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ISBN : 1095434020
Éditeur : Editions Do (01/10/2016)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 35 notes)
Résumé :
Les poignantes mais souvent joyeuses histoires de ce livre composent la tendre chronique d’un homme qui se souvient de son père, génial représentant de commerce et grand amoureux de la pêche, géant captivant et charmeur aux yeux de l’enfant qu’il était. Elles commencent simplement, par ce regard de l’enfance, puis elles se développent pour illustrer la prise de conscience d’un garçon qui grandit et observe le monde autour de lui. Et si elles reconstituent l’histoire... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  15 novembre 2016
"Ce livre, je l'ai offert à vingt-quatre personnes.Parmi lesquelles un policier, une femme de ménage, une enseignante......Tous ont été sur le choc."Oui, c'est le bouquin le plus antidépressif du monde " ont-ils déclaré.", écrit Mariusz Szczygiel, écrivain polonais, dans sa préface à ce livre, qui est un de ses préférés. Et j'en dirais autant.
Largement autobiographique, Ota Pavel avec le regard de l'enfance et plus tard, celui du jeune homme qu'il deviendra, se souvient de son père génial ,représentant de commerce ( "capable de vendre un aspirateur dans un village sans courant électrique") et passionné de pêche. "Papa avait bien d'autres préoccupations. Au premier rang se trouvaient le commerce et les poissons ", la passion des poissons devançant souvent celle du commerce.Un père fascinant qui ne s'arrête devant aucune extravagance pour arriver à ses fins. Il achètera même un étang pour avoir ses propres carpes.....À travers divers anecdotes, racontées plus ou moins chronologiquement, où les poissons sont souvent les stars ( et quelles stars ! carpes dorées comme du laiton,avec un ventre jaune de brasseur, repu de drêches / chevaines argentés / barbeaux noirs et argent / perches d'un vert olivacé, rayé de couleur sombre / silure avec des moustaches et de petits yeux mystérieux / truites sorties de l'eau, pareille à des brioches......), il nous relate leur vie d'antan, une vie qui va lentement basculer dans le drame avec l'arrivée de Hitler et de l'Holocauste. La Tchécoslovaquie est envahie par les Allemands, et ils sont juifs........la guerre terminée , l'arrivée du communisme sera loin d'être une bouée de secours.
Pavel adoucit le tragique avec beaucoup d'humour, de tendresse et de poésie. Même dans le désespoir, il nous réchauffe le coeur avec un geste humain, des descriptions grandioses de la nature et un trait d'humour..........jubilatoire ! On rit et on sourit beaucoup, et dire qu'il les a écrit en plein état dépressif grave !

Ce classique de la littérature tchèque publié dans son pays en 1971, vient d'être réédité par une maison d'édition indépendante, réunissant un certain nombre d'histoires de deux recueils différents publiés dans leur langue originale, dont l'ordre a été choisi par la traductrice.Le résultat est superbe, avec un épilogue plus qu'émouvant. Je l'ai découvert par pur hasard, séduite par son titre et sa magnifique couverture. le vrai coup de coeur est arrivé par la suite. C'est une de mes plus belles rencontres littéraires !
Pour vous faire succomber, une dernière tentative : "Une lecture physiquement contagieuse qui produit des bulles de joie", ce n'est pas moi qui le dit, c'est Erri de Luca sur la quatrième de couverture.
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enjie77
  18 mai 2018
Ce livre est l'hymne à l'amour d'un fils pour son génial papa. le narrateur est un petit enfant, qui porte un regard admiratif sur son papa, juif tchèque, fanfaron, coureur de jupons, qui va l'initier à la pèche et à la passion des étangs et des poissons : engouement bienvenu en cette période qui voit se profiler la seconde guerre mondiale à l'horizon.
