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Patrick Couton (Traducteur)
ISBN : 2266091344
Éditeur : Pocket (18/11/1999)

Note moyenne : 4.13/5 (sur 441 notes)
Résumé :
« Le vent hurlait. La foudre lardait le pays comme un assassin maladroit...
La nuit était aussi noire que l’intimité d’un chat. Une de ces nuits, peut-être, où les dieux manipulent les hommes comme des pions sur l’échiquier du destin.
Au cœur des éléments déchaînés luisait un feu, telle la folie dans l’œil d’une fouine. Il éclairait trois silhouettes voûtées. Tandis que bouillonnait le chaudron, une voix effrayante criailla :
“Quand nous revoyon... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
basileusa
  25 mars 2018
Je crois qu'après l'excellente découverte de ce monde fabuleux lors du premier tome, Trois soeurcières est mon préféré ! Je me suis régalée de bout en bout. Nounou Ogg, mémé ciredutemps et Magrat, la jeune sorcière,
forment un trio dépareillé et amusant. Qu'est-ce qu'elles m'ont fait rire ! Que ce soit en regardant une pièce de théâtre, en préparant une potion ou en voulant guider Tomjan vers sa destinée, les situations cocasses s'enchaînent ! Et il y a pas mal de personnages secondaires qu'on a très vite envie de revoir, je ne parle même pas du chat de Nounou qui pourrait avoir son propre tome !
Et les multiples références aux grands auteurs de théâtre, aux contes de fées sont bien amusantes .
Bref un tome qui fait bien plaisir et qui ravive mon enthousiasme :)
Lecture commune des Annales du Disque-monde, mars.
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Tatooa
  17 mars 2018
Après un départ manqué, et une reprise du début, j'ai bien aimé les (més)aventures des trois soeurcières !
En s'attaquant au théâtre de Shakespeare (La Tempête (évident), le roi Lear (je peux pas dire pourquoi sous peine de spoil, mais c'est absolument sûr), Macbeth (évident), Hamlet (évident), Le songe d'une nuit d'été (évident), avec des jeux de mots/rappels sur des noms de personnages (Cabelan/Caliban par exemple) essentiellement, mais pas que ça (on voit des références à Charlie Chaplin, Laurel et Hardy, les frères Marx)), Pratchett nous fait une démonstration éblouissante de son énorme culture, avec brio, beaucoup d'humour, et un fond très intéressant sur les questionnements métaphysiques ou philosophiques, qu'est-ce que la mort, la vie, quelle est l'importance des mots (et par extension du langage).
Comme on a regardé "Premier contact" hier et j'ai adoré, que j'ai fait un mooc sur le langage, vous comprendrez que j'ai bien accroché sur le "fondamental" de l'affaire.
Un peu moins sur la forme, parce que le début part vraiment dans tous les sens, c'est pour ça que, fatiguée, j'ai eu du mal à entrer dedans, voire même à comprendre ce que Pratchett nous racontait là, ainsi qu'à rabouter les références ! Bref, en reprenant moins fatiguée, tout ça s'est beaucoup mieux emboîté, et c'est en rigolant que je l'ai fini.
Bref, c'était un bon moment, comme souvent avec Pratchett, excellent pour le moral, et dont je découvre une facette beaucoup plus profonde et très intéressante.
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Foxfire
  26 mars 2018
Pour l'instant, c'est clairement le tome que j'ai le moins aimé. Pour autant, cela reste un bon bouquin. Pratchett est un auteur drôle et cultivé qu'on a toujours plaisir à lire.
Ici, il livre un récit bourré de références qui permet de profiter de son érudition. L'intrigue est touffue, Pratchett veut raconter beaucoup de choses et placer plein de références et hommages. du coup, le récit part dans tous les sens et pendant une bonne partie du roman j'ai eu l'impression de lire une oeuvre foutraque un peu brouillonne. Mais, dans la dernière partie, l'auteur parvient à donner une cohérence à son intrigue en rassemblant toutes les pièces du puzzle. Et cette histoire s'avère finalement bien sympathique.
