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ISBN : 2752909942
Éditeur : Phébus (07/01/2016)

Note moyenne : 2.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Stockholm, au début du XXe siècle. Le pasteur Gregorius, un homme d’âge mûr, inspire le dégoût à sa jeune épouse Helga. Cette dernière l’évite en prétextant une santé fragile et des douleurs mystérieuses, que confirme complaisamment son médecin, l’intrigant docteur Glas. Sa prescription est sans appel : l’abstinence la plus stricte. Frustré, Gregorius se noie alors dans d’incessantes réflexions sur l’amour, l’âge et le désir.
Dépassant le simple jeu littérair... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
christinebeausson
  18 février 2016
Gregorius est un drôle de livre.
Imaginez vous, lire, un roman comme Germinal mettant en scène non pas Ernest Lantier mais son rival Chaval. L'interprétation ne peut alors être la même !
Nous sommes en Suède, le roman classique n'est pas le même mais le jeu littéraire pose les mêmes bases.
Je n'ai pas encore lu "Docteur Glas". Je découvre donc l'existence du pasteur Gregorius. Je vais remonter le temps, je découvrirai le roman à l'origine de ce titre dans un second temps. Certainement alors, ma critique sera différente car ma vision ne pourra pas être la même.
Le livre est lent mais il y est question d'une vie entière, il faut bien du temps pour nous faire revivre et comprendre toutes ses années, toutes les passions d'un homme.
A lire ces pages, on peut trouver une solution à l'angoisse : penser aux bonnes choses, le lit bien chaud, la chemise de nuit douillette, le toit qui protège, les murs qui abritent du vent, la journée durant laquelle nous avons pu manger à notre faim et étancher notre soif, se savoir entourée de gens qui tiennent à nous.
Se trouver rassurée et voir sa peur injustifiée et ridicule
On peut aussi y trouver une solution à l'insomnie, l'accepter. Car il semblerait que nous n'avons pas d'insomnie sans bonne raison. "Tout va si vite de nos jours. A peine à t on terminé une tâche qu'on passe à la suivante. Ainsi, nous accumulons un certain nombre de choses auxquelles nous avons besoin de réfléchir à tête reposée. Et pour la plupart d'entre nous, ce n'est possible qu'une fois au lit."
Alors acceptons notre insomnie et prenons le temps de réfléchir calmement, loin de toutes urgences.
J'ai beaucoup apprécié la conclusion du prologue de l'éditeur, Nils C.Ahl :
"Si la Littérature était une affaire de morale, il faudrait dire ici que nous sommes, tous, le personnage secondaire de la vie d'un autre.
Ou que tous les personnages ont droit à leur roman."
Alors je lui laisse le dernier mot pour cette critique.
Merci à Babelio et aux éditions Phébus de m'avoir permis une fois de plus d'ouvrir un peu plus mon univers littéraire.
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Derwijes
  14 février 2016
Qu'à voulu faire Bengt Ohlsson en écrivant ce livre ?
Peut-être à prendre un personnage d'un de ses livres favoris, et donner sa version ?
Certes, mais il y a plus à dire que cela: il ne s'agit pas juste de reprendre une histoire avec un autre point de vue, il s'agit de nous mettre à la place de ce point de vue, de nous le présenter, de nous le faire connaître, de nous montrer les méandres les plus profondes de son âme, de sublimer le personnage d'origine pour lui donner une seconde vie.
C'est cela qu'a voulu faire l'auteur, et c'est cela qu'il a fait.
Pendant tout le livre, nous suivons les pensées intimes du pasteur Gregorius, quadragénaire déprimé à souhait, marié à une femme beaucoup plus jeune que lui, envers qui il nourrit un désir presque pédophile, et qui ne semble pus s'intéresser à lui. Ohlsson écrit bien, le traducteur aussi, et si c'est parfois lassant, les pensées noires de Gregorius recèle quelques beaux moments où l'homme nous apparaît bien touchant.
En dehors de ces moments, on s'ennuie parfois un peu, parfois beaucoup, et vers la fin on veut juste en finir le plus vite. Voilà le défaut du livre: trop long ! Il s'étale, s'étiole et ce qui était au début du roman un flot de pensées intimes et de philosophie devient un mince fil de répétitions sur le même thème de la solitude, de l'amour et de la mort.
C'est ce qui m'a le plus marqué dans ce livre: ses points forts deviennent ses points faibles, et les deux forment une balance: autant la première moitié du livre est très bien, autant la deuxième moitié aurait méritée d'être abrégée.
