, mais ils trouvent le vocabulaire difficile. Et ils préfèrent les histoires de vampires, comme " La morte amoureuse" de Théophile Gautier....

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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
Eric76Eric76   14 décembre 2015
La chevelure, relevée sur le front, paraissait avoir été dorée autrefois. La tête, petite comme celle de presque toutes les statues grecques, était légèrement inclinée en avant. Quant à la figure, jamais je ne parviendrai à exprimer son caractère étrange, et dont le type ne se rapprochait de celui d'aucune statue antique dont il me souvienne. Ce n'était point cette beauté calme et sévère des sculpteurs grecs, qui, par système, donnaient à tous les traits une majestueuse immobilité. Ici, au contraire, j'observais avec surprise l'intention marquée de l'artiste de rendre la malice arrivant jusqu'à la méchanceté. Tous les traits étaient contractés légèrement : les yeux un peu obliques, la bouche relevée des coins, les narines quelque peu gonflées. Dédain, ironie, cruauté, se lisaient sur ce visage d'une incroyable beauté cependant.
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Gwen21Gwen21   10 octobre 2015
Sa femme, un peu trop grasse, comme la plupart des Catalanes lorsqu’elles ont passé quarante ans, me parut une provinciale renforcée, uniquement occupée des soins de son ménage. Bien que le souper fût suffisant pour six personnes au moins, elle courut à la cuisine, fit tuer des pigeons, frire des miliasses, ouvrit je ne sais combien de pots de confitures. En un instant la table fut encombrée de plats et de bouteilles, et je serais certainement mort d’indigestion si j’avais goûté seulement à tout ce qu’on m’offrait. Cependant, à chaque plat que je refusais, c’étaient de nouvelles excuses. On craignait que je ne me trouvasse bien mal à Ille. Dans la province on a peu de ressources, et les Parisiens sont si difficiles !
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Gwen21Gwen21   11 octobre 2015
Je me couchai ; mais le sommeil fut long à venir. Toutes les scènes de la journée se représentaient à mon esprit. Je pensais à cette jeune fille si belle et si pure abandonnée à un ivrogne brutal. Quelle odieuse chose, me disais-je, qu’un mariage de convenance ! Un maire revêt une écharpe tricolore, un curé une étole, et voilà la plus honnête fille du monde livrée au Minotaure ! Deux êtres qui ne s’aiment pas, que peuvent-ils se dire dans un pareil moment, que deux amants achèteraient au prix de leur existence ? Une femme peut-elle jamais aimer un homme qu’elle aura vu grossier une fois ? Les premières impressions ne s’effacent pas, et j’en suis sûr ce M. Alphonse méritera bien d’être haï…
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annieannie   07 septembre 2013
« ...C'était bien une Vénus, et d'une merveilleuse beauté. Elle avait le haut du corps nu, comme les anciens représentaient d'ordinaire les grandes divinités. Rien de plus suave, de plus voluptueux que ses contours ; rien de plus élégant et de plus noble que sa draperie.
Quant à la figure, jamais je ne parviendrai à exprimer son caractère étrange, et dont le type ne se rapprochait de celui d'aucune statue antique dont il me souvienne. Tous les traits étaient contractés légèrement : les yeux un peu obliques, la bouche relevée des coins, les narines quelque peu gonflées. Dédain, ironie, cruauté se lisaient sur son visage.
En vérité, plus on regardait cette admirable statue, et plus on éprouvait le sentiment pénible qu'une si merveilleuse beauté pût s'allier à l'absence de toute sensibilité.

- Si le modèle a jamais existé, dis-je à M. de Peyreho-rade, que je plains ses amants ! Elle a dû se complaire à les faire mourir de désespoir. Il y a dans son expression quelque chose de féroce, et pourtant je n'ai jamais vu rien de si beau »...
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Eric76Eric76   17 décembre 2015
Toutes les scènes de la journée se représentaient à mon esprit. Je pensais à cette jeune fille si belle et si pure abandonnée à un ivrogne brutal. Quelle odieuse chose, me disais-je qu’un mariage de convenance ! Un maire revêt une écharpe tricolore, un curé une étole, et voilà la plus honnête fille du monde livrée au Minotaure ! Deux êtres qui ne s’aiment pas, que peuvent-ils se dire dans un pareil moment, que deux amants achèteraient au prix de leur existence ? Une femme peut-elle jamais aimer un homme qu’elle aura vu grossier une fois ? Les premières impressions ne s’effacent pas, et j’en suis sûr ce M. Alphonse méritera bien d’être haï…


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