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ISBN : 2265098337
Éditeur : Fleuve Editions (08/06/2017)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Black-out. Stockholm se trouve dans le noir total pendant une nuit entière, plongée dans le chaos.
Peu après, à différents endroits du globe, des sites stratégiques subissent des attaques électroniques sans qu’aucune revendication soit faite.
Les autorités sont sur les dents et rapidement le mathématicien et cyber spécialiste William Sandberg apparaît comme le principal suspect.
Or, William est un homme brisé : depuis la disparition de sa fille,... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
SZRAMOWO
08 juin 2017
Dérivations, un roman étrange écrit dans un style étrange, pour raconter une histoire étrange. Ce qui n'est pas pour me déplaire !
Un fil rouge revient comme un leitmotiv, un requiem ou une antienne :
«Le jour où votre vie bascule débute comme n'importe quel autre jour.Tout est comme d'habitude jusqu'au moment où ça ne l'est plus.»
Il est aux environs de 16h06 à Stockholm, le 3 décembre. William Sandberg, son épouse Christina et leur fille Sarah, vivent, chacun de leur côté, une expérience traumatisante : une panne d'électricité générale plonge la ville dans l'obscurité privant les habitants des services auxquels ils sont habitués, notamment les portes automatiques dans les grands magasins et les transports publics.
Parvenu à son journal, Catherine interpelle ses collègues le «visage éclairé par une tablette ou un ordinateur portable dont la batterie n'était pas encore à plat.
Bonne idée, si ce n'est que si la coupure de courant se prolonge, vous aurez les meilleurs articles du monde sur vos disques durs et pas la moindre chance d'y avoir accès avant que le sujet ne soit plus d'actualité.»
William est l'objet des attentions de la «Säpo ou alors de la police militaire», il le détienne, : «Depuis combien de temps était-il là ? Une heure. Au moins. Peut-être deux. Dans une salle d'interrogatoire, sur son propre lieu de travail. Ou plutôt, son ancien lieu de travail.»
Mais lorsqu'il s'enquiert des raisons de son arrestation une seule réponse vient :
«— Parce que nous avons le même problème que vous : nous avons, nous aussi, du mal à croire aux coïncidences.»
La Säpo veut savoir pourquoi il a répondu à ce message envoyé via un serveur inconnu sur une ancienne adresse qu'il n'utilise plus, lui fixant un rendez-vous auquel il s'est rendu : «Gare centrale de Stockholm. Arlanda Express. le 3 décembre, à 16 heures précises.»
Sarah, «cette fille qui allait mourir, mais ne le savait pas, courait. Quelque part dans l'enfer froid et grisâtre qu'était devenue Stockholm et dont elle prétendait qu'il était son chez-soi, se trouvait celui qui prétendait être son père.»
Est-elle réellement la fille de William et Christina ?
Le récit est haché, succession de chapitres courts mettant en scène les différents personnages, coupée par l'intervention de personnages nouveaux qui intensifie le questionnement du lecteur.
Et le lecteur ne va pas être déçu...
Que mijotent Rebecca Kowalczyk et Michal Piotrowski, dans un appartement de la rue Brzeska à Varsovie, près de la gare Warszawa Wschodnia ?
Alexander Strandell le radio amateur surnommé Tetrapak révèle à Christina l'existence de messages chiffrés sur une fréquence qui n'avait pas été utilisée depuis les années 1990 :
— Qui utilise les ondes courtes alors qu'il y a Internet ?
— Je ne sais pas. Qui ?
— Ceux qui savent qu'Internet va cesser de fonctionner.
Des attaques de Hacker intervenues aux USA, montrent qu'elles pourraient être des répétitions de ce qui s'est passé le 3 décembre à 1§ heures à Stockholm :
«Cinquante pics d'échanges de données dont nous pouvons affirmer avec certitude qu'ils sont de même nature que celui que nous avons connu aujourd'hui.»
Quel lien entre l'histoire de ces personnages, le rendez-vous mystérieux de la gare Centrale, les messages chiffrés sur les ondes courtes et la panne de courant ?
Quel rôle l'Etat et ses services secrets y jouent-ils : lutte anti-terrorisme ? Guerre entre des services spéciaux ? Fuites organisées ? Hacking sauvage ? Sécurité nucléaire ?
