AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782330128135
480 pages
Éditeur : Actes Sud (02/10/2019)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 71 notes)
Résumé :
En 1971, un jeune couple franco-norvégien trouve la mort au fond d’un étang de la Somme dans d’étranges circonstances. Edvard, leur fils de trois ans, est porté disparu. Il n’est retrouvé que quatre jours plus tard, à une centaine de kilomètres du lieu du drame. Comment le petit garçon a-t-il échoué là ? Où était-il pendant tout ce temps ? Et pourquoi ses parents s’étaient-ils aventurés en pleine nuit dans cette forêt encore truf­fée d’obus et de grenades à gaz data... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  02 décembre 2017
Edvard Hirifjell, petit garçon orphelin vit avec son grand-père qui l'a adopté, dans un bled au fin fond de la Norvège. Ses parents, un couple franco-norvégien retrouvés morts dans une rivière, durant des vacances en France dans la Somme, le 23 septembre 1971, visitaient un champ de bataille fermé au public de la Première Guerre mondiale. L'autopsie révèle qu'ils ont inhalé le gaz d'une vieille grenade, sont tombés à l'eau et n'ont pas pu regagner le bord. Jusqu'ici l'histoire, Edvard le connaît plus ou moins des chiches explications du grand-père, mais c'est quand il découvre par hasard dans une ferme voisine la suite des choses dans des vieux journaux de l'époque, que tout se complique (« J'ai donc découvert la vérité trop tôt, et il était alors trop tard. »); Il avait trois ans et il était avec eux,mais....... il sera retrouvé sain et sauf, quatre jours plus tard, dans un cabinet médical à cent vingt kilomètres, dans la petite ville portuaire du Crotoy.....Difficile à comprendre et lui n'en garde aucun souvenir ,(« Pourquoi mes parents m'avaient-ils emmené dans un endroit plein de grenades ? Et qu'y faisaient-ils ? La réponse avait disparu, mon père et ma mère avaient disparu, disparu comme des cendres dispersées au vent, et je devins adulte à Hirifjell. »).
Voici un début palpitant qui va nous entraîner loin, en compagnie d'une prose sublime. L'histoire de la famille est liée à celle de la Norvège et de l'Europe. Une histoire opaque, lourde de secrets, peuplée de personnages absents et mystérieux, dont Edvard, le narrateur, vingt ans plus tard, va commencer à en rassembler les pièces. La beauté du texte vient surtout de la subtilité des détails, des sensations décrites avec finesse, et des faits évoqués par soupçons dont l'amour,(« elle apportait de l'air frais.......Mais quand elle fit coulisser les vantaux de la penderie, qui occupait toute la longueur de la chambre de grand-père, les nuages s'amoncelèrent de nouveau en moi. L'obscurité du placard généra un appel vers quelque chose de poussiéreux, sombre et vieux. Des vêtements auxquels il manquait désormais un corps. »). C'est aussi un voyage, en Norvège, dans les îles Shetland et dans la Somme, tombeau de milliers de personnes tombées pendant la Grande guerre, .....un voyage dans le temps.
J'ai aimé Edvard et sa solitude, le grand-père mélomane, l'oncle ébéniste de génie...,
J'ai aimé la mélancolie irrésistible des îles Shetland et la nostalgie de ces vies à jamais disparues,
J'ai aimé la pudeur, la sensibilité et la richesse de la narration,
Bref j'ai adoré ce livre palpitant et sa trame originale que je vous laisse découvrir, et qui me rappelle vaguement un autre auteur norvégien Per Petterson, un de mes écrivains de prédilection.
« Mon histoire débutait bien avant l'année de ma naissance. Elle avait déjà commencé quatre cents ans auparavant, avec la germination à Authuille de seize noyers. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          866
sabine59
  23 octobre 2019
Passionnante et complexe saga norvégienne ! Coup de foudre pour l'histoire, les personnages, l'écriture! Merci, Idil, de m'avoir dit de ne pas passer à côté de ce livre, tu avais raison... J'ai parcouru avidement les 556 pages, sans aucun essoufflement. C'est plutôt un grand souffle d'aventure et de frissons, d'émotions qui m'a enveloppée durant toute ma lecture...
