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EAN : 9782757887400
192 pages
Éditeur : Points (01/04/2021)
3.67/5   133 notes
Résumé :
La déesse des mouches à feu, c’est Catherine, quatorze ans, l’adolescence allée chez le diable. C’est l’année noire de toutes les premières fois. C’est 1996 à Chicoutimi-Nord, le punk rock, le fantôme de Kurt Cobain et les cheveux de Mia Wallace. Des petites crisses qui trippent sur Christiane F. et des gars beaux comme dans les films en noir et blanc. Le flânage au terminus et les batailles de skateux contre pouilleux en arrière du centre d’achats. L’hiver au campe... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
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croquemiette
  14 septembre 2021
Lu dans le cadre du Prix du Meilleur Roman Points.
« Moi, Christiane F, 13 ans, droguée, prostituée », vous vous souvenez ?
C'est le livre que reçoit Catherine, vivant à Saguenay, Québec, de la part de sa mère, pour son quatorzième anniversaire. Sans doute offert en signe d'avertissement, l'ado se passionne pour Christiane F. qui devient son modèle.
Elle va donc se jeter dans la drogue, le sexe, le rock'n roll. Et ouais ! La trinité du cool des années 90. Car c'est bien le roman d'une décennie, truffé de références musicales, cinématographiques et culturelles. D'ailleurs, le bandeau le précise « à dévorer avec Kurt Cobain à fond dans les oreilles ! ». Elle nous décrit sans concession son usage des drogues, ses soirées, ses débuts dans la sexualité, son amitié avec Marie-Eve... Toute cette vie à fleur de peau, qu'elle brûle par les deux bouts, pour se prouver qu'elle est vivante. Ses parents viennent de divorcer. Ils sont plutôt absents mais ne sont pas de mauvais parents non plus. Elle ne vit pas dans la misère, n'a connu aucun traumatisme. Elle veut juste repousser ses limites et ses amis l'y aident bien.
« La déesse des mouches à feu », outre son titre, tient son originalité de sa langue. C'est un peu comme regarder un film de Dolan ! Ça surprend beaucoup, ça amuse un peu, c'est exotique sans vraiment l'être. le livre propose en fin d'ouvrage un lexique avec les mots et expressions québécoises. Au début de ma lecture, j'ai été un peu bloquée, mais je me suis très vite laissée charmer par ce parler si particulier. J'ai eu l'impression de voyager au Québec aussi. On s'y croit ! L'hiver au campe, les balades en skidoo, les lacs gelés, la ville de Chicoutimi et sa périphérie… Un décor bien planté.
Sous son côté rock, ce livre nous donne à voir une jeunesse triste dans une atmosphère sordide. Il s'agit d'ailleurs plus d'une tranche de vie témoignant d'une époque et d'une région, que d'un roman avec un scénario et une histoire. C'est l'histoire de Catherine, qui, même si j'ai l'impression d'avoir lu son journal intime, ne s'est pas totalement dévoilée à moi. J'aurais aimé rentrer un peu plus dans sa psychologie, connaître davantage ses ressentis et moins de descriptions.
Sorte d'OLNI, je vous invite à découvrir ce texte hyper réaliste et terriblement humain, à hauteur d'adolescente.
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bilodoh
  08 janvier 2015
Adolescence dans une petite ville québécoise, une période difficile pour la jeune fille qui se raconte dans ce roman triste mais qui sonne vrai.

Une ado qui fête ses quatorze ans, des parents qui divorcent, du harcèlement à l'école, des amours, du sexe et de la drogue. Dans un but éducatif, sa mère lui avait offert « Moi, Christiane F. », elle a donc pris Christiane comme modèle et si elle ne consomme pas d'héroïne, c'est qu'on en trouve pas aussi facilement dans les rues de Chicoutimi.

Le vocabulaire utilisé est un hybride de langue québécoise et d'expressions propres au milieu des jeunes des années 90 dans cette ville du Saguenay. Ça donne une voix réaliste à la jeune Catherine, même si ça demande un peu d'imagination au lecteur.

Un premier roman de qualité pour « Madame Chose » (le nom qu'elle utilise sur son son blogue), mais un regard cru sur une réalité peu réjouissante.
