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ISBN : 2226176667
Éditeur : Albin Michel (03/01/2007)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 110 notes)
Résumé :
À travers toute son oeuvre, Louise Erdrich a imposé son regard insolite et son univers poétique parmi les plus riches talents de la littérature américaine. On retrouve dans ce nouveau roman l'originalité narrative, la prose lumineuse et la force émotionnelle d'une oeuvre qui ne cesse de se renouveler et de surprendre.

Chargée de procéder à l'inventaire d'une demeure du New Hampshire, Faye Travers remarque parmi une étonnante collection d'objets indien... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
myrtille81
  22 septembre 2012
Faye Travers vit avec sa mère, d'origine Ojibwée, dans le New Hampshire. Chargée d'inventorier la maison d'un ancien agent du bureau des affaires indiennes, elle découvre parmi une multitude d'objets indiens un tambour. Très vite, elle est troublée et croit entendre les battements du tambour. Elle s'en empare pour le ramener dans sa tribu.
Quel roman étrange et envoûtant ! Envoûtant comme le tambour qui est au centre de l'histoire. Louise Erdrich nous entraîne dans son univers de légendes et croyances indiennes, un univers peuplé d'Esprits.
Construit en plusieurs parties, ce récit nous mène du New-Hampshire au territoire ojibwé près des grands lacs ; il nous relate des vies d'aujourd'hui ainsi que l'histoire d'ancêtres ojibwés.
Dès le début du roman, j'ai été séduite par l'écriture très belle et poétique ; ainsi que par les descriptions de la nature et des animaux, le rapport à la matière (les pierres, les arbres...) et au milieu.
Mais j'ai encore été plus captivée par l'histoire d'Anaquot et de son amour passionnel pour Simon Jack, un amour qui la ronge et qui ne peut finir qu'en drame. Et par l'histoire de la construction du tambour et de sa magie ; le récit navigue entre le conte et le réel.
J'ai été séduite par la vie, les rites et les croyances de cette tribu ; Louise Erdrich nous fait découvrir ces croyances et la spiritualité indienne à travers la vie des personnages, rien n'est expliqué ou simplifié et par conséquent, elle a su éviter de tomber dans le folklore. Et elle ne tombe pas non plus dans le travers d'enjoliver ou de tomber dans une admiration béate comme on peut le voir souvent.
En revanche, et c'est le seul bémol, je trouve que le roman manque de rythme. La première partie, qui n'est pas la plus intéressante, est trop longue, trop diluée dans des détails. Je conseille donc à ceux qui seraient tenté d'abandonner leur lecture au début du livre de persévérer jusqu'à la deuxième partie.
Un roman pour les amoureux de la nature et des légendes indiennes, pour ceux qui aiment les romans contemplatifs.

Lien : http://mumuzbooks.blogspot.f..
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Renod
  13 octobre 2017
Faye réside avec sa mère à "Revival road" dans un coin perdu du New Hampshire. Drôle d'adresse pour ces deux femmes aux existences minées par le passé. Elles travaillent ensemble à expertiser des objets dans les successions. Au cours d'un inventaire, Faye tombe sur un objet qui retient tout de suite son attention : un tambour indien très ouvragé. Saisissant toute l'importance de cet instrument dans la culture ojibwée, elle le subtilise et le remet au descendant de son concepteur. Elle découvrira ainsi les vertus magiques du tambour et les existences bouleversées de ses propriétaires. Louise Erdrich mêle avec habileté un récit réaliste à une légende indienne. Si le roman s'étire et s'essouffle dans la première partie, l'histoire tragique du tambour offre un élan et un sens à l'oeuvre. J'ai trouvé le style de l'auteure parfois particulier car certaines de ses phrases sont hachées ou tronquées. Mais son écriture sait aussi se montrer contemplative et poétique, notamment pour décrire des personnages en communion avec la nature. La reprise de chants oubliés et de rites perdus va permettre de purger des esprits noircis par la culpabilité, thème central de son roman. Si le style de Louise Erdrich m'a parfois gêné dans ma lecture, j'ai été convaincu par son talent de conteuse.