Je me permets un jeu de mots , très approprié ici. Le fil conducteur, c'est le fils. Qui est aussi le narrateur : Edvard. Un drame a ravagé sa petite enfance. Lors d'un voyage en France avec lui, ses parents sont morts à cause de grenades qui ont explosé sous leurs pieds, vestiges des batailles de la Somme, durant la première guerre mondiale. Le petit Edvard, a, lui, disparu pendant quatre jours , pour réapparaître dans un cabinet médical au Crotoy. Son grand-père paternel est venu le chercher et l'a élevé dans sa ferme isolée, en Norvège.
Lorsque le récit commence, Edvard a vingt-cinq ans. Sensible et tourmenté, solitaire, il évolue dans un univers taiseux, où on n'évoque pas le passé. Mais le quotidien rude et calme de la ferme productrice de pommes de terre va exploser , à la mort de son grand-père. De nombreuses questions vont se poser à lui : pourquoi un cercueil d'une beauté inouïe a-t-il été commandé pour l'enterrement ? Pourquoi ses parents avaient-ils entrepris ce voyage dans la Somme? Certes, sa mère était d'origine française mais elle est née dans un camp de concentration, à Ravensbrück.
Laissant Hanne, son amour d'adolescence revenue vers lui, Edvard se rend d'abord sur les îles Shetland, où son grand-oncle mystérieux, Einar, ébéniste de talent, a vécu ses dernières années... Il y rencontrera une certaine Gwen.
Je n'ai pas envie d'en dire plus, j'aimerais juste vous inciter à découvrir ce magnifique roman, quête intime poignante, récit d'aventure qui vous entrainera dans différents pays, aux allures aussi policières, en raison des recherches effectuées et des secrets à dévoiler. Vous découvrirez également des choses intéressantes, comme l'influence norvégienne aux Shetland, et les bouleaux flammés, perle rare en ébénisterie. Et bien sûr, vous saurez tout sur les seize arbres de la Somme, témoins historiques des plaies de la guerre.... Finalement, je ne peux pas m'empêcher de l'évoquer, cette belle oeuvre !
Le style est superbe, enlevé, délicat, tout à fait en accord avec les douleurs de l'âme, les espoirs des personnages. Ils sont tous attachants, même dans leurs mauvais choix. J'ai aimé surtout le sauvage et émouvant Edvard, en manque maternel, portant , sans le vouloir, le poids des morts.
Pourquoi aussi peu de critiques et de lecteurs pour ce livre? C'est injuste, il mérite d'être connu! Allez, laissez-vous prendre dans ce tourbillon norvégien, intense et bouleversant!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          5018
Annette55
  26 mai 2020
Edvard, le narrateur est un jeune homme de vingt- cinq ans ,solitaire, sensible, tourmenté , touché par les noeuds inextricables de son enfance, ses questions insolubles et le visage de ses parents qui ne vieillirent jamais .

Il vit avec son grand- Père dans une ferme isolée en Norvège.
Ils y élèvent des moutons et cultivent des pommes de terre.
Il l'a adopté après la mort accidentelle de ses parents dans un champ de bataille français complètement fermé au public, en 1971.
Ils auraient respiré ou inhalé à leur insu le gaz d'une très vieille grenade , tombés à l'eau ils n'ont jamais pu regagner le bord.
Drôle de circonstance ...
En fait Edvard, qui les accompagnait , âgé de trois ans ne reparaît que quatre jours plus tard ,au Crotoy , à une centaine de kms du drame
Comment a - t- il échoué là?
Qui l'y a amené ?
Lors du décès de son grand- père, Edvard apprend qu'un cercueil hors normes , a été livré aux pompes funèbres , magnifique , envoyé par Einar son grand - oncle, ébéniste de génie, décédé depuis longtemps .
