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Critiques sur Derniers jours (25)
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lyoko
  14 novembre 2016
Kyle Freeman est le Michael Moore Britannique, la renommée en moins. pris à la gorge par des dettes faramineuses, il n'en faut pas plus pour accepter l'offre d'un mécène pour faire un reportage sur une secte disparue depuis presque 30 ans lors d'un suicide collectif (ou presque).
Mais le jeune homme et ses amis ne sont pas au bout de leurs surprises.

Un roman qui a quelques longueurs, mais qui s'excusent aisément lors de la trame faite par l'auteur. Un auteur qui est doué dans la description de l'horreur. La fameuse dirigeante de la secte est décrite de main de maître , à tel point qu'un homme comme Hitler passerait pour un gentil à côté.
J'ai ressenti de l'angoisse en lisant ce roman, un peu la même que lorsque j'ai découvert Blair Witch.
L'intrigue est aussi palpitante et nous prend aux tripes et nous pousse à savoir le pourquoi du comment...
Un roman d'horreur angoissant et palpitant certe mais qui malheureusement est retombé comme un soufflé.. la fin est une déception incroyable pour moi.. et pourtant il y avait des possibilités d'emmener le lecteur encore plus loin dans l'horreur.
Il faut reconnaître aussi à Nevill d'avoir su me mener par le bout du nez et avoir réussi a me faire penser a des hypothèses complètement fausses à quasiment à chaque pages. Peut-être est ce a cause de cela que ce final que certains trouvent magistrale m'est passée à côté.
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Crossroads
  13 juin 2014
Kyle Freeman est un cador, une épée dans son domaine . Fine lame de l'investigation indépendante, il s'est taillé une solide réputation dans le métier. Aussi, lorsque l'étrange Maximillian Solomon lui propose-t-il d'investiguer sur le parcours de soeur Katherine, cruel leader charismatique du Temple des Derniers Jours, il n'y voit que l'occasion d'asseoir un peu plus sa crédibilité tout en épongeant le cortège de dettes qui lui pourrit alors la vie. S'il avait lu son horoscope, il se serait certainement abstenu. Jamais bon d'avoir Lucifer dans le trigone de Neptune...

- Vous aimez le gore ?
- Ouaiiiis !!!
- Et bien vous en aurez, un peu ! Vous fonctionnez à l'adrénaline ?
- Re-ouaiiis !!!
- C'est cadeau, c'est offert, et à foison encore ! Dion et Carey sont vos groupes de Death Metal favoris ?
- Gnnnnnnn...
- OK, on oublie, c'était juste pour voir si vous suiviez...

Lorsque le commanditaire évoquera la manifestation possible d'esprits, Kyle imitera cruellement le ricanement de la hyène rieuse. Juste le temps de se faire dessus dès le premier sujet tourné. En effet, amené à voyager souvent histoire de retracer le parcours de ce gourou ainsi que les derniers jours sanglants de sa secte d'illuminés en interviewant les rares survivants et policiers imbriqués dans ce récit, respiration, il réalisera très rapidement que les risques encourus s'avèrent bien plus redoutables qu'initialement prévus.
Tourné comme un reportage à l'arrache - style Projet Blair Witch - Nevill mixe habilement dérives sectaires et fantastique. L'horreur pure enlève une très faible part du marché, l'auteur préférant jouer sur le trouble et le malaise s'instaurant tel un poison au gré des événements subis.
D'un fait divers mémorable et barbare, Nevill brode un canevas solide, préférant systématiquement suggérer que montrer.
Tout comme Kyle, le lecteur se retrouve alors prisonnier de cette toile tissée par l'esprit dérangé d'un gourou en mal d'éternité. le tempo de lecture s'accélère, le palpitant et le nombre de morts suspectes itou. Désormais une seule échappatoire pour Kyle s'il veut échapper à ces esprits massacreurs - de la famille des frappeurs en plus définitif - , découvrir le fin mot de cette histoire qu'il pressent écrit en lettres de sang, le sien.

