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Georges Sautreau (Traducteur)
ISBN : 2253049638
Éditeur : Le Livre de Poche (25/02/2004)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 376 notes)
Résumé :
La seule chose qui me gênât un peu, c'était, malgré mon dégoût de la nourriture, la faim quand même. Je commençais à me sentir de nouveau un appétit scandaleux, une profonde et féroce envie de manger qui croissait et croissait sans cesse. Elle me rongeait impitoyablement la poitrine ; un travail silencieux, étrange, se faisait là-dedans.
Knut Hamsun.


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Critiques, Analyses et Avis (46) Voir plus Ajouter une critique
ninosairosse
  16 novembre 2016
Lu en Avril 2016 suite suggestion de Babelio.... suite mon envie de recenser les Nobels de Littérature... suite à vouloir décrocher une insigne Novice en Littérature du Grand Nord ....suite Questions pour un Champion et son célèbre "4 à la suite" ;-)
Comme vous en avez pris l'habitude maintenant, je ne vais pas vous résumer ici l'histoire sans fin, d'un gars qui galère, fin XIXe, sans toit, dans les rues d'Oslo, qui se dispute avec un chien pour un os à ronger, bref qui n'arrive même pas à mettre faim à son cauchemar ! c'est peu dire !!
Je vous rappelle que pour les résumés, c'est "info" en tête de page, 4em de couverture, critiques éditeurs et résumés membres....
Par contre, par le plus curieux des hasards, sortie de Bibliothèque de Rennes Nov2016, je tombe sur un DVD film de Henning Carlsen (1966): "La Faim"....les cinéphiles apprécieront la sélection pour la Palme d'Or et le Grand Prix d'interprétation pour Per Oscarsson à Cannes en 1966 (les Césars c'est à partir de 1976, comble pour un Oscar son !) , clou de ma surprise, en Bonus : Entretiens (2002) Régina Hamsun (petite fille de Knut) avec Paul AUSTER !!!!!
Rappelez-vous "Moon Palace" de P. Auster, (ici, vous êtes obligés d'interrompre votre lecture, pour consulter (et apprécier !!) ma critique, où déjà, je faisais allusion à une certaine similitude entre ces deux romans !!!
Tout ça, pour vous dire, que Réalisateur et Acteur ont réussi avec brio à nous restituer sans conteste, la concrétisation d'une introspection, de nous projeter la vision d'une âme, de nous faire toucher à sa faim... le best, le fin du Faim, Prix mérités, mais c'est vrai "la Faim" justifie les moyens ! ! !
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Aline1102
  22 mars 2014
La Faim nous raconte l'histoire d'un écrivain qui ne parvient pas à vivre de sa plume et qui, petit à petit, s'enfonce dans la pauvreté. Luttant jour après jour contre la déchéance qui le menace, ce héros (dont le nom ne nous est jamais clairement révélé) a de moins en moins de temps pour écrire les articles et histoires qui pourraient le sauver de la misère.
C'est probablement la première fois que je lis un roman où le thème de la psychologie du personnage s'insère aussi bien dans la prose de l'auteur. En général, quand on rencontre un récit "psychologique", celui-ci a tendance à être ennuyant. Avec La Faim, Knut Hamsun parvient à nous décrire les obsessions de son personnage sans jamais nous ennuyer. Il est d'ailleurs impossible de lâcher le roman avant de savoir ce qu'il advient de cet homme qui, pour son art, est prêt à souffrir les pires humiliations et difficultés. Et son destin ne nous est révélé qu'à la toute dernière page du récit...
J'ai retrouvé, dans La Faim, un véritable "flux de conscience" digne de Virginia Woolf. Les pensées du héros nous sont exposées de manière brute, sans fioritures inutiles et elles finissent par devenir tout à fait fascinantes malgré le délire qui s'en dégage. Cet homme semble devenir fou sous nos yeux et une série de questions commence alors à s'imposer à notre esprit : devient-il fou à cause de la faim qui le torture (car il n'a plus d'argent pour se loger ou se nourrir) ? Ou était-il déjà fou avant et cette folie l'empêche-t-elle de finir les récits qu'il commence (en entraînant sa déchéance et sa malnutrition) ? Va-t-il mourir là, sous nos yeux ; ou une bonne âme va-t-elle le sauver in extremis ?