Il part à la recherche de son passé au volant de l'antique Mercedes de son grand - père, voyage initiatique , une quête d'identité intense , fébrile qui l'entraînera des îles Shetland aux champs de bataille de la Somme...
C'est un roman magistral : j'ai tout aimé : les lieux âpres et sauvages , le travail du bois, l'histoire de ces soldats écossais venus mourir sur le sol français , les sombres secrets familiaux, les jeux de photos dissimulées , les hangars étranges, les chagrins d'amour, les traces, le voyage dans le temps et l'espace, inoubliable , les mystères de cette incroyable histoire , la force d'Edvard pugnace.
Il surmontera son traumatisme, sa peur, ses blessures intimes .
Je ne vais pas en dire plus..
L'auteur déplie son talent en remontant au fil des chapitres les cercles du temps comme l'on compterait les cercles de vie d'un arbre, exhume avec grâce les ramifications complexes d'une famille: deux frères, deux amours, seize arbres ......
Un beau voyage intense, profond ,bouleversant , foisonnant , pétri d'émotions , à la recherche de la vérité et quelle vérité !
Lu une grande partie de la nuit , commandé grâce à Idil et Sabine, mes amis , une fois de plus . La première de couverture est très belle .
Je le conseille : 555 pages en format poche.
Traduit du norvégien par Céline Romand - Monnier.
«  Les feuilles des noyers bruissaient dans la brise.
Mais au - dessus trônait le grand bouleau , haut , inébranlable, avec des branches si épaisses qu’elles ne bougeaient pas au vent. Et ainsi , à travers le feuillage , le soleil projetait sur nous son incessant jeu de lumière et d’ombre » ....
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          436
Biblioroz
  27 juillet 2020
Pour lui, le lointain et vague souvenir de sa maman était lié à une odeur chaleureuse, à un éclat bleuté d'une robe qu'elle avait dû porter. Son papa a été effacé par la présence de ce grand-père qui l'a ramené en Norvège après son énigmatique disparition de quatre jours, faisant suite à la mort de ses parents. Edvard n'était alors qu'un petit bonhomme qui allait sur ses quatre ans. Une double mort, survenue en 1971 dans la Somme, sur les lieux d'un ancien champ de bataille. Plus tard, ces évènements tragiques, aux contours bien flous, se perdront dans un mutisme nébuleux lors des vaines tentatives d'Edvard à vouloir mettre des images sur son histoire familiale.
Mais après avoir vécu, presque confiné, dans cette ferme des montagnes norvégiennes, à cultiver différentes variétés de pomme-de-terre, Edvard ne veut plus laisser reposer l'histoire des siens.
Il faut donc l'écouter, le suivre et partager tous ses efforts pour déterrer la moindre réminiscence qui peut mettre en lumière ce passé, saisir au vol les quelques traces laissées par les disparus.
D'un manche de couteau en bois flammé, de la surprenante interdiction d'aller relever le courrier, d'écrits ou photos soigneusement rangés dans des enveloppes nominatives, l'auteur fait bourgeonner des faits, comme autant de ramifications partant d'un tronc d'arbre meurtri. Car bien sûr, le titre nous en donnant l'importance, les arbres feront partie intégrante de cette histoire. Elle débutera avec des bouleaux blessés qui offrent un bois flammé de toute beauté, matériau convoité par les meilleurs ébénistes. C'est ce canevas arborescent, original et passionnant, qui attise la curiosité du lecteur. L'image de la richesse et la splendeur du bois nous accompagne durablement.
Dans le tumulte du temps, traversant les deux guerres, on se laisse dériver avec une grande fluidité dans les exaltantes recherches de ce jeune homme. du bourg de Saksum, où nos yeux s'ouvriront sur les impacts des choix de guerre, aux îles Shetland qui lèveront le voile, indice après indice, sur les mystères auréolant chaque personne touchant de près ou de loin les mailles familiales des Hirifjell, on se laisse prendre dans un tourbillon qui ne se calme et s'apaise qu'une fois tous les bourgeons méticuleusement rassemblés.