Derniers Jours, même s'il souffre de quelques longueurs, est un bel exercice de style. Sans révolutionner le genre, il parvient sans peine à capter l'attention grâce à un scénario robuste, une écriture enthousiasmante et un sens du rythme évident. le twist final vaut à lui seul que l'on s'y attarde.
4/5

Un grand merci à Babelio et L'Ombre de Bragelonne pour ces quelques jours passés aux côtés de Skippy, le grand gourou...
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LePamplemousse
  29 avril 2014
Autant le savoir, j'adore les romans d'horreur, de terreur, d'épouvante etc…mais je ne suis pas une pétocharde du tout. Je peux lire un Stephen King ou un James Herbert à 2 h 00 du matin, avec juste une lampe de chevet et ne pas sursauter le moins du monde si le frigo ronronne un peu fort ou que le chat monte subrepticement l'escalier en faisant craquer les marches.
Tout ça pour dire que j'ai adoré « Derniers jours », même si je n'ai ni tremblé ni hurlé de terreur au milieu de la nuit.

En gros, un jeune documentariste est contacté par un grand producteur afin de faire un reportage sur les membres survivants d'une secte qui a connu une fin tragique 40 ans plus tôt, mais le tournage va très vite devenir bizarre et des phénomènes inquiétants vont avoir lieu.

L'histoire mêle plusieurs sujets : celui des sectes et celui des phénomènes paranormaux et quand les deux sont imbriqués ça donne une histoire palpitante, qui tient carrément bien la route, avec des personnages charismatiques, une ambiance étrange et légèrement angoissante tout du long avec un final tout à fait cohérent avec l'intrigue.

J'avais été très déçue par son précédent roman « Rituel » qui dérivait à la moitié du livre vers un grand n'importe quoi incohérent mais là, je suis réconciliée avec cet auteur et j'attends le prochain avec impatience !
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Stelphique
  27 juin 2016
Ce que j'ai ressenti:…Une peur bleue efficace!!!!

« Celui qui se contente d'être horrifié n'apprend rien. »

Il y a des films qui ont marqué le genre Horreur: « Rec », « le projet Blairwicht », « Paranormal activity »…L'auteur prend son inspiration dans ce phénomène de caméra au poignet, et nous livre un roman qui nous fait gentiment cauchemarder!!!!Je pense donc plus m'attarder dorénavant sur cette classification, car j'ai adoré avoir la trouille en lecture partagée!

Nuit Blanche

« Ne mangez pas les cerveaux. Ils vous rendront encore plus fous. »

Le point fort de ce livre, c'est ce mélange entre paranormal et folie humaine! L'auteur a su concilier les deux avec brio, rendant encore plus saisissante, les dérives humaines…

Elle était aussi damnée qu'un fantôme s'apprêtant à quitter définitivement ce monde. Un spectre qui ne règne plus que sur les quelques pièces vides d'une existence dépeuplée. Une ombre qui observe, plus tout à fait ici, pas encore ailleurs, qui écoute le son de toutes les voix joviales et claires, mais n'offre jamais la sienne.

On suit ce réalisateur non conventionnel et son cameraman, sur les traces d'une secte disparue, et on n'imagine pas l'ampleur fantastique qui va se mêler à ce projet fou de reconstitution d'un massacre. J'ai adoré cette ambiance lourde, suintante, malodorante… L'horreur tapie dans le noir, les « vieux amis » qui s'invitent. Tellement je m'investis, dans mes lectures, j'en ai fait des cauchemars…C'est juste pour vous dire que l'auteur arrive vraiment à jouer avec nos peurs, et que bien sur, la peur ne vient pas quand la lumière est allumée.. Mais bien quand la nuit tombe…(Petit aparté:Belette, t'es encore là????!!! je crève de trouille moi!!!!Viens me tenir la main, s'il te plaiiiiiiiiiiiiiiit….). (Réponse de la Belette : je suis cachée sous le lit !!)

« On avait l'impression que la mort se tenait à nos cotés dans le noir. »

Du fait, de cette « urgence » de film, on est happé dans un engrenage d'actions qui fait que l'ennui n'est pas de ses pages. On en voit de toutes les couleurs et surtout de toutes une palette d'odeurs toutes plus répugnantes les unes que les autres. Mais nous le savons bien le Mal prend toutes formes, et finalement qu'est-ce qu'une odeur face au Mal absolu??? L'auteur nous sensibilise aux dangers des sectes, à leur fonctionnement, à leur gourou, au lent précipice vers lequel se jette des centaines de personnes presque inconsciemment…

« Mais laissez moi vous dire une chose à propos du boulot de flics. Jour après jour, la police est confrontée à la lie de l'humanité. C'est notre job. «

Finalement, je ne sais pas ce qui est le plus effrayant de ses deux thèmes…Mais le cocktail des deux se déguste avec délectation! Et comme pour ne rien gâcher, j'ai apprécié que l'auteur tienne son histoire jusqu'au bout, l'argumente, la mène jusqu'au final. Il ne s'en tire pas avec une pirouette, il nous emporte jusqu'aux Derniers Jours, heu, mots, pardon, dans son univers dérangé!!! Un bon kiff de lecture!

