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ISBN : 2234083370
Éditeur : Stock (14/03/2018)

Note moyenne : 3.46/5 (sur 28 notes)
Résumé :
« Un parfum de forêt, à l’automne, à la tombée de la nuit. Le vent qui berçait les arbres faisait bruisser les feuilles. Un parfum de forêt, à l’heure précise où le soleil se couche. À ceci près qu’il n’y avait pas la moindre forêt alentour. Devant mes yeux se dressait un grand piano noir. Pas de doute possible : c’était bien un piano, laqué et imposant, au couvercle ouvert. À côté se tenait un homme. Il m’adressa
un regard furtif, sans un mot, avant d’enfonc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  31 mars 2018
"Une forêt de laine et d'acier " évoque très joliment, un piano. La rencontre de notre narrateur de dix-sept ans, Tomura, avec cette forêt, va se produire dans son lycée d'une petite ville du Hokkaido, où arrive un accordeur pour le piano noir de l'école.
Une fascination qui sera un coup de coeur pour l'adolescent, pour finalement devenir sa vocation. Il sera accordeur. Après des études dans une académie, il est embauché dans le magasin d'instruments de musique où travaille Monsieur Itadori, l'accordeur qui justement l'inspira. Mais lui, venant d'un petit village au coeur de la montagne, lui, qui n'a jamais joué, n'a pas l'oreille et n'a jamais écouté de musique, aura-t-il assez de talent pour atteindre son rêve ? La forêt est profonde, mais malgré les difficultés, il persévère. La métaphore de la forêt, l'unique endroit où il se sentait en harmonie avec le monde dans son enfance, devient le fil rouge de cette même quête dans les entrailles du piano. Un rêve souvent remis en question à cause de son point de départ.
Jolie réflexion sur les rêves et passions auxquels il ne faudrait jamais renoncer même parti de nul part, sans moyens ( " Je voulais reproduire cette forêt à l'aide du piano ").
À travers un aperçu du monde ô combien riche de l'accordage, un livre qui aborde aussi le développement de notre sensibilité à travers l'approfondissement de nos connaissances des choses, innées ou acquises, qui nous permettra plus de les apprécier et finalement d'en tirer plus de plaisir, pour plus de bonheur. ( Yanagi, son collègue généreux, alors qu'ils traversent la ville brillant de mille feux, parée d'ifs du Japon dont les baies prenaient des couleurs, et que Tomaru venant d'un petit village au coeur de la montagne en connaissant tous les secrets lui en fait une remarque, lui répond , “J'ai l'impression que tu vois un paysage différent de celui que j'ai devant les yeux”.).
Beaucoup d'autres réflexions lumineuses y scintillent. Face aux hésitations et à l'insécurité de Tomura pour réussir à obtenir les sons parfaits, les réponses de son collègue ou de son patron fusent truffées d'analogies, la plupart en relation avec la littérature, la nourriture ou la nature. Les nuances de la perfection des sons désirée par les clients soulèvent la question de la relativité de nos perceptions selon notre vécu,
et à travers les subtilités du métier d'accordeur, l'auteur nous livre un beau clin d'oeil à la subtilité des détails dans la Vie, qui peuvent tant ou tout modifier.
J'ai beaucoup aimé les personnages humbles, généreux, honnêtes, respectueux, grâce auxquels d'ailleurs, Tomura réalisera sa vocation parti d'un hasard. Lauréat du prix des Libraires japonais en 2016, un roman magnifique, vibrant de sensibilité, avec une jolie fin, qui ne peut qu'émouvoir son lecteur et changer à jamais sa vision d'un piano !
Un grand merci aux Éditions Stock et NetGalley pour l'envoie de ce superbe livre !
"Elle s'était contentée de jouer un la, mais dans la résonance qui s'étira m'apparut un paysage sonore. La note traçait un chemin à travers la forêt teintée d'argent, au bout duquel je vis sauter une jeune biche de Hokkaidō."
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si-bemol
  10 août 2018
Avec "Une forêt de laine et d'acier", Natsu Miyashita nous invite à une plongée dans l'univers peu connu des accordeurs de piano, ces artisans de l'ombre sans lesquels les plus beaux instruments seraient aussi discordants que criailleries de vieillards cacochymes.
