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ISBN : 2896981594
Éditeur : Le Quartanier (03/03/2014)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 71 notes)
Résumé :
La déesse des mouches à feu, c’est Catherine, quatorze ans, l’adolescence allée chez le diable. C’est l’année noire de toutes les premières fois. C’est 1996 à Chicoutimi-Nord, le punk rock, le fantôme de Kurt Cobain et les cheveux de Mia Wallace. Des petites crisses qui trippent sur Christiane F. et des gars beaux comme dans les films en noir et blanc. Le flânage au terminus et les batailles de skateux contre pouilleux en arrière du centre d’achats. L’hiver au campe... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
bilodoh
  08 janvier 2015
Adolescence dans une petite ville québécoise, une période difficile pour la jeune fille qui se raconte dans ce roman triste mais qui sonne vrai.

Une ado qui fête ses quatorze ans, des parents qui divorcent, du harcèlement à l'école, des amours, du sexe et de la drogue. Dans un but éducatif, sa mère lui avait offert « Moi, Christiane F. », elle a donc pris Christiane comme modèle et si elle ne consomme pas d'héroïne, c'est qu'on en trouve pas aussi facilement dans les rues de Chicoutimi.

Le vocabulaire utilisé est un hybride de langue québécoise et d'expressions propres au milieu des jeunes des années 90 dans cette ville du Saguenay. Ça donne une voix réaliste à la jeune Catherine, même si ça demande un peu d'imagination au lecteur.