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isa-vp
  13 septembre 2021
Du Québec à la France, les adolescents sont tous les mêmes, avec leur apparente insouciance et leur surprenante inconséquence.
Catherine vient de fêter ses quatorze ans et va au lycée à Chicoutimi. Comme tous les ados, elle s'inspire de figures emblématiques qui sont, pour elle, Mia Wallace, l'héroïne du film Pulp Fiction et Christiane F. du roman Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée... Elle aime la musique grunge, les films d'horreur et les garçons. Mais ses rencontres et les fêtes auxquelles elle participe, la font plonger dans les drogues hallucinogènes qui perturbent son quotidien.
Une année d'amitiés et d'amours, de mensonges aux parents, de week-ends survoltés dans un chalet en montagne, de drogue et de sexe, qui va changer la jeune fille et la faire entrer, non sans mal, dans la vie adulte.
Ce roman, écrit en français canadien, n'est pas facile à appréhender de premier abord et il m'a fallu dépasser cette barrière de la langue pour m'y plonger totalement. En utilisant le moins possible le glossaire de fin pour ne pas rompre le rythme, j'ai réussi néanmoins rapidement à comprendre cette drôle d'écriture, avec ses mots imagés et ses expressions très originales pour nous, lecteurs français.
Geneviève Pettersen, se fond dans la peau de ses personnages en employant un style « journal intime d'adolescent » pour ce court roman qui donne une vision très réaliste de la jeunesse des années 90.
Difficile à lire mais néanmoins très prenante, j'ai apprécié cette histoire dure et drôle à la fois qui ne peut que nous interpeller, en nous rappelant aussi bien nos propres souvenirs, que ceux de notre vécu en tant que parents.
Une curiosité qui ne manque pas d'intérêt.
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LadyMeredith
  13 septembre 2021
Qui a eu 16 ans dans les années 90 comprendra !
Tous les thèmes de l'adolescence sont présents : crises intergénerationnelles, désir de repousser ses limites, importance de l'amitié et du clan dans lequel on se construit contre le monde des adultes, découverte du corps, le sien, celui de l'autre, les trahisons, la peur, la rage... Tout le monde peut s'y projeter même si Catherine, l'héroïne va souvent bien plus loin que l'ado lambda que nous fûmes.
J'ai aimé l'ambiance " sex, drug and rock n'Roll", les références cinématographiques, artistiques, musicales, la sensibilité à fleur de peau des personnages, la violence, la rébellion.
On peut être déstabilisé par la langue, cet argot hermétique des jeunes du Saguenay. Cela m'a rappelé la difficulté à lire "Orange mécanique" de Burgess. Si on s'attache aux mots, on ne comprend rien, mais si on se laisse porter par le fond, l'histoire devient limpide, complice, universelle.
Portrait réaliste d'une génération perdue, atmosphère à la Dolan, ce roman peut laisser sur sa faim car il s'apparente davantage à une tranche de vie sans début ni fin, sans intrigue et sans morale.
Il peut aussi choquer par sa violence crue et la multiplicité des conduites à risques mais il s'inscrit dans une période grunge, gothique où souffrance et plaisir sont les expressions d'une vie intense et non de pulsions de mort.
Je recommande ++ à un public averti, nostalgique, à ceux qui ont lu Christiane F., qui ont usé les cassette de Nevermind, qui mataient Trainspotting en boucle et qui rêvaient (et rêvent encore, j'espère!) de changer le monde.
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adtraviata
  01 avril 2021
La déesse des mouches à feu (des lucioles), c'est un peu une claque en pleine face : le lecteur est immergé dans la tête de Catherine, 14 ans, qui reçoit parmi ses cadeaux d'anniversaire le livre Moi Christiane F., droguée, prostituée. Un récit qui, plutôt que de l'effrayer, la fascine et dont on sent l'influence tout au long de cette année où les parents de Catherine divorcent, et où la jeune fille va toucher aux paradis interdits. Amitiés d'ados, premières amours, premières relations sexuelles, fascination pour Kurt Cobain ou Gun's and Roses, l'adolescente et ses copains et copines flirtent sans cesse avec les interdits, face à des adultes qui croient jouer leur rôle mais ne voient pas ce qui se passe sous leur nez. Jusqu'au drame qui marquera sans doute à vie l'adolescente. Ca pourrait paraître noir et imbuvable à des lecteurs adultes mais il y a une énergie, un rythme dans ce récit qui lui donnent malgré tout un côté lumineux (c'est du moins ce que j'ai ressenti). L'adolescence comme naufrage de l'enfance ? C'est peut-être le sens que Geneviève Pettersen a voulu imprimer à son premier roman en imaginant la fin sur fond de catastrophe naturelle.
