AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782368461075
128 pages
Éditeur : Steinkis Editions (01/03/2017)
3.97/5   106 notes
Résumé :
Dans un monde inversé, il est reconnu que les animaux et les plantes ont une vie intellectuelle et sentimentale similaire à celles des humains. La culture occidentale traditionnelle ne subsiste que dans quelques régions françaises où un anthropologue jivaro l'étudie et milite pour sa sauvegarde.
©Electre 2017
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
3,97

sur 106 notes
5
10 avis
4
9 avis
3
2 avis
2
1 avis
1
0 avis

Shan_Ze
  22 août 2018
Et si les hommes politiques s'intéressaient à la nature et aux animaux au lieu de à l'argent et au pouvoir ? Si c'est l'homme occidental qui était examiné sous l'oeil d'un anthropologue Jivaro ? J'ai aimé ces petits tableaux mettant en scènes hommes politiques, mères, Indiens. Tableaux : c'est bien cela, les personnages peints, identiques sur plusieurs vignettes, sans réel regard, mais avec un discours bien rodée sur les animaux, les hommes, la communion entre eux.
Petit traité d'écologie sauvage est une bande dessinée, qui dit beaucoup de choses avec très peu de mouvements. Alessandro Pignocchi aborde le thème de l'homme et la nature avec intelligence et humour.
Commenter  J’apprécie          290
ErnestLONDON
  02 janvier 2019
Les dirigeants de la planète ont enfin décidé d'adopter la cosmogonie animiste des indiens d'Amazonie. Angela Merkel annonce que puisque les peuples ont massivement répondu « non » au référendum leur demandant s'il fallait continuer à utiliser les coquillages cauris comme monnaie internationale, le troc est désormais le seul moyen d'échange officiel, et Vladimir Poutine que le gouvernement russe prépare la légalisation du mariage entre personne appartenant à des espèces différentes.
(...)
En postface, Alessandro Pignocchi livre quelques clés de comprehension en présentant la philosophie jivaro qui fait l'économie de la distinction entre nature et culture. Loin de prétendre nous imposer leur vision, il imagine à quoi ressemblerait le monde si on empruntait « quelques outils de composition aux Jivaros » dans un mouvement de « mise à distance ». Il cherche à nous entraîner à repérer nos propres outils de composition du monde et à envisager que d'autres outils existent. L'exercice est réussi, avec beaucoup d'humour et sans aucune intention moralisatrice. Ce pas de côté invitera assurément à la réflexion. Et si l'on ne s'arrêtera pas la prochaine fois qu'on écrasera un hérisson, pour le manger et permettre à son esprit protecteur de récupérer son âme et de la réincarner (ce qui n'était pas l'objectif de cette bande dessinée), le souvenir de ce décalage devrait persister longtemps après avoir refermé le livre et changer quelque peu notre regard.
Article complet sur le blog.
Lien : https://bibliothequefahrenhe..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          250
blandine5674
  26 juin 2021
Des dessins à l'aquarelle pour le plaisir des yeux, en particulier ceux des oiseaux.
Par contre, sur le texte je n'ai pas accroché du tout. Ça parle de politique, de faune et flore, d'un jivaro qui nous étudie. B.D. encensée pourtant, mais la magie n'a pas opérée pour moi.
Commenter  J’apprécie          190
zabeth55
  30 avril 2021
Que ne sommes-nous tous des jivagos, nous contentant de cultiver ce qu'il suffit de terre pour nous nourrir.
N'élevant pas d'animaux, nous contentant de chasser selon nos besoins.
Une BD édifiante sur notre manière absurde de coloniser la faune et la flore, sur l'aberration de nos politiques et de nos modes de vie.
Une leçon de sagesse offerte par les jivagos.
Les illustrations sont juste très belles.
Commenter  J’apprécie          171
Pappa
  25 février 2019
"Maman à quoi ça sert la nature ? - A rien mon chéri, tout comme toi."
Une bande dessinée d'humour et d'esprit qui nous éclaire sur notre vision anthropocentrée du monde au travers de saynètes burlesques et édifiantes. Une merveille d'anthropologie décalée !
Commenter  J’apprécie          180