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Rebka
  15 octobre 2017
Aïe aïe aïe, je dois commencer direct par avouer un truc… J'ai lu un autre livre après celui-ci - avant de démarrer ce billet - et je m'aperçois avec effarement qu'il ne me reste pas grand chose de cette lecture. Si ça se trouve, que ce qui a dévoré nos coeurs a également dévoré ma mémoire ? à moins qu'il ne s'agisse d'un cas rare de contamination à l'Alzheimer par voie électronique ? Dans tous les cas, c'est flippant et quoi qu'il en soit, on est mal ^^
Bon, mais qu'à cela ne tienne, le free style ça me connait ! Je suis capable de blablater pas mal de temps pour dire pas grand chose au bout du compte, je vous assure, c'est pas pour rien que j'avais toujours des supers notes en philo. Tenez, même une fois j'ai eu un 19, et là, sérieux, je pense que le prof devait avoir des idées derrière la tête, ça n'existe pas 19 en philo en terminale, nan mais quel vieux vicieux ! Heureusement, j'avais déjà l'esprit avisé et je ne suis pas tombée dans le panneau. Pfffiou quelle histoire ! Pour les curieux qui aiment bien tout savoir et surtout les détails croustillants, ce prof avait des mains de pianiste mais une tête d'alcoolo et au final il s'est quand même tapé une fille de ma classe, Françoise qu'elle s'appelait, même qu'elle a eu un 20 une fois. Après il s'est fait virer. Bien cliché ce truc, mais 100% véridique. Ensuite Françoise est partie un an en Inde, dans un āshram, je l'ai perdue de vue, et quand elle est revenue je l'ai croisée juste une fois à une soirée bien zarbi dans un grand appartement chez des gens que je ne connaissais pas, soirée dont je n'ai pas beaucoup de souvenirs sauf elle avec sa grande robe et son machin en forme de goutte sur le front, même qu'elle m'en a collé un aussi. Elle dansait super bien Françoise. Bref, aucun rapport avec ce qui a dévoré nos coeurs, vous voyez que je sais bien meubler ?
Bon, mais rassurez-vous, je ne vais pas vous parler plus longtemps de mon étourdissante scolarité et j'ai quand même quelques petites choses à raconter à propos de ce roman de Louise Erdrich. Déjà, pour commencer, je dois dire que j'ai été fascinée par la profession de Faye et de sa mère, j'adorerai faire ça, vraiment, farfouiller dans les vieilles maisons et les affaires des gens pour en dresser l'inventaire dans le cadre de successions. Merveilleux ! J'ai déjà beaucoup réfléchi à ça, comment au final tout se résume à une sorte d'inventaire, comment on est bien peu de chose (comme mon amie la rose) et comment les objets qui restent et qui ont vraiment du sens tiennent en si peu de place (et pour aller jusqu'au bout comment ce sens lui-même va en s'amenuisant avec le temps…)
J'ai déjà testé et vous ne pouvez même pas imaginer la quantité de choses qui peuvent rentrer dans une boîte à chaussure, et comment ladite boîte à chaussures peut prendre elle-même si peu de place au fin fond d'un placard (surtout que je chausse du 36, ça fait de petites boîtes hein)…
C'est d'ailleurs pour ça que je partage totalement la philosophie (tiens la philo, vous voyez on y revient lol) de Faye, à savoir éviter au maximum de s'encombrer avec des objets,
“c'est le rappel constant de notre mortalité qui nous retient. L'inutile vanité consistant à s'accrocher à quoi que ce soit est, évidemment, toujours là devant nous. S'efforcer de posséder quelque chose d'une valeur phénoménale nous paraît en général absurde, vu notre propre biodégradabilité.”
Clap clap clap, permettez-moi d'applaudir, je n'aurai pas su mieux dire !
Et Erdrich frappe plus fort encore en évoquant une des rares fois où Faye a envie de récupérer et de garder quelque chose d'une succession :
“un coffret de bois contenant ce qui semblait être des mouchoirs enveloppés dans du papier de soie, uniquement des mouchoirs, marqués aux initiales de la propriétaire, L.M.B.” et devinez quoi ? “Épinglé à chaque mouchoir en coton, en batiste, bordé de dentelle ou brodé, ai-je constaté, il y avait un morceau de papier soigneusement découpé. J'ai évidemment examiné les papiers. C'était à chaque fois une étiquette portant une date notée d'une écriture féminine. Un nom ou des noms étaient inscrits. Et puis des événements. Baptême de Teddy. Mariage de Venetta et John Howard. Et puis, obsèques de Teddy. Veillée funèbre de Frère Admantine. Premier opéra, La Traviata. Mariage. Bras cassé. Et tout en bas de la pile, peut-être le premier mouchoir ainsi conservé et l'ancêtre de la collection, un petit carré d'étoffe, ayant appartenu à un enfant, maladroitement marqué des initiales et étiqueté Obsèques de ma Mère.”
