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ISBN : 2266155601
Éditeur : Pocket (27/10/2005)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 200 notes)
Résumé :
Elric s'est perdu dans le Désert des Soupirs, le voici à Quarzhasaat, ville engloutie par la marée des dunes.
Trop tard peut-être: Elric délire, Elric agonise. Où est l'élixir qui lui rendra ses forces ? Et s'il boit l'élixir, où trouver l'antidote? Finalement il accepte un pacte: il va quérir la Perle au coeur du Monde. Le voilà donc parti pour l'Oasis Fleur d'Argent, où Varadia, la Sainte Fille des nomades bauradim, dort d'un sommeil surnaturel. De là part ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Pavlik
  12 mars 2016
"La Forteresse de la Perle" est le deuxième tome des aventures d'Elric mais il fut écrit ultérieurement au cycle originel par Moorcock (j'entends par là l'ensemble des ouvrages parus dans les années 60-70, bien que ces termes pourraient avoir une définition plus restreinte), en 1989, au même titre que "la Revanche de la Rose" (1991).
Elric a décidé de voyager, laissant le trône de Melniboné à Yrkoon, son ambitieux cousin. Il abandonne aussi Cymoril, sa bien-aimée, lui promettant de revenir au bout d'une année. Il est en quête de lui-même et d'un monde où la justice serait une réalité. Ayant poussé plus loin que les Jeunes Royaumes, il s'est aventuré dans le Désert des Soupirs, qu'il ne connait pas. Bientôt affaibli par le manque de vivres et des remèdes indispensables à sa survie, il finit néanmoins par rejoindre l'antique cité de Quarzhasaat, qui était, autrefois, à la tête d'un empire rival de celui de Melniboné. Là un noble sans scrupules lui propose un ignoble marché, dont l'enjeu est la Perle au Coeur du Monde...
J'ai beaucoup apprécié les premiers chapitres de ce roman (en gros jusqu'à ce qu'Elric arrive à l'oasis Fleur d'Argent) : l'ambiance orientale, un effort certain d'écriture, notamment dans les dialogues (hélas mis à mal par une traduction au rabais, du genre "Elric était insincère dans ses déclarations")...Et puis on sent l'effort de Moorcock pour donner davantage d'épaisseur à son héros fétiche. Par contre j'attendais beaucoup (trop ?) des pérégrinations d'Elric au pays des Songes (ou se situe la Forteresse de la Perle) mais une certaine paresse dans les descriptions (qui auraient franchement pu avoir une autre gueule vu le contexte), des embûches vite expédiées, bref des aventures "en solde" ont fait naître une certaine frustration. Heureusement que Moorcock nous gratifie d'un personnage féminin assez marquant (Oone, la voleuse de songes), à la fois alter ego et antithèse d'Elric.
Je ne peux d'ailleurs m'empêcher de songer, même si je n'ai pas souvenir d'en avoir vu beaucoup dans les autres romans ou nouvelles d'Elric, que l'auteur s'en sert pour affirmer ses convictions féministes. Il ne faut jamais oublier que l'albinos est un enfant du swinging London. Ainsi, bien que cela soit léger et qu'il ne faille pas voir dans ce roman davantage qu'un divertissement, la guerre, le colonialisme et le racisme sont explicitement ou implicitement dénoncés, parfois de façon un peu naïve, mais à l'évidence sincère.
Au final, un Elric plustôt sympathique, pas le meilleur mais il se laisse lire. Pour terminer quelqu'un peut-il m'indiquer, SVP, s'il existe une traduction CORRECTE d'Elric, parce que là franchement...
PS : les ultimes lignes nous ménagent une sacré révélation, je ne sais si elle fut exploitée ultérieurement par Moorcock.
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Foxfire
  18 mai 2015
Je poursuis ma lecture du cycle d'Elric avec "la forteresse de la perle" qui est le 2ème dans l'ordre chronologique des aventures du prince albinos mais un des derniers à avoir été écrit.
A la fin du 1er tome, on quittait un Elric sur le départ, décidé à découvrir le monde, au désespoir de Cymoril, sa dulcinée, laissant le trône au perfide Yyrkoon. Son périple le mène à Quarzhasaat, décadente cité des sables, où il sera amené à mener une quête singulière dans le monde des songes.