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5Arabella
  04 septembre 2016
Nous suivons donc, de l'intérieur, le pasteur Gregorius, personnage pas si secondaire du roman de Hjalmar Södeberg, Docteur Glas. Ce dernier n'est en revanche qu'une silhouette dans Gregorius. Bengt Ohlsson fait parler son personnage à la première personne. Il raconte sa vie actuelle, en particulier la crise que traverse le couple qu'il forme avec Helga, mais aussi par bribes raconte son passé, son enfance, son premier mariage, et sa rencontre avec sa femme actuelle.
La difficulté de communiquer avec l'autre, d'aimer, s'aimer soi-même et nouer des relations authentiques et épanouissantes avec autrui, semblent être la préoccupation principale de Gregorius. Il doute de tout, de lui-même en premier, se pose des questions, rêve, a du mal à décider les choses importantes, laisse plutôt les événements décider.
Je ne sais pas s'il est vraiment sympathique, plutôt pathétique ou touchant, en revanche Bengt Ohlsson rend les autres personnages du drame, le Docteur Glas et Helga bien plus antipathiques que dans le livre original. D'une certaine façon, celui qui parle a l'avantage sur les autres.
Globalement, c'est un bon livre, prenant, d'une incontestable finesse et complexité. J'ai quand même préféré la concision de Hjalmar Södeberg, et je pense que Gregorius aurait été encore plus réussi s'il avait fait 100 pages de moins, s'il avait été plus ramassé.
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Distact
  04 février 2016
J'aime beaucoup la couverture qui est sobre et la lumière qui éclaire au-dessus du pasteur me fait penser à une guillotine; la texture est comme un parchemin.
C'est l'histoire d'un pasteur, et de ses difficultés conjugales. Tout est dit;
Le récit est très bien écrit, les déambulations du pasteur qui se promène au rythme de ses pensées nous emmène tantôt dans le passé, tantôt dans son imagination qui est très fertile!
Je dois avouer que dès le début on oscille entre pitié et exaspération pour ce personnage qui ne pense qu'à lui et a une opinion assez haute de ce qu'il est. Ce n'est pas qu'il est orgueilleux mais c'est un faux modeste, et son regard sur le commun des mortels est condescendant et horripilant!
De plus , j'ai trouvé très limite son amour pour sa deuxième femme qui est vraiment très jeune, 12 ans.
Un roman, très bien écrit, mais dont le sujet m'a surtout ennuyé !
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
christinebeaussonchristinebeausson   13 février 2016
Ma prison est pire, car je la porte avec moi, où que j'aille.
Ma prison, c'est d'être tenu par tous pour autre que ce que je suis.
Ma prison, ce sont tous les désirs que je n'ai jamais osé exprimer. Au lieu de quoi j'ouvre la bouche et j'entends à mon grand étonnement tout autre chose en sortir.
Ma prison, c'est toute cette peine et tout ce désespoir que j'ai enfouis dans des cachettes si ingénieuses que je ne saurais jamais les retrouver, quand bien même j'essaierais.
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christinebeaussonchristinebeausson   15 février 2016
Je regarde son corps qui se dessine sous la chemise de nuit blanche, tout en molles rondeurs : je songe à tout ce qui est mou et rond chez elle, et qui éveille chez moi une telle volupté. Et je songe à tout ce qui est mou et rond chez moi, qui éveille chez elle un tel dégoût.
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christinebeaussonchristinebeausson   14 février 2016
La plupart des enfants ne vous regardent pas. Vous n'êtes qu'une autorité diffuse parmi beaucoup d'autres, et ils ont déjà fort à faire avec ceux de leur âge pour s'assurer une place dans le troupeau criard et la conserver. Bousculer ou anéantir tous ceux qui la menacent, si nécessaire. Pour eux, un adulte, ce n'est qu'une source d'ennuis, sous forme de punitions et de gifles : mieux vaut éviter de tomber en disgrâce.
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christinebeaussonchristinebeausson   17 février 2016
Il y a un temps pour se battre, mais aussi pour se reposer. Si on cherche sans cesse le combat, il risque de devenir une fin en soi. On finit par ne plus connaitre que cela, il finit par être si familier qu'on y a recours, qu'on ait ou non une raison de se battre. Et quand on n'a plus rien contre quoi se battre, on se met à se battre contre soi même.
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christinebeaussonchristinebeausson   16 février 2016
Le chagrin est un animal farouche. Au début, il est facile à mettre en fuite. Puis il se faufile de plus en plus près et, tôt ou tard, on l'a sous son toit. Et il y reste.
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Video de Bengt Ohlsson (1) Voir plusAjouter une vidéo
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Payot - Marque Page - Bengt Ohlsson - Kolka
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