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EAN : 9782072847301
152 pages
Éditeur : Gallimard (05/03/2020)

Note moyenne : 4.19/5 (sur 8 notes)
Résumé :
"J'ai lutté, pour te retrouver, de toutes mes forces. L'espoir m'a fait vivre. Mille fois je me suis levée convaincue que ce serait aujourd'hui. Mille fois mon coeur a bondi en croyant t'apercevoir. Mille fois je me suis couchée en voulant croire que ce serait demain. Le jour où je te reverrais". Un jeune peintre voit apparaître sur ses toiles un visage étrangement familier. Ailleurs, une femme écrit une ultime lettre à son amour perdu. Ils ont en commun l'absence q... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Klergau
  05 mai 2020
Lucie Paye, Les coeurs inquiets - 2020 - ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️
Très beau roman, le premier de cette auteure que je suivrai. Un peintre paysagiste voit tout à coup apparaître sur une toile, l'image d'une femme. Il ne sait s'il écoutera cette nouvelle veine, pourtant c'est avec fièvre qu'il répondra à l'appel de son art. Mais qui est cette femme ? Pourquoi surgit-elle tout à coup dans sa vie ? Lucie Paye construit si bien son roman que même s'il n'y a pas beaucoup d'action, il nous prend aux tripes tant l'écriture est belle et belle l'intention qui la guide. Énigmatique, elle lève peu à peu le voile sur la vie de ses personnages et ce qu'ils ont à nous dire est très beau. J'ai adoré.
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nuitet0ilee
  18 mai 2020
Roman à deux voix : d'un côté, un jeune peintre qui voit apparaître sur ces toiles l'image d'une femme ; de l'autre, des lettres d'une mère à son fils.
L'écho de leur souffrance apparaît par touches. Les fantômes du passé vont revenir hanter et combler la douleur de leur aimé(e).
C'est un cri d'amour d'une mère pour son enfant. C'est d'une beauté !
MAGNIFIQUE !
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alexb27
  17 mars 2020
C'est un texte à deux voix : Les longues lettres, tout d'abord, d'une mère à son fils puis le récit d'un jeune peintre aux prises avec les affres de la création. Les deux histoires s’entremêlent avec finesse. La plume est d'une grande beauté, le texte mélancolique. Je l'ai terminé terriblement émue. Une belle découverte.
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Yolu
  23 avril 2020
Une histoire à deux voix. Un artiste peintre en pleine fièvre de création d'une part et une femme qui écrit à son fils d'autre part. Deux souffrances qui semblent se répondre. Une écriture belle et poétique, toute en subtilités qui sublime ces personnages.
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mariposa0211
  14 mars 2020
Lucie Paye nous raconte avec ce premier roman la solitude d'une mère et l'hésitation d'un artiste. Très beau roman mélancolique écrit avec beaucoup de finesse.
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Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   24 mai 2020
Cette boîte de Pandore, je te l’ai déjà confiée, me diras-tu, en t’écrivant. Je le reconnais. Mais si la vérité est bénéfique, l’obsession du souvenir est dangereuse. Si tu gardes la tête tournée vers l’arrière, tu ne pourras pas marcher droit et tu risqueras de tomber. Mon temps est écoulé. Le tien ne l’est pas. Vois clair et regarde droit devant toi. Ne fouille pas plus profond que ces lignes. Ce serait un projet sans fin. Un deuil inaccessible. J’aimerais que cette lettre te pousse vers l’avant. N’essaie pas de ranimer le passé. Ne va pas chercher ceux que j’ai croisés. Tu voudrais qu’on te parle de moi ? Dis-toi que personne ne m’a connue. Je me suis cachée de tous.Je détestais les précautions que prenaient les gens autour de moi pour éviter de me parler d’enfants. Alors je me suis éloignée de ceux qui connaissaient l’histoire de ta disparition. J’ai appris à ne pas la raconter à ceux que j’ai rencontrés par la suite. J’ai appris à maintenir les relations en surface. Paradoxalement, je ne voulais pas faire de ton enlèvement le point central de ma vie aux yeux des autres. Alors je n’en parlais pas. Je ne voulais pas être définie par le manque, car j’étais pleine de toi. Personne n’aurait compris. La conséquence fut qu’il manqua toujours la clé centrale à ceux qui m’approchaient. Je les laissais tourner autour, je donnais le change, mais personne n’a pu pénétrer jusqu’à moi.Je me suis reconstruite pourtant, lentement
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rkhettaouirkhettaoui   24 mai 2020
Comme tu dois être beau ! Tout petit tu l’étais déjà. Tu as gardé, j’en suis certaine, les grands yeux curieux et doux que tu as posés sur le monde dès ton premier regard. Je te vois grand, fort sans en être conscient, réservé sans être timide, tendre dans l’intimité. Je te vois le front large et pensif, le nez long, la bouche sérieuse, les boucles sombres et rebelles. Je te vois différemment selon les jours et selon les hasards. Un jeune homme croisé dans le métro, un groupe d’étudiants descendant gaiement la rue me font changer d’avis. Ces jours-ci plus vivement que jamais. C’est peut-être d’avoir entrepris de t’écrire. Ta présence est encore plus palpable. Je suis comme l’aveugle qui promène sa main sur un visage. Dans cette obscurité, je te devine nettement. Ta disparition n’en a pas été une, mon enfant unique aux mille visages d’homme.
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rkhettaouirkhettaoui   24 mai 2020
Les arbres que le vent bat grandissent penchés. Ceux exposés à la sécheresse réduisent leurs feuilles. L’homme est pareil, il s’adapte. Mais prends garde aux fêlures cachées. Ne réponds pas à la sécheresse par la parcimonie ; ne choisis pas la fureur pour contrer la bourrasque ; ne laisse pas le silence habiter la solitude. Ne te ferme pas.
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rkhettaouirkhettaoui   24 mai 2020
Ton image se brouillait. Tu t’éloignais. Ces jours-là étaient terribles. Je ne savais plus comment t’atteindre ni où te trouver. La vie n’avait plus de sens. Ce que j’avais construit me paraissait vain. Peut-être n’étais-tu pas celui que j’imaginais. Peut-être étais-tu mort. Peut-être que ma vie s’accrochait à une chimère. Mais les jours de confiance, plus rien ne me pesait, car tu m’accompagnais. Si tu as grandi sans mère, si aucune femme n’a pris cette place auprès de toi, sache que tu as continué d’en avoir une, sans le savoir. Je n’ai cessé de t’observer, de m’émerveiller, de dialoguer avec toi. La seule chose qui m’était refusée, c’était ta présence physique.
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rkhettaouirkhettaoui   24 mai 2020
Tu as continué d’être mon bonheur, mon tout-petit, mon très chéri. Même absent tu as continué de m’accompagner partout. Je savais que tu étais vivant quelque part. Me croyais-tu morte ? Qui sait ce que ton père avait pu te dire ? Mais moi, je te savais vivant. Notre proximité, notre complicité, notre dialogue devait continuer. Pour que je sois prête, le jour où nous nous retrouverions. Pour que rien n’ait été perdu. Pas un seul jour. Alors j’ai dit au revoir à cet homme, je ne me sentais pas la force de te le disputer. Je le répète : ne pense pas que tu m’aies empêchée de vivre. J’ai continué de vivre, en mère ; c’est tout ce que je voulais.
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