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ISBN : 229033913X
Éditeur : J'ai Lu (24/05/2006)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 983 notes)
Résumé :
A la suite d’une bataille victorieuse, le valeureux Macbeth, sujet du roi Duncan d’Ecosse, rencontre trois sorcières qui le désignent comme le duc de Glamis (ce qu’il est ) le duc de Cawdor, et le futur roi. Peu de temps après, Macbeth est informé que le roi, en récompense de son courage et de sa dévotion, le fait duc de Cawdor.
Macbeth fait part de la singulière entrevue à son épouse qui va le pousser à assassiner le roi pour prendre sa place, réalisant ains... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (61) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  06 août 2015
La Tragédie De Macbeth synthétise beaucoup des thèmes chers à William Shakespeare : la trahison comme dans Othello, l'usurpation et la vengeance comme dans Hamlet, la prophétie et la destinée comme dans La Tempête, la folie et le changement dynastique comme dans Richard II, pour ne citer que celles-là car l'on pourrait encore allonger de la sorte démesurément la liste sans que cela n'apporte beaucoup au propos.
On aura compris qu'il y a différents thèmes dans cette pièce en cinq actes. Celui qui m'apparaît ressortir plus que tout autre est celui de la morale et de l'acte vertueux. Restons dans le droit chemin, semble nous dire en substance Shakespeare, car chaque pas en dehors du tracé du bien en appelle un suivant de sorte que, de vilenie en vilenie, le retour à la vertu est impossible et l'on s'embourbe toujours plus profondément dans les fétides marécages du mal jusqu'à n'en plus trouver d'issue, sauf l'ultime.
Au départ, Macbeth a des valeurs, des scrupules, des freins, des remords puis, peu à peu, à chaque nouvelle action pendable, ses verrous intérieurs sautent les uns après les autres jusqu'à lui accorder toute licence dans l'atrocité ou dans la barbarie.
Il convient de signaler également dans cette fonction facilitatrice, le rôle prépondérant de Lady Macbeth, totalement dénuée de scrupules alors que son mari tergiversait. Comment interpréter cette nouvelle mouture de la consommation du fruit défendu par Adam sous la houlette d'Ève et de l'exclusion à jamais qui s'ensuit du Jardin d'Éden ?
Macbeth, de courageux et noble au départ, à mesure qu'il sombre dans les travers du mal mu par sa soif de pouvoir, devient pleutre et vil. Lady Macbeth, de forte et inflexible qu'elle nous apparaît au commencement, se métamorphose progressivement jusqu'à devenir fragile, malingre et instable.
On perçoit, je pense, le sens qu'a voulu donner l'auteur à l'aliénation du couple principal : en déviant de l'axe vertueux, on érode, on corrode, on débrode le joli fil de soie de la morale humaine, livrant au regard la trame brute et laide du textile sans fard, l'animalité crue de l'Homme, dépouillée des règles sociales et morales.
Ce qui fait l'humain, c'est qu'il ne s'abandonne pas à ses instincts primaires, c'est le respect des lois et de la morale. À mesure donc que Macbeth enfreint les règles élémentaires (hospitalité, allégeance, amitié, fidélité, loyauté, etc.), il se déshumanise graduellement jusqu'à devenir un rat acculé au coin d'une pièce, prêt à sauter au visage de n'importe qui simplement pour rester en vie.
Je ne peux m'empêcher de voir dans Macbeth un double inversé de Hamlet. Ou, plus précisément, la même pièce mais focalisée sur un point de vue différent. Dans Hamlet, le roi légitime, le vieil Hamlet, avait été trahi et assassiné par son frère Claudius avec la connivence de la reine, propre mère de Hamlet. Le point de vue était donc centralisé sur le fils du roi déchu.
Ici, au lieu d'avoir le point focal sur Hamlet, on l'a sur Claudius, et Claudius se nomme alors Macbeth. Mais c'est la même formule de base ; convertissez Hamlet en Malcolm et le vieil Hamlet en Duncan ; acceptez qu'il puisse y avoir un dédoublement du vieil Hamlet qui en plus d'être Duncan serait aussi Banquo et vous retrouvez le spectre dont le rôle est si prégnant dans Hamlet.
Pour que l'analogie soit totale, il nous faut encore un messager symbolique : c'était le jeu de la pièce de théâtre dans Hamlet, ce sont les trois sorcières dans Macbeth et, comme par magie, l'on retombe sur nos pieds. Le thème phare de Hamlet — la mort et l'inutilité de la vie ( le fameux « to be or not to be ») — s'avère être une part cruciale de Macbeth, prétexte à l'une des plus belles tirades de tout le théâtre shakespearien à la scène 5 de l'acte V où Macbeth s'écrie :
« La vie n'est qu'une ombre en marche, un pauvre acteur,
Qui se pavane et se démène son heure durant sur la scène,
Et puis qu'on n'entend plus. C'est un récit
Conté par un idiot, plein de bruit et de fureur,
Et qui ne signifie rien. »
Formule magistrale à laquelle un autre William (Faulkner), donnera une descendance au XXème siècle.
