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ISBN : 235949547X
Éditeur : Don Quichotte éditions (03/03/2016)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Dire « nous », c est inventer tous ensemble le « oui » qui nous manque, celui d un peuple réuni dans sa diversité et sa pluralité autour de l urgence de l essentiel : la dignité de l homme, le souci du monde, la survie de la terre.

Le « nous » de l égalité, sans distinction d origine, de condition, d apparence, d appartenance ou de croyance. Le « nous » des causes communes où s invente concrètement l espérance, là où nous vivons, là où nous travaillon... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
chriskorchi
  05 juin 2016
Un livre clair et où l'auteur ne cesse d'insister sur la nécessité de dire nous, d'arrêter de penser de façon individuelle, de se débarasser du racisme et de l'islamophobie. C'est donc avec un message de paix et d'universalité qu'Edwy Plenel nous interpelle. J'ai aimé le sujet et je partage bon nombre des préoccupations écologiques, économiques et sociales de l'auteur mais j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de répétitions et de redites et cela m'a un peu génée. Je pense que le livre aurait très bien pu faire moitié moi de pages sans les répétitions. Par contre, rien à dire sur le fonds humanistes et réfléchi, rien à dire sur la forme. En effet, l'auteur prends soin de citer ses sources, de parsemer son argumentaire par des citations fort à propos, il fait aussi des rappels historiques qui sont nécessaires à la compréhension de ce que nous vivons actuellement en France.
Ici, il est dit qu'il faut se débarasser de la peur et la haine de l'autre largement instrumentalisée par les médias et les politiques. Diviser pour mieux régner tel est le souhait de nos dirigeants. C'est un plaidoyer pour le vivre ensemble, pour que cesse l'acceptation du prêt à penser et le repli identitaire dangereux pour notre démocratie et notre libre arbitre. Il faut arrêter avec la glorification du capitalisme, la peur irraisonnée de ce que l'on ne connait pas , de ce qui est différent.
Je salue le courage et le combat de l'auteur et je le soutiens dans son projet humaniste et rassembleur, dommage qu'il tourne parfois en rond et se répète autant. C'est un texte nécessaire alors que le peuple français est englué dans la résignation et la haine de l'autre, il remet les pendules à l'heure et démontre avec force d'argument que ce n'est pas le bon chemin, qu'une autre voie est possible. Il faut se battre contre la censure et la surveillance des citoyens et ne pas se tromper de colère ni de responsables de la situation actuelle.
VERDICT
Un livre nécessaire et plutôt court qui fait bien la synthèse de ce que pourrait être la France et le peuple français.
Lien : https://revezlivres.wordpres..
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DanR
  25 juillet 2017
Ne pas tout accepter, réfléchir, débattre, contester, argumenter : Oui . Quel plaisir de lire des journalistes diffèrents des pantins du 20h.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
TerrainsVaguesTerrainsVagues   14 mars 2016
Le repli identitaire, le racisme banalisé et la xénophobie assumée sont installés à demeure, jusqu’à encombrer les urnes, tandis que nos gouvernants leur cèdent du terrain en nourrissant le terreau des peurs et des haines. Leurs renoncements sociaux et leurs régressions démocratiques, leur manque de hauteur et leur absence de vision, leur soumission aux intérêts prévaricateurs du capitalisme financier sèment le désespoir et la colère.
Prisonniers du court terme et obsédés par leur survie, ils ne cherchent même plus à mener la bataille des idées, lui préférant le prêt-à-penser des communicants, marchands d’esbroufe et vendeurs d’éphémère. Pis, par frilosité ou lâcheté, conformisme ou aveuglement, ils ne cessent de reculer face aux idéologies renaissantes de l’inégalité, de l’identité et de l’autorité, destructrices de la promesse concrète d’une République démocratique et sociale. Eux même gagnés par l’effroi devant l’inconnu et l’incertain, ils s’avèrent incapables de proposer un imaginaire rassembleur, réduisant la politique à l’économisme, sa vitalité à une statistique, son ambition à la gestion. Et c’est ainsi qu’ils reculent sur la liberté, détrônée par la surveillance, sur l’égalité, corrompue par la concurrence, sur la fraternité, piétinée par l’exclusion. Et c’est ainsi, surtout, qu’ils font le lit des ennemis de la République, entendue comme promesse d’émancipation et d’éducation.
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TerrainsVaguesTerrainsVagues   16 mars 2016
Bref passage sur l’état d’urgence…

Face à une question d’ordre public, fût-elle dramatique, aucune démocratie sûre d’elle-même, de sa stabilité institutionnelle et de sa solidité constitutionnelle, n’oserait une telle embardée : modifier, par opportunité, la loi fondamentale. Est-il besoin de rappeler que, si liberticide soit-il, le Patriot Act américain est une loi provisoire, révisable et prolongeable à intervalles réguliers, soumise à évaluations et contrôles, enquêtes bipartisanes sur ses dommages collatéraux, etc ?
Mais le pire, c’est que ce coup de force se double d’une profonde irresponsabilité : le satisfecit donné par une majorité de gauche à l’agenda idéologique de la droite autoritaire, sinon de l’extrême droite.
[…]
Autorisation accordée aux policiers de porter leurs armes hors du temps de service, et par conséquent d’en faire usage quand ils sont des citoyens ordinaires ; inclusion du « comportement » , et non plus seulement des activités, pour autoriser des mesures privatives de liberté par simple suspicion ; généralisation des intrusions, surveillances, assignations à résidence, etc., hors de tout cadre judiciaire, par simple décision de police administrative ; pouvoirs exceptionnels donnés aux préfets et à leurs services dans l’application de dispositions dont l’équilibre ou la pertinence reposera sur leur seul discernement tant le simple soupçon, qui n’exclut pas le préjugé, y aura sa place ; aggravation du contrôle étatique, et donc de la censure d’internet, tandis qu’un contrôle direct des médias eux-mêmes, et donc une régression de leur pluralisme, resurgissait via un amendement parlementaire…socialiste, abandonné in extremis.
[…]
L’argument sécuritaire est utilisé pour fermer la société sur elle-même et vider l’espace public de sa substance.
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