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EAN : 9791022608923
Éditeur : Editions Métailié (22/08/2019)
4.03/5   20 notes
Résumé :
Les malédictions ont la vie dure. Depuis que Kintu, gouverneur d'une lointaine province du royaume du Buganda, a tué accidentellement son fils adoptif d'une malheureuse gifle, en 1750, un sort est lancé sur tous ses descendants, les vouant à la folie, à la mort violente, au suicide. Et en effet, trois siècles plus tard, les descendants de Kintu semblent abonnés au tragique : Suubi harcelée par sa soeur jumelle qu'elle n'a jamais connue, Kanani, le « réveillé » évang... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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Cetsak
  19 octobre 2019
« Kintu », c'est le coeur de l'Afrique battant la chamade, sous une chaleur écrasante.
Un premier roman d'une richesse incroyable.

L’HISTOIRE :
Kintu c'est une plongée dans l'Ouganda, une apnée dans les eaux troubles de la famille, de ces liens qui unissent pour le meilleur et pour .... le pire ! le pire ici prend un malin plaisir à s'immiscer insidieusement dans les veines, à distiller dans le sang son mal, et ce, de génération en génération, inlassablement.
A l'origine du mal, un mot effrayant, diabolique, le prononcer c'est déjà se mettre en danger : la MALEDICTION.
1750, l'ancêtre Kintu Kidda commet la faute irréparable qui condamnera tous ses descendants à la malédiction.
2004, les malheureux en payent encore le prix. Héritiers malgré eux de la tragédie, leurs vies est une lutte permanente contre les fléaux qui s'abattent sur eux : mort violente, maladie, folie ... aucuns échappatoires semblent plausibles dans cet enfer et pourtant il suffit parfois d'une minuscule étincelle pour éclairer la conscience ...

MON AVIS :
Mon coeur aussi a battu la chamade, au rythme de cette histoire poignante.
Transportée j'ai été, dans les différents récits qui se succèdent. Six livres où l'on découvre un à un les fameux descendants et le lien qui les unit, qui se tisse peu à peu pour donner vie à l'ouvrage final.
L'écriture est belle même dans sa noirceur. le ton est juste, aucune place n'est donnée à l'apitoiement.
Un roman très contemporain, orignal dans sa structure parfaitement maîtrisée.
« Kintu », c'est s'ouvrir aux traditions africaines, aux rituels magiques et à la puissance du lien du sang. Des ancêtres fantomatiques qui s'invitent dans les esprits.
Un roman vivant, des plus vibrants. Une réflexion poussée sur un sujet qui me passionne : les liens transgénérationnels.
Une épopée moderne aux multiples thématiques : la gémellité, l'histoire africaine et la complexité des relations avec l'Occident, la misère, la maladie, la violence ...
En un mot : PASSIONNANT !!!
Un premier roman de cette rentrée 2019 dont on a peu entendu parler et c'est bien dommage !
Je remercie, chaleureusement, Babelio et les éditions Metailié pour cette très belle découverte :-)
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Fifrildi
  29 septembre 2019
Je tiens tout d'abord à remercier Babelio et les Editions Métailié pour l'envoi de ce roman dans le cadre de la dernière opération Masse critique.
Kintu est le premier roman de l'auteure ougandaise Jennifer Nansubuga Makumbi, je l'ai trouvé excellent.
L'histoire commence en janvier 2004 avec le meurtre de Kamu Kintu par une foule en colère. On pense (à tort) qu'il est un voleur. Malchance ou malédiction ancestrale ?
Petit retour en arrière quand l'Ouganda était encore le royaume du Buganda en 1750, quand le lac Victoria s'appelait encore Nnalubaale. L'Afrique pré-coloniale est fascinante, tout le roman se serait passé à cette époque que j'en aurai été ravie. C'était vraiment la partie que j'ai préféré. On y fait la connaissance du lointain ancêtre de Kamu, Kintu Kidda.
Une malheureuse gifle cause la mort de son fils adoptif Kalema d'origine Tutsi. Il y a des rituels à observer lors d'un décès mais Kintu préfère cacher la mort de l'enfant car il a honte de son geste. C'est le père naturel de Kalema qui va maudire Kintu Kidda et toute sa descendance en guise de vengeance.
Retour ensuite en 2004 pour y retrouver les membres de la famille et leur histoire. Il y a Suubi Nnakintu, Kanani Kintu, Isaac Newton Kintu et Miisi Kintu.