Lien : https://fairystelphique.word..
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Foxfire
  23 novembre 2016
Pas de doute, les résumés des romans d'Adam Nevill sont très alléchants. J'avais noté "appartement 16" dans ma wish-list. La lecture commune imaginaire du mois de novembre m'a donné l'occasion de découvrir l'auteur avec un autre titre, "derniers jours".

Le point de départ de l'intrigue est très prometteur. Cette histoire de secte à laquelle sont mêlés des événements surnaturels s'annonçait passionnante. Et ceci d'autant plus que le contexte du tournage d'un documentaire permet d'utiliser le procédé narratif du found footage, type narratif plutôt original et qui peut se révéler très immersif. Malheureusement, si l'auteur a de bonnes idées et de l'imagination, il ne sait pas mener une intrigue. le roman ménage bien quelques passages intenses, les scènes de visites des lieux "hantés", les séquences d'intrusion. Mais entre ces scènes-choc, que c'est long ! le récit aurait largement gagné à être nettement resserré. C'est au moins 200 pages qu'il aurait fallu sabrer. En l'état, il y a trop de longueurs et trop de redondances, à l'image des témoignages des 2 flics qui auraient tout à fait pu être fusionnés en un seul personnage. Et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres.
Par ailleurs, certains développements sont sous-exploités, notamment l'histoire du tableau et de Lorche, éléments qui auraient mérité d'être au centre de la résolution de l'intrigue et qui se retrouvent en fait relégués à l'arrière-plan. Et justement, cette résolution, sans être catastrophique, n'est pas bluffante, manque d'ampleur et s'avère un peu tiède.
Mais le plus raté dans "derniers jours" c'est la fin, que j'ai lu en diagonale, je l'avoue. Après les explications du pourquoi du comment, les personnages vont donc tenter d'éliminer la menace qui plane sur eux. On a alors droit à un speech de l'un d'eux, discours convoquant Hitler et Staline pour bien faire comprendre l'ampleur du danger qu'ils doivent affronter, passage totalement ridicule. Puis vient une looooongue scène d'action, très mal menée qui m'a plongée dans un ennui abyssal. C'est ce qui arrive quand les personnages ne suscitent pas d'empathie. Car voilà l'autre gros défaut de "derniers jours", ses personnages. Plats, fades, sans épaisseur, je m'en foutais complètement de ce qui pouvait leur arriver. du coup, tout ce qui venait après la résolution du mystère ne pouvait que m'ennuyer et me paraître superflu.

Cette lecture me fait craindre qu'Adam Nevill soit un auteur doué pour imaginer des arguments intrigants mais sans le talent de conteur qu'il faut pour tenir ces belles promesses. du coup, "appartement 16" est sorti de ma wish-list. Il y a bien trop de bons romanciers pour que je perde mon temps avec un auteur qui m'appâte avec un super résumé pour ensuite me décevoir parce qu'il ne sait pas le mener.

Challenge Atout-prix 2016-2017 - 11 (prix British Fantasy meilleur roman d'horreur 2013)
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Tatooa
  18 novembre 2016
Fini. En diagonale... Parce que si le début est intéressant, il s'avère assez vite que l'on tourne en rond et que ce n'est que redites et redondances.
Un livre qui fait peur juste pour faire peur, enfin qui essaie, du moins. Sans grand chose derrière.

J'ai eu un petit regain d'intérêt quand il y a eu l'histoire de 1566 et Lorche, mais le problème, c'est que tout ça ne débouche sur rien !

La fin est décevante, on n'a qu'une énième répétition de ce qui se produit dans les 400 pages précédentes, à une échelle juste plus importante.
J'attendais sans trop y croire (j'ai lu l'avis de Lyoko, lol) un retournement de situation, un twist, un truc génial et bien trouvé en final !

