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Jean Bourdier (Traducteur)
ISBN : 2253123692
Éditeur : Le Livre de Poche (14/03/2008)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 42 notes)
Résumé :
Présentation de l'éditeur
Délocaliser les vieillards ! C'est l'idée lumineuse qui va sauver le docteur Ravi Kapoor, un médecin londonien épuisé par son travail quotidien et par les soucis que lui cause son insupportable beau-père, Norman Purse, un vieux bonhomme égoïste, sans-gêne et, de surcroît, obsédé sexuel. Déjà expulsé de toutes les maisons de retraite convenables, Norman semble impossible à caser. C'est alors qu'un cousin de Ravi, un dynamique homme d'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
missmolko1
  18 mars 2012
Un vrai coup de coeur pour ce roman!
A l'occasion de son adaptation au cinéma, ce roman a fait l'objet d'une réedition chez moi (en Irlande et au Royaume Uni sous le titre : the best exotic Marigold Hotel). La bande annonce m'avait fait tres envie et c'est avec plaisir que j'ai dévoré l'histoire.
Un médecin anglais d'origine indienne, héberge depuis quelques mois son beau pere sous son toit. Avec son cousin ils decident de monter un hotel en Inde pour y envoyer ce beau pere encombrant mais aussi d'autres personnes agées.
Voici l'idée de départ assez surprenante, mais c'est avec beaucoup de joie que l'on découvre les différents portraits des personnes agées et on s'y attache tres vite. de plus, l'humour "so british" est présent a chaque page.
Une vraie réussite.
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Aline1102
  08 septembre 2012
Le docteur Ravi Kapoor est au bord de la crise de nerfs : Norman, son beau-père, a une fois de plus été renvoyé de la maison de retraite où on l'a placé et, depuis, il loge chez Pauline et Ravi. La cohabitation s'avère assez difficile puisque Norman est désordonné, dégoûtant et obsédé par le sexe ; tout le contraire de Ravi, en fait.

Dans un moment de faiblesse, Ravi confie ses problèmes à son cousin Sonny, un homme d'affaires indien. Celui-ci a alors l'idée du siècle : avec l'aide de Pauline et de Ravi, il va développer une chaîne de maisons de retraite dans des pays ensoleillés. Les vieux placés dans ces établissements ne gêneront plus leur famille et pourront réchauffer leurs os arthritiques.

La première de ces résidences, Dunroamin, est ouverte à Bangalore, en Inde. Norman y est envoyé illico presto et, avec lui, se retrouvent d'autres rebuts de la société britannique.
Comme la jeunesse est égoïste !

C'est la première pensée qui m'est venue en lisant ces pages, en particulier lorsque j'ai découvert l'histoire d'Evelyn. Les jeunes ne prennent plus le temps de s'occuper des plus âgés qui, plus assez autonomes pour se débrouiller seuls, sont alors obligés de dépendre d'étrangers et relégués dans des endroits où l'on estime qu'ils gêneront le moins possible.

La différence de rythme entre les vieux dont il est question et le monde extérieur est la seconde impression ressentie à la lecture. En Inde, les rues de Bangalore semblent prises de frénésie par rapport à Dunroamin et les pensionnaires de la maison de retraite semblent totalement démunis face à cette société moderne qui ne veut plus d'eux. le monde, dans Indian Palace, semble tourner à toute vitesse, quitte à perdre les plus fragiles en route.

Et finalement, il n'y a pas que les vieux pour se sentir perdus dans une telle société. le problème évoqué avec beaucoup d'humour par Deborah Moggach peut tout à fait être transposé à notre propre société et aux plus jeunes d'entre nous. N'avez-vous pas parfois l'impression que, justement, la terre tourne trop vite, emportée dans une folle course au progrès et que vous n'arriverez jamais à la rattraper ? C'est un peu ce que ressentent les pensionnaires et, en particulier, Evelyn, celle que j'ai préféré. Cette gentille dame semble ne pas comprendre à quel moment elle est devenue vieille et " dépassée ".