Chaque histoire démarre le 5 janvier 2004 et puis repart dans le temps pour raconter la vie de chaque personnage. C'est une narration plutôt originale qui permet de bien connaître tout le clan avant qu'ils se retrouvent tous pour tenter de mettre fin à la malédiction.
Ce n'est pas un coup de coeur – à cause de la fin que je n'ai pas compris – mais j'ai vraiment beaucoup apprécié cette lecture.
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Stelphique
  22 août 2019
Ce que j'ai ressenti:
▪️Parcourir le royaume de Buganda, entre risques et périls…
Les terres d'Afrique sont riches d'évasions, de prières, d'enfants, d'amours mais aussi de sangs et de légendes, et Jennifer Nansubuga Makumba nous en sculpte, un roman d'une beauté saisissante. VI livres comme autant de destins maudits. Des lundis 5 janvier 2004, comme points de départs pour ces vies en suspens. 470 pages pour nous emmener au coeur de la culture et des traditions africaines. Un voyage magnifique, intense, et dépaysant. Emballée dans une poésie renversante, parsemée des grains de mots venus de ces terres lointaines, cette histoire vibre aux sons de leurs cris d'amour, des liens du sang, des fol espoirs de ces personnages. La puissance de la vie face à la fatalité de la mort, et entre ces deux extrêmes: une famille tourmentée. Dans leurs souffrances, dans leurs errances, dans leurs croyances, dans leurs espérances, je les ai trouvé tous, fascinants.
On ne s'aperçoit pas qu'on est maudits jusqu'à ce qu'on soit exposé à cette autre façon de vivre.
▪️La puissance d'une malédiction.
Kintu, est un nom maudit. En effet, en ayant eu un geste malencontreux cet homme condamne toute sa descendance et la marque, à jamais, dans le drame…Même après 250 ans, elle est toujours là, cette malédiction.Tenace, inquiétante, puissante. Elle guette dans l'ombre, et fonce en piqué, sur le sang des Kintu, immanquablement. Kidda, Suubi, Isaac, Miisi, Baale, Kanani, Magda et tous les autres, m'ont captivée. Chacun à leur manière, ces personnages ont quelque chose à nous faire ressentir, à nous faire découvrir, à nous apprendre même…Et l'auteure réussit un tour de force impressionnant, en nous faisant vivre, viscéralement, cette malédiction. Il y a une multitude d'émotions, de mystères et de découvertes dans ces pages, et c'est pour cela que j'ai adoré suivre les Kintu dans leurs cheminements intérieurs, les voir se débattre avec leurs destinées sanglantes et leurs karmas malheureux. Il vous prend aux tripes, ce roman, parce qu'il est bouillonnant de sentiments. C'est un ailleurs qui a le pouvoir d'envoûter, littéralement. Et bien sûr, c'est comme une évidence, de se laisser charmer de la sorte…
-Quels sont les derniers mensonges du monde?
▪️Un premier roman magistral.
Jennifer Nansubuga Makumbi nous conte admirablement le poids des traditions, les transmissions familiales, la puissance des liens, des mystères venus d'ailleurs, les effets de la gémellité, la beauté d'un pays, le coeur battant d'un peuple. Et c'est magnifique. Autant l'écriture que les thèmes abordés, on est transporté par ce roman débordant de vie. J'ai passé un moment très fort avec les Kintu. Il était tellement dense et beau ce roman, que j'ai encore du mal à quitter les membres de cette famille. Coup de Coeur!
Il sourit en pensant à l'ironie de la chose. Pour lui, l'humanité était maudite, de toute façon.
Ma note Plaisir de Lecture 10/10
Lien : https://fairystelphique.word..
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Bazart
  13 septembre 2019
2004 : en Ouganda, un homme injustement acusé de vol, lynché par une foule hystérique, décédera de façon terrible. Pour l'opinion publique, cette tragédie est étroitement liée à une malédiction gémellaire bien particulière.
Une malédiction ancestrale qui remonte en 1750 lorsque le gouverneur de la province de Buganda tua un de ses fils d'une gifle accidentelle et qui a ensuite rendu victime tous les prétendants au trône...