Erri de Luca dit avoir ressenti des « bulles de joie sous la peau » à l'évocation de ces souvenirs simples. Je n'ai pas éprouvé cette joie, j'ai le sentiment d'être restée connectée à la blessure d'Ota Pavel, celle qui a fini par le détruire pour l'emmener en asile psychiatrique d'où il a ressenti le besoin d'écrire ce si joli roman à la gloire de son papa. J'ai souffert pour rédiger mon commentaire qui est donc très personnel et très isolé par rapport aux autres billets. Les lecteurs majoritairement qualifient cette lecture de joyeuse.
La lecture des petites chroniques afférentes à la pèche m'a rappelée le film « Et au milieu coule une rivière » de Robert Redford. Très indifférente à la pèche, j'avais découvert, grâce à la magie du réalisateur Redford, qu'il était possible de faire passer beaucoup d'émotions avec une caméra rien qu'en filmant un simple lancer dans un environnement grandiose du Montana.
J'ai retrouvé avec Ota Pavel cet amour de la nature, cette fusion qui s'installe entre la nature, un papa et ses fils.
J'ai éprouvé la mélancolie, la nostalgie de ses merveilleux moments qu'Ota aime se remémorer et nous faire partager. Son papa est un doux rêveur, toujours à trouver de nouvelles idées, la meilleure idée bien sur - celle qui peut ruiner la famille de préférence - un papa « Mechuga » ou « meschugge » qui signifie en yiddish quelqu'un a mi chemin entre la folie et l'irresponsabilité. Alors, il raconte les facéties de papa, la Buick, le professeur Nechleba, la belle Irma, les rives de la Berounka, le commerce du papier tue-mouche, les poissons attrapés à la main par ses frères, les brochets, les anguilles, les barbeaux, les gentils, les méchants et ce sans jamais usé du pathétique, l'enfant ne semble pas se rendre compte des drames qui se jouent.
Et même si Ota nous raconte les mésaventures de Léo, champion du monde de vente d'aspirateurs Electrolux à domicile, et de sa maman, et si certaines scènes sont particulièrement cocasses, je n'ai pas cessé d'entendre le bruit des bottes en bruit de fond, je n'ai pas cessé de me révolter contre le racisme, l'antisémitisme, comme de confisquer à Léo son étang dès le début de l'occupation qu'il avait été si heureux de s'offrir au prétexte « qu'un juif ne peux faire l'élevage de carpes ».
Je vous incite surtout à vous faire votre propre idée de ce si joli livre surtout si vous aimez la pèche. Vous y trouverez beaucoup d'humour et beaucoup d'amour.
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Palmyre
  23 avril 2018
Classique de la littérature tchèque, ce livre est rempli d'histoires poignantes, drôles aussi, avec toute la sensibilité et la tendresse qui caractérisent cette famille.
Ces courtes histoires retracent la vie d'un homme qui se souvient de son père. Aux yeux de l'enfant, il est héroïque, avec des idées parfois loufoques. Ce père est très fort car il réussit même à vendre des aspirateurs dans des villages où le courant électrique n'est pas encore installé. Son fils l'admire beaucoup.
A travers ses histoires, il y a également la réalité qui apparaît en toile de fond. Ainsi, nous suivons les événements majeurs qui ont marqués l'histoire de l'Europe centrale au XXe siècle. Mais même dans les moments les plus difficiles, il y a une solidarité, une union entre eux et ceux qui les entourent.
Récit autobiographique où se mêle des parties de pêche mémorables, la vie quotidienne d'une famille, les aléas de la vie et les événements tragiques de l'histoire.
J'ai littéralement adoré ce livre découvert par hasard sur un rayonnage d'une médiathèque. La couverture m'a séduite, le titre m'a intrigué. Il ne m'en fallait pas plus. En choisissant ce livre, je me suis engagée dans une partie de pêche qui m'a entraînée dans un moment de sérénité.
Excellente découverte, je ne peux que vous le conseiller. Allez-y les yeux fermés et laissez vous guider par le courant de la rivière où les poissons nagent.
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colka
  28 août 2018
Après avoir plongé à corps perdu dans le monde de la tragédie grecque, j'avais vraiment envie de d'assouplir mes muscles zygomatiques... Un titre m'est venu à l'esprit : Comment j'ai rencontré les poissons de Ota Pavel, chaudement plébiscité par certaines amies babeliotes qui se reconnaîtront au passage.