Alors là, vous voyez, je ne peux même plus applaudir, je reste sans voix... “Cette boîte contenait les larmes de toute une vie de femme”. Que voulez-vous que je dise après ça ? Je pourrais faire du mauvais esprit et dire que ce n'est plus de nos jours de ça arriverait vu que les gens utilisent des saloperies de Kleenex, je pourrais aussi faire une petite pirouette et dire que finalement je n'ai pas tout oublié de cette lecture, oh non pas l'essentiel, et d'ailleurs j'ajoute que s'il y avait une seule chose à retenir de ce roman, je choisirais ça (bon c'est ce que j'ai fait). Sacrée leçon non ?
Voilà, j'ai vraiment bien aimé ce livre au démarrage, vers les trois quart j'avoue que je me suis un peu perdue, c'est devenu plus flou, je me suis embrouillée quelque peu. Peut-être parce que j'étais malade ce week-end ? On s'en fiche, il me reste tout de même une assez forte impression et pas mal de grain à moudre dans ma petite tête.
Je vais m'arrêter là, c'est déjà assez long pour quelqu'un qui n'a soit-disant pas grand chose à dire, je ne voudrais surtout pas vous effrayer ;)
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Horsdutemps
  06 septembre 2011
J'achève ce week-end dans un état d'extase incomparable... Une étreinte fougueuse? Une lecture réjouissante? Un chouette ciné?
Ben non, j'ai aspiré. Pas de la coke. de la poussière. Des poils (les miens, ceux de mon chat... pas sûr que les siens gagnent en nombre). Des saletés.
Je suis amoureuse de mon aspirateur. Pour expliquer un peu mon état, il faut savoir que suis dans une phase très bizarre de complusion ménagère. Vous vous dites que c'est toujours mieux que les compulsions alimentaires mais, comme pour les poils, c'est pas bien sûr.
Ca a commencé mollo avec l'achat d'un balai à serpiller où il n'y a plus à essorer la serpillère mais juste à pousser sur le bras du balai qui se plie en deux et essore tout seul la lavette . Incroyable. J'adore. Ca m'a comblée une semaine.
Et puis l'excitation est retombée. J'ai commencé à loucher sur les aspirateurs. Extase : un Silent Force Rowenta .SILENT FORCE, ce qui veut dire que si je le mets au minimum, je dois m'assurer qu'il est en marche et si je le mets au maximum, je peux écouter la radio en aspirant. Ca veut surtout dire que je peux le passer à des heures indues : le matin à 7 heures, le soir à 23 heures. En plus d'être Silent Force, il est tellement puissant qu'il a délatté mon parquet. Je l'aime. J'avoue qu'il m'est arrivé de renverser des trucs exprès pour pouvoir le sortir...
Vous savez ce que c'est la drogue... Il en faut toujours plus... du coup, je me suis penchée sur le cas de ma machine à laver... 18 ans d'âge, carcasse rouillée, un côté dessoudé, plus de fond. Bonne pour la casse... J'ai acheté une "FAURE faite dans le Vercors". Je l'ai attendue une semaine... Lorsque le jour de livraison est arrivé, je ne tenais plus en place. Les livreurs ont procédé à l'échange. Ils ont poussé la vieille et mis la jeune à la place (Le monde des machines à laver est très similaire au notre). C'est quand ils ont incliné la vieille pour la faire passer sur le palier que j'ai résolu le mystère de la chaussette manquante. Sauf que dans mon cas, c'était pas des chaussettes mais des strings. Des vieux. Ceux qu'on ne prend même pas la peine de mettre dans le petit filet protecteur. Ma machine s'est mise à vomir des strings. J'en ai ramassé trois pendant que les vendeurs, qui faisaient semblant d'être gênés, regardaient ailleurs. le pire, car il y a pire, c'est que certains étaient coincés en dessous, j'ai dû me mettre à quatre pattes sur le palier (bien-sûr, c'était jour de ménage et l'employé de ménage a fait sa pause syndicale en me regardant) et tirer sur ceux qui étaient coincés en dessous.
Je fais donc désormais partie des anecdotes qu'on raconte aux apéros entre livreurs : "Tu te souviens la nana en pyjama qu'a été obligée de récupérer ses strings sous la machine?" (je précise que ce n'était pas un pyjama mais un survêt pyjama très classe, très sobre, en pilou gris à peine déformé) (il est loin le temps où je m'habillais pour recevoir les gens de l'extérieur)(le temps où je me maquillais, c'est genre la préhistoire.)
Bref, deux choses à retenir, primo, les vieilles machines ont une âme et vous font payer l'abandon, deuxio, les strings et chaussettes disparaissent entre le tambour et la carcasse de la machine (merci Stokholm de m'attribuer le Nobel de sciences 2011).