"3 soeurcières" est amusant, le personnage de Méméciredutemps est toujours aussi savoureux, on rencontre d'autres protagonistes irrésistibles tels que le fou ou le duc, il y a toujours des idées et des trouvailles très drôles, les dialogues sont percutants mais je trouve qu'il y a moins de passages d'anthologie que dans les volets précédents.
Même si ce tome ne se classera pas parmi mes préférés, j'ai passé un très agréable moment et j'ai hâte de voir ce que réserve "Pyramides".
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RosenDero
  27 mars 2018
Le Roi de Lancre est mort, accidentellement assassiné par sa propre dague alors qu'il se poussait tout seul dans l'escalier, et ne laissant pas d'héritier au château car ceux à qui profite le non-crime n'ont pas également écarté sans préméditation l'héritier au trône...
Le nouveau Roi est proclamé, mais la terre de Lancre ne l'entend pas de cette oreille. Alors elle va rameuter les sorcières pour corriger le tir.
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Alors que j'avais cru ne jamais terminer ce roman, j'ai trouvé sa seconde moitié très plaisante.
Dans un premier temps, il m'a paru très difficile d'accrocher, tellement la mise en place était longue et tarabiscotée. Mais finalement le tout tient correctement et, comme toujours, présente des petites pépites d'humour et de dérision.
Ici il est question du pouvoir des mots (le théâtre n'étant qu'une infime partie de leur sphère d'utilisation), comment ils manipulent, comment ils influencent ou séduisent. Dans ce volet, j'ai trouvé le personnage du Fou magistral. C'est lui qui m'a redonné l'intérêt à l'histoire, à partir du moment où il joue le rôle de conseiller d'état et parvient à faire passer la plus grande opération anti-écologique et pro-meurtrière pour une nécessité au bien commun... Cela fait froid dans le dos :)
Ensuite, viennent les sorcières bien sûr. Toujours drôles de par leur irrévérence, l'une étant une vraie libidineuse, l'autre une sage acariâtre, et la troisième une novice traditionaliste.
Le royaume de Lancre est également un personnage à part entière, avec sa faune, sa flore, ses menhirs timides et ses tempêtes ambitieuses.
N'oublions pas le théâtre, dont il est bien sûr beaucoup question ici, mais qui n'est là que pour fournir quelques références et sourires en coin, ainsi qu'une troupe de personnages cocasses et de quiproquo sympathiques (comme dans toutes bonne pièce de théâtre ^^).
Finalement, un tome qui ne m'a pas déplu mais qui aurait pu me perdre à ses débuts. Et s'il fallait hiérarchiser tout ça, je le mettrai au dessus de Sourcellerie et de la Huitième fille, mais bien loin derrière Mortimer et les deux premiers de la série.
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lokipg
  11 mars 2018
Au royaume de Lancre, dans les montagnes du Bélier, le roi meurt soudainement d'un coup de dague dans le dos – mort naturelle, dirons-nous. Ce sont des choses qui arrivent. Mais tout ne se passe pas comme il faut et trois soeurcières devront régler les problèmes de succession. Il sera question de couronne, de Kasqueth et de bonnet à clochettes...
Même si on dit facilement cela de tous les personnages imaginés par Terry Pratchett, je crois bien que Mémé Ciredutemps est mon préféré. Bourrue et ronchonne comme pas deux, je la trouve sacrément drôle... même si je changerais sûrement de trottoir si je la croisais dans la rue. Elle sera accompagnée de deux consoeurs, la petite nouvelle dans la profession Magrat Goussedail et la très extravertie Nounou Ogg, au savoureux répertoire de chansons. Elles ne seront pas trop de trois pour cette aventure, car le duc et la duchesse Kasqueth, le nouveau couple régnant, vont s'avérer être de redoutables adversaires.