On pourrait poursuivre encore longtemps le parallèle entre Hamlet et Macbeth. Par exemple, Hamlet se faisait passer pour fou afin de sonder l'entourage du roi Claudius, et ici, Malcolm se fait passer pour vil afin de tester Macduff. Les deux veulent venger la mort de leur père, un roi qu'on a assassiné.
La folie et le suicide de Lady Macbeth répondent comme un écho à la mère de Hamlet et à la fin d'Ophélie. De même que le maléfique Claudius n'avait pas d'enfant, le couple Macbeth, empreint du mal, disparaît sans descendance.
Comment ne pas voir un clin d'œil ou un appel du pied au règne d'Elisabeth Ière, reine sans enfant, dont on sait qu'elle était probablement impliquée dans des morts louches, notamment celle de la femme de son amant ? Le souverain doit donc savoir être réceptif aux avertissements qui lui sont transmis par les esprits éclairés. Dans la vraie vie du XVIIème siècle, c'est le théâtre et notamment Shakespeare qui donne ces signaux d'alarme, dans Macbeth, ce sont les trois sorcières.
Selon Shakespeare, le pouvoir oublieux de la morale, qui ne parvient pas à décoder comme il convient les prophéties et les avertissements délivrés par le théâtre est appelé à disparaître. Macbeth reproche d'ailleurs, à la scène 7 de l'acte V, le double entente qu'on peut faire du langage et accuse les sorcières d'être des tricheuses, alors même qu'elles lui ont fidèlement tout annoncé, tout prédit, mais que lui a mal interprété leur discours.
Le lien avec les messages délivrés par le théâtre à l'adresse du pouvoir me semble évident. Le théâtre utilise le symbole, la métaphore, les analogies historiques ou les contrées lointaines, mais ce dont il parle vraiment, pour qui sait lire entre les lignes et briser les encodages, c'est du brûlant présent, de l'ici et du maintenant.
J'en terminerai, car même s'il resterait encore beaucoup de choses à dire de cette tragédie j'ai conscience que ma critique atteint déjà une longueur critique, en signalant dans le registre du cinéma qu'il y a probablement un peu (ou même beaucoup) de Macbeth dans le personnage ô combien fameux de Dark Vador dans l'épopée Star Wars. De même, Akira Kurosawa transposa Macbeth avec des samouraï japonais dans son film Le Château De L'Araignée.
En somme, une bien belle tragédie, vaguement et très librement inspirée de l'histoire réelle de l'Écosse peu après l'an Mil et dont William Shakespeare a su tirer matière à beauté et à réflexion, comme souvent. Je me dépêche de préciser, tant que mon ordinateur tient encore le coup ( en effet, depuis quelques temps, mon mac baisse) que tout ceci n'est qu'un avis, pas beaucoup plus qu'un spectre de Banquo, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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PhilippeCastellain
  24 janvier 2017
La pièce écossaise... Celle dont le simple fait de prononcer le nom porterait malheur aux acteurs ! On y trouve de fabuleuses images. Les trois sorcières, la forêt en marche, le duel entre Macduff et Macbeth... Kurosawa n'hésita pas à les transposer au Japon avec ‘Le château de l'araignée'.
À ma connaissance, c'est la première foi qu'est posée la question des prophéties auto-réalisatrices. Un sujet loin d'être anodin, en cette époque où Calvin a remis en scène le dogme de la prédestination. Chacun peut-il faire son salut, ou les élus ont-ils été choisis de toute éternité ? C'est l'annonce des sorcières qui pousse Macbeth sur son chemin. Mais c'est lui qui choisit de le prendre.
Le personnage de Lady Macbeth a beaucoup fait parler de lui au cours des siècles. Femme manipulatrice ? Éprise de pouvoir ? Nouvelle Eve provoquant la chute de l'homme ? Certains, et c'est normal tant le personnage est fascinant, ont tenté de la réhabiliter. Mais il n'y a guère de doute sur le rôle que souhaitait lui donner Shakespeare. On pourrait également être tenté d'y voir une allusion à la reine Marie Ière, surnommée « Marie la sanglante », qui tenta de défaire l'oeuvre de son père et de faire revenir l'église anglicane dans le giron de l'église catholique.