Premier roman ( écrit il y a déjà plusieurs années) mais qui ne sort qu'en cette rentrée littéraire en France chez Metailié, habitué à publier des romans venus de contrées africaines ou sud américaines, "Kintu", écrit par l'ougandaise Jennifer Nansubuga Makumbi, a connu un beau succès de vente dans certains pays africains mais aussi dans certains pays anglo saxons comme les USA et la Grande Bretagne.
Bienvenue au royaume de Buganda, où les malédictions et la magie des rites africains peuplent la destinée d'un pays à travers deux siècles.
Une saga épique et flamboyant qui sonde la place de la femme dans une société ultra patriarcale porté par un rythme qui nous laisse sans répit
Les secrets et rites dans un pays qu'on connait très mal en occident l'Ouganda, nous perdent un peu parfois pour les initiés mais ravira à coup sur les amateurs de saga romanesque qui traverse les époques.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Ichirin-No-Hana
  21 octobre 2019
C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai reçu l'ouvrage Kintu de l'autrice ougandaise Jennifer Nansubuga Makumb et je remercie Babelio et les éditions Métailié de m'avoir permise de découvrir cet ouvrage singulier. Kintu est un roman qui promet dépaysement et claque culturelle et bien que le roman puisse parfois nous perdre avec ses nombreux personnages, il n'en reste pas moins de qualité et d'une immersion totale dans cette culture assez méconnue.
En tuant son fils adoptif d'une simple claque, Kintu, gouverneur d'une province du Buganda, lance une malédiction sur toute sa descendance. le roman nous plonge dans différentes époques et nous présente une galerie de personnage haute en couleur mais c'est surtout un bon prétexte pour nous faire découvrir la culture de ce pays. Kintu est complet et nous permet de découvrir la place des femmes et également des hommes en Afrique, les différents rituels qui peuvent jalonner la vie, la place du sexe dans cette société polygame et également, bien entendu, l'importance des superstitions.
Avec son premier roman, Jennifer Nansubuga Makumbi nous prouve déjà un certain talent d'écriture et surtout de narration. Telle une conteuse, elle nous expose l'histoire de cette famille bien singulière touchée par le malheur tout en nous dressant un portrait captivant de son pays.
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critiques presse (2)
LeMonde   23 septembre 2019
La jeune écrivaine ougandaise a écrit « Kintu » avec l’idée de rendre à son pays sa profondeur historique. Elle a réussi. La genèse de Kintu est à l’image de sa forme. Un balancement constant entre passé et présent.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeMonde   19 septembre 2019
L’ici-bas et l’au-delà. Le destin et l’histoire. L’avant et l’après de la colonisation. Makumbi relie tous ces mondes habituellement cloisonnés dans ce premier roman éblouissant.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
CetsakCetsak   13 octobre 2019
Il s’était dit longtemps auparavant que la nature était une femme. Postée à côté du portail qui s’ouvre sur le monde et à mesure que les âmes le franchissent pour entrer dans la vie, elle leur tend un sac d’outils - des parents aimants, un foyer stable, la santé, l’intelligence, la beauté, la chance et des occasions. Mais quand il était arrivé, cette femme était de mauvaise humeur. Elle lui avait balancé un sac presque vide. Pourtant, il s’était construit une vie avec le peu qu’elle lui avait donné. Mais juste au moment où il commençait à voir le bout du tunnel, cette femme la lui avait reprise.
+ Lire la suite
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CetsakCetsak   24 septembre 2019
Le monde était tranquille. Sur sa droite, une nébuleuse de jeunes étoiles formaient une traînée dans le ciel. A sa gauche, quelques autres solitaires, plus vieilles, clignotaient d’une lumière lasse. Autour de lui, l’air de minuit était froid et calme. L’obscurité était dense. Des lucioles tentaient de la percer - allumées, éteintes, allumées éteintes - en vain.
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FifrildiFifrildi   26 septembre 2019
- Tous les hommes politiques sont pareils : une fois au pouvoir, ils s'imaginent qu'ils sont les seuls à avoir de la cervelle.
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FifrildiFifrildi   25 septembre 2019
Le christianisme dérangeait l'esprit, sinon comment expliquer que Kanani ait fait abstraction de toute son humanité pour se transformer en bible ambulante?
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FifrildiFifrildi   29 septembre 2019
L'esprit était une malédiction : sa capacité à retourner en arrière pour regretter et à se projeter dans l'avenir pour espérer et s'inquiéter n'était pas une bénédiction.
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