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Lorraine Darrow (Traducteur)
EAN : 9782878270389
210 pages
Éditeur : Rackham (01/10/2002)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 152 notes)
Résumé :
Sorti pour la première fois en France en 1994 (un an après sa sortie en album aux États-Unis), le premier volume de la saga de la « Ville du péché » est considéré comme une des œuvres majeures de Frank Miller, qui a marqué l’histoire de la bande dessinée. Politiciens véreux, prostituées, femmes fatales, voyous et pauvres types se croisent dans les pages de Sin City, composant une fresque cynique et parfois ironique d’une société malade. Hybridation entre roman noir,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
Dionysos89
  30 septembre 2013
Nouvelle édition, nouvelle acquisition pour ce premier tome de Sin City, la série de comics culte signée Frank Miller !
À l'occasion de la rentrée de septembre 2013, les éditions Rackham relance leur série-phare, Sin City, avec une nouvelle édition accompagnée surtout de couvertures inédites en noir-blanc-rouge de l'auteur lui-même. Frank Miller avait élaboré sa « ville du péché » dès le début des années 1990, avant de construire sept romans graphiques et quelques adaptations diverses et variées.
Ce premier volume nous lance à la poursuite de Marv, l'antihéros par excellence, bouc-émissaire tout trouvé de meurtres en série à l'égard de prostituées. Entre les détectives corrompus et les femmes fatales aux abois, ce colosse au physique ingrat a fort à faire pour retrouver l'assassin de sa Goldie, prostituée tuée alors qu'il dormait à côté. Descente aux enfers dans la ville du diable, l'auteur nous raconte surtout une chevauchée mortelle à souhait. le plus important à retenir, finalement, c'est sûrement qu'il est dur de dire au revoir (The Hard Goodbye), alors autant essayer de partir dignement.
Frank Miller n'est pas le plus grand dessinateur du monde, loin de là, mais il réussit à transcrire un univers torturé et pollué de tous côtés. Des bastons peu techniques et franchement bourrines aux monologues sous la pluie alors que la ville grouille de criminels, l'ambiance est le point fort de ce comics à nul autre pareil. Polar noir par excellence, l'aspect nihiliste pourra gêner dans son discours comme dans son graphisme mais, incontestablement, ce premier tome est à lire car l'histoire est vraiment très bien menée.
Une référence dans le monde des comics, qui peut rebuter par son aspect « brute de décoffrage » et son absence totale de nuance dans l'obscurité du décor et de l'âme de ses personnages. Ça se dévore d'une traite, mais ça ne se digère pas de même.
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garrytopper9
  02 mars 2015
Je suis fan du film Sin City depuis ma première visualisation. Et pourtant, avec tous les comics et autres roman graphique que je lis, je n'avais jamais tenté l'aventure. Voilà une erreur corrigée et je peux vous dire que j'aurais du m'y mettre bien plus tôt !
La saga de Sin City se compose de sept volumes, celui-ci étant le tout premier et nous plaçant dans une enquête sombre et glauque, dans une affaire de meurtres de prostitués.
Mais au lieu d'avoir un flic bourru qui mène l'enquête comme dans tout bon vieux polar, ici nous suivons, non, nous sommes dans la tête de Marv, le coupable idéal.
L'écriture nous plonge en quelques pages dans l'intrigue, chaque mot, chaque phrase est pensé pour nous permettre de mieux appréhender ce personnage qui devient très charismatique. On découvre le monde à travers ses yeux dégoutés de tout ce qui l'entoure.
Mais l'écriture n'est que la moitié du travail de Frank Miller. La seconde force réside dans les dessins d'une qualité incroyable. Je sais que certains de mes proches n'apprécient pas ce genre de dessins, assez simplistes, allant à l'essentiel, mais sur moi ça fonctionne à merveille. Tout est basé sur des silhouettes, des jeux d'ombres, de lumières. Il y a une page ou Marv se trouve sous la pluie qui est juste magnifique. Honnêtement, je suis resté quelques minutes à l'observer.
Sin City est une oeuvre majeure des romans graphiques et ce premier tome nous plonge dans cette ville de tous les péchés et on en redemande.