Tout ça, ça a gâché l'effet recherché par l'achat. du coup, la semaine suivante, qui était la semaine dernière, je me suis souvenue de Kévin (le prénom n'a pas été modifié). Kévin m'avait appelée en novembre pour me vendre une porte. Il s'était fait jeter en beauté. Je l'ai rappelé, je lui ai dit "Kevin, laisse tomber la porte, ramène-toi avec des fenêtres". Il est arrivé ventre à terre avec tout son attirail de VRP, m'a sorti le grand jeu ("Je vais te les prendre tes fenêtres, Kévin, épargne moi toutes tes conneries de VRP".) et la grande facture.
Donc voilà, j'en suis là... Un trousseau électroménager flambant neuf et pas un seul mari potentiel à l'horizon, presque propriétaire de fenêtres isolantes en thermique et en phonique ("70 Décibel, Madame Bouboule, 70!")(Ouais, Kévin, est-ce vraiment une bonne nouvelle ? ça va juste me couper un peu plus du monde...). Endettée pour huit ans et déjà désoeuvrée, déjà en quête.
Et pourquoi j'en suis venue à vous parler de ça? Je refais le chemin à l'envers. C'est l'obsession de Faye Travers pour un tambour qui m'a fait penser qu'on pourrait écrire un roman sur moi, parce que moi aussi j'ai été un peu obsédée par mon tambour de machine à laver (c'est fou, le cheminement de la pensée quand on y réfléchit, mais peut-être que je réfléchis trop).
Bon ok, l'héroïne de Louise Erdrich n'est obsédée ni par le tambour de sa machine à laver ni par un vulgaire tambour de la fête à Neuneu.
Elle, elle donne dans le tambour porteur de l'histoire du peuple indien. Dans le tambour magique qui crée le lien entre les vivants et les morts. C'est un peu plus classe, mais à peine.
Ce livre. Une révélation. Faye, l'obsédée du tambour, a une entreprise singulière, elle procède aux inventaires des maisons de défunts dans le cadre de successions, fait le tri, propose la vente ce qu'il y a à vendre. C'est à cette occasion qu'elle découvre un tambour qui produit sur elle un attrait tel qu'elle le rapporte chez elle. le tambour lui parle, influe sur ses rêves... Elle sait qu'elle a fait une découverte extraordinaire et décide d'en savoir plus sur l'histoire de ce tambour.
Et nous remontons le fil des récits pour arriver à l'origine de ce tambour.
Je ne trouverais pas les mots. le seul qui me vienne est "puissant". La prose d'Erdrich est puissante et l'intrique est puissante. le résultat est bouleversant.
La partie concernant Faye, m'a fait pensé à "Best Love Rosie", l'art de mêler le quotidien et les réflexions plus profondes sur la filiation, le destin, l'amour, la solitude. le mélange de poésie, de modernité et d'humour. Les pépites. Les passages de pure poésie, ces passages que l'on relit plusieurs fois pour s'en imprégner. Ceux sur sa soeur, son père, l'amour...
La partie concernant l'histoire du tambour est différente mais tout aussi puissante. La voix narrative change, l'intrigue est forte, on suit réellement une histoire. Et quelle histoire... Elle m'a vidée émotionnellement, sa lecture m'a réjouie et éprouvée ("le châle"). La question de la transmission est également présente. Et tous ces trucs indiens, c'est tellement nouveau pour moi que je suis émerveillée : les loups, la nature...
Il y a donc dans ce livre tout ce que j'attends de la littérature. Je me suis souvent arrêtée dans ma lecture pour relire certains passages et essayer de comprendre le "comment". Louise Erdrich fait partie des auteurs dont je me demande comment ils font, comment ils font pour écrire aussi bien. Est-ce un don ? D'où ça vient? C'est du travail, beaucoup de travail mais à la base, il y a bien quelque chose. Ce paragraphe est très con, j'en ai conscience mais c'est une question que je me pose réellement. Ce souffle, d'où vient-il ? Cette imagination (même si ici, l'auteur s'est inspirée dun mythe Ojibwe), c'est quand même fabuleux quand on y pense. Je suis en admiration totale. Et heureuse parce qu'il y en a plein d'autres à lire.

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ann39
  27 mars 2015
Amérindienne par sa mère , Louise Erdrich fait revivre l' âme et les mythes de tout un peuple. " raconter des histoires , et découvrir le fabuleux sous le réel " dit elle .