critiques presse (3)
BoDoi   07 février 2020
Le pinceau de l’auteur et les couleurs baignent ce petit traité dans une ambiance poétique et douce qui contraste avec le sous-texte : car cette fable, en inventant un nouvel univers, nous renvoie à la médiocrité des actions mises en place pour sauver notre planète et ceux qui y vivent.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BoDoi   28 avril 2017
Une bande dessinée politique bien plus originale que beaucoup d’ouvrages affirmant l’être.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDGest   28 mars 2017
L’auteur adopte un ton ironique et décalé. La permutation des visions Achuar et occidentale est particulièrement efficace pour dénoncer notre pensée et nos modes de vie ethno-centrés.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
beklfbeklf   27 janvier 2018
Pouic.
"Pourquoi s'arrête-ton ?
- Nous venons d'écraser un hérisson, monsieur le Premier ministre.
- Merde... Faites demi-tour, il faut le manger pour permettre à son âme wakan de retourner auprès de son esprit protecteur. Oh et puis j'en ai marre de me déplacer en bagnole et en avion... Je vais y aller en vélo au rendez-vous d'Angela... Appelez-la pour le reculer de deux mois.
- Bien monsieur le Premier ministre."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
BenekiwiBenekiwi   02 mai 2018
- L'Organisation des Jivaros d’Équateur a porté plainte contre la Commission européenne au sujet d'un communiqué préconisant la protection d'une zone marécageuse du piémont amazonien. Les Jivaros pointent la nature de l'argument: le communiqué souligne que ce marais abrite une espèce de rainette dont l'épiderme contient une molécule active qui pourrait inspirer un nouveau traitement contre le cancer...
- Oh!! honteux scandale!!!
- Les Jivaros tiennent à rappeler qu'un tel argument revient à dire qu'il faut protéger l'Europe dans la mesure où les touristes occidentaux constituent une bonne source de nourriture pour les anacondas.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
laurent35laurent35   14 septembre 2018
les connaissances et les facultés de chacun sont des outils permettant de "composer" un monde
Or de même que les toucans et les pieds de manioc ont l'illusion de percevoir le monde objectivement alors qu'ils perçoivent respectivement un monde de toucan et un monde de manioc- nos outils personnels de composition du monde nous sont transparents Noud pensons donc voir le monde tel qu'il est si bien que lorsque nous constatons qu'une personne compose un monde différent du nôtre, nous avons spontanément l'impression qu'elle se trompe qu'elle voit mal
Nous avons beau faire quotidiennement l'expérience du phénomène, il est très difficile d'en prendre conscience
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
RhlRhl   10 mars 2019
Le discours des éleveurs traditionnels, qui met en avant la rentabilité et le profit, est en contradiction si flagrante avec les faits qu'il faut admettre l'existence d'autres valeurs, implicites et inconscientes, à l'origine de leurs comportements.
Je voudrais faire l'hypothèse que subsiste dans leur esprit le concept ancien de "nature" ; une "nature" d'autant plus effrayante qu'ils la sentent frémir en eux. Ils cherchent donc à la dominer par la force, pour se procurer une illusion de contrôle et s'identifier par là même à leur Dieu démiurge.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
RhlRhl   19 mars 2019
Pour un Jivaro, le discours que l'on entend si souvent chez nous, dans lequel la protection de la nature est justifiée par les services qu'elle nous rend (...) est aussi inaudible que, pour nous, un argumentaire qui défendrait un combat pour la liberté, la justice ou l'égalité par des raisons utilitaires (...).
Commenter  J’apprécie          00

Lire un extrait
Videos de Alessandro Pignocchi (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alessandro Pignocchi
Que se trame-t-il exactement sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes ?
Notre anthropologue dessinateur mène l'enquête : s'agit-il d'un kyste peuplé de hippies violents ? Trop drogués pour comprendre qu'il faut partir puisque le projet d'aéroport est abandonné ? Ou de l'avant-poste, en Occident, d'un nouveau rapport au monde, affranchi de la distinction entre Nature et Culture ?
L'enquête emprunte des chemins imprévisibles sur ce bocage qui, d'emblée, nous absorbe, nous transforme et recompose les liens que nous entretenons avec les plantes, les animaux et le territoire.
Ancien chercheur en sciences cognitives et philosophie, Alessandro Pignocchi s'est lancé dans la bande dessinée avec son blog, Puntish. Son premier roman graphique, Anent. Nouvelles des Indiens Jivaros (Steinkis), raconte ses découvertes et ses déconvenues dans la jungle amazonienne, sur les traces de l'anthropologue Philippe Descola. Dans les deux suivants, Petit traité d'écologie sauvage et La Cosmologie du futur, il décrit un monde où l'animisme des Indiens d'Amazonie est devenu la pensée dominante, et où un anthropologue jivaro tente de sauver ce qui reste de la culture occidentale.
Retrouvez les informations sur notre site : http://bit.ly/2KegP9V
Suivez-nous sur Facebook : https://www.facebook.com/editions.seuil/ Twitter : https://twitter.com/EditionsduSeuil Instagram : https://www.instagram.com/editionsduseuil/
+ Lire la suite
autres livres classés : écologieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Compléter les titres

Orgueil et ..., de Jane Austen ?

Modestie
Vantardise
Innocence
Préjugé

10 questions
17140 lecteurs ont répondu
Thèmes : humourCréer un quiz sur ce livre

.. ..