Outre l'originalité du sujet (les accordeurs de piano sont rarement mis à l'honneur), j'ai beaucoup aimé le rapport à l'instrument, ce "piano-paysage", cette "forêt de laine et d'acier", vivante et sensible, qui chante, qui respire, qui rêve ou qui sommeille.
J'ai été séduite également par l'aspect "roman d'apprentissage" de ce récit où Tomura, un jeune garçon qu'a priori l'univers de la musique ne concerne pas, s'éveille peu à peu, avec ses doutes, ses efforts, ses incertitudes et beaucoup d'humilité, à une vocation qui va le conduire, à force de travail, à la maîtrise et à l'excellence.
Un très bon moment de lecture, plein de délicatesse et de sensibilité, comme c'est souvent le cas avec les auteures japonaises contemporaines.
P.S. : Pour l'anecdote, j'ai découvert dans ce livre une information qui m'a troublée : partout dans le monde, le premier cri que poussent les bébés serait un LA 440 hertz (le LA du diapason). Etonnant !
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moussk12
  27 septembre 2019
C'est le titre qui m'a interpellé. Quel drôle de titre, ça n'existe pas une forêt de laine et d'acier ! Et en même temps, je le trouvais poétique, avec cette dualité de douceur et de force.
Et puis l'histoire ne raconte pas grand chose, dans le sens qu'il ne se passe pratiquement rien. Mais ce rien est empli de tant d'images et de connotations !
Tomura découvre le piano à 17 ans, en regardant travailler Itadori, l'accordeur du piano du lycée. Il sent d'emblée que sa vie tournera autour de ce majestueux instrument de musique. le son qu'il entend lui rappelle les bruits de la forêt lorsqu'il était enfant. le murmure des feuilles dans le vent, le cri des oiseaux, le ploc de la neige qui fond des arbres.
Après deux ans d'études d'accordeur, il entre comme apprenti au magasin où travaille Itadori, l'accordeur de génie, comme il existe des interprètes de génie. Dubitatif sur le savoir qu'il acquiert petit à petit, très peu sûr de lui, il n'aura de cesse de chercher à reproduire les sons de la forêt dans les entrailles du piano.
Les dialogues entre Tomura et ses maîtres, car oui, ses collègues sont avant tout des maîtres, bien que très simples sont empreints de respect et de don de soi. Leurs paroles ne sont pas riches littérairement parlant mais pourtant pleine de sens, qui vont aider Tomura à apprendre, à être patient. Un apprentissage de la vie, même si celle-ci est en milieu clos que peu de gens connaissent ou sont capables d'en percevoir la beauté et l'utilité.
Fréquence, hauteur de son, hertz, diapason, n'auront plus de secret pour vous. Savez-vous par exemple, que partout à travers le monde, les bébés poussent leur premier cri à la même fréquence de 440 hertz ? le diapason était de 422 hertz à l'époque de Mozart. Aujourd'hui, il peut atteindre 444 hertz.
"Les gens sont de plus en plus agités, c'est pour ça que le diapason n'arrête pas de monter."
Et cette forêt de laine et d'acier ? L'acier, on comprend. Mais où est la laine ?
Sur le marteau de l'accordeur, en feutre de laine de mouton. Si la laine provient de moutons nourris à l'herbe grasse, la qualité du feutre s'en verra changée, de même que l'harmonie du marteau, de même que le son qu'il produit.
Tout un art !
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5Arabella
  29 octobre 2019
Un jeune lycéen, par suite d'un heureux hasard, un de ceux qui changent le cours d'une vie, assiste au travail d'un accordeur de piano d'un grand talent. Cette séance a un grand retentissement sur lui, il retrouve dans les sonorités de l'instrument les sensations les plus intimes, des souvenirs enfouis, et décide de se consacrer à ce métier, envers et contre tout. Il fait une formation dans un prestigieux institut et il est embauché dans l'entreprise qui emploie l'homme qui a déclenché sa vocation, Itadori. D'autres collègues vont aussi croiser sa route, lui apprendre d'autres facettes du métier. Il y aura aussi les clients, ceux qui possèdent et jouent du piano, qui ont des attentes, voire des exigences, auxquelles il faut répondre. Tomura est très humble, prêt à apprendre, à travailler dur pour cela, en se demandant en permanence s'il a l'étoffe d'un véritable accordeur, capable un jour de faire donner le meilleur à un instrument, et à permettre aux pianistes, quel que soit leur niveau, de s'épanouir dans leur pratique.
