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EAN : 9782754801911
104 pages
Éditeur : Futuropolis (08/10/2009)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 84 notes)
Résumé :
Fin des années 30, en Grèce. La dictature militaire s’installe et les libertés fondent comme neige au soleil. L’esprit frondeur de Stavros, amateur de jolies filles, de hachisch, (et vendeur occasionnel) a du mal à se plier aux lois en vigueur. Il retrouve son ami Markos à sa sortie de prison. Ensemble, autour d’un narguilé, ils refont le monde, avant d’aller jouer et danser le rebetiko toute la nuit au son du bouzouki.


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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
petitsoleil
  25 septembre 2015
D'habitude, je lis assez peu de romans graphiques, de BD. Mais le titre m'a interpellée, car j'ai lu il y a peu "Le fil des souvenirs" de Victoria Hislop, et après un 2e voyage en Grèce, je lis entre autres ces temps-ci, des livres sur la Grèce et l'histoire grecque. Je ne connais pas tellement cette musique, le rebetiko, mais ce qui en était dit dans "Le fil des souvenirs" m'avait déjà intéressée. J'ai été conquise par ce roman graphique sur un sujet décalé, mais traité avec une grande finesse graphique, et une belle sensibilité.
Un seul regret, que le livre ne soit pas accompagné d'un CD pour écouter en même temps la musique et être encore plus dans l'ambiance.
A découvrir !
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Thyuig
  27 avril 2012
Rébétiko est une splendeur. Un rêve de bande-dessinée sensible qui fait le point sur un endroit de l'histoire assez connue, la diaspora Turque dans la Grêce du Général Métaxas. le rébéte est ce Turque chrétien orthodoxe éxilé en Grêce et qui survit dans les milieux urbains interlopes. Pas vraiment brigand mais plutôt trafiquant, vivant de petits coups, et surtout, dans le cas qui nous intéresse et donc dans le livre de Prudhomme, le rébéte est un fantastique musicien. Il chante le blues des Balkans, une musique du quotidien qu'il accompagne de son bouzouki et dont les couplets reflétent les amours et les emmerdes de ces petits magouilleurs, amateurs de raki et de kiff.
Rébétiko raconte ainsi cinq hommes, cinq musiciens doués dont le talent se gorge d'orgies infinies et mémorables. La finesse de Prudhomme consiste à livrer brute la rudesse de ses personnages : ils sont sanguins et bagareurs, coureurs et noceurs, bringueurs et évidemment mauvais-coucheurs, mais Diable ! Ils sont vivants ! Et leur musique ? On jurerait l'entendre à mesure que l'on tourne les pages. Ce livre-là est une splendeur.
Prudhomme a réellement soigné son desin, ses couleurs et son découpage. Il n'hésite pas à faire durer la danse de l'ivrogne solidaire, montre les relations amour-amitié qui relient tous ces hommes. La musique est là, dans l'image. Et les émotions se submerger le lecteur lorsque l'image s'anime brutalement au détour d'un plongeon d'une barque ou au macabre scintillement de la lame d'un couteau. le kiffe, l'alcool, la musique, les hommes... Quel beau livre.
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moustafette
  15 janvier 2012
Automne 1936, Markos Vamvakaris sort de la prison de Singrou après six mois passés à l'ombre; on le prévient qu'à l'extérieur, la vie a bien changé. Depuis le 4 Août, le premier ministre et général Métaxas a instauré la loi martiale et se promet de nettoyer le pays de toute forme de décadence. Outre les communistes, parmi les boucs-émissaires se trouvent en bonne place les Rebétes, ces marginaux asociaux proche du Milieu, libertaires avant l'heure et insoumis, qui depuis la fin du XIXe siècle passent leur temps à tirer sur le narghilé dans les Tékes (fumeries clandestines) tout en improvisant des chants sur des airs de violon et de oud. En 1922, les Rebétes sont rejoints par de nombreux Grecs d'Asie Mineure, contraints de quitter la Turquie où ils résidaient depuis plusieurs générations. Installés dans les bidonvilles aux abords des grandes villes, ils viennent grossir le sous-prolétariat déjà existant et vivant d'expédients condamnables. Ces mangkes apportent avec eux leur orientalité et introduisent le bouzouki (sorte de mandoline), le baglama (version miniature facilement dissimulable en prison), la guitare. Les chansons sont souvent des chroniques de la vie du Téke, elles vantent la camaraderie et les frasques des uns et des autres, l'îvresse du haschich ou de l'alcool qui font oublier les amours déçues, la mort, la misère des bas-fonds ou la liberté confisquée, et bien sûr l'exil.
Nulle surprise donc à ce que les Rebétes deviennent la bête noire de Métaxas qui tente alors de tourner le pays vers l'Occident. Les instruments de musiques traditionnels sont brisés (d'où aussi le baglama qui se dissimule sous la veste facilement), la possession de narghilés est interdite, la consommation de haschich fortement réprimée et les Tékes sont fermés. La censure aidant, le Rebétiko est épuré de toute sa composante subversive.
David Prudhomme retrace l'apogée du Rebétiko, chant des prisons et des fumeries, devenu cette composante culturelle grecque incontournable. On la retrouvera plus tard, bien dénaturée hélas, dans les tavernes touristiques d'Athènes.
Quoi qu'il en soit, moi qