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ISBN : 2368461078
Éditeur : Steinkis Editions (01/03/2017)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 39 notes)
Résumé :
Dans un monde inversé, il est reconnu que les animaux et les plantes ont une vie intellectuelle et sentimentale similaire à celles des humains. La culture occidentale traditionnelle ne subsiste que dans quelques régions françaises où un anthropologue jivaro l'étudie et milite pour sa sauvegarde.
©Electre 2017
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Shan_Ze
  22 août 2018
Et si les hommes politiques s'intéressaient à la nature et aux animaux au lieu de à l'argent et au pouvoir ? Si c'est l'homme occidental qui était examiné sous l'oeil d'un anthropologue Jivaro ? J'ai aimé ces petits tableaux mettant en scènes hommes politiques, mères, Indiens. Tableaux : c'est bien cela, les personnages peints, identiques sur plusieurs vignettes, sans réel regard, mais avec un discours bien rodée sur les animaux, les hommes, la communion entre eux.
Petit traité d'écologie sauvage est une bande dessinée, qui dit beaucoup de choses avec très peu de mouvements. Alessandro Pignocchi aborde le thème de l'homme et la nature avec intelligence et humour.
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ErnestLONDON
  02 janvier 2019
Les dirigeants de la planète ont enfin décidé d'adopter la cosmogonie animiste des indiens d'Amazonie. Angela Merkel annonce que puisque les peuples ont massivement répondu « non » au référendum leur demandant s'il fallait continuer à utiliser les coquillages cauris comme monnaie internationale, le troc est désormais le seul moyen d'échange officiel, et Vladimir Poutine que le gouvernement russe prépare la légalisation du mariage entre personne appartenant à des espèces différentes.
(...)
En postface, Alessandro Pignocchi livre quelques clés de comprehension en présentant la philosophie jivaro qui fait l'économie de la distinction entre nature et culture. Loin de prétendre nous imposer leur vision, il imagine à quoi ressemblerait le monde si on empruntait « quelques outils de composition aux Jivaros » dans un mouvement de « mise à distance ». Il cherche à nous entraîner à repérer nos propres outils de composition du monde et à envisager que d'autres outils existent. L'exercice est réussi, avec beaucoup d'humour et sans aucune intention moralisatrice. Ce pas de côté invitera assurément à la réflexion. Et si l'on ne s'arrêtera pas la prochaine fois qu'on écrasera un hérisson, pour le manger et permettre à son esprit protecteur de récupérer son âme et de la réincarner (ce qui n'était pas l'objectif de cette bande dessinée), le souvenir de ce décalage devrait persister longtemps après avoir refermé le livre et changer quelque peu notre regard.
Article complet sur le blog.
Lien : https://bibliothequefahrenhe..
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Pappa
  25 février 2019
"Maman à quoi ça sert la nature ? - A rien mon chéri, tout comme toi."
Une bande dessinée d'humour et d'esprit qui nous éclaire sur notre vision anthropocentrée du monde au travers de saynètes burlesques et édifiantes. Une merveille d'anthropologie décalée !
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Trebulle
  23 septembre 2017
L'auteur est un chercheur en sciences cognitives et philosophie qui s'est lancé dans la BD sur un blog. Il s'appui notamment sur les travaux de l'anthropologue Philippe Descola auprès des Indiens Jivaros de la forêt amazonienne.
L'album est constitué de courtes scènes de la vie politique occidentale où l'animisme est devenu une référence mondiale, les plantes et les animaux étant unanimement perçus comme des égaux et pouvant même devenir ministres ou présidents. D'autres scènes montrent un Indien Jivaro anthropologue en train d'observer les coutumes d'un peuple presque éteint à Bois-le-Roi pour tenter de comprendre leurs moeurs étranges à ses yeux.
Un album décalé, à l'humour proche de l'absurde; qui offre un pas de côté pour réaliser que le monde n'est pas tel que nous le percevons, que c'est nous qui en créons une vision (parmi d'autres), que d'autres manières de le percevoir et de l'organiser sont donc possibles. le rôle du politique est également remis en question et le texte d'épilogue est très intéressant.
Graphiquement, les images à l'aquarelle sans bordure et sur fond blanc sont plutôt jolies et font penser à la ligne graphique de certains albums chez Futuropolis.
