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ISBN : B015VN2H6U
Éditeur : (26/09/2015)

Note moyenne : 4.67/5 (sur 6 notes)
Résumé :
La Femme invisible de Tina Noiret
« Je est une autre »

Si le roman permet l’évasion par personnage interposé, il questionne aussi le réel plus vivement qu’un essai ou un discours.

Entre artifices et désirs profonds, Tina Noiret nous fait partager la vie d’une femme. Alexina, fille de son temps et influencée par les féminismes, va poser les questions existentielles fondamentales que se pose tout être et tout lecteur. Mère sur... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
JGabriel
  22 novembre 2015

La Femme invisible de Tina Noiret
"Je est une autre"
Si le roman permet l'évasion par personnage interposé, il questionne aussi le réel plus vivement qu'un essai ou un discours.

Entre artifices factices et désirs profonds, Tina Noiret nous fait partager la vie d'une femme. Alexina, fille de son temps et influencée par les féminismes, va poser les questions existentielles fondamentales que se pose tout être et tout lecteur. Mère surmenée, son histoire est le grain de sable dans la mécanique si bien huilée des oppressions qui frappent celles qui veulent réaliser la quadrature du cercle – amour, travail, famille – et que la société exclut. L'invisibilité est-elle la dernière promesse faite aux femmes libres ?
«Ils passent, des groupes, des individus, sans une seule oeillade de son côté. Personne ne s'arrête. Elle les regarde, et à leurs voix fortes, à leurs pas décidés, affairés, elle comprend enfin qu'elle est devenue INVISIBLE.
C'est un choc, un réveil violent.
Elle voit mais ne peut être vue. Un défaut d'existence, ou de substance, filtre à travers elle, à travers tout. Sa matière est devenue transparente, elle n'a plus prise sur la réalité. Elle n'existe plus. Sa vie a décollé de ses faits et gestes. Envolée"
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francoise54
  04 février 2016
Dès la première ligne , nous nous glissons dans le personnage , captivés par cette femme du XXI siècle , bien de son temps et qui un jour se réveille en comprenant tout simplement qu elle est devenue invisible.."elle voit mais ne peut être vue.un défaut d existence , ou d essence , filtre à travers elle.Sa substance est devenue transparence,elle n a plus prise sur la réalité"
inexistante dans un monde dans lequel elle étouffe , ne pouvant être vue , elle devient spectatrice de sa vie , écorchée - vive ,déchirée entre ses tourments et son existence.."bateau ivre , jeté par le tourment , dans un tourbillon non identifié,je prenais l eau , l eau des larmes amères. A mère"
Cette femme , empreinte du féminisme , confrontée à la grisaille d un quotidien menaçant , n a qu une seule passion , l amour qu elle porte à ses enfants...des enfants qui n ont pas vraiment été désirés ,conçus au hasard de ses aventures.. des enfants sans père..des enfants qui sont devenus sa seule raison de vivre..d exister.."à ces mots , mes enfants" son être frémit d aise.C est un ravissement qui vient de loin.le pur bonheur d aimer. ils n existent qu à travers son amour ..."elle n est plus que cet amour inconditionnel qui l envahit " ils grandissent un peu malgré elle , comme s échappant déjà..
Elle cherchera un refuge dans l écriture..et comme un ultime appel à l aide , elle se tournera vers le seul être encore vivant pour elle , son amie Chantale...Mais "pour Chantale , l émancipation est d abord économique.L amour sous toutes ses formes est une aliénation , le début de la fin,de la faim sous toutes ses formes pour une femme.Le travail était le seul salut et l argent gagné la seule absolution possible pour vivre libre, un semblant de liberté dans un monde aliéné , toujours misogyne au fond"..
et nous lecteurs , à la fois Alexina et Chantale , nous assistons impuissants à cette course vers le néant..jusqu à l issue fatale..Alexina ne sera alors plus alors "qu une chose inerte qui a juste arrêté de respirer...
Alexina ... Gervaise de notre époque ... personnage si attachant ..qu on n oubliera pas...
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Evasion_Litteraire
  10 mai 2017
Je tiens à remercier Tina Noiret pour m'avoir permis de découvrir son roman "La femme invisible".
La femme invisible n'est autre qu'Alexina, une femme étouffée par la société qui peine à s'en sortir, et d'ailleurs, s'en sort-elle vraiment?
Ce livre décrit les souffrances d'une femme invisible, inexistante aux yeux du monde. Elle s'accroche à ses enfants, ses précieux enfants qui la maintiennent en vie. Alexina se livre dans un journal, ou elle décrit le mal qui est le sien, mal qui pourrait être celui de n'importe qui. Les pensées et écrits de cette femmes sont très forts, on ressent sa souffrance à travers des nombreuses réflexions.
Tina Noiret maîtrise parfaitement l'art de faire passer ces émotions, sa plume est magnifique, par moment je l'ai trouvé poétique.
La spirale dans laquelle Alexina est entraînée nous semble interminable, insurmontable, réaliste. Car si son histoire est fictive, elle ne l'est pas pour bon nombre de mères célibataire.
Son invisibilité est un combat, elle tente de ne pas sombrer dans la folie, car malgré la présence de ses enfants qu'elle aime plus que tout au monde, Alexina est terriblement seule.
Ce roman nous montre que la société ignore les personnes dans le besoin, livrées à elles-même, elles ne parviennent pas forcément à sortir la tête de l'eau malgré leurs appel à l'aide, ils sont ignorés. Invisibles.