Un premier roman de qualité pour « Madame Chose » (le nom qu'elle utilise sur son son blogue), mais un regard cru sur une réalité peu réjouissante.
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Lali
  22 septembre 2014
Choisir de revisiter l'adolescence, la sienne ou pas, semble être un phénomène de mode pour de nombreuses jeunes romancières québécoises qui en sont à leur première ou deuxième publication. Je pense notamment à Dans l'idéal je suis perdue de Maude Pichereau, à Mémoires d'une enfant manquée et Motel Lorraine de Brigitte Pilote, à Un coin de paradis de Caroline Héroux, à Cuirassée de Julie Frontenac et à L'été 95 de Sophie Létourneau,.
Dans chacun des cas, il est question de cette période transitoire, mais combien importante, de recherche de soi, d'expériences de toutes sortes et de décisions qui peuvent parfois, voire même souvent, influencer le cours d'une existence.
Pour son premier roman, Geneviève Petersen – celle qui s'est d'abord fait connaître sous le nom de Madame Chose n'y va pas avec le dos de la cuillère pour traiter elle aussi de l'adolescence. C'est en effet un roman cru, mettant en scène une adolescente extravertie, qui ne laisse arrêter par aucun interdit et qui aime jouer avec le feu, qu'elle nous propose avec La déesse des mouches à feu.
Fascinée par Christiane F., dont elle a choisi d'endosser les bottes, Catherine, 14 ans, dont les parents viennent de divorcer, n'a pas froid aux yeux. Probablement comme celle qui l'a inspirée, l'auteure elle-même, laquelle a avoué dans les quelques entrevues qu'elle a données qu'elle n'est jamais allée aussi loin que son héroïne, mais qu'elle s'est beaucoup amusée au cours de son adolescence.
La langue choisie par l'auteure est crue, sans compromis, les scènes décrites presque visuellement palpables tant elles s'enchaînent rapidement et efficacement, nous laissant toutefois étourdis et pantois face à une telle démesure. Il n'est donc pas étonnant que quelqu'un ait déjà en tête de faire un film de la déesse des mouches à feu.
Mais en dehors de cette surenchère de détails, du côté trash des expériences vécues par Catherine, de cette descente aux enfers souhaitée et assumée, de ces dialogues crus, de ce regard sans condescendance, y a-t-il là un roman digne de ce nom derrière tout ça? Sûrement. Mais pas un roman traditionnel, ni un roman des plus littéraires, mais le portrait d'une adolescente qui pointe du doigt certaines habitudes, qui se gausse même de la plupart de celles des adultes. Un roman qui est porté par une langue parlée qui peut choquer, mais qui n'en demeure pas moins efficace.
Un roman qui touchera certains, que d'autres écarteront de leur chemin à cause du sujet ou de la langue, mais qui ne laissera aucun lecteur totalement indifférent.
Lien : http://lalitoutsimplement.co..
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mollymon
  10 août 2015
La particularité du roman de Geneviève Pettersen est d'être écrit en langue saguenéenne, une langue truffée d'expressions régionales inconnues même des autres Québécois.
Dans une interview au Huffington Post Québec , l'auteur déclare : « L’histoire que je raconte est inintéressante si elle n’est pas racontée dans cette langue-là. J’ai été hyper rigoureuse dans mon travail. Les erreurs de langage sont réfléchies. Ça confinait à un registre très restreint, mais un roman, c’est d’abord et avant tout une voix. Quand je l’ai trouvée, je ne l’ai pas lâchée et je me suis laissée porter. »
J'avais vraiment envie de découvrir l'histoire de cette jeune fille, autoproclamée déesse des lucioles, mais j'ai été trop déroutée par les spécificités linguistiques du Saguenay. A mon grand regret, je n'ai pas réussi à m'y adapter et n'ai pas pu lire le roman dans sa totalité. Lire La déesse des mouches à feu s'est révélé pour moi, qui ne suis pas habituée à cette langue, aussi malaisé que de lire un roman qui serait écrit en ch'ti ou en rouchi.Je n'ai pas su me laisser porter par la poésie et la musique des mots de Geneviève Pettersen.
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MarianneRichard
  19 juillet 2015
Premier roman de Geneviève Pettersen, La déesse des mouches à feu dépeint une année de Catherine, adolescente vivant Saguenay. Problème de drogue, de petit ami et d'école sont la norme pour elle, comme bien des adolescents.
Quelques minutes seulement après avoir terminée ma lecture, je ne sais pas vraiment si j'ai aimée ce petit roman. J'apprécie l'auteur, que j'ai découvert dans ses chroniques dans La Presse. Le ton cinglant, l'humour, tout ce que j'appréciais dans ces textes, ce retrouve ici, sauf...
Le gros point négatif est que l'histoire de Catherine semble n'avoir ni de point de départ, ni de fin. Il n'y a pas de point déclencheur d'un drame, ni de résolution de conflit à la fin. Ont ne sait pas ce qui l'a poussée à consommer à outrance ni comment fini sont histoire. La déesse des mouches à feu me fait penser à une bande annonce de film; ont voit ce qu'il se passeras mais sans avoir aucune réponse à nos question. Un roman qui est une excellente ébauche mais qui n'est pas achever selon moi.
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ktylauney
  08 décembre 2015
Sexe, drogue et rock n'roll... pour résumer ce roman. L'histoire d'une adolescente paumée de 14 ans suite aux disputes et au divorce de ses parents qui la laissent un peu trop livrée à elle même. Ellle en vient à prendre de la mescaline avec sa meilleure amie et leur bande de potes.
Une nouveauté pour moi car le récit est en argot québécois mais finalement j'ai quand même réussi à être suffisamment "accroc" à l'histoire pour (presque) tout comprendre. C'est un récit tragique, avec une issue prévisible, assez étonnante mais qui laisse deviner une belle lueur d'espoir et l'envie de l'héroïne de s'en sortir.
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critiques presse (4)
LaPresse   12 décembre 2014
Les adultes dans la trentaine et au début de la quarantaine apprécieront les références culturelles à leur propre adolescence et le ton cinglant du personnage.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Chatelaine   07 octobre 2014
L’intérêt du roman réside beaucoup dans la prose de l’auteure, qui a réussi un pari insensé : reproduire le langage propre à une génération et à une région données.
Lire la critique sur le site : Chatelaine
LaPresse   10 mars 2014
Un portrait cru, assorti d'un hommage à la langue du Saguenay, par une écrivaine avec laquelle il faudra compter.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeDevoir   10 mars 2014
Elle parvient à insuffler la vie et à donner de la texture et des fêlures à ce personnage d’adolescente qui arrive à briller dans le noir, cousine lointaine du Holden Caulfield de L’attrape-coeurs. Puissant.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
bilodohbilodoh   08 janvier 2015
Le bord du Canadian Tire, c’était pour les pouilleux. C’était des genres de BS à pinch pis à pad qui venaient de Falardeau en char pour se tirer un rang. Ils portaient tout le temps des Sugi blanches pis des chandails de Slayer. Les pouilleux avaient pas de manteaux d’hiver. Ils portaient des vestes de skidoo Arctic Cat. Je me rappelle qu’ils étaient vraiment gigons. (p. 17)
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Johanna14Johanna14   30 mai 2015
Je comprenais pas pourquoi il avait choisi cette place-là. C'était notre table à ma mère, mon père pis moi.Ça me faisait chier que sa greluche pis sa repousse soient assises là. On aurait dit qu'il essayait que sa blonde imite ma mère. Si j'avais été lui, me semble que j'aurais choisi un autre restaurant.
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ktylauneyktylauney   08 décembre 2015
Ça a pris deux heures à Michel pour me transformer en Mia Wallace. Quand il a eu fini de me sécher les cheveux, je me suis regardée dans le grand miroir pis j’ai capoté. J’avais jamais été aussi belle de toute ma vie. J’avais l’air d’avoir dix-huit ans. Marie-Ève allait halluciner, tellement elle allait trouver ça beau. Pis Pascal aussi. Il arrêtait pas de me dire qu’il trouvait ça beau, les filles avec des cheveux noirs. Il les appelait les Pocahontas. Bon, c’est sûr qu’avec ma peau transparente, je ressemblais pas à une Indienne pantoute, mais pareil.
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GBGB   07 septembre 2016
Je me suis retenue de rire. Il parlait comme un dépliant. ( p.186)
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Videos de Geneviève Pettersen (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Geneviève Pettersen
Steph Rivard reçoit Geneviève Pettersen, Mikella Nicol et Catherine Mavrikakis.
Les libraires en coulisses, une initiative de l?Association des libraires du Québec (ALQ) et de la coopérative des Librairies indépendantes du Québec (LIQ), ont présenté des rencontres passionnantes lors du Salon du livre de Montréal 2014 avec des écrivains, notamment Janette Bertrand, Michel Tremblay, Katherine Pancol, Gabriel Nadeau-Dubois et Emmanuel Carrère.
Réalisation et montage : Jessica Gélinas
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