Il y a dans cette histoire peuplée d'apparitions, de fantômes et de prophéties une ambiance qui, étonnamment, m'évoque celle qu'on retrouvera deux siècles plus tard dans Ossian. Aurait-il connu ces légendes celtiques qui inspirèrent Macpherson ? C'est possible. La vie de Shakespeare comporte plus de points d'interrogation que de réponses, de toute manière. Il y a là en tout cas un véritable art du fantastique, qu'on retrouve dans ‘la Tempête' ou ‘Le songe d'une nuit d'été'.
De nos jours, les luttes pour le pouvoir sont encore plus nombreuses mais moins sanglantes. D'un côté c'est plus propre, de l'autre il faut bien reconnaître que cela permettait de faire le ménage !
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BazaR
  08 mai 2018
C'est la deuxième fois que je lis Macbeth. Je l'ai vue au théâtre une fois. Eh bien je suis de plus en plus sous le charme.
Il faut dire que la version que j'ai lue, originellement traduite et publiée par François-Victor Hugo, est agrémentée d'une longue introduction du fiston de Victor. Cette introduction, en laissant la parole au chroniqueur anglais Holinshed dont Shakespeare s'est inspiré pour écrire sa pièce, replace avec brio les événements dans l'histoire de l'Écosse du XIème siècle. D'après ce qui est reproduit ici, Holinshed n'était pas un manche non plus en matière d'écriture. Tout y est, y compris les éléments fantastiques. La chronique, déjà, vaut son pesant de cacahuètes.
Est-ce à dire que Shakespeare s'est contenté de réaliser une banale adaptation ? Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. le tragédien s'est emparé de la matière première, a ramassé les événements dans une durée restreinte et usé d'exhausteurs d'émotions tragiques dans de superbes dialogues et magnifiques tirades.
Est-il nécessaire de rappeler les faits ? Il s'agit de la perversion d'un vaillant sujet du roi d'Écosse Duncan, qui sauva par trois fois le pays, par une prophétie proférée par trois sorcières : Macbeth est destiné à être roi. Réalisant assez vite qu'il lui faudra auto-réaliser la prophétie, il perpètre sournoisement le meurtre de son suzerain et devient ce qui a été promis. Mais cela ne va pas sans valse-hésitation ni sans torture de l'âme par un inconscient efficace. Son conscient réagit brutalement en se comportant en tyran, conscient soutenu par son épouse qui acte comme un bloc d'infamie à l'état brut.
Mais la prophétie des sorcières n'est pas achevée ; elles y ajoutent un avenant. L'interprétant à sa guise, Macbeth est persuadé à tort de son invulnérabilité. Comment ? Il ne risque rien tant que les arbres de la forêt de Bernane ne se mettront pas en marche ? Quoi ? Il ne pourra être tué par une créature né d'une femme ? Franchement, que craint-il alors ? Mais les prophètes adorent jouer avec la sémantique. Et « la forêt se mettra en marche ». Et « une créature qui n'est pas née d'une femme se trouvera sur son chemin ». (A noter entre parenthèses que ces deux prophéties sont quelque peu reprises dans les Seigneurs des Anneaux, où une forêt se met vraiment en marche et où le chef des Nazguls est occis par une créature qui n'est pas un homme).
Shakespeare traduit à merveille les atermoiements de Macbeth, sa guerre avec sa conscience qu'il finit par gagner, se transformant dès lors en tyran sanguinaire. Il fait adopter le chemin inverse à Lady Macbeth qui ne ressent nul scrupule, nul remord, mais dont l'inconscient travaillé par son immoralité finit littéralement par la rendre folle au point de la pousser au suicide. L'intrigue baigne dans une atmosphère fantastique que l'on ressent presque physiquement : lande écossaise déserte fouettée par la foudre, incantations, bave de crapaud et danses de sorcières. S'amusent-elles, les forces obscures de la Nature, avec le destin des hommes…
Il y aurait encore tellement à dire mais je manque de mots dans ce billet quelque peu improvisé. Je finirai en disant que je comprends que cette pièce soit l'une des plus célèbres et des plus jouées de Shakespeare.
Ah, non ! Je voulais ajouter un truc. Si la prophétie annonce à Macbeth qu'il sera roi, elle annonce à son compagnon Banquo qu'il sera le père d'une dynastie de rois. Tout ce que la pièce nous dit, c'est que Fléance, le fils de Banquo échappe à l'assassinat. François-Victor Hugo nous apporte le fin mot : Fléance épouse la fille du roi du Pays de Galles. Ils ont un enfant, Walter, qui devient sénéchal du roi d'Écosse avec le titre de « lord Stewart », nom qui deviendra « Stuart ». Inutile d'en rajouter.