Dans chaque tome des Annales, l'auteur aborde un thème en particulier. Cette fois-ci, il sera question de théâtre. Sur le Disque-Monde, les mots ont un pouvoir immense et le noble art devient une forme de magie puissante (quelque soit la qualité des acteurs, d'ailleurs). Avec humour, l'auteur glisse de nombreuse références. J'ai noté des allusions à Laurel et Hardy, à Chaplin et au Théâtre du Globe de Londres qui est devenu le Dysk d'Ankh-Morpork, entre autres, et toute l'intrigue du roman semble s'inspirer de Macbeth. Ma méconnaissance du théâtre en général, et de Shakespeare en particulier, a dû me faire manquer pas mal de références, malheureusement.
Comme d'habitude avec Pratchett, j'ai passé un excellent moment. J'avais été échaudé par quelques longueurs dans Sourcellerie, cette fois j'ai trouvé que l'aventure était bien menée de bout en bout, rythmée et drôle. Bref, un excellent cru.
Vivement le prochain !
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Citations et extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
TatooaTatooa   11 mars 2018
Vérence n'avait pas peur, pourtant ; non seulement parce qu'on a difficilement peur quand les éléments dont on a besoin pour ce faire se rigidifient dans le voisinage, mais aussi parce qu'il n'avait jamais vraiment craint quoi que ce soit de son vivant et qu'il n'allait pas commencer maintenant. Deux explications à ça : d'abord il manquait d'imagination, ensuite il comptait parmi ces rares individus parfaitement en phase dans le temps.

Ce qui n'est pas le cas de la plupart des gens. Ils vivent leur vie comme une sorte de flou temporel autour du point qu'ils occupent physiquement ; ils anticipent l'avenir ou s'accrochent au passé.
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TatooaTatooa   16 mars 2018
- J'ai eu une visite hier, dit-elle (Mémé)
- Moi aussi. (Nounou)
Malgré ses soucis, Mémé se sentit légèrement contrariée.
- De qui donc ? demanda-t-elle.
- Du maire de Lancre et d'un groupe de bourgeois. Ils ne sont pas contents du roi. Ils en veulent un qui leur inspire confiance.
- Moi, ça m'inspirerait pas confiance, un roi qui inspire confiance à un bourgeois, dit Mémé.
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MissbouquinMissbouquin   04 février 2013
Mémé s'était initiée au vol sur le tard et, passée la première méfiance, y avait pris goût comme une mouche bleue à une vieille tête de poisson. L'ennui, c'est qu'elle ne connaissait de trajectoire que la ligne droite de A à B et n'arrivait pas à comprendre que d'autres usagers puissent revendiquer de quelconques prérogatives; les plans de vols migratoires de tout un continent en avaient été chamboulés. Une évolution rapide au sein de la gent ailée locale avait produit une génération d'oiseaux qui volaient sur le dos afin de garder les cieux à l'oeil.
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TatooaTatooa   18 mars 2018
Mémé Ciredutemps se mettait souvent en colère. Une de ses qualités, estimait-elle. La vraie colère est une des grandes forces créatrices du monde. Mais il faut apprendre à la maîtriser. Ce qui ne veut pas dire la laisser s'exprimer au compte-gouttes. ça veut dire l'endiguer soigneusement, lui permettre de former une chute effective et d'envahir des vallées entières de l'esprit, puis, au moment où tout l'édifice menace de s'écrouler ; ouvrir un tout petit conduit à la base et laisser le courant dur comme l'acier du courroux entraîner les turbines de la vengeance.
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TatooaTatooa   14 mars 2018
- Et le nouveau duc, alors ? lança Nounou pour détendre l'atmosphère.
Mémé se carra dans son siège. "Il a fait brûler des maisons à Trou -d'Ucques, dit-elle. Une histoire d'impôts.
- C'est horrible, fit Magrat.
- Le vieux roi Vérence, il faisait déjà ça, dit Nounou. Quel sale caractère c'était, çui-là.
- Mais lui, il laissait sortir les gens d'abord, remarqua Mémé.
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