Suivre un accordeur de piano était à la fois une thématique originale et séduisante, qui en tous les cas a éveillé mon intérêt. Natsu Miyashita considère visiblement ce métier comme un art, sans lequel les pianistes, qui sont les seuls sur le devant de la scène, ne pourraient pas y briller. Les accordeurs de son roman restent pourtant humbles, soucieux du son et des pianistes avant tout. Il y a presque quelque chose d'une ascèse dans la recherche de la meilleure sonorité, non seulement pour un instrument, mais dans un contexte, pour un joueur donné, dans un cadre précis. Une quête jamais complètement atteinte, une pratique toujours à remettre en question. L'idéal d'une vie.
Malgré cette thématique intéressante, et quelques passages séduisants, je n'ai pas été complètement conquise par ce livre. Une écriture que j'ai trouvée un peu plate (mais difficile de faire la part entre le style de l'auteur et la traduction), des répétitions, des personnages plus esquissés que vraiment approfondis, un peu comme vus de l'extérieur : quelque chose m'a manqué pour être vraiment emportée, même si j'ai trouvé cette lecture plutôt plaisante et sympathique. A conseiller avant tout aux amateurs de musique en général, et du piano en particulier.
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Kawane
  26 septembre 2019
En avant la musique !..j'ai trouvé le tempo un peu lent pour ce roman....Un jeune homme va par inadvertance rencontrer un célèbre accordeur de piano, il trouve ainsi sa vocation. Il va nous raconter son apprentissage, ponctué par son monde intérieur au travers d'un parallèle entre la musique et la Nature, qui lui procurent de belles émotions..mais encore ? Je reste un peu dubitative sur cette lecture. Panne d'inspiration pour ce commentaire également.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   30 mars 2018
–Tu as raison, c’est une bonne idée d’aller voir à quoi ressemble le piano côté public, sans idée préconçue, avait acquiescé M. Itadori.
Dressé au bord de la scène plongée dans les ténèbres, l’instrument prenait des allures de paysage. D’une beauté unique, il ne se mettait pourtant pas en avant. Il semblait dormir paisiblement.
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fanfanouche24fanfanouche24   24 mars 2018
Les choses n'avaient guère changé depuis. Le spectacle de la beauté continuait de m'impressionner; Je demeurais interdit devant les arbres, la montagne, le passage des saisons. C'était, je le savais à présent, ce que l'on appelait la beauté. J'en éprouvais un sentiment de libération. J'étais devenu capable d'identifier à tout moment ce qu'il convenait de qualifier de "beau". Je pouvais même échanger à ce sujet avec les autres. Il me semblait porter en moi un coffre à trésor, dont il me suffisait de soulever le couvercle. (p. 26)
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fanfanouche24fanfanouche24   24 novembre 2018
-Qui attendez-vous, au juste ?
Sur le point de quitter la classe, le professeur fit volte-face.
-Un accordeur, répondit-il
Ce mot m'était alors inconnu. Cette personne était -elle censée régler un différend ? ( p; 9)
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5Arabella5Arabella   29 octobre 2019
C'était ce même sentiment que j'avais retrouvé dans les entrailles du piano. Cette sensation d'être en harmonie avec le monde, sa beauté miraculeuse que je pouvais exprimer à travers les mots, je voulais la transmettre par le timbre. Je voulais reproduire cette forêt à l'aide du piano.
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5Arabella5Arabella   27 octobre 2019
Si le piano était capable, miraculeusement, de faire ressortir la beauté tapie dans l'ombre pour me la rendre audible, alors j'acceptais volontiers de m'en faire le serviteur.
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