L'histoire de cette femme est bouleversante et ne peut laisser indifférent, et si j'ai trouvé ce roman très riche et complexe sans l'être vraiment, je pense que c'est avant tout une leçon, il nous livre un message, nous met en garde contre les côtés sombres de la société, nous donne envie d'aider ceux pour qui il y a encore un espoir, ceux qui veulent de cette aide, si seulement c'est possible.
Ce roman est donc un roman difficile, mélancolique mais les mots sont puissants et on ressent la douleur de cette femme avec une telle intensité qu'il paraît d'autant plus réaliste.
La plume de l'auteure apporte un peu de gaieté, les phrases sont belles et le roman n'est pas terne, véritable force. de plus, il est relativement court et donc accessible à tout le monde.
Je pense que ce roman concerne tout le monde, c'est pourquoi je le recommande à tous.
Lien : http://les-lectures-de-melan..
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JeanMark
  09 mars 2017
Une histoire contemporaine de mère célibataire à la façon d'Émile Zola.
La femme invisible est l'histoire d'Alexina qui élève seule ses quatre enfants. L'histoire d'une génération de femmes émancipées qui voit l'émergence des familles monoparentales. Ici la libération est cruelle, car la solitude, l'absence des pères, le déclassement social et la perte d'un travail provoquent la decheance fatale d'une femme qui ne vit que pour ses enfants. Un drame ordinaire est à l'oeuvre dans l'indifférence générale: des existences brisées des etres declasses que le destin finit par emporter. Les mères célibataires sont particulièrement vulnérables dans notre société en decomposition. Tina Noiret apporte un eclairage saisissant dans ce roman naturaliste contemporain écrit dans style limpide et intimiste.
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mgerbaud
  25 décembre 2015
à comparer à l'Etranger de Albert Camus...
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
mgerbaudmgerbaud   12 janvier 2016
Comme son titre l'indique, ce livre est l'histoire d'une femme invisible. Si invisible au monde, en fait, qu'elle en est pour ainsi dire absente. Les gestes de la vie quotidienne se déroulent pour elle sans passion malgré l’amour qu’elle a pour ses quatre enfants.
Un jour, elle découvre cette terrible invisibilité qui la frappe. Elle découvre qu’elle mène une existence dénuée de substance et de sens et cette découverte la mène à la dérive.
Confrontée à sa propre vacuité, elle décide d’écrire. Petit à petit son esprit se délite, jusqu’à l’issue fatale …
Par moments, ce livre m'évoque « L’Etranger » de Camus dont il emprunte le style fluide et froid, le tragique banal ou la banalité du tragique. Sous-jacent le mythe fondateur de l’infanticide, cette Médée moderne. Ou de l’inconvénient d’être né (Cioran).
Du très grand art, qui possède sa cohérence propre sous le fragmentaire.
La vie en soi, nous dit Tina Noiret, est une erreur.
Mais sous cette première lecture il y en a peut-être une autre, en filigrane. C’est de l’invisible et d’une expérience mystique dont il s’agit ici.
Message finalement codé qui fait à la fois la grandeur de ce livre et celle de son auteur.
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JGabrielJGabriel   22 novembre 2015
«Ils passent, des groupes, des individus, sans une seule œillade de son côté. Personne ne s’arrête. Elle les regarde, et à leurs voix fortes, à leurs pas décidés, affairés, elle comprend enfin qu’elle est devenue INVISIBLE.
C’est un choc, un réveil violent.
Elle voit mais ne peut être vue. Un défaut d’existence, ou de substance, filtre à travers elle, à travers tout. Sa matière est devenue transparente, elle n’a plus prise sur la réalité. Elle n’existe plus. Sa vie a décollé de ses faits et gestes. Envolée »
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JGabrielJGabriel   02 décembre 2015
Elle ne fait pas la prière, signe qu’elle a renié dieu. Un dieu sans traces, invisible comme elle, mais qui arrange tout dans bien des cas. La mort par exemple. L'éternité, autre exemple. Après tout, aussi invisible qu'elle-même. Dieu, si l'on y songe un instant, c'est peut-être elle, a-t-elle envie de crier en passant devant les 343 lieux de culte de sa commune. La plupart se cachent derrière des portes closes, des rideaux épais. Dieu, c'est moi ! Rien qu'à imaginer leurs têtes, elle rit.
La divine Alexina rit aux éclats.
+ Lire la suite
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JGabrielJGabriel   02 décembre 2015
Elle ne fait pas la prière, signe qu’elle a renié dieu. Un dieu sans traces, invisible comme elle, mais qui arrange tout dans bien des cas. La mort par exemple. L'éternité, autre exemple. Après tout, aussi invisible qu'elle-même. Dieu, si l'on y songe un instant, c'est peut-être elle, a-t-elle envie de crier en passant devant les 343 lieux de culte de sa commune. La plupart se cachent derrière des portes closes, des rideaux épais. Dieu, c'est moi ! Rien qu'à imaginer leurs têtes, elle rit.
La divine Alexina rit aux éclats.
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JGabrielJGabriel   22 novembre 2015
« Pour Chantale, l'émancipation était d'abord économique. L'amour sous toutes ses formes était une aliénation, le début de la fin, de la faim sous toutes ses formes pour une femme. Le travail était le seul salut, et l’argent gagné la seule absolution possible pour vivre libre, un semblant de liberté dans un monde aliéné toujours misogyne au fond. Travailler, gagner son pain, même péniblement mettait à l’abri du malheur.»
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