Et pof. Tombé à plat... Il n'y a rien que de l'horreur gore et sans le moindre intérêt. Lire ça juste après l'histoire passionnante de "Le diable en gris", je dois dire que c'est décevant.
Je passe assez vite sur les personnages, Kyle me tapant sur les nerfs à longueur de bouquin, étant le narrateur, ça n'a pas aidé à la lecture, j'ai vraiment du forcer pour arriver au bout. Dan est plus sympa et humain mais on ne le voit pas assez.

Pour moi, l'ensemble est un plat mangeable mais sans originalité, sans surprises, pas nourrissant et insipide sauf quand on tombe sur les bouchées piégées, mais c'est toutes les mêmes... (Ceci est de l'humour. noir, certes, mais de l'humour quand même ! Qu'on ne peut comprendre qu'en lisant ce roman de série z... Ce que je ne conseille pas. Penchez-vous plutôt sur "le diable en gris", infiniment meilleur (je n'en parle que parce que je l'ai lu juste avant, il y a plein d'autres romans d'épouvante bien meilleurs !)

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DoVerdorie
  15 novembre 2016
Bon rythme au départ pour cette histoire d'horreur fantastique dans laquelle on entre facilement avec "appétit". Atmosphère angoissante certaine ! Mais il y a trop de longueurs, répétitions, redites, ressassages, ritournelles et turlutaines, même dans les explications du "pourquoi" inutilement complexe.
Avançant difficilement (avec nombre de soupirs) dans ma lecture, le personnage principal a eu le don de m'agacer de plus en plus avec ses blêmissements, gémissements et épuisements... même s'il y a véritablement de quoi !
Avec indifférence, j'ai donc abandonné ce livre 100 pages avant la fin, parce que je préfère dispenser mon temps avec des lectures autrement plus prenantes. Inutile de préciser que ce livre aurait gagné en intérêt si l'auteur avait su aller à l'essentiel.
2/5 pour le suspense et la "délicieuse" provocation du rythme cardiaque accéléré à la lecture des quelques paragraphes indéniablement apeurants.

Un mot pour le traducteur : il existe une vingtaine de synonymes pour le terme "à l'instar de", dont le plus simple est "comme"... qu'il se munisse d'un dictionnaire la prochaine fois !
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ange77
  22 novembre 2016
《— Imaginez que vous trouviez un mentor, un maître capable de vous libérer de vous-même.》


Kyle Freeman, cinéaste endetté mais au talent incontestable se voit proposer le tournage d'un documentaire sur une ancienne secte oubliée, le Temple des Derniers Jours, basée dans le désert d'Arizona dans les années 70, et aujourd'hui disparue dans de terribles circonstances.
Maximillian Solomon, mécène et commanditaire du projet, a déjà tout arrangé : "— le planning est fixé, les autorisations de tourner négociées, (...). Comme je serai votre employeur, mon assurance responsabilité civile vous couvrira, vous et votre matériel."
Kyle accepte y voyant l'opportunité de régler son découvert tout en faisant ce qu'il aime le plus : du cinéma "guérilla". Il emmène avec lui Dan, son ami caméraman et complice de toujours.
Rapidement, une série de phénomènes paranormaux inexpliqués s'abat sur la production : expériences surnaturelles, rêves imbriqués et visites nocturnes troublantes, morts soudaines... il n'en faut pas plus pour que le tournage ne vire au cauchemar.


Un résumé intrigant, un début prometteur...

Faisant fi de descriptions sanguinolentes, de tripes putrides et purulentes dégoulinant en tout sens ou de détails plus gores les uns que les autres, Nevill joue ici d'avantage sur l'imagination des lecteurs, et avec un pouvoir de suggestion assez efficace, je le lui concède largement (pour le coup, l'auteur n'a rien à envier aux maîtres du style, tel HPL par exemple).
L'atmosphère créée par moments est réellement angoissante, presque palpable ; la chair de poule est bien présente, et il faut de sacrées "cojones" pour avoir encore envie de se balader seule dans le noir après ça...^^

Probablement apte à faire cauchemarder un lectorat dit "plus sensible", je n'irai pas non plus jusqu'à prétendre que Derniers jours brille par une aura d'horreur transcendante... surtout pour les inconditionnels ou les fins connaisseurs de récits du genre.

J'ai néanmoins apprécié l'approche originale de l'écrivain et je me suis même surprise à avoir quelques frissons.