Une preuve supplémentaire du talent de Knut Hamsun est le fait que le personnage principal se retrouve toujours dans les mêmes situations sans jamais ennuyer ou lasser son lecteur. Dans chaque partie du récit, on retrouve la même structure : le héros tente d'écrire un article qui le rendra célèbre et lui permettra de vivre de sa plume. Il n'y parvient pas et se retrouve à la limite de l'indigence. Quand sa situation semble totalement désespérée et que l'on s'attend à le voir mort dans les pages qui suivent, il parvient à terminer son article et à le faire publier.
Cette situation se répète encore et encore ; le héros semble accomplir tous les jours le même parcours dans la ville de Kristiana ; et pourtant, on a chaque fois l'impression de lire un pan inédit de l'histoire de cet homme. Rien n'est lassant dans la plume de Knut Hamsun qui parvient toujours à insérer une sorte de suspense dans ce drame dont on connaît pourtant le dénouement...
Encore une très belle découverte grâce au Challenge 15 Nobel 2013-2014 de Gwen21.
Challenge 15 Nobel : 10/15
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Myriam3
  07 octobre 2014
Il n'y aurait pu avoir meilleur titre à ce livre que "la Faim"; c'est elle qui domine le récit et qui mène le narrateur dans une spirale qui semble sans fin. Ce narrateur est un jeune homme qui tente de survivre dans les rues de Christiana, l'actuelle Oslo. Nous sommes à la fin du dix-neuvième siècle. Petit-à-petit, inéluctablement, il perd son logement, ses affaires qu'il apporte au clou une à une, et la dernière chose qui lui reste est sa dignité. Que dis-je, un amour propre - et compréhensible mais parfois insupportable pour le lecteur- qui l'empêche d'accepter l'aumône et le réduit à une âme tourmentée par la faim. Il en perd la raison, a des visions, passe d'une émotion extrême à l'autre, jusqu'à ce que, brièvement, la chance lui sourie à nouveau.
Toute la narration se fait par la subjectivité totale du protagoniste mais on devine la pitié et un étonnement peiné dans ces regards étrangers posés sur lui, là où lui-même imagine indignation, admiration ou amour.
Ce roman autobiographique, dit Octave Mirbeau dans la préface - est écrit avec une concision remarquable et un point de vue très travaillé. Vu à rebours, le personnage pourrait être cette figure du Cri de Munch, totalement emprisonnée, dominée par sa souffrance.
Régulièrement, aussi, dans son allure, sa fierté qui en devient parfois ridicule, ses accès de colère, de désespoir puis de compassion, le personnage m'a fait penser à Charlot et, j'avoue, malgré le côté tragique, j'ai parfois souri.
Il s'agit pour moi d'une relecture, et je confirme que c'est un récit qui reste longtemps ancré en nous quand on l'a lu, quand on marche dans la rue, quand on croise, quotidiennement, des dizaines de personnes qui se trouvent dans la même situation, bien malgré elles et qui explique pas mal de comportements. Bref, c'est un roman qui n'a rien perdu en actualité et qui possède une grande force mais aussi une tendresse pour ce pauvre garçon plein de bonne volonté qui perd pied malgré sa lutte.
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colimasson
  12 août 2013
Knut Hamsun a su se doter sans le vouloir d'un publicitaire hors-norme en la personne d'André Gide. Ce dernier, pas mauvais déjà pour nous faire percevoir les méandres tortueux de l'âme humaine, écrit pourtant qu'il ne connait pas plus doué que Knut Hamsun pour s'offrir une petite promenade au fond des psychismes malmenés :