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folivier
  14 août 2018
Après la découverte de cet auteur par le volume deux du petit traité d'écologie sauvage, je reste un peu sur ma faim avec ce premier volume. Même principe de décalage et inversion des valeurs, la culture occidentale, plutôt la société française profonde, devient un objet d'étude pour les ethnologues et anthropologues afin de sauvegarder ce qu'il en reste (le bar-tabac, les jeux à gratter, l'élevage intensif,...). L'animisme est devenu la culture et la philosophie de base des sociétés, les politiques dirigent le monde sur ces valeurs. C'est amusant et cela permet de mettre en perspective nos valeurs, nos modes de vie face à la nature. Une dénonciation douce et ironique de nos travers et du fait que nos sociétés occidentales basées sur l'ethnocentrisme fait fausse route. La quatrième de couverture résume et donne le ton de ce petit album : "Maman à quoi ça sert la nature ? - A rien mon chéri, tout comme toi."
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critiques presse (2)
BoDoi   28 avril 2017
Une bande dessinée politique bien plus originale que beaucoup d’ouvrages affirmant l’être.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDGest   28 mars 2017
L’auteur adopte un ton ironique et décalé. La permutation des visions Achuar et occidentale est particulièrement efficace pour dénoncer notre pensée et nos modes de vie ethno-centrés.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
beklfbeklf   27 janvier 2018
Pouic.
"Pourquoi s'arrête-ton ?
- Nous venons d'écraser un hérisson, monsieur le Premier ministre.
- Merde... Faites demi-tour, il faut le manger pour permettre à son âme wakan de retourner auprès de son esprit protecteur. Oh et puis j'en ai marre de me déplacer en bagnole et en avion... Je vais y aller en vélo au rendez-vous d'Angela... Appelez-la pour le reculer de deux mois.
- Bien monsieur le Premier ministre."
+ Lire la suite
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BenekiwiBenekiwi   02 mai 2018
- L'Organisation des Jivaros d’Équateur a porté plainte contre la Commission européenne au sujet d'un communiqué préconisant la protection d'une zone marécageuse du piémont amazonien. Les Jivaros pointent la nature de l'argument: le communiqué souligne que ce marais abrite une espèce de rainette dont l'épiderme contient une molécule active qui pourrait inspirer un nouveau traitement contre le cancer...
- Oh!! honteux scandale!!!
- Les Jivaros tiennent à rappeler qu'un tel argument revient à dire qu'il faut protéger l'Europe dans la mesure où les touristes occidentaux constituent une bonne source de nourriture pour les anacondas.
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RhlRhl   10 mars 2019
Le discours des éleveurs traditionnels, qui met en avant la rentabilité et le profit, est en contradiction si flagrante avec les faits qu'il faut admettre l'existence d'autres valeurs, implicites et inconscientes, à l'origine de leurs comportements.
Je voudrais faire l'hypothèse que subsiste dans leur esprit le concept ancien de "nature" ; une "nature" d'autant plus effrayante qu'ils la sentent frémir en eux. Ils cherchent donc à la dominer par la force, pour se procurer une illusion de contrôle et s'identifier par là même à leur Dieu démiurge.
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laurent35laurent35   14 septembre 2018
les connaissances et les facultés de chacun sont des outils permettant de "composer" un monde
Or de même que les toucans et les pieds de manioc ont l'illusion de percevoir le monde objectivement alors qu'ils perçoivent respectivement un monde de toucan et un monde de manioc- nos outils personnels de composition du monde nous sont transparents Noud pensons donc voir le monde tel qu'il est si bien que lorsque nous constatons qu'une personne compose un monde différent du nôtre, nous avons spontanément l'impression qu'elle se trompe qu'elle voit mal
Nous avons beau faire quotidiennement l'expérience du phénomène, il est très difficile d'en prendre conscience
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RhlRhl   19 mars 2019
Pour un Jivaro, le discours que l'on entend si souvent chez nous, dans lequel la protection de la nature est justifiée par les services qu'elle nous rend (...) est aussi inaudible que, pour nous, un argumentaire qui défendrait un combat pour la liberté, la justice ou l'égalité par des raisons utilitaires (...).
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Videos de Alessandro Pignocchi (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alessandro Pignocchi
À l'occasion du festival 2019 "Oh les beaux jours !" de Marseille, rencontre avec Alessandro Pignocchi autour de son ouvrage "La recomposition des mondes" aux éditions Seuil.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2311270/alessandro-pignocchi-la-recomposition-des-mondes
Notes de Musique : Youtube Audio Library.
Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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