AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Jacques Hall (Autre)Jacqueline Lagrange (Autre)
ISBN : 2020052342
Éditeur : Seuil (01/06/1979)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 115 notes)
Résumé :
A travers des générations de planteurs qui détiennent la richesse et l'influence, des générations d'hommes des marais qui possèdent la ruse et l'audace, de quakers qui incarnent le génie créateur et la conscience morale de la communauté, quatre siècles d'histoire américaine sont ici restitués.
Avec cette fresque grandiose qui a pour cadre la baie de Chesapeake, James A. Michener s'est imposé comme l'un des maîtres du roman historique américain.
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Torellion
  10 mai 2016
Chesapeake est un roman magnifique.
James Michener, avec grand talent, nous raconte l'histoire du Choptank de 1583 à nos jours. Nous découvrirons le destin incroyable de ces familles d'immigrés européens, devenants peu à peu américains à part entière. L'Histoire se raconte ici sans faux-semblants, sans fard. Rien ne nous ait épargné, l'esclavage, la guerre de sécession, la piraterie, les mesquineries de l'existence et des hommes mais également la beauté à couper le souffle des paysages, les passions des hommes, et bien sûr un extraordinaire amour du genre humain.
Véritable fresque, ce livre se lit facilement, le style est clair et concis. Les divers thèmes abordés (écologie, hitsoire maritime, traite des noirs et droits civiques) sont intelligemment menés et apporte force et chaleur au roman.
Pour celles et ceux qui veulent découvrir L Histoire, que ce soit avec un grand ou un petit h.
Commenter  J’apprécie          375
litolff
  15 septembre 2012
Michener retrace dans ce livre qui est considéré comme une de ses oeuvres majeures, le destin du peuple américain dans la baie de Cheasapake à travers l'histoire de l'indien Pentaquod, de sa famille, de celles des colons catholiques puis quakers, des esclaves noirs enfin, au long de 5 siècles ...
Une grande fresque romanesque, très bien documentée, très littéraire, passionnante, quoi !
Commenter  J’apprécie          250
sidhounette
  31 octobre 2012
La première fois que je m'étais lancée dans la lecture de Chesapeake, je n'étais probablement pas prête pour une telle aventure car je m'étais arrêtée au bout d'une centaine de pages... Cette fois-ci, il m'aura fallu pas moins de deux mois et demi pour venir à bout des 1160 pages en pattes de mouche que compte l'édition que je possède. Non pas que le récit soit inintéressant, loin de là. Il est tellement riche, autant historiquement qu'humainement, et les description de la baie de Chesapeake sont tellement magnifiques qu'il faut prendre du temps pour tout savourer et traverser les quatre siècles d'évolution de ce lieu sans encombre.
Depuis les Indiens malmenés par les expéditions de John Smith jusqu'au scandale du Watergate et ses conséquences sur certains personnage, en passant par l'esclavagisme, les guerres, les pirates..., Michener nous offre une superbe fresque à travers l'existence de quelques grandes familles : Les Steed, d'origine anglaise et s'étant installés dans le nouveau monde pour fuir la persécution religieuse et qui deviendront l'une des plus riches familles de la baie. Les Paxmore, famille de quaker qui se fera une spécialité de la construction navale et de la lutte contre l'esclavage. Les Turlock, hommes et femmes des marais sans grande éducation pour la plupart mais une grande intelligence instinctive et une volonté de vivre sans pareil. S'ajouteront ensuite les Cater, famille fondée par deux esclaves affranchis. Les Caveny, famille d'Irlandais ayant fuit la famine... Une succession de vies entremêlées sur les riches rives du Choptank.
Il est trop complexe de résumer un tel ouvrage aussi je me contenterais de dire que j'ai passer d'excellents moments en sa compagnie. J'ai été particulièrement captivée par la grande bataille navale de la Chesapeake, lors de la guerre d'indépendance, mais j'ai regretté qu'on passe si rapidement sur la guerre de sécession.
C'est un récit vrai, suffisamment « romancé » pour qu'on s'attache aux familles plutôt qu'à l'histoire d'un personnage en particulier. Je le conseille vivement, et peut-être même trouverai-je le courage de le relire un jour !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Groomy
  30 novembre 2018
Après le ravissant Lonesome Dove je retourne aux US. Cette fois pas de grande traversée à travers le continent puisque le livre retrace l'histoire de la baie de Chesapeake, gigantesque estuaire sur la cote atlantique et berceau des Etats-Unis.
A partir des premiers colons jusqu'au milieu du XXème l'auteur conte la destinée de trois familles distinctes mais tous liés à la fameuse baie où ils ont trouvé refuge et en particulier sur la marécageuse cote orientale.
C'est donc trois familles de trois religions différentes : les "papistes" loyaux, conservateur et entrepreneur de génie, les quakers pacifistes, intellectuels, droits et enfin une famille de protestants rustique, malins, rebelles, hommes de l'eau.
On savoure l'installation des premiers colons, la vie très rude et les relations avec les indiens, puis axe majeur du livre, le développement de la colonie grâce aux plantations, aux commerces et surtout l'esclavage.
Le panel de personnages aux forts caractères permet d'offrir un point de vue variés sur les événements forts de l'époque, la guerre d'indépendance puis de sécession, la traite des noirs, la liberté de culte,... La position du Maryland et de la baie entre Nord et Sud est propice à l'opposition des deux mentalités (le nord industriel et capitaliste, le sud agricole et esclavagiste).
