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Danièle Bondil (Traducteur)Pierre Bondil (Traducteur)
EAN : 9782264026484
298 pages
Éditeur : 10-18 (12/09/1999)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 27 notes)
Résumé :
A la mort de son oncle, Tom Joseph, un jeune Indien parti étudier en Californie rentre chez lui. Là, dans une vallée reculée de l'Etat de Washington, il retrouve sa mère et son frère, mais aussi son propre passé. Leur tribu n'existe pour ainsi dire plus, leur réserve pas davantage, depuis longtemps les Blancs ont accaparé les terres de leurs ancêtres.
Avant de mourir, Jim Joseph s'était énergiquement opposé, seul contre tous et sans succès, à un projet de min... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Malahide75
  22 juillet 2017
Tom Joseph, un indien stehemish, a quitté sa terre natale pour entrer à l'université sous le chaud soleil de Californie, mais la mort de son oncle l'oblige à revenir à Forks, dans l'état de Washington. Un retour au bercail qui n'est pas au goût de tous et qui va raviver des plaies au sein de la communauté. Entre Karen, l'ex petite amie abandonnée qui a refait sa vie, les bûcherons de cru jaloux de l'opportunité qui a été offerte au jeune homme de poursuivre ses études et ce qui lui reste de famille, Tom se retrouve tirailler entre son désir de rester et de renouer avec la terre et la culture de ses ancêtres et la réalité économique qui modifie profondément la région.
Ode à la nature, aux arbres, aux oiseaux et aux montagnes, « Le Chant du loup » adopte le rythme des éléments, alternant le tapage musical de la pluie, l'engourdissement de l'humidité et du froid, la lenteur de la rivière qui coule et de la traque en forêt avec la brutalité du travail des bûcherons et la violence des hommes entre eux.
En décrivant en détails cette terre ancestrale indienne, Louis Owens lui donne la place de personnage principal, reléguant parfois Tom Joseph au second plan, et par la force de son évocation, il amène le lecteur à franchir les portes de l'imaginaire indien et brouille les frontières : où s'arrête la réalité et où commence le rêve ?
Ce roman porte en lui les thèmes d'un roman « écologique », mais pas que. Certes il y a une part de mélancolie dans les propos de l'auteur devant la disparition des traditions, d'un savoir ancestral et d'un lien avec l'environnement qui se perd. Mais il y a aussi le constat que les choses changent, doivent changer et qu'il faut savoir s'adapter et évoluer.
L'ensemble donne un très beau texte et une jolie lecture, apaisante et contemplative, loin d'être larmoyante.
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Floccus
  03 avril 2016

"Certains lieux sont plus accueillants que d'autres. Ce lac n'est jamais satisfait quand il y a des gens. Mais, de temps en temps, il faut que je revienne pour me souvenir que de tels endroits existent." (130)
Dans la série "Je relis les romans à tonalité amérindienne qui ont marqué ma jeunesse", je renoue des liens avec Louis Owens. Ce chant du loup m'avait laissé une forte impression, mais je me rends compte que j'ai complètement occulté l'histoire au profit d'un vague souvenir d'initiation chamanique. Cette dernière est loin d'être absente, mais une grande part du livre tient aussi dans un plaidoyer écologique pour la préservation des espaces naturels américains.
L'atmosphère de la vallée de Forks est lourde et humide. La pluie tombe sans cesse. Quand ce ne sont pas la grêle ou la neige. Pourriture et moisissure. L'écriture est à l'image du travail des bûcherons, forçats méthodiques qui défrichent la forêt : épaisse, rude, méticuleuse, pragmatique. Les descriptions qui en découlent sont fournies, mais répétitives et sans grâce, bien qu'efficaces; le versant spirituel de l'histoire y gagne en solidité concrète. Louis Owens retranscrit bien l'expérience de la marche, du froid, de l'effort. Il est en phase avec la réalité amérindienne, sans romantisme. Mais il appuie aussi lourdement sur les symboles – la martre qui se ronge une patte, le faucon émerillon qui fond sur sa proie – et en fait beaucoup sur les conséquences écologiques de la déforestation et de l'exploitation des mines.
Un roman très américain, masculin, avec de la poigne, image d'un terroir menacé. J'ai trouvé dans ma propre réalité ce que j'y cherchais la première fois que je l'ai lu. Cailloux, chemins, faucons, me sont désormais familiers dans un contexte personnel, et le livre me parle moins.

Lien : http://versautrechose.fr/blo..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
psycheinhellpsycheinhell   22 février 2012
"(...) quand on y réfléchit, y a de quoi trouver ça drôle. Quand nous, les Indiens, on vivait ici il y a longtemps, avant l'arrivée des Blancs, y avait pas de réserve naturelle et pas d'animaux sauvages. Y avait que les montagnes, la rivière, les deux-pattes, les quatre-pattes, le peuple de sous la surface de l'eau et tout le reste. Il a fallu l'arrivée des Blancs pour rendre ce pays naturel et ces animaux sauvages. Et maintenant, il faut qu'ils votent une loi pour proclamer que la région est naturelle et la protéger contre eux-mêmes." Il avait ébauché un sourire qui s'était transformé en un froncement de sourcils prononcé. "Tu sais, c'est comme s'ils avaient signé un traité avec ces montagnes, ces arbres, ces cours d'eau. Ils disent que c'est pour l'éternité, mais ça s'est toujours passé comme ça pour tous les traités conclus avec les peuples indiens, quand ils disaient "aussi longtemps que l'herbe poussera" et des trucs du même genre. Tous ces traités, sans exception, ils les ont violés, et un jour ils le violeront aussi, celui-là. Et alors, peut-être que cette réserve naturelle, il faudra qu'elle prenne le sentier de la guerre."
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Maya26Maya26   24 juin 2015
Il écouta le hurlement de plus en plus fort du loup et ses cheveux se dressèrent sur sa nuque. Le loup repris son long hurlement, le poussa encore et encore, quelque part sur les crêtes, à flanc de montagne, et soudain Tom comprit. C'était le rêve. En contrebas, il distingua la tête de Bayard, par dessus le rebord de la pente d'éboulis. Le vertige le quitta, il se sentit fort. Chaque ombre délicate se détachait clairement, en silhouette bien définie, sur fond de roche et de neige.
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Malahide75Malahide75   22 juillet 2017
L'extrémité de l'un des filaments de nuage passa devant le soleil et se refléta dans les yeux de Karen. Il s'imagina qu'il était une ombre, impalpable et sombre au-dessus d'elle, et il repensa à son oncle, tout seul dans la forêt. Les chanteurs eux-mêmes (les hommes et les femmes dotés de pouvoirs) devaient se demander, parfois, qui était l'ombre et qui était l'esprit, quel monde rêvait l'autre. Était-ce le feu qui faisait danser les ombres sur le murs en cèdre, ou les ombres qui rêvaient du feu ?
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Malahide75Malahide75   22 juillet 2017
L'entêtante odeur des lupins s'élevait sur la pente et, à la frange d'un champ de neige, dans une crevasse au versant de la montagne, Tom aperçut un lys des glaciers d'un jaune vif aux feuilles vert foncé. Il leva un instant la fleur devant la lumière puis la mangea, commençant par les pétales et finissant par la tendre tige blanchâtre.
Grider eut un large sourire.
- Ce sont mes fleurs préférées, à moi aussi.
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Malahide75Malahide75   22 juillet 2017
- Tu ne sais rien, Tom. Tu es revenu dans cette vallée en t'imaginant que rien n'avait changé parce que c'était ce que tu désirais... les rivières, les montagnes, moi et le reste. Mais les choses doivent évoluer.
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