Sin City rejoint Watchmen dans ma bibliothèque en tant qu'oeuvre incontournable et indémodable.
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Ellane92
  05 mai 2017
Sin City, la ville du péché. Il fait une chaleur d'enfer. La nuit est lourde. Poisseuse.
Marv, une brute énorme et puissante, vient de passer la plus belle nuit de sa vie dans les bras de Goldie. Goldie, elle s'appelle Goldie, et sa peau a l'odeur que les anges devraient avoir. Mais Quand Marv se réveille, Goldie est morte à ses côtés, et les flics rappliquent déjà. C'est sur, c'est un coup monté. Et Marv compte bien venger celle qui a été chic avec lui. Mais il va le faire à sa manière.
J'ai connu Sin City par son adaptation cinématographique. Cette première histoire est mise en scène dans le film, avec un Mickey Rourke difficilement reconnaissable sous les traits de la brute.
Marv est un personnage attachant et intéressant, une sorte de psychopathe philosophe, d'antihéros tragicomique dont la voix crue et pourtant souvent poétique porte ce premier volume de Miller jusqu'à des paroxysmes incroyables de violence. Les pages de l'album sont noires et blanches (il n'y a pas de demi-mesure dans cette histoire ni dans les personnages mis en scène), et Miller utilise au maximum les contrastes du blanc et du noir, utilisant la lumière et la noirceur pour illustrer celles de la ville du vice et de la corruption et de ses habitants.
Dans ce premier opus, le lecteur fait une petite incursion dans la vieille ville, qui sera le théâtre principal d'autres tomes de la série, nous permet de nous familiariser avec d'autres personnages que l'on connaitra mieux plus tard.
Goldie, elle dit qu'elle s'appelle Goldie. Si vous voulez connaitre la complainte d'amour de la bête pour sa belle, plongez dans les ruelles poisseuses et tièdes de Sin City !
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Lutopie
  25 septembre 2019
Sin City, ville du péché, Sodome et Gomorrhe ou “Babylone la grande, mère des prostituées et des abominations de la terre." (Apocalypse)
"Et Sin City, la sale grosse pute, elle me supplie, vautrée sur son dos, et j'la prends pour tout ce qu'elle a à me donner, et j'la prends encore ... et encore elle me supplie." (Sin City)
La ville est personnifiée, elle est un personnage à part entière ou morcelée, démembrée, et ses membres sont dans ce premier tome : Marv', le justicier noir, the hard boiled detective - les vignettes sont les pièces du puzzle - qui enquête sur la mort de Goldie, la femme qui a partagé sa dernière nuit avec lui, des hommes violents contre lesquels se battra sauvagement Marv' et des prostituées. On entre au coeur du sujet dès qu'on ouvre Sin City, puisqu'on assiste en lecteurs voyeuristes à la scène de sexe, à l'extase de Marv' qui serre dans ses bras cette femme pulpeuse qui meurt dès les premières pages de la pulp fiction. Il ne reste qu'un cadavre et dans une vignette, une culotte abandonnée sur le sol. le lit en forme de coeur (sont-ils dans un hôtel sordide ?) devient l'autel de l'amour sacrifié. Marv' déclare son amour à cette femme (in)connue et il tuera pour elle avec l'aide d'autres femmes et surtout de Gladys, son flingue. Il se bat encore et encore à mains nues et le style de combat de la brute de décoffrage ne fait pas dans la demi-mesure. Il traverse les vitres et les vignettes comme les vitres se brisent en éclat. Son visage torturé, lacéré par les lames tranchantes, retranscrit comme sur un parchemin la violence des hommes. Il porte autour du cou une chaîne avec une croix, ce symbole de l'homme torturé jusqu'à la mort. Un triptyque que j'ai trouvé particulièrement beau parce que le BLAM BLAM BLAM du flingue sert de cadre au tableau qui se décompose en 1) le flingue 2) la victime avec le sang qui gicle 3) une fenêtre en forme de croix stylisée. le noir et le blanc en négatif retranscrivent à la perfection la noirceur de la ville et des âmes, et le blanc n'apparaît que pour faire ressortir le noir parce qu'il est impossible de voir sans l'ombre du blanc. Les couvertures protectrices intérieures sont rouges de sang. Et je salue moi aussi en particulier le moment où Marv' marche sous la pluie hachurée, où la ville apparaît lacérée comme rayée de la carte.
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Derfuchs
  12 septembre 2019
Voilà un livre, un roman graphique exceptionnel et je pèse mes mots. le scénario simple comme tout, Marv, un hercule, une bête, haut, large d'épaules, une gueule, une tronche épouvantable à faire aboyer les chiens sur son passage et faire fuir les femmes, rencontre Goldie, une beauté, LA beauté! Amoureux il est le Marv, seulement voilà t'y pas que la dame, la belle Goldie meurt pendant son sommeil sans que Marv, endormi près d'elle, s'en rende compte.
Là commence une chasse à celui ou celle qui aura commis ce meurtre. Vengeance, vengeance quand tu nous tiens!
C'est cette vengeance là que nous distille l'auteur, Frank Miller, de grande façon, tant dans les dialogues aussi percutants que la rue, la zone, les malfrats, les affranchis et les autres méchants, que dans ses dessins.
Des dessins comme des ombres, des dessins dont on ne sait pas s'ils ont été dessinés noir sur blanc ou le contraire, d'une intensité folle et d'un réalisme que j'ai rarement pu voir chez un dessinateur de BD. Il faut s'arrêter sur les vignettes et je m'y suis arrêté tellement le crayon exprime la rage quand il le faut, la beauté quand c'est utile et la crasse quand elle transpire. Des scènes de ville, de bagarre, d'intimité à graver dans sa mémoire de bédéphile pour y revenir à temps perdu et admirer l'art, le vrai.
Je n'ai pas vu le film, je sais qu'il a été présenté à Cannes avec un grand Mickey Rourke. S'il est de la même facture que l'album, alors ce doit être quelque chose.
Bravo Frank Miller.
Lien : https://www.babelio.com/livr..
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critiques presse (1)
Bedeo   30 août 2019
Sin City est emporté par l’énergie de l’outrance et du passionnel, dans ses drames, dans ses amours, dans ses crimes. C’est ce qui fait sa force et donne à l’encre de Miller une telle puissance. Car cette dualité visuelle exprime mieux que tout l’ambiguïté qu’entretient Miller avec l’Amérique.
Lire la critique sur le site : Bedeo
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
EnkiEnki   04 juin 2014
J’ai les mains qui tremblent comme un gosse le jour de noël. Les années passent, les macchabées s’entassent. … J’ai du sang plein les bras et les mains, j’ai du sang qui m’bat entre les oreilles et qui m’pousse à avancer, et qui m’dit que j’serais plus jamais fatigué. Et y pas à cogiter. Plus besoin. La bête a pris le dessus, chauffé à blanc. Celui que j’ai essayé de noyer dans la picole et la baston, l’animal qu’est en moi, il est revenu. Y gueule et se marre à s’en faire péter les artères, ivre de la haine la plus pure et la plus bandante.
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LutopieLutopie   25 septembre 2019
La vieille ville, c'est la raison pour laquelle personne n'appelle ce patelin "Basin City" comme c'est marqué sur les cartes. [...] A l'époque, c'était un bled poussé d'la ruée vers l'or, en train d'virer à la ville fantôme.