Ce roman, c'est aussi une claque par la langue parlée de Catherine, typiquement du Saguenay, paraît-il, qui freinera sans doute des lecteurs peu habitués. Je ne dis pas que je m'y connais, loin de là, je n'ai pas toujours compris toutes les expressions mais le contexte permettait de le faire et finalement, ça participait au plaisir de lecture. Voilà une facette du français que je suis bien contente d'avoir découvert en cette semaine Francophonie.
Lien : https://desmotsetdesnotes.wo..
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critiques presse (4)
LaPresse   12 décembre 2014
Les adultes dans la trentaine et au début de la quarantaine apprécieront les références culturelles à leur propre adolescence et le ton cinglant du personnage.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Chatelaine   07 octobre 2014
L’intérêt du roman réside beaucoup dans la prose de l’auteure, qui a réussi un pari insensé : reproduire le langage propre à une génération et à une région données.
Lire la critique sur le site : Chatelaine
LaPresse   10 mars 2014
Un portrait cru, assorti d'un hommage à la langue du Saguenay, par une écrivaine avec laquelle il faudra compter.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeDevoir   10 mars 2014
Elle parvient à insuffler la vie et à donner de la texture et des fêlures à ce personnage d’adolescente qui arrive à briller dans le noir, cousine lointaine du Holden Caulfield de L’attrape-coeurs. Puissant.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
bilodohbilodoh   08 janvier 2015
Le bord du Canadian Tire, c’était pour les pouilleux. C’était des genres de BS à pinch pis à pad qui venaient de Falardeau en char pour se tirer un rang. Ils portaient tout le temps des Sugi blanches pis des chandails de Slayer. Les pouilleux avaient pas de manteaux d’hiver. Ils portaient des vestes de skidoo Arctic Cat. Je me rappelle qu’ils étaient vraiment gigons. (p. 17)
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Johanna14Johanna14   30 mai 2015
Je comprenais pas pourquoi il avait choisi cette place-là. C'était notre table à ma mère, mon père pis moi.Ça me faisait chier que sa greluche pis sa repousse soient assises là. On aurait dit qu'il essayait que sa blonde imite ma mère. Si j'avais été lui, me semble que j'aurais choisi un autre restaurant.
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ktylauneyktylauney   08 décembre 2015
Ça a pris deux heures à Michel pour me transformer en Mia Wallace. Quand il a eu fini de me sécher les cheveux, je me suis regardée dans le grand miroir pis j’ai capoté. J’avais jamais été aussi belle de toute ma vie. J’avais l’air d’avoir dix-huit ans. Marie-Ève allait halluciner, tellement elle allait trouver ça beau. Pis Pascal aussi. Il arrêtait pas de me dire qu’il trouvait ça beau, les filles avec des cheveux noirs. Il les appelait les Pocahontas. Bon, c’est sûr qu’avec ma peau transparente, je ressemblais pas à une Indienne pantoute, mais pareil.
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ErrantErrant   26 juin 2019
Je me rappelle que je me trouvais crissement quotiente d'avoir pensé à ça.
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GBGB   07 septembre 2016
Je me suis retenue de rire. Il parlait comme un dépliant. ( p.186)
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Videos de Geneviève Pettersen (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Geneviève Pettersen
Steph Rivard reçoit Geneviève Pettersen, Mikella Nicol et Catherine Mavrikakis.
Les libraires en coulisses, une initiative de l?Association des libraires du Québec (ALQ) et de la coopérative des Librairies indépendantes du Québec (LIQ), ont présenté des rencontres passionnantes lors du Salon du livre de Montréal 2014 avec des écrivains, notamment Janette Bertrand, Michel Tremblay, Katherine Pancol, Gabriel Nadeau-Dubois et Emmanuel Carrère.
Réalisation et montage : Jessica Gélinas
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