Mais ce roman m'a offert ce à quoi je ne m'attendais pas vraiment...
Ota Pavel retrace, dans de courts épisodes largement autobiographiques, sa vie familiale sur trois périodes : les années trente, l'avènement d'Hitler et le régime nazi et enfin l'instauration du régime communiste en Tchécoslovaquie. Une structure donc globalement chronologique qui va permettre de suive le narrateur de l'enfance à l'âge adulte.
L'auteur nous fait entendre trois voix. Une première qui va jouer avec la voix de l'enfant avec des expressions comme "mon génial papa" ou "mon farceur de papa" et qui va nous conter avec un émerveillement hyperbolique les exploits de son père Leo Popper, commis voyageur au talent l'illusionniste, ce qui nous vaut des épisodes croustillants, où nous allons voir, par exemple, le père du narrateur partir à la conquête de l'Europe centrale via la vente de papiers tue-mouches, tel un chevalier de la Table Ronde en route vers le Graal. C'est jubilatoire !
Mais ce père hors du commun n'est pas seulement commis voyageur, il a une passion exclusive, obsessionnelle : la pêche. Ce qui le pousse dans ses pires moments à oublier le reste du monde à commencer par sa famille.
Que dire de cet épisode où il va mettre en danger son fils (le narrateur) en l'obligeant à se dévêtir et à plonger dans une rivière déchaînée pour appâter des anguilles ?
Ce passage est glaçant. J'ai vraiment entendu cette fois le cri de l'enfant qui se sent abandonné par son père et qui est littéralement submergé par la terreur de se noyer. C'est le seul moment où cette voix de l'enfant est tragique. Elle laisse plus souvent place à l'évocation des moments de vrai bonheur que le narrateur a connu au contact avec la nature ; passages empreints d'une poésie bucolique et naïve, à hauteur du regard de l'enfant qu'il était.
Une dernière voix fait écho ou se situe en contrepoint des deux autres : celle du narrateur adulte. Lorsqu'il évoque la chute de son père, vaincu par l'antisémitisme dont il a été victime non seulement sous le nazisme mais aussi sous le régime communiste. Passages empreints de compassion et de tristesse sans être larmoyants ni tomber dans le pathos. Fort contraste avec ceux où il évoque d'une plume féroce la période nazie ou plus insidieusement le régime communiste.
La lecture de ce livre a donc été pour moi en tout cas, plus souvent émouvante et poignante que drôle. Mais j'ai vraiment aimé cette diversité de tons et de voix, ce vrai talent de conteur dont fait preuve Ota Pavel. Une belle découverte de la littérature tchèque que je ne connaissais pas du tout.
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LucileMM
  11 mars 2017
De poissons, ce livre n'en manque pas. Des brochets gros comme des crocodiles, des vairons aux corps marbrés, des ablettes argentées, des carpes dorées comme du laiton, des chevaines des anguilles, et autres barbeaux musculeux. Ils sont le fil rouge de ces mémoires, comme une toile de fond, chaque récit de pêche ainsi rattaché à un souvenir.
Je dois vous avouer un truc : la pêche ne fait pas partie de mes loisirs habituels, même pas de mes loisirs occasionnels, et pourtant, jamais je ne me suis ennuyée…
Il y a un charme fou dans la plume d'Ota Pavel, mélange parfait de nostalgie parfois cruelle et d'envolées poétiques, de tendresse infinie et de fantaisie galopante , capable dans la même phrase de vous arracher un sourire et de vous serrer le coeur.

À chaque chapitre, une anecdote. Certaines joyeuses et légères, celles remontant à la prime enfance. D'autres cruelles et touchantes, celles où la guerre a fait irruption dans l'enfance où bien celles qui retracent les désillusions post-révolution communiste…
Ce n'est pas juste une histoire, c'est la vie que nous conte Ota Pavel, une ode à la nature et à la vie dans tout ce qu'elle peut avoir de magnifique et d'absurde, de flamboyant et de trivial.
