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EAN : 9782221141540
832 pages
Éditeur : Robert Laffont (28/09/2017)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 5 notes)
Résumé :

Qu'aurait été Lennon sans McCartney ? On ne sépare pas comme ça le duo de compositeurs le plus prolifique du XXe siècle – la vie s'en est assez chargée. Et sous ses apparences de gentil garçon, compositeur de mélodies sucrées, éternel numéro deux dans l'ombre du flamboyant John, Paul n'aurait-il pas été, finalement, le véritable capitaine du Yellow Submarine ? Le découvreur hors pair de nouveaux horizons musicaux, à la force créatrice débridée, plus détonant... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
axelreaute
  25 janvier 2019
Il est des mythes difficiles à déconstruire. Après avoir fait longtemps partie des adorateurs de John Lennon et des pourfendeurs de Paul McCartney, Philip Norman ouvre les yeux sur celui qu'il décrivait, à longueur de papiers, comme un conteur, certes très doué, de niaiseries pour adolescentes. Une « légende » renforcée après la mort tragique de Lennon en 1980. « À partir de ce moment-là (…) Lennon serait considéré comme l'avant-gardiste, l'expérimentateur, le preneur de risques, et McCartney resterait le mélodieux, le sentimental, le prudent. » Dans une biographie aussi monumentale que passionnante, Norman, « rock critic » au Times, démonte une par une ces images d'Épinal. Et révèle finalement ce que les « maccartistes » savaient déjà : celui qui prend des risques (musicaux), c'est « Macca ». À l'époque des Beatles, c'est lui qui a les idées les plus percutantes, songe à l'album Sergent Pepper, impulse le changement d'image des « Fab Four », trop sages, crée le premier morceau de heavy métal (« Helter Skelter »)... Une fois l'aventure « plus célèbre que le Christ » terminée, McCartney alterne avec les wings ballades (qu'il maîtrise à la perfection), rock, reggae, électronique (« Coming Up » qui suscitera même l'admiration de Lennon), l'étrange (« Temporary Secretary »). Alors que Lennon n'atteint qu'à de rares reprises ses anciens sommets, qu'Harrison fait un chef-d'oeuvre (All Things Must Pass) puis s'en va et que Ringo fait du Ringo, McCartney garde une qualité (presque) constante tout au long des années 1970. Norman réévalue à la hausse RAM (1971), consacre Band Oon the Run (1973), donne quelques satisfecit à des singles et tresse des louanges à Chaos and Creation in the Backyard (2005), son dernier opus digne de l'époque des « Fab Four ». Autre idée reçue gravée dans le marbre : Paul McCartney serait, avec Yoko Ono, à l'origine de la séparation du plus grand groupe de musique de l'histoire. Pourtant, Norman prouve page après page que « Macca » a tout fait pour maintenir soudé un groupe en voie de désintégration. McCartney, certes dirigiste, garde son calme face à l'interventionnisme de Yoko (« Alors qu'elle ne connaissait absolument rien à la musique pop (...) elle n'hésitait pas à offrir ses opinions sur les chansons qu'ils travaillaient au studio »), passe outre le dilettantisme de John, gère tant bien que mal les sautes d'humeur de George (dont le portrait ici n'est guère flatteur pour celui qu'on présentait comme le gentil hippie disciple du Maharishi Mahesh Yogi) et demeure le dernier à faire son album solo, quand les autres ont déjà vogué vers des aventures solitaires. le vrai rebelle, enfin, c'est celui qui, derrière la vie de bon père de famille rangée, fait la une des journaux pour ses nombreuses arrestations pour possession de marijuana. Son rapport à la drogue est d'ailleurs brillamment évoqué. C'est également l'homme des combats. Pour le végétarisme, les bonnes causes et les batailles politiques à risque : en 1972, il s'attaque à la monarchie dans « Give Ireland Back to the Irish » – le titre sera interdit outre-Manche. Tandis que John Lennon, sous la plume de Philip Norman, apparaît comme le vrai petit bourgeois vivant avec femme et enfants dans un quartier chic de New York... Mais la légende resta figée le 8 décembre 1980. Paul aura alors cette phrase, citée dans le livre (p. 574) : « Il (John Lennon) est mort en légende, et moi je vais mourir en vieil homme. » Cruel et injuste destin pour les deux hommes. Norman, dans une écriture fluide, bien que se perdant quelquefois dans des détails anecdotiques ou répétitifs, retrace les heures de gloire de Paul McCartney, les plus sombres également (son divorce avec Heather Mills raconté par le menu comme un mauvais soap opera) et n'élude pas son rapport compliqué, voire obsessionnel, à l'argent. Une biographie de référence à lire. Accompagné de la cinquantaine de tubes composés par la légende.

Lien : https://www.lepoint.fr/pop-c..
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Jeanraphael
  27 mars 2018
C'est une somme ce livre. L'auteur nous dresse la chronologie détaillée de 60 ans de la vie d'une des plus grande rock-star. C'est bien, c'est documenté, on y retrouve pas mal d'anecdotes et on y croise la plupart de ceux qui ont compté dans l'aventure des beatles, et plus loin, dans la carrière solo de Paul. Au final, je suis tout de même un peu partagé dans l'appréciation de ce récit trop linéaire, sans relief ni point de vue. L'auteur conduit son affaire sur une route balisée et à sens unique. On y apprend certes des tas de choses, mais finalement pas beaucoup sur la personnalité de Paul, je trouve. Il y a quelque chose de trop simple dans la description du personnage qui est toujours abordé par la chronologie des anecdotes. Il en ressort un Paul un peu froid, pas trop sympathique ; alors certes la biographie psychologisante, c'est vite pénible, mais tout de même un peu d'analyse psychologique, fut-elle orientée et subjective, ça fait pas de mal, je trouve.
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marc_pierre
  14 décembre 2017
Paul McCartney s'est notamment illustré à l'occasion de l'enregistrement de Let it be en 1970 qui s'est fait en l'absence de John Lennon dont on a repris
des contributions des Twickenham Sessions de l'hiver 1969. Il s'est adjoint à l'époque des services de l'arrangeur américain Phil Spector pour masquer l'inachèvement des compositions de Let it be. Sir McCartney a fait éditer une version épurée sous le titre Let it be Naked en 2003. Les mélomanes et mixeurs ont la possibilité de récupérer sur le Net des versions plus rythmées et plus gaies de chacun des titres de Let it be pour lui donner une coloration sonore proche des productions du duo Lennon-McCartney. C'est dommage, car le projet Get back aurait pu être le chant du cygne des Fab Four, alors que celui-ci a été l'album Abbey Road en fin d'été 1969.
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