Ça, c'était pour les bons côtés.
Passons aux mauvais.

Cela aurait pu être une vraie réussite...
Parmi les points négatifs donc, je regrette surtout qu'aucun protagoniste, malheureusement, ne soit sorti du lot - à part peut-être Dan, mais c'est bien le seul - parce que, en effet, si même les personnages ne parviennent pas à se rendre sympathiques (voire antipathiques, cela va sans dire) ou à défaut, à vous convaincre un minimum, quand absolument rien chez eux ne vous donne envie de les aimer (ou de les haïr), que reste-t'il ?

Un bon scénario, une intrigue prenante me direz-vous.

Oui, et c'est le cas... du moins aurait-ce dû l'être, sauf qu'on se retrouve en fait dans un perpétuel mouvement répétitif... C'est alors une terrible lassitude qui prend le dessus, et là, il nous reste plus qu'à prier pour que la fin relève la sauce, qui commence doucement à tourner aigre - cette fameuse fin si controversée qui, par ailleurs, que l'on aime ou non ce livre, crée à nouveau un schisme : faire partie de l'une ou l'autre catégorie ne prouve rien ; le final peut complètement décevoir, ou à contrario ; révèler un twist sensationnel.

"Il ne savait pas devant quoi il fuyait, mais son instinct lui hurlait de foutre le camp !"

Ce bouquin m'a fait l'effet d'un tsunami.
Je m'explique ; le début de l'histoire (en dehors du prologue - qui était pourtant une excellente mise en bouche laissant présager une suite digne de ce nom...) met du temps à démarrer, on surnage dans des explications, peut-être nécessaires mais qui traînent beaucoup trop en longueurs pour réussir à accrocher tout lecteur par trop impatient. Ensuite, et pendant la quasi-totalité du livre, j'ai eu l'impression d'une montée crescendo inexorable (malgré les redites, je me disais que c'était sans doute voulu par l'auteur) et je n'avais plus qu'une hâte : connaître le fin mot de tout ça. Enfin. Espérant atteindre le paroxysme de toute cette tension accumulée.
Si je parle de tsunami, c'est aussi à cause du sentiment d'avoir été ballottée par trop de ces lourdeurs inutiles justement. Ça m'a donné une impression de montagnes russes ^^^
Puis vient cette fameuse fin - tout comme celle de la catastrophe naturelle dont j'use de comparaison - et là, hé bien c'est le carnage ! En même temps, qu'un tsunami fasse énormément de dégâts, c'est un pléonasme...
Une fois la mer retirée et redevenue calme, il ne reste plus rien, si ce n'est un sentiment d'impuissance, de gâchis.
Voilà ce que j'ai ressenti finalement quand j'ai refermé Derniers jours...


Note réelle : 2,5/5

Je tiens cependant à ajouter que je laisserai une chance à Adam Nevill (un roman n'est pas l'autre).

> Prix British Fantasy du meilleur roman d'horreur 2013

*Lu dans le cadre de la LC imaginaire de novembre 2016*
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belette2911
  29 juin 2016
Mon homme a beau me dire que je me fais un film, mais moi, j'ai bien remarqué cette étrange odeur de viande avariée dans la maison…

Et le fait qu'elle provienne – sois-disant – d'une barquette qui a séjourné trop longtemps dans la poubelle ne m'a pas convaincu.

ILS sont ici… J'ai bien vu une coulante pas nette au mur, dehors, et mon mari ne me fera pas croire que c'est un truc qui est là depuis des années et que ça vient du volet, moi je sais, je sens qu'ILS sont parmi nous, chez moi !

Durant ma lecture, j'ai surveillé les murs et les plafonds comme le lait sur le feu, l'angoisse aux tripes, sursautant à chaque odeur nauséabonde et non, il ne me fera pas croire que ce que j'ai senti était la conséquence des gaz qui sortaient après la digestion.

Non, cette odeur, ce sont EUX !! Ce bruit de griffes sur le carrelage, alors que je n'ai plus de chien, ce sont encore EUX qui me cherchent et veulent me sucer le sang et me bouffer toute crue !

Non, non, non, ce n'est pas l'évier qui refoule, ce sont EUX qui tentent d'entrer par là ! Je le sais, je les sens, j'ai limite fait dans mon froc, comme Kyle Freeman et Dan, les deux cinéastes engagés par Max pour tourner un documentaire sur la secte du Temple des Derniers Jours.