Challenge Multi-défis 2017
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critiques presse (1)
Actualitte   12 juillet 2017
Savoureuses chroniques d’enfance d’Ota Pavel (nom tchèque adopté par sa famille après la guerre, remplaçant le nom juif Popper) dans la belle Bohême tchécoslovaque, ce livre produit, comme le dit le grand auteur italien Erri de Luca, cité en quatrième de couverture, « des bulles de joie sous la peau ».
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   14 novembre 2016
Dans cette région habitaient des gens merveilleux, comme le clochard Bambas.Il ne travaillait pas du printemps jusqu'à l'hiver, il allait à la pêche près du Rocher du Diable.
Il se préparait cinq morceaux de sucre par jour dans un sachet en toile. C'était tout ce qui lui restait de l'hiver, époque où il trouvait un peu de travail.Sa vie me fascinait et même par la suite, quand d'autres garçons rêvaient d'être écrivains ou aviateurs, moi je voulais être Bambas.Il dormait dans une cabine à moitié effondrée avec pour couverture une peau de chevreuil mitée. C'était un pêcheur fantastique qui attrapait les poissons de toutes les manières autorisées et surtout interdites. Maman n'aimait pas me voir avec Bambas, elle avait peur qu'il déteigne sur moi. Malheureusement , ce n'est pas arrivé. p.74
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LucileMMLucileMM   11 mars 2017
Ce ruisseau est beau comme un collier de perles ou une tiare de diamants. Il gargouille et court sans se presser en descendant une petite colline, par des forêts de sapins et des prairies multicolores où volent des abeilles rondelettes et des sauterelles dodues. Son eau est celle d'une source cristalline et aux endroits où elle est basse, on voit les galets du fond, un sable blanc pur, les rochers et les racines des arbres. Des aulnes et des saules se penchent au-dessus des trous profonds. Et là, dans ces trous d'eau, au milieu des pierres et des racines, il y a les truites.
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Alice_Alice_   28 décembre 2017
J'attrapai la canne et la carpe, épuisée, se coucha sur le flanc en respirant lourdement. Le meunier la prit dans son épuisette et la jeta dans la barque. Sur la berge, il la posa dans l'herbe automnale et c'est seulement là que je pu l'examiner de près. Elle avait des barbions comme un génie des eaux, il ne lui manquait plus que la pipe pour ressembler à un ondin. Et ses yeux étaient très spéciaux, bruns et empreints de sagesse, on aurait dit de petites miches de pain maison. Par ailleurs, elle était dorée comme un rayon de soleil. Le soleil était justement en train de se coucher et cet or fondait sur les flancs du poissons, comme s'il pleurait et s'écoulait pour retourner à son étang natal. Elle avait les nageoires un peu usées à force d'errer ça et là en quête de nourriture, quand elle n'avait justement pas eu sa ration de pain maison.
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PalmyrePalmyre   22 avril 2018
Près de la rivière, j'ôte mes habits et je nage pour me purifier, comme les pécheurs dans ce fleuve indien, le Gange. Je ne pense plus à rien. Parce que la rivière, ce n'est pas un ruisseau. La rivière, c'est le puits profond de l'oubli.
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Bobby_The_Rasta_LamaBobby_The_Rasta_Lama   30 novembre 2017
Dans une des maisons forestières sur ce cours d'eau vivait Karel Kalous, un garde chasse en retraite. Il paraît qu'il avait bon coeur, mais il ne le montrait jamais. Il abreuvait tout le monde d'injures qu'on ne peut pas toutes répéter. Nous ne sommes devenus amis que par la suite, je lui faisais frire les truites fraîches à la poêle, il recrachait les arêtes dans le feu en disant qu'il aurait préféré du porc. Il invectivait également la vache qui se sauvait toujours et le service des retraites qui ne lui envoyait pas assez d'argent. Il m'injuriait moi aussi, mais j'en riais parce que je le connaissais déjà et je me sentais bien avec lui.
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