« Ah ! combien toute notre littérature paraît, auprès d'un tel livre, raisonnable. Quels gouffres nous environnent de toutes parts, dont nous commençons seulement à entrevoir les profondeurs ! Notre culture méditerranéenne a dressé dans notre esprit des garde-fous, dont nous avons le plus grand mal à secouer enfin les barrières ; et c'est là ce qui permettait à La Bruyère d'écrire, il y a déjà deux siècles de cela : « Tout est dit ». Tandis que devant La Faim on est presque en droit de penser que, jusqu'à présent, presque rien n'est dit, au contraire, et que l'Homme reste à découvrir. »

Mais le temps a passé et La faim ne semble plus si chamboulante qu'elle avait pu le paraître pour Gide, Breton ou Mirbeau, qui en étaient de fervents admirateurs. D'ailleurs, dans le domaine du renouvellement littéraire, ceux-ci oeuvrèrent également de manière décisive et ouvrirent peut-être la voie à une lignée d'écrivains qui se chargèrent de contredire La Bruyère en nous faisant comprendre que tout n'a pas encore été dit –en tout cas pas dans toutes les formes décemment imaginables.

L'histoire de la faim s'apparente à la quantité des substances ingérées par son narrateur et se résume à peau de chagrin : journaliste sans poste fixe, l'argent ne suffit plus à subvenir à ses besoins et plutôt que d'accepter un poste qui ne convient ni à ses ambitions, ni à ses compétences, et plutôt que de recourir à une mendicité jugée humiliante, le narrateur préfère errer toute la journée dans les rues d'Oslo, gaspillant ainsi ses dernières forces dans l'espoir de faire surgir dans son esprit le papier qui lui rapportera enfin de l'argent et –qui sait ?- de la reconnaissance.

Qui a déjà essayé de vadrouiller au hasard des rues en se proposant de fixer son attention sur un seul sujet de réflexion sait combien il est difficile de ne pas se laisser perturber par les distractions extérieures et par la volatilité de sa concentration. Notre journaliste n'échappe pas à ce papillonnage et c'est à la lecture de ces pensées éparses que nous convie Knut Hamsun. Virginia Woolf popularisera ce type de narration un peu plus tard avec Mrs. Dalloway, ne parvenant toutefois pas à introduire cet élément perturbateur qui fera toute l'étrangeté du récit de Knut Hamsun : la faim.

La faim est représentée sous la forme d' « un essaim de petites bêtes malfaisantes [qui] avaient pénétré dans mon être intime et l'avaient évidé ». Oui mais jusqu'à quel point ? Au moment où le journaliste nous confie cette impression, sa personnalité –quoique déjà un peu bancale- reste encore stable et certaine. Au fil du temps, la fatigue, la famine et la solitude aidant, une déchéance de plus en plus profonde s'installera. Corps et âme ne sont pas séparés et la misère s'inscrit à plusieurs niveaux, dans la moindre résistance de la capacité physique et dans l'impossibilité de plus en plus tenace à mener une réflexion cohérente jusqu'au bout. Cercle vicieux d'abord motivé par la fierté qui empêchera finalement le journaliste d'accéder à toutes ses ambitions littéraires.

La description de l'état de famine est plus clinique que psychologique. le ton auquel recourt Knut Hamsun est simple et clair. Il nous donne l'impression d'une observation médicale et pourtant, pas une page ne se passe sans que le journaliste ne nous fasse parvenir un listage précis des sentiments et des pensées qui le traversent. Même au faîte de la famine, le journaliste ne nous semblera finalement pas si dérangé qu'il essaie bien de nous le faire croire. Ce caractère continuellement raisonné du discours, bien que permettant une lecture fluide et jamais désagréable, constitue cependant la caractéristique qui ne nous permet pas de suivre André Gide jusqu'au bout de son engouement. Non, Knut Hamsun n'est pas allé se promener jusqu'aux abysses de la psyché humaine : il nous a permis d'en mesurer la profondeur et d'en apercevoir la noirceur, mais au moment de plonger, il s'agrippe aux rebords de la raison. Son discours n'est qu'un écho des dangers auxquels a échappé son personnage. Il en reste, cependant, une velléité d'écriture certainement rare pour un roman publié en 1890.
Lien : http://colimasson.over-blog...
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bilodoh
  07 février 2015
Mourir de faim, un sort bien peu enviable, décrit avec beaucoup d'émotions par le Nobel de littérature 1920.

Bien sûr, on sait que l'auteur a survécu puisqu'il s'agit d'un récit autobiographique. Il raconte et fait vivre au lecteur les douleurs et les transformations physiques de la faim, mais aussi les effets débilitants sur le cerveau qui s'embrume, les conséquences sur la personnalité qui passe de l'euphorie, à la colère ou à l'apathie totale.

Contrairement à d'autres récits, ce n'est pas en temps de guerre, ce n'est pas à cause d'une catastrophe naturelle, c'est simplement la malchance, les employeurs qui rejettent un candidat malgré la volonté de travailler, l'orgueil d'un homme qui refuse de demander la charité.