Cette quête renferme de très beaux passages émouvants comme la dernière crémation que le petit-fils offre à son grand-père. Elle nous fait découvrir des restes de présence norvégienne au fin fond d'une île écossaise dont les vieilles pierres sont parfois battues par les vents hurlants. Elle fait jaillir les déchirants éclaircissements d'une discorde entre deux frères, l'un proche de la terre, l'autre ébéniste émérite aux doigts d'or mais à l'esprit meurtri. Cette quête laisse aussi le temps à notre narrateur de démêler ses sentiments amoureux. Et tant, tant de points passionnants ou attachants qui nous captivent.
J'ai adoré ce climat prenant, ascensionnel, que l'auteur instaure avec brio. Aidé par sa passion de la photo, Edvard y scrute et cherche chaque détail pour appréhender les siens et tenter de soulever tout l'inconnu qu'ils ont laissé. Odeur de skaï, de funérailles, vision de cercueils, mêlent beauté et tristesse pour tenter de comprendre tous ces disparus et continuer leur chemin dans la lumière. Une magnifique histoire teintée de mystères à découvrir et à ressentir.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          302
visages
  04 juin 2020
Ce roman est construit
Comme une enquête policière mais ce n'est pas une intrigue policière, c'est la quête d'Edvard ,24 ans,pour s'approprier son histoire,remonter le fil d'Ariane familial, dénouer les secrets,non dits, les tabous pour savoir vraiment qui il est. Car, comme l'évoque magnifiquement ce parallèle avec les arbres "l'arbre doit enfermer la blessure et continuer de pousser. Les cernes du bois trouvent des chemins contournés. Ils s'étirent au dessus de la plaie. le motif est imprévisible. C'est seulement en sciant le matériau qu'on peut voir ce que donne l'arbre. ". Edvard a de profondes cicatrices et ce n'est qu'en allant les rencontrer qu'il pourra comprendre. A trois ans,il perd en effet ses parents dans un énigmatique accident. Disparu pendant 4 jours son grand père vient le rechercher dans la Somme à 100 km du lieu de l'accident. Des années après , à la mort de son grand père,il apprend qu'un splendide cercueil a été livré à son attention, véritable oeuvre d'art déco,visiblement créé par Einard , frère de son grand père,lui même décédé pendant la seconde guerre mondiale. La boîte de Pandore est ouverte. Alors que jusqu'alors tout s'était organisé pour enfouir son passé " dans un oubli cotonneux" la nécessité d'accéder à ce qui c'est passé pour lui et ses parents devient essentielle.
J'ai suivi le cheminement de ce jeune homme avec bonheur et soif de comprendre. J'ai beaucoup aimé ce mélange de faits historiques sur les deux grandes guerres, de tourments psychologiques, de poids intergenetationnel et aussi les magnifiques descriptions des Shetland, de la Norvège, de la Somme. L'écriture de Lars Putting porte avec brio cette saga complexe et palpitante.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          233


critiques presse (1)
Actualitte   31 octobre 2018
Exhumer le passé familial, remonter les cercles du temps comme l'on compte les cernes d'un arbre, tel est le voyage auquel nous convie Lars Mytting : Les seize arbres de la Somme est une intense quête d'identité, foisonnante et profonde, à la recherche de la vérité.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   29 novembre 2017
Le centre était désert. Ce n’était pas une nouveauté : aux heures apathiques entre la fermeture de l’épicerie et le dîner, personne ne sortait. Rien d’autre que les voitures en transit qui se traînaient à cinquante à l’heure. Les gens regardaient par la vitre en se félicitant de ne pas avoir à vivre à Saksum.
Mais ils ne savaient pas ce que nous possédions.