Dans ce livre on retrouve ses 2 obsessions : le pouvoir que les morts exercent sur les vivants , et la musique .
l'' héroïne Faye découvre un jour une collection d objets provenant d'une réserve indienne , parmi lesquels 1 tambour étrangement décoré, orné d perles représentant une jeune fille , une croix et un loup. Intriguée , Faye vole le tambour et découvrira ses pouvoirs magiques : lorsqu elle se trouve près de lui, elle l 'entend résonner avant même de l 'avoir effleuré....
Louise Erdrich raconte l 'histoire bouleversante de cet Indien qui ,guidé par ses rêves , avait fabriqué un tambour pour conjurer la mort de sa fille dévorée par des loups. et c'est le fantôme de cette enfant qui s 'incarne dans l'instrument pour parler aux vivants et apaiser leurs souffrances .
la musique peut *elle nous guérir de nos tourments ?
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
ann39ann39   27 mars 2015
Les chagrins , on les épuise avec les moyens du bord, ce qu ' on a sous la main. On s'en débarrasse à force d'en parler , de vivre avec , on ne les laisse pas s'incruster au fond de soi . Vous voyez, c'était à ça que le tambour était bon , à faire sortir ces chagrins au grand jour, où les chants pouvaient les emporter
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ThyuigThyuig   03 septembre 2015
C'est une femme agréable, à la mâchoire carrée, aux cheveux brun clair et aux yeux bleus, une femme dans les trente-cinq ans, bien plus jeune que moi, le genre de mère qui se propose pour surveiller la récréation ou élaborer les projets artistiques de l'école élémentaire. Le genre à militer en faveur de la sauvegarde des sites historiques et des emprunts obligataires pour financer les écoles. Je connais ce genre-là. Je m'y suis essayée. Ma mère aussi. Mais notre fascination pour les choses de la vie, ou plus précisément, la seconde vie des choses, nous a toujours mises en marge.
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RenodRenod   11 octobre 2017
Nous avons soif d'un ordre simple. Qu'un jour puis le suivant et encore le suivant, avec un peu de chance, soient identiques. Le chagrin représente le chaos. La mort ou la maladie détraquent le monde. Donner suite à cet ordre et le préserver est un acte d'espoir désespéré. Protège-nous. Sauve-nous. Permets à notre esprit d'échapper à la peine afin que nous puissions simplement glorifier le monde.
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RenodRenod   10 octobre 2017
Il avait tenté d'empoisonner son esprit, l'avait méthodiquement noyé, étouffé. L'alcool avait été l'instrument. il repensait au jour où il avait bu le premier verre de sa première vraie sale cuite, et se souvenait d'avoir pleuré dans la flamme ambrée au fond du godet et que sa peine avait reçu pour réponse une chaleur irradiante et l'oubli.
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KristeenKristeen   16 juin 2014
Quand elle avait encore six ans et que je venais d'en avoir neuf, nous capturâmes des lucioles dans des bocaux en verre. Nous voulions des lampions, nous glissâmes donc au moins une douzaine d'insectes dans chaque bocal puis nous nous étendîmes dans le jardin derrière la maison sur un vieux plaid de voiture, pour jouer à un jeu de patience, notre préféré cet été-là. Nous jouions avec trois paquets de cartes disposées à l'envers tout autour de nous. A la lueur du crépuscule et des lucioles, nous associons les cartes lentement l'une après l'autre, en nous concentrant farouchement sur l'emplacement de chacune. Je crois que cet entraînement précoce explique pourquoi j'ai une telle mémoire. Les lumières déclinaient et baissaient, puis finalement les lucioles semblèrent se fatiguer. Nous ramassâmes les jeux de cartes pour les rassembler avec un élastique. Je libérai mes lucioles et les regardai vaciller dans les hautes herbes fraîches et les buissons de saules qui bordaient le jardin. Puis je me retournai pour voir où était ma sœur. Netta, qui avait écrabouillé ses lucioles sur son visage et sa poitrine, luisait dans le noir. Elle courait, dansait, surnaturelle estafilade de chaleur.
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Videos de Louise Erdrich (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Louise Erdrich
Rencontre avec Louise Erdrich et Naomi Fontaine.
Louise Erdrich d'origine ojibwe est une écrivaine confirmée et à succés qui vit aux États-Unis. Naomi Fontaine, jeune auteure Innue de Uashat, vit au Canada. Elles évoquent dans leurs textes la vie des descendants des Indiens d'Amérique. Leurs romans, nouvelles et récits, saisissent le lecteur et l'entraînent dans des univers exotiques et pourtant proches de nous. Cette rencontre est organisée en amont du festival America, qui fait la part belle aux auteurs autochtones du continent américain.
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