Cette histoire a été publiée en 1890, mais les émotions ressenties par le protagoniste du roman sont toujours d'actualité. On pourra y penser la prochaine fois qu'on croisera un sans-abri dans nos rues ou mieux, lors d'une prochaine collecte des « Restos du coeur » ou des banques alimentaires.
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Citations et extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
Myriam3Myriam3   06 octobre 2014
Place du grand marché, je m'assis sur un des bancs près de l'église. Grand Dieu! Comme l'avenir commençait à me paraître sombre. Je ne pleurais pas, j'étais trop fatigué pour cela. Au comble de la torture, je restais là sans rien entreprendre, immobile et affamé.Ma poitrine surtout était en feu, j'y ressentais une cuisson tout particulièrement pénible. Mâcher des copeaux ne servirait plus à rien; mes mâchoires étaient lasses de ce travail stérile et je les laissai au repos.
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laurentguilaurentgui   04 juillet 2012
Je te le dis, ô sacré Baal du ciel, tu n'existes pas, mais si tu existais je te maudirais de telle sorte que ton ciel frémirait du feu de l'enfer. Je te le dis, je t'ai offert mon service et tu l'as refusé, tu m'as repoussé et je te tourne à jamais le dos parce tu n'as pas su reconnaître l'heure de la Visitation. Je te le dis, je sais que je vais mourir et pourtant je te honnis, ô céleste Apis, la mort entre les dents. Tu as employé la force contre moi et tu ne sais pas que jamais je ne fléchis devant l'adversité. Ne devrais-tu pas le savoir ? As-tu formé mon cœur en dormant ? Je te le dis, toute ma vie, chaque goutte de mon sang dans mes veines se fait une joie de te honnir et de conspuer Ta Grâce. A dater de ce moment, je renonce à toi, à tes pompes et à tes œuvres, je jetterai l'anathème à ma pensée si jamais elle te pense, je m'arracherai les lèvres si jamais elles prononcent ton nom. Si tu existes, je te le dis le dernier mot de la vie et de la mort, je te dis adieu. Puis je me tais, je te tourne le dos et vais mon chemin...
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Myriam3Myriam3   03 octobre 2014
L'automne est venu. Déjà il commence à plonger toutes choses en léthargie. Déjà les mouches et autres bestioles en ont ressenti les premières atteintes. Là-haut dans les arbres, en bas sur la terre, on entend le bruit de la vie qui s'obstine, grouillante, bruissante, inquiète, luttant pour ne pas périr. Dans le monde des insectes, toutes ces petites existences s'agitent une dernière fois. Des têtes jaunes sortent de la mousse, des pattes se lèvent, de longues antennes tâtonnent, puis tout-à-coup la bestiole s'affaisse, culbute et reste là le ventre à l'air.
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JeanPierreVJeanPierreV   26 septembre 2017
Dieu bon, dans quel triste état j'étais maintenant! J'étais si profondément dégoûté et fatigué de ma vie misérable tout entière que je ne trouvais plus qu'il valût la peine de lutter pour la conserver. L'adversité avait pris le dessus, elle avait été trop rude. J'étais extraordinairement délabré, absolument l'ombre de ce que j'avais été un jour. mes épaules s'étaient affaissées, complètement déjetées de côté et j'avais pris l'habitude d'aller courbé de l'avant lorsque je marchais pour épargner tant soit peu ma poitrine. J'avais fait l'examen de mon corps quelques jours plus tôt, vers midi, dans ma chambre, et j'avais pleuré sur lui tout le temps. Il y avait des semaines que je portais la même chemise, elle était toute raide de transpiration et elle m'avait écorché le nombril. Il sortait de la plaie un peu d'eau sanguinolente mais cela ne faisait pas mal, c'était seulement affligeant d'avoir cette plaie en plein milieu du ventre. Je n'avais aucun remède là contre et elle ne cicatrisait pas toute seule. Je la lavais, la séchais soigneusement et remettais la même chemise. Il n'y avait rien à faire.
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colimassoncolimasson   08 janvier 2014
Un monstre de voiture de boulanger passe devant moi et frôle ma jaquette de sa roue ; si j’avais été plus prompt je m’en serais tiré absolument indemne. […] je perçus une douleur à l’un de mes pieds, quelques orteils furent écrasés ; je les sentis pour ainsi dire se recroqueviller dans mon soulier.
[…] Je me dirigeai vers un banc du plus vite que je pouvais ; tous ces gens qui s’arrêtaient, les yeux fixés sur moi, me déconcertaient. A la vérité ce n’était pas un coup mortel, j’avais eu relativement de la chance, du moment qu’il fallait que le malheur arrivât. Le pire était que mon soulier avait été écrasé, mis en pièces, la semelle arrachée au bout. Je levai le pied et vis du sang dans l’ouverture béante. Bah ! cela n’avait pas été fait volontairement de part ni d’autre ; l’homme n’avait pas eu l’intention d’aggraver mon triste état : il avait l’air très effrayé.
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Videos de Knut Hamsun (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Knut Hamsun
Une revue de La Faim de Hamsun sur YouTube (Qu'est-ce qu'on lit?)
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