Le temps de quelques pages pour se réhabituer au style si particulier de l'auteur et on est accroché par un récit qui démarre sur les chapeaux de roue. Pas de présentation ni de fastidieuse mise en place, les enjeux sont vite posés, on entre dans le vif du sujet très rapidement.
Le récit prendra par la suite un tempo plus calme mais néanmoins accrocheur. Si son périple dans le monde des songes revêt un aspect un peu mécanique (Elric et Oone traversent un pays du monde des songes puis parviennent à un passage vers un autre pays de ce monde, etc...), le récit n'en est pour autant jamais ennuyeux, réservant des rencontres étonnantes, des péripéties en grand nombre et permettant à Moorcock de nous plonger dans la psyché d'Elric.
Cet univers onirique permet à l'auteur de faire preuve de son talent d'écriture et d'évocation sur un registre poétique, épique et philosophique qui lui sied à merveille.
"La forteresse de la perle" a beau être un cran en dessous du fabuleux "Elric des dragons", il reste un récit très réussi, qu'on lit avec un immense plaisir, et qui renouvelle l'envie de poursuivre le cycle.
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Luniver
  18 juin 2013
L'empereur Elric a laissé le trône à son cousin pour parcourir le monde une année, à l'issue de laquelle il décidera s'il reprend sa place ou non. Ses pas l'entraînent dans l'ancienne cité de Quarzhasaat. Empoisonné par un notable local, il ne recevra l'antidote qu'à condition de retrouver une perle légendaire, ce qui l'amène à visiter le pays des rêves.
Si les premiers chapitres étaient agréables, le reste m'a moins enchanté : j'ai un peu de mal avec les univers oniriques où on ne comprend pas grand chose à ce qui se passe et dans lequel les règles changent tout le temps. Elric fait pâle figure, même pour un albinos : il tombe dans tous les pièges qu'on lui tend et il faut toujours quelqu'un pour le remettre dans le droit chemin. Sa contribution dans la quête se borne à quelques coups d'épée de temps en temps.
On m'avait prévenu que les tomes étaient très inégaux. Il faut bien reconnaître que dans celui-ci, on s'ennuie un peu.
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meygisan
  21 février 2013
Si le premier tome prenait plus des airs de nouvelle, celui ci est un véritable roman...finis les présentations, Moorcock nous envoie dans le vif du sujet, suivre les aventures de son héros albinos... Les rencontres qu'il fait sont avant tout formatrices et lui permettent d'en apprendre davantage sur lui et son peuple, et notamment de connaitre la vision et la considération qu'ont les autres peuples des Melnibonéens. C'est un voyage somme toute initiatique pour Elric, qui n'est pourtant pas un jeune ado en quête d'aventures, si ce n'est que son aventure à lui, c'est bien sa personnalité et sa destinée hors du commun. Je ne peux m'empêcher de faire le lien entre les différents royaumes du rêve et la descente aux enfers de Dante, chaque royaume permettant à Elric d'évoluer, de progresser. Au delà de cela c'est une véritable réflexion que nous propose l'auteur au travers de son héros (son incarnation!), celui ci étant la projection de ses propres réflexions, sur les sujets qui le perturbent, qui l'interrogent, le combat éternel entre l'ordre et la chaos (l'instinct et le sensé, le sauvage et le domestiqué!!) qui nous définissent et surtout les choix et responsabilités qui en découlent.....
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David_J_Collins
  25 décembre 2016
Emprunt de grandes philosophies, Moorcock nous entraîne cette fois-ci dans le plus pure imaginaire où son héros albinos et malade va devoir se dépasser pour en revenir sain et sauf.
De ce voyage initiatique, Elric en tire de nombreux concepts forgeant un peu plus son esprit, l'ouvrant vers d'autres horizons et par la même occasion, le tiraillant en tous sens puisque sa nature même est de servir le Chaos.
Toujours écrit de manière très poétique et d'une écriture assez lourde, le roman, encore une fois relativement court, nous plonge dans un univers à part, complètement différent du premier tome. Les peuples orientaux sont à l'honneur ici. Rapidement, la force est mise de côté pour un mal plus machiavélique encore : la sournoiserie.