Alors le vieux Roark a eu une idée. Il a lâché tous ses biftons pour importer d'la pute haut d'gamme de France et d'endroits d'ce genre-là.

Le bouche à oreille a fonctionné. Très vite, Sin City est devenue l'étape la plus chaude de l'Ouest. Les gens faisaient des miles et des miles pour y venir mater un coup.

Ils continuent à l'faire, et c'est pas difficile de piger pourquoi. La vieille ville a gardé ses traditions, de mères canons en filles canons.
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tamara29tamara29   28 mars 2016
Pendant un temps, c’est la nuit. Froide et noire. Sans étoiles et sans fin. Je tombe, léger comme un fantôme. Pendant un temps, j’ai plus de cerveau, plus d’corps. Et ça m’va comme ça.
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okkaokka   26 janvier 2018
Et puis cet assistant véreux du procureur s'ramène. Il éteint le magnétophone et me met au parfum. Si j'signe pas leur confession, ils tueront ma maman.

J'lui casse le bras en trois et j'signe leur papelard.

Et depuis c'est l'cirque. C'est c'qu'y voulaient. Y m'foutent tout sur le dos. Pas seulement les mecs que j'ai refroidis mais même Lucille et les filles que Roark et Kevin ont bouffées.

Et même Goldie.

La juge est genre apocalyptique, quand elle rend sa sentence. La foule bouffe ses paroles.
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tamara29tamara29   24 juillet 2016
- Quels sont vos péchés, mon fils ?
- Ben, comme j’peux pas vous faire veiller tout la nuit, mon père, j’vais juste vous causer d’la dernière fournée.
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Videos de Frank Miller (30) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frank Miller
Dans les sorties importantes de cette fin d'année chez DC Comics, on a pu assister à la sortie de petits événements symboliques revenant sur l'héritage de légendes du passé (et, en particulier, des chefs d'oeuvres de la décennie 1980). Parmi ceux-là, on notera Doomsday Clock #12 - haha - et The Dark Knight Returns : The Golden Child de Frank Miller et Rafael Grampa, énième ajout au volume original de l'homme au chapeau transporté, cette fois, dans le présent.
Devant l'enjeu symbolique du passage de témoin à une nouvelle génération, Frank Miller aura, comme à son habitude, livré un joyeux bordel narratif en forme d'analyse pamphlétaire sur le présent. Un commentaire hautement politique emprunt d'une charge contre Donald Trump et l'état actuel des choses aux Etats-Unis, au point de se faire engueuler, bien malgré lui, par les influenceurs pro-dictature du régime chinois. Un énième pataquès éditorial pour cet auteur qui aura toujours, par sa grande gueule, ses convictions hasardeuses ou son envie de mettre du vrai et de l'engagé dans son Batman, déchaîné le mépris, l'admiration ou la récupération politique de ses contemporains. Furieuse grande gueule contre les idéaux présidentiels dans les années '80, le vieux fou aura tracé une trajectoire plutôt passionnante avec sa saga des Dark Knight Returns depuis une trentaine d'années, éternel reflet du présent vu par les yeux d'un homme passé de l'anarchie à l'autoritarisme, puis de l'islamophobie à la révolte générationnelle et anti-républicains. On se propose de vous en causer pendant le repos hivernal des fêtes de fin d'année, histoire de meubler un aller-retour depuis le manoir des grand-parents dans l'arrière-pays breton - en attendant de causer d'une autre suite à un chef d'oeuvre de l'époque, à base de sourires jaunes et, là-encore, de prises à parti politiques pas forcément déconnantes. Bonnne écoute à toutes et à tous, et bonne année !
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