Plus gros pavé que j'aurais jamais sorti dans les transports en communs ce sont trois siècles de vie quotidienne dans des milieux aisés, pauvres voir exécrables dans le cas des noirs, la chasse, les oies, les huîtres, la culture du tabac, la navigation dans les milles et unes rivières de la Chesapeake, l'économie, le piratage,...
Les événements extérieurs, mondiaux ou nationaux, ne sont que rapidement évoqués si les enjeux n'atteignent pas la Chesapeake mais on ressent bien les grands changements des débuts enthousiastes et aventureux tournés vers le commerce extérieur mais qui va se recroqueviller et laisser les Etats-Unis grandir sans elle.
Michener essore ses personnages et certains schémas se répètent un peu au long du livre, il devait aussi moins s'intéresser à l'histoire plus récente et ça se ressent dans la dernière partie du bouquin moins foisonnante et inspirée (à l'image de la région probablement). Mais de tous les membres des familles présentés aucun n'est tout blanc ou tout noir, tous sont amoureux de leur baie et transmette leur envie de la parcourir. On a même un chapitre entier, réussi, où on accompagne une oie. A l'image d'une faune et d'une flore riches qui ensemencent toutes les feuillets du livre.
Je referme sur le volume sur une fin pas très rose, en repensant à tout le chemin parcouru depuis l'installation d'un jeune émigré anglais sur une côte sauvage demeure de quelques indiens pacifiques vite engloutis par les appétits occidentaux.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
xst
  19 octobre 2013
Fresque grandiose qui sur quatre siècles retrace l'histoire américaine dans la baie de Chesapeake sur la côte est des États-Unis. Indiens, colons, hommes des marais, quakers, planteurs, noirs, catholiques, puritains, on suit l'histoire de 5 familles. James Michener aborde de nombreux thèmes dans ce roman: esclavagisme, écologie, droits civiques. Une excellente et plaisante façon de lire L Histoire mais en vase clos parce que les grands évènements de l'histoire des Amériques n'ont que peu d'importance dans le roman. Et c'est très bien comme ça.
Commenter  J’apprécie          112
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
litolfflitolff   09 mai 2010
"... Quand les noirs les plus robustes furent partis et qu'il ne resta que les inaptes au service et les femmes pour travailler les vastes plantations, Paul s'efforça de garder vivant l'esprit de Devon. Chaque soir, il laissait le vieux Tibère, qui s'approchait maintenant de ses quatre-vingt-dix ans, le précéder vers la salle à manger où il avait donné tant de réceptions. Seul, en bout de table, assis très droit, il était servi par deux vieux esclaves gantés de blanc. Invariablement, il regardait la chaise qu'avait occupée John C. Calhoun; elle avait été placée à l'écart et protégée par une cordelette de passementerie dorée.
"Quelle ironie! songeait Paul, les trois plus grands hommes du pays ont en vain brigué la présidence: Clay, Webster et Calhou, ont été rejetés. Nous avons toujours élu des personnages de moindre valeur." Avec tristesse, il dénombrait l'affligeante succession d'incompétents qui avaient occupé la Maison Blanche au cours des années de crise: "Van Buren, dénué de caractère; un général Harrison, un incapable; John Tyler, que tout à vau-l'eau; le général Taylor, qui n'avait aucune de qualités pour un chef, l'innommable Millard Filmore; Franklin Pierce, un être ridicule; James Buchanan, qui aurait pu éviter la guerre et, à présent, Abraham Lincoln, traîte à tous ses engagements"...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
sidhounettesidhounette   27 septembre 2012
Pendant les heures où la flottille se tint devant Patamoke, y semant la dévastation, Paxmore sombra dans la confusion : d'une part, il se lamentait de l'acharnement que le capitaine Gatch déployait à anéantir son chantier, d'autre part, il appréciait la possibilité qui lui était offerte d'observer le Dartmoor ; et il dut admettre que le nombre des modifications apportées par Gatch avaient renforcé la goélette : "Il a surélevé le pavois pour fournir une protection accrue à ses canonniers. Et il a déplacé ses pièces pour ajouter du poids à l'avant. Cette formule tient l'étrave basse. Elle procure aux canonniers une plate-forme plus stable." Mais son œil exercé décela le danger : "Je crois que ce surcroît de poids risque de faire enfourner la goélette. Gatch devra se montrer prudent." Finalement, il en vint à formuler une curieuse concession : "Au combat, la goélette doit être inégalable. " Hésitation. "Mais elle n'a pas été conçue pour le combat."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
TorellionTorellion   08 mai 2016
Le vice apparaît comme un monstre si horrible
Que de la haine il devient vite la cible.
Pourtant, si trop souvent l'habitude vient de sa face,
Il est d'abord supporté, puis plaibt et, bientôt, il vous enlace.
Commenter  J’apprécie          140
TorellionTorellion   09 mai 2016
[...] risques et avantages qu'il y a à envoyer des jeunes hommes intelligents servir en terre étrangère ; à leur retour il voit leur patrie sous son vraie jour.
Commenter  J’apprécie          160
sidhounettesidhounette   24 octobre 2012
- Si une Noire ne sait pas chanter, son âme se dessèche, disait Julia.
Commenter  J’apprécie          60
autres livres classés : roman historiqueVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

LNHI-42556

Comment s'appelle le roman de Michener qui raconte l'histoire de soldats américains, ayant épousé malgré les ordres reçus, des japonaises durant la 2e guerre mondiale?

'Sayonara'
'Samouraï'
'Geisha'

10 questions
7 lecteurs ont répondu
Thème : James A. MichenerCréer un quiz sur ce livre
.. ..