L'ironie d'Indian Palace, c'est que Dunroamin est créée en Inde, dans un pays où les vieillards restent en famille. Sonny lui-même vit avec sa vieille mère et est toujours terrorisé par les humeurs de cette dame. Bien fait pour lui, non ?
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Hectorette
  04 août 2008
Le thème est peu banal et plutôt attrayant: Ravi, médecin Indien installé en Angleterre ne supporte plus son goujat de beau-père qui vit chez lui.Il est vulgaire, sans gêne, obsédé sexuel, un vrai boulet. le couple de Ravi connaît des tensions, et la présence de Norman n'arrange pas les choses. Grâce à l'idée géniale de son cousin Sonny, Ravi pourra se débarrasser de cet encombrant beau-père: il va créer une maison de retraite à Bangalore, en Inde! Cet "hôtel" va non seulement attirer Norman mais aussi d'autres Anglais en fin de vie, de toutes origines sociales.
Le lecteur, après avoir participé à l'élaboration du projet, suit les pensionnaires dans leur nouvelle vie, leur découverte d'un pays a priori familier mais tellement différent de ce qu'ils ont connu jusqu'alors. Une nouvelle vie qui délie les langues, exacerbe les tensions et favorise les revirements sentimentaux.
J'avoue, le début de cette histoire ne m'a pas transcendée. Un certain ennui, des personnages sans grand charisme ne me poussaient pas à poursuivre ma lecture. Pourtant, j'ai poursuivi, et j'ai bien fait. Petit à petit, les personnages se multiplient et prennent consistance, avec leurs bons et mauvais côtés. Ils sont nombreux, mais malgré tout, je ne m'y suis pas perdue. Deborah Moggach a également réussi à planter le décor, bien que la description de l'Inde et de l'hôtel reste sommaire.
Je m'attendais à de l'humour anglais un peu cynique, que j'adore; il n'en est (presque) rien. Cependant le ton général reste léger, avec une pointe de désillusion quant à notre société: que faire de nos personnes âgées dans des pays où le sens du devoir filial a de plus en plus tendance à disparaître?
Une bonne surprise donc que ce roman, dont j'ai lu 300 pages ce week-end. Certes, ce n'est pas de la grande littérature, le dénouement est assez prévisible mais je doute que Déborah Moggach avait la prétention d'écrire LE roman du siècle. J'aurais toutefois parfois aimé avoir plus de détails, notamment sur les réactions de Jean à l'annonce des évènements concernant son fils et son mari.
Dans l'ensemble, j'ai ressenti une vraie tendresse pour la plupart des pensionnaires, même les plus désagréables.
Un excellent roman comme lecture-détente, sur la plage, en vacances, entre deux lectures plus difficiles, qui met en scène des retraités en quête de reconnaissance et d'amour.
Un tout petit bémol du fait de la traduction parfois un peu lourde.
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Val88
  01 septembre 2012
Plusieurs retraités vont quitter leur chère Angleterre qui ne leur promet plus une retraite idyllique comme par le passé pour inauguré la maison de retraite Dunroamin en Inde...
Je m'attendais à une histoire plus drôle mais je n'ai pas été déçue par cette lecture qui m'a fait voyager au coeur de l'Inde où la vie et les valeurs sont bien différentes de chez nous en Europe. Nous suivons plusieurs personnages qui vont évoluer au fil de leur séjour à Bangalor. Entre Norman, vieux ronchon, qui ne cherche qu'à retrouver sa sexualité déclinante, Evelyn qui cherche à casser la routine de la solitude dû à son veuvage, Muriel qui a connu une série de drames qui l'ont convaincus de quitter l'Angleterre et d'autres pensionnaires, le vieil hôtel Dunroanim va reprendre vie. Les personnages sont attachant, parfois drôles et nous montre qu'il faut profiter de la vie, que celle-ci ne s'arrête pas une fois soixante ans passés.
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clarinette
  13 juillet 2008
Un peu sceptique au début, j'ai été peu à peu prise par ma lecture. J'ai trouvé le style de Deborah Moggach plutôt agréable à lire avec sa petite touche "british". J'ai aimé la partie qui se situe en Inde, même si c'est un peu idéalisé, il y a une note optimiste réconfortante. L'Inde est présentée comme le pays de la seconde chance, de la dernière pour certains. Chaque personnage, chacun à sa manière y trouvera son compte, chacun va y trouver un nouveau moteur à sa vie, certains vont même y panser leurs blessures. C'est irréaliste bien sûr, on a du mal à imaginer une personne âgée décider de tout quitter pour aller passer ses vieux jours dans un pays aussi éloigné et exotique que l'Inde. Comme par miracle nos retraités qui était partis, abandonnés de tous et un peu déboussolés vont reprendre goût à la vie et retrouver un peu de leur jeunesse perdue au contact d'une culture qui leur est pourtant a priori complètement étrangère, mais je me suis prise à rêver d'un monde où on pourrait prendre un nouveau départ à 70 ans. Les petits vieux m'ont parus touchants. La confrontation avec l'Inde et ses habitants est assez amusante. de plus Deborah Moggach aborde à la fois avec humour et justesse le vieillissement et ses conséquences, la solitude des personnes agées dans nos sociétés occidentales, leur désarroi face à monde qui avance à toute vitesse, l'angoisse de la mort qui approche...
http://leslecturesdeclarinette.over-blog.com/article-20973030.html
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
JumaxJumax   10 mai 2016
- Les indiens ne meurent pas.
- Mais si, ma chère. Il en meurt tout le temps.
- Ce que je veux dire, c'est que pour eux, la mort n'est pas importante [...] Quand vous mourez vous revenez en quelque chose d'autre. Un pic-vert, par exemple.
- Pourquoi un pic-vert ?
- Aucune idée.
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missmolko1missmolko1   14 mars 2012
Why should they be mouldering away in rainy, dirty old britain when they could be sitting under a palm tree, tanning their wrinkles and getting their false teeth stuck into a nice juicy mango?
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JumaxJumax   09 mai 2016
Regardez un peu cette maison, dit-elle. On pourrait se croire en Angleterre. Mais avec du soleil.
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clarinetteclarinette   13 juillet 2008
Elle s'était rendu compte, au cours de ces dernières années, que tout au fond d'elle-même, elle n'avait jamais cru à ce qu'enseignait le christianisme. Nul être s'appelant Dieu ne pouvait laisser arriver ce qui était arrivé. Les Indiens, sur lesquels des drames s'abattaient dans une incroyable mesure montraient un grand bon sens en ne tenant personne pour responsable. Ce devait être un grand réconfort de se dire que leur vies si désespérantes, si pitoyablement courtes, n'étaient que des étapes dans un voyage au sein du royaume animal. Pas étonnant qu'il paraissent aussi résignés -si paisibles, même. Peut-être le mendiant cul-de-jatte, auquel elle avait timidement donné une roupie la veille, pensait-il que la prochaine fois, il reviendrait sous la forme d'un corbeau, sautant de branche en branche sur ses vigoureuses petites pattes.
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Sophie_BazarSophie_Bazar   03 septembre 2012
Là, sur cette photographie, se trouvait la preuve qu'une sorte de réincarnation était possible dans cette vie plutôt que dans la suivante. Mais cela exigeait une certaine dose de brutalité.
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Videos de Deborah Moggach (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Deborah Moggach
Bande annonce du film Tulip fever (2017), adaptation du roman de Deborah Moggach, paru en français sous le titre Le peintre des vanités
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