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Fifrildi
  10 août 2017
C'est mon premier Shakespeare, je ne pouvais pas ne pas commencer par sa pièce écossaise ^_^
J'ai décidé de ne pas mettre d'étoile(s) car j'ai bien peur de ne pas avoir pu l'apprécier à sa juste valeur. Ce n'est pas la faute à Shakespeare. Je m'explique : j'ai acheté l'intégrale numérique aux éditions Arvensa (€1,79). Il n'y a pas de problème avec les classiques français mais ici nous avons droit à une traduction de François Guizot de 1864 qui n'a aucun style (c'est même assez médiocre).
Donc, si quelqu'un à une bonne (voire une excellente) traduction à me recommander… il faut absolument que je relise Macbeth. Entre les lignes, j'ai entraperçu une oeuvre incontournable.
En attendant, comme je viens de terminer l'Histoire de l'Ecosse de Michel Duchein je vais un peu vous parler de la "vraie" histoire...
Duncan était le fils d'une princesse britonne mais aussi le petit-fils du roi des Scots Malcolm II. Quand le roi des britons Owen le chauve est mort, c'est Duncan qui est devenu roi à sa place. Ensuite, à la mort de son grand-père, Duncan est devenu le roi des deux royaumes. Cette succession au trône scot a été contestée (avec raison) par le comte de Moray et Macbeth - qui était un des candidats légitimes du trône - s'est révolté.
« Ducan est battu et tué à Pitgaveny, près d'Eglin (1040) et Macbeth s'assoit sur la pierre de la Destinée à Scone. Telle est l'anecdote – car ce n'est rien de plus avec le recul des siècles – qui, embellie par l'historien écossais Boece au XVIe siècle et reprise par le chroniqueur anglais Holinshed, servira de thème à l'une des plus célèbres tragédies de Shakespeare. » (M. Duchein)
J'ai trouvé (oui, oui :) ) une biographie romancée du véritable Macbeth mais pas de chance… en anglais. «Macbeth The King » a été publié par Nigel Tranter en 1977. Il est l'auteur d'une petite centaine de romans historiques écossais. Il est mort en 2000 à l'âge de 90 ans.

Dans son introduction (le livre était à €0,99 en numérique) il parle de la difficulté d'écrire un roman historique. Cela demande beaucoup de recherches et une bonne dose de sens de la déduction déjà en temps normal alors écrire sur Macbeth un roi de l'Ecosse celtique du 11ème siècle… voilà qui rend l'exercice périlleux!
Il qualifie la tragédie de Shakespeare de pièce formidable, un drame brillant et une parodie de l'histoire.
En attendant vos suggestions… j'espère ne pas vous avoir trop ennuyé avec mon bavardage.
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Blacksad
  10 mai 2013
Après avoir gagné une bataille contre la Norvège en son nom, Macbeth, thane de Glamis et nommé thane de Cawdor pour sa bravoure lors de l'affrontement, assassine le vertueux roi Duncan. Il réussit ainsi à accéder au trône et règne d'une main de fer pour le conserver, réalisant les prédictions qui lui furent augurées par les trois Fatales. Mais ne pouvant supporter la tyrannie exercée par le nouveau souverain, nombreux sont ceux qui partirent aider à ourdir une vengeance afin de restituer le trône à l'héritier légitime de Duncan, Malcolm.
Macbeth est ma première tragédie shakespearienne, et elle est conforme à ce que j'attendais: une langue belle et juste, et un ton tragique tout au long d'une pièce émaillée de complots et de meurtres.
C'est un superbe ouvrage que nous livre ici l'auteur, qui m'engage à aller explorer son oeuvre plus en profondeur. Certainement pas mon dernier Shakespeare donc, ressortant de cette belle lecture plus que satisfait.
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critiques presse (1)
Actualitte   26 octobre 2018
Je ne sais pas. Je ne peux pas écrire, en toute honnêteté, que je me suis ennuyé à lire cet énorme pavé de plus de six cents pages mais je n’y ai pas trouvé mon compte et en sors frustré d’un dénouement établi depuis presque quatre cents ans, que la qualité de l’écriture n’est pas parvenu à sauver.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (165) Voir plus Ajouter une citation
GaphanieGaphanie   14 décembre 2018
J'ose tout ce qui peut convenir à un homme.
Qui ose plus n'en est pas un.
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GaphanieGaphanie   14 décembre 2018
Macbeth ne sera pas vaincu jusqu'à tant que
La grande forêt de Birnam vers le sommet de Dunsinane
Ne s'avance contre lui.
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GaphanieGaphanie   14 décembre 2018
Et bien souvent pour nous gagner à notre perte,
Les puissances obscures nous disent le vrai
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GaphanieGaphanie   14 décembre 2018
Trouble, double et malheur et brouille
Brûle le feu, le chaudron bouille
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GaphanieGaphanie   14 décembre 2018
Choses commencées dans le mal
Prennent force en moi par le mal.
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