Car ici, il y avait de la place pour nous. De la place pour moi,pour Carl Brænd, le freak de l’électronique qui, à l’âge de cinquante-cinq ans, habitait toujours chez sa mère, construisait des amplis de génie et roulait jusqu’au kiosque à hot-dogs à dix heures moins cinq pour avoir les saucisses livides à moitié prix de l’heure de la fermeture.
Ici, nos tares étaient visibles. Nous en avions connaissance, nous nous en servions pour nous maltraiter les uns les autres, mais les ragots nous soudaient. En chacun de nous il y avait un trou et nous le recherchions chez les impeccables, parce que c’était par là que le village passait son fil.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          270
santorinsantorin   31 janvier 2020
Let us die Young or let us live forever.
Et ce n'était peut-être qu'une illusion, ou séduction, car il s'agissait d'une simple chanson pop, du plastique là où la vraie musique était d'acier, du carton-pâte là où il aurait dû y avoir de la maçonnerie, mais encore une fois je l'entendis.
Cette chanson était sincère. Et soudain, je sus que je vivais là l'un de ces épisodes très rares dans une vie où la musique s'attache à un instant. Instant dont je me souviendrais encore dans cinq, dans dix ans. Je vis que Gwen le comprenait aussi et que nous avions la chance de le comprendre en temps réel et pas seulement à posteriori.
C'était un instant décisif dans sa vie aussi, le seul instant, le seul endroit avec mes yeux bruns et ses yeux bruns, cet instant qui apparaîtrait chaque fois que nous entendrions Forever Young.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          333
santorinsantorin   31 janvier 2020
Les visages de mes parents, eux, ne vieillirent jamais. Ils existaient sur une photo de la commode, juste à côté du téléphone. En pantalon pattes d'éléphant et gilet rayé, papa est appuyé contre la Mercedes. Maman est accroupie, elle caresse Pelle, notre buhund norvégien. Il semble lui barrer la route, comme s'il refusait de nous laisser partir.
Les bêtes comprennent peut-être ces choses-là.
Quant à moi, j'agite la main sur la banquette arrière, la photo a donc dû être prise le jour de notre départ.
Je continue de me figurer que je me souviens du trajet vers la France, comme d'une odeur de skaï émanant des sièges chauds, comme d'un défilé d'arbres par la vitre latérale. Longtemps, j'ai cru me souvenir aussi de l'odeur particulière de maman ce jour-là, et de leurs voix par-dessus le vent de vitesse.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
BookycookyBookycooky   27 novembre 2017
Pour moi, maman était une odeur. Maman était une chaleur. Une jambe à laquelle je m’accrochais. Un souffle de bleu ; une robe dont je croyais me rappeler qu’elle la portait. Je me disais qu’elle m’avait décoché dans la vie avec la corde d’un arc, et lorsque j’avais façonné mes souvenirs d’elle, je n’avais pas su s’ils étaient exacts ni vrais,......
Commenter  J’apprécie          440
santorinsantorin   31 janvier 2020
- Il avait envie d'aller pêcher à la traîne hier soir, dis-je. J'aurais dû essayer de le réveiller.
- Edvard. Ne te punis pas toi même avec des pensées sur ce que tu aurais dû faire autrement le dernier jour. Si tu considères la vie dans son ensemble, nous avons le plus souvent un comportement peu reluisant. Nous sommes aveugles au bien qu'on est prêt à nous faire. Nous tendons une oreille distraite quand quelqu'un nous raconte une chose qu'il redoutait de dire. La mort n'envoie pas de préavis de trois semaines au courrier. Elle vient quand tu es en train de manger des bonbons aux framboises. Quant tu sors faucher l'herbe…..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210

Video de Lars Mytting (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Lars Mytting
Lars Mytting - Norwegian Wood
autres livres classés : îles shetlandVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Etes-vous incollable sur la littérature scandinave ?

Qui est l'auteur du roman "Bruits du cœur" ?

Herbjørg Wassmo
Jens Christian Grondhal
Sofi Oksanen
Jostein Gaarder

15 questions
117 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature scandinaveCréer un quiz sur ce livre

.. ..