Le roman explore toutes ces pistes. La succession des chapitres s'accélère, donnant une image de la confusion, de l''angoisse, de la panique, du sentiment d'impuissance que rencontre les responsables du pays qui redoutent de se trouver confrontés à une crise majeure :
«La coupure de courant d'aujourd'hui (...) a duré trois heures et quarante minutes. C'est déjà mauvais en soi, mais qu'adviendrait-il si elle se prolongeait au-delà ? Des jours. Des semaines. Peut-être plus longtemps.»
«Les diodes continuèrent à clignoter. La pression continua à augmenter et les températures à monter et descendre, comme si une main invisible jouait avec les réglages. Comme si quelqu'un s'était emparé des commandes et contrôlait leur lieu de travail à distance.Comme si quelqu'un avait pris leur installation nucléaire en otage et refusait de la libérer.»
Pour son deuxième roman, Fredrik T Olson nous livre une vision réaliste de ce qu'est devenu notre monde, à la fois matérialiste et virtuel. Où la plupart des systèmes conditionnant notre vie quotidienne sont pilotés par des dispositifs informatiques fragiles et vulnérables.
Il surfe sur l'actualité et propose une clé de lecture crédible, utilisant «Des termes simples (...) (...) les mêmes (...) dans presque toutes les autres langues : terrorisme, Internet, hackers et réacteurs.»




Lien : http://desecrits.blog.lemond..
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croc1706
04 juin 2017
C'est le premier roman de Fredrik Olsson que j'ai eu le bonheur de découvrir et il est certain que je vais me mettre en quête de son premier au plus vite.
Dans Dérivations, on rencontre William Sandberg, un cyber spécialiste qui depuis peu remet en cause son travail. On le découvre sur un quai de gare, emmené menotté , et accusé d'une attaque terroriste visant à provoquer des black-out dans le monde entier. Toutes les autorités sont sur les dents.... et William semble le coupable parfait. Séparé de sa femme, Christina, journaliste people, et à la recherche de sa fille droguée Sara, cet homme brisé fait un coupable idéal.
Acculé, William se rebelle et veut résoudre cette énigme.
Lancé dans une quête virevoltante, arpentant l'Europe en quête de réponses, William nous fait réfléchir sur la prédominance de la technologie dans nos sociétés modernes. Comment réagirions-nous si armée d'une intelligence artificielle , cell-ci se rebellait?
Pistes numériques , langage binaire, et cybercriminalité sont le coeur de ce polar au rythme effrené, qui se lit d'une traite. On ne s'ennuie jamais , on progresse avec William, on enquête avec Christina, on souffre avec eux et on s'attache ...
Pour conclure je dirais que Dérivations est un polar high-tech , très rythmé et bien écrit auquel on accroche facilement.
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chevalierortega33
05 juin 2017
Avertissement : à trop vouloir combattre les terroristes, on peut le devenir soi-même !
Pour son deuxième roman, l'auteur nous livre un récit actuel, que l'on espère être une fiction plutôt que de l'anticipation. Big Brother version 2.0 va entraîner plusieurs innocents et les amener à devoir se disculper, en occasionnant de nombreux et douloureux dommages collatéraux, entre théorie du complot et manipulation.
Ce long roman de près de 600 pages ne laisse aucun répit et ses multiples rebondissements surprennent par leur caractère parfois improbable. Mais le lecteur le sait : on ne lui dit pas tout dans la fiction comme dans la vraie vie ! L'auteur suédois nous livre une intrigue qui surfe entre l'espionnage et le polar, en plus d'être une réflexion sur notre mode de communication actuel, les limites de l'usage abusif de la haute technologie et la hiérarchisation de nos valeurs.
Il est très difficile d'en dire d'avantage sur les aventures de William, cryptologue récemment placardisé, qui va au-devant du danger pour « rendre service » à une vielle connaissance pas si sympathique en fait. Il va devoir s'opposer à son ancienne hiérarchie et demander de l'aide à son ex-épouse tout en faisant le deuil de leur fille.
Quand on sait que le premier roman de cet auteur est en cours d'adaptation cinématographique, compte tenu de l'intensité et du rythme de celui-ci, on peut aisément penser qu'il en sera de même … c'est tout le mal qu'on lui souhaite ! L'une des scènes finales n'est pas sans filiation avec « 2001 Odyssée de l'espace » …
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Taylor
08 juin 2017

Le roman démarre fort : imaginez Stockholm une grande capitale européenne plongée dans le noir. Cette gigantesque coupure électrique est le début d'une enquête menée tambour battant car en marge à ce black out, des personnes meurent sans lien apparent entre elles. Un homme semble coupable : William Sandberg.
