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Emmanuel Charlot (Traducteur)
EAN : 9782846170116
190 pages
Budo Editions (01/10/2000)
3.68/5   39 notes
Résumé :
Le Bushidô... fonds culturel et moral du Japon tout entier, colonne vertébrale de la mentalité nippone ; que d'actes de bravoure on aura accomplis en invoquant, son nom ! Lorsque Inazõ Nitobe écrivit Bushidõ, l'âme du Japon, au début du XXe siècle (vingt années seulement après la loi qui abrogeait l'existence officielle des samouraïs) son projet était de rendre compte d'un code de conduite qui plaidait en faveur d'une nation, d'un peuple, récemment bouleversé par l'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Avec ce livre, Inazo Nitobe souhaite faire découvrir aux Occidentaux qui ont pris pied sur l'archipel depuis environ cinquante ans l'univers des samourais et leur code de conduite basé sur l'honneur, le Bushido (littéralement, la Voie du Guerrier en japonais).

En 17 chapitres, il explicite pour les étrangers les notions fondamentales du samourai. On découvre ainsi qu'au-delà de la maîtrise du sabre et des techniques de combats, le bushido est une quête perpétuelle de la perfection physique et morale. Honneur, sincérité, fidélité sont autant d'éléments qui transparaissent dans tous les films de Kurosawa. Mais le Bushido va plus loin, exigeant de ces samourais bienveillance, compassion, retenue. Par ces aspects, ce code très ancien et défini par et pour des Japonais, tend à l'universalité en offrant des modèles moraux.
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Ce livre fut une agréable découverte d'un travail anthropologique assez concis mais très précis du système de valeurs des Samouraï, l'auteur se focalisant sur ses vertus fondamentales tout en les explicitant de manière très intelligible.

La très agréable plume de l'auteur, très bien traduite, mais surtout sa double-culture (nippone et occidentale) m'ont permis d'immerger et de décoder un monde qui m'était jusqu'alors inconnu. En dressant un parallèle constant avec les valeurs européennes, l'auteur joue à merveille son rôle de guide.

Au delà même de la fonction purement informative de son livre, l'auteur ne cesse de nous transmettre une subtile et agréable mélancolie de cet âge ancien qui a fondamentalement marqué le Japon et dont l'héritage est encore palpable. Pouvant fortement me faire penser aux valeurs arabes de la période antéislamique, il me permet surtout de relativiser les normes européennes du début du XXème siècle, dont certaines persistent encore de nos jours.

En somme, cette oeuvre, en plus de constituer une découverte rafraichissante, permet également de faire l'introspection de ses propres normes et d'en questionner les influences.

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Encore un livre qu'il est bon de replacer dans un contexte historique.
Ecrit au tout début du 20ème siècle par un japonais triste de voir disparaître un état d'esprit qui avait évolué et dominé son pays pendant des siècles, cet ouvrage est une porte d'entrée vers la compréhension du Bushido. Plus que cela, c'est une main tendue à l'occident pour comprendre la mentalité d'un pays tout entier. L'auteur, un érudit ayant beaucoup voyagé, met en place des passerelles pour rendre accessibles les dogmes, pour que nos mentalités puissent entrevoir ce que tout cela demandait comme énergie et comme discipline.
On ne peut pas tout accepter de ce qui est dit, car nos esprits formatés d'occidentaux du 21ème siècle ne peuvent pas tout assimiler, mais cela nous permet de comprendre.
Encore une fois, le contexte d'écriture marque la bonne lecture du livre.
Je conseille.
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bon, ça peut servir d'apéro, de petit aperçu de ce que peut être le Bushido.
Il y a des choses intéressantes qui mériteraient (enfin, pour moi) d'être explicitées, et d'autres non.
Il est un peu trop dans la comparaison "Orient/Occident" et ne peut s'empêcher d'écrire (en substance, hein) "Ouais, alors vous nous dîtes que c'est bizarre ce qu'on fait/pense/dit, mais vous, les européens, vous faites, dites/pensez des choses qui sont zarbes aussi, alors quoi?"
et puis, écrit au début du XX, il fait beaucoup référence à des poètes, historiens anglais du XIX dont je n'ai jamais entendu parler. En soi, ça peut être bien puisque ça ouvre d'autres horizons littéraire, mais là..... Mais il y a un petit lexique à la fin qui explique qui a fait quoi.
Bref, donc, un intro qui mérite d'être approfondie par d'autres textes.
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Même si l'auteur est devenu chrétien et qu'il semble avoir une certaine volonté de rapprocher les principes du bushido de ceux de la religion qu'il vient d'épouser, chose qui peut parfois dénaturer un Japon que j'aimerais connaître dans toute sa pureté, les éléments factuels qu'il apporte au soutien de sa démonstration nous instruisent sur une culture que nous ne connaissons, in fine, qu'assez mal.
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
La chevalerie est une fleur aussi particulière au terroir japonais que le cerisier, emblème de notre pays. Et qu'on ne s'imagine pas que ce soit devenu aujourd'hui quelque échantillon desséché d'une vertu antique conservée dans l'herbier de notre histoire. Non. C'est, pleine de force et de beauté, une chose restée vivante parmi nous. Et si la chevalerie ne revêt plus actuellement un visage et une forme tangibles, elle n'a pas cessé, en tout cas, d'embaumer notre atmosphère morale et d'exercer sur nous son charme puissant.
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LE SAMOURAÏ
C'était un homme à deux sabres.
D'un doigt distrait frôlant la sonore biva,
A travers les bambous tressés en fine latte,
Elle a vu, par la plage éblouissante et plate,
S'avancer le vainqueur que son amour rêva.
C'est lui. Sabres au flanc, l'éventail haut, il va.
La cordelière rouge et le gland écarlate
Coupent l'armure sombre, et, sur l'épaule, éclate
Le blason de Hizen ou de Tokungawa.
Ce beau guerrier vêtu de lames et de plaques,
Sous le bronze, la soie et les brillantes laques,
Semble un crustacé noir, gigantesque et vermeil.
Il l'a vue. Il sourit dans la barbe du masque,
Et son pas plus hâtif fait reluire au soleil
Les deux antennes d'or qui tremblent à son casque.
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Il est possible que les moyens d'expression de notre littérature aient une force d'éloquence inférieure à celle que Shakespeare a prêtée à Norfolk ; on peut dire pourtant que, chez nous, la peur du déshonneur était suspendue sur la tête de tout samourai comme l'épée de Damoclès, et que cette terreur revêtait souvent une forme morbide. A l'insulte la plus légère, voire à une insulte imaginaire, le bravache au caractère emporté voyait rouge ; il dégainait. Ainsi eut lieu plus d'un duel regrettable et fut tranchée plus d'une vie innocente
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Et encore : Même s'ils doivent blesser vos sentiments, il est trois choses auxquelles vous devez pardonner : à la brise qui effeuille vos fleurs, au nuage qui vous cache la lune, et à l'homme qui vous cherche querelle.
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Aucun de vos outrages ne peut atteindre mon âme. Ailleurs, Mencius, enseigna aussi que la colère pour une misérable offense était indigne de l'homme supérieur, mais que l'indignation pour une grande cause était une juste colère.
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