Mais la nature même d'Elric n'attend que d'être libérée pour s'adonner à la plus violente des vengeances. Sans non plus d'effusion de sang et de longues descriptions horrifiques, Moorcock décrit son héros torturé comme un barbare qui, s'il ne prend pas plaisir à tuer, ne s'en prive pas non plus, afin d'alimenter son épée maléfique.
Sans être très inquiet de ce qui peut arriver à l'Empereur albinos durant son périple, on se concentre sur les différents préceptes spirituels lancés tout du long, permettant ainsi à Elric d'évoluer un tant soit peu avant son retour dans sa cité.
Si le livre tient sa part de description de lieux ou de personnages, le récit reste dynamique, rebondissant sans cesse mais sans être complètement épique, mis à part sur sa toute fin, où l'on sent tout de même un Moorcock désireux d'en terminer au plus vite pour mieux passer à la suite.
S'il est quelque chose d'assez agaçant à retenir de cette lecture, c'est le nombre incroyable d'utilisation de l'expression « un pli lui barra le front » qui finit par lasser et semble nous avertir que l'auteur commence à tourner en rond. Il faut avouer que l'histoire se déroule toujours de la même manière sans pour autant blaser et laissant la place à ces divers rebondissements.
Certainement moins séduit que sur le premier tome, j'ai pris quand même beaucoup de plaisir à retrouver ce héros atypique que je compte bien suivre dans les 7 récits me restant à parcourir.
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critiques presse (1)
SciFiUniverse   14 juin 2011
La Forteresse de la Perle est un roman d'aventures exotiques très divertissantes conclues par un passage moraliste assez surprenant de la part de l'empereur de Melniboné, à ce stade de la vie d'Elric. Un premier pas pour s'affranchir un peu plus du Chaos.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
PavlikPavlik   06 mars 2016
[Elric] Pour une personne qui vient si récemment de me vanter la supériorité des mots sur l'épée, vous me semblez parfaitement à l'aise, madame, une lame à la main.
[Oone] Il n'est pas mauvais d'avoir l'expérience des deux avant de faire son choix, dit-elle. (Elle expédia un autre de leurs assaillants.) Et je dois admettre, Prince Elric, qu'il est des circonstances où une longueur de bon acier l'emporte sur une phrase bien tournée.
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PavlikPavlik   04 mars 2016
Il est fréquent que le soleil soit absent de ces mondes surnaturels car ils n'obéissent à aucune des lois qui nous sont familières. Indifféremment plats, hémisphériques, ovales ou annulaires, voire en forme de cube, ils n'existent qu'en tant que satellites de ces royaumes que nous nommons "réels" et par conséquent ne dépendent pour leur ordonnance d'aucun système, qu'il soit solaire, lunaire ou planétaire, mais des exigences - spirituelles, imaginaires, philosophiques, et ainsi de suite - de mondes qui, eux, requièrent un soleil pour les chauffer, une lune pour mettre leurs marées en branle. Il est même une théorie qui voit dans nos mondes les satellites alors que ces plans surnaturels seraient les berceaux de nos réalités.
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PavlikPavlik   12 mars 2016
Oone, la voleuse de songes, s'était attardé à l'oasis plus longtemps que nécessaire et hésitait à la quitter pour vaquer à ses propres affaires : elle apprit sans plaisir la vengeance d'Elric. Elle en fut même attristée, car elle avait espéré que les choses suivraient un autre cours.
-Il sert le Chaos comme je sers la Loi, se murmura-t-telle. Et qui peut dire lequel de nous deux est en pire esclavage ?
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PavlikPavlik   29 février 2016
L'absence d'intérêt de ces gens pour le reste du monde et pour ces citoyens était telle que le Seigneur Gho Fhazzi, ayant décidé qui était Elric, ce qu'il était, bornait là sa curiosité. L'albinos médita sur l'aptitude de l'esprit humain à se forger des fantasmes puis à n'en plus démordre.
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PavlikPavlik   29 février 2016
Déplaçant ses os fourbus sur la minceur de sa paillasse, Elric se demande, sarcastique, s'il allait être enterré ici parmi ces gens sans que jamais dût les effleurer l'idée que le monarque héréditaire d'une nation qui avait été leur plus grand ennemi était mort chez eux. Il se demanda si, après tout, tel était le destin que ses dieux lui réservaient : beaucoup moins grandiose que ce qu'il avait rêvé, mais non dénué d'attraits.
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