Pour sauver sa vie et surtout sauver la planète d'une attaque sans précédent, il va se lancer dans une course contre la montre qui va l'emmener très loin. Il ne sera pas seul dans ce combat car sa femme Christina lui apportera toute l'aide dont il a besoin et ce même s'ils ne sont plus en bons termes.
Plus l'enquête avance, plus on découvre que le véritable commanditaire de tout ce cirque n'est pas celui que l'on croit et le complot mis à jour fait froid dans le dos.
Manipuler Internet et les nouvelles technologies donne des thrillers très réalistes mais qui sait si un jour ce ne sera pas la réalité. C'est flippant.
William est un homme brisé mais cela ne l'empêche pas de trouver les ressources en lui pour contrecarrer les plans des personnes qui veulent lui faire porter le chapeau. On tremble avec lui, on frémit et surtout on croise les doigts pour qu'il trouve la solution.
Dérivations est un excellent roman qui fait réfléchir sur l'utilisation des nouvelles technologies. vous ne pourrez plus voir votre portable et votre ordinateur du même oeil après ça.
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Citations & extraits (1) Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO16 mai 2017
La seule chose qui lui manquait, c’était son apparence.Non qu’il fût imbu de sa personne, bien au contraire : il s’était toujours accommodé de son visage à la peau grêlée et n’en avait jamais pris soin. En ce moment même, sous sa barbe bien taillée, l’épiderme était enflammé alors que son dernier rasage remontait déjà à plusieurs jours.Son visage était tellement peu habitué à ce qu’on s’occupe de lui, qu’on le bichonne comme si c’était une espèce de vitrine pour des clients potentiels.L’apparence ne l’avait jamais intéressé. Ni la sienne ni celle des autres. Seul l’intérieur comptait pour lui, et pas sur le mode de la psychologie de bazar des magazines qui veut que la beauté vienne de là, mais dans un sens plus profond : tout ce qui pouvait émaner de l’intime. Les idées, les pensées, tout ce qui faisait qu’un individu en était un.Mais aussi le reste : les peurs, les ténèbres – ce qui remontait à présent à la surface et le tourmentait.Assis dans la voiture au milieu de ce silence compact, il n’entendait que son propre pouls et le martèlement de la pluie sur le toit.Et un vague sifflement qui ne pouvait signifier qu’une chose.Il avait cessé de s’acharner sur la portière et ne tentait plus de la faire céder à coups d’épaule, maintenant qu’il avait compris que cela ne servirait à rien. Le véhicule était verrouillé et sa dernière chance était de détacher sa ceinture, se mettre en travers du siège et de cogner dans les vitres avec ses pieds, mais elles aussi résisteraient.On l’avait repéré. De nouveau. D’une manière ou d’une autre, même si c’était impossible.Personne ne pouvait savoir qu’il serait ici, pour la simple raison qu’il l’ignorait lui-même. Il n’avait pris la décision que deux jours plus tôt, il avait réservé des voyages pour différentes destinations, avait varié ses moyens de transport, modifié ses trajets et était allé retirer des billets qu’il n’avait jamais eu l’intention d’utiliser. Il avait à dessein pris toutes ses décisions à la dernière seconde. Pourtant, il n’avait pu évacuer le sentiment que quelqu’un savait exactement ce qu’il pensait.Bien sûr, c’était inconcevable, mais cette idée lui procurait néanmoins une sensation de malaise.Il s’était débarrassé de son hirsute barbe poivre et sel. Il avait fait reculer l’implantation de ses cheveux au rasoir pour donner l’impression qu’il les perdait alors que ce n’était pas le cas. Il avait épilé en deux fins traits les sourcils que les années avaient fait se rejoindre en une seule grosse barre anthracite. Pour la première fois de sa vie, il avait passé des heures concentré sur son visage et, au final, il n’avait même plus été sûr de pouvoir se repérer au milieu d’une foule.Il avait loué une antique BMW dans un garage plus que douteux. Il avait payé en liquide et sans présenter de pièce d’identité et personne, absolument personne, ne pouvait l’avoir vu. Personne ne pouvait savoir où il était parti. Il était en sécurité. Et pourtant.Peut-être aurait-il dû s’y attendre.
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