Je savais que les sectes étaient dangereuses, tiens, déjà rien que d'entendre un Témoin de Jévého (nom changé afin de garantir leur anonymat) me causer que je cavale déjà en criant que j'ai oublié les patates sur le feu.

Les sectes, pas besoin d'être aux mains de fanatiques ou de malades mentaux pour que ça tourne au carnage ou à l'embrigadement et à la perte de la liberté.

Vous me direz que les religions officielles, aux mains de fanatiques, de dingues ou de politiciens ambitieux, ça fait du dégât aussi, mais ma religion ne me demande rien : ni argent, ni biens, que dalle… Et si je déconne trop, je verrai si on me présente une facture à ma mort, ou pas.

De plus, libre à moi de refuser les hommes en soutane et de m'adresser directement au Big Boss…

Bien que, parfois, nul besoin de s'embrigader dans une secte pour porter des tyrans aux nues et les suivre comme un seul homme ou les vénérer, encore à notre époque. L'Homme aime le côté obscur de la Force.

Anybref… Oui, j'ai eu peur et j'ai adoré me faire peur avec ce roman qui m'a emmené à Londres, en Normandie et dans le le désert de Sonora en Arizona. Trois pays et des tournages qui m'ont fait flipper.

Des personnages attachants qu'on aurait envie de boxer, parfois, pour qu'ils se taillent de là, des révélations horribles et une plume qui arrive à vous faire regarder votre mur de travers à la moindre tache suspecte.

Juste quelques longueurs à un moment donné et 50 pages de moins auraient donné plus de tempo au milieu du récit.

Mais je m'en fiche, rien que pour le final, on rattrape la petite baisse de régime du milieu.

Putain, quel final ! Un truc de malade !

Bon, je vous laisse, je vais vérifier encore une fois mes murs, mes plafonds, les coulantes étranges et tout ce qui fait que la vérité est ailleurs !
Lien : https://thecanniballecteur.w..
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tousleslivres
  22 novembre 2015
Révélation dirigée par Maximillian Solomon embauche une boite de production spécialisé dans l'harmonie entre l'âme, l'esprit et le corps pour faire faire un film et pour cela, ils font appel à Kyle Freeman et son équipe. le sujet est simple : reprendre une histoire qui avait fait un buzz : « Temple des Derniers Jours » qui relate le massacre d'un groupe hippie dans les années 70.

Kyle avait besoin de cette argent, de faire ce film car il doit pas mal d'argent, des moins de loyer en retard, il n'avait pas payé ses impôts locaux, ni sa facture de gaz et l'électricité depuis près d'un an. Les cent mille livres qu'on lui propose étaient plus que les bienvenues.

Se reportage qui va devenir une enquête sur cette secte, car Kyle ne peut pas se contenter de filmer et interviewer les gens qui figurent sur la liste que Max lui a donné, il veut toujours en savoir plus, alors l'enquête s'impose d'elle-même. Mais ça ne plaît pas à Max car Kyle découvre beaucoup plus de chose qu'il n'aurait du... C'est alors que Kyle découvre le pot au rose. Mais ce qu'il va découvrir est au dessus de ce qu'il aurait jamais pensé et va se retourner contre lui et toutes les personnes qu'il approche.

L'auteur Adam Nevill, nous propose un thriller fantastique très efficace qui plonge de lecteur sans les noirceurs de cette secte folle. Adam Nevill plonge au plus profond du mal et de l'inimaginable en faisant revenir à la vie des êtres qui ont disparu depuis 400 ans. Ce livre est un cauchemar du début à la fin.

J'ai beaucoup aimé ce livre qui allie cinéma et fantômes très méchants. Adam Nevill, a su bien mener son jeux jusqu'au bout. le livre peut se découper en deux grandes parties :
1 – la découverte et la fabrication du film avec les déplacements en Angleterre, en Normandie et dans le désert du Nevada au USA.
2- Les révélations de Max après les explications que Kyle à filmé lors des interviews.

Tout se remet bien en place malgré que j'avais un peu de mal à savoir où Adam Nevill voulait en venir. Tous s'explique dans cette seconde partie et à la fin. Chapeau pour ce très beau thriller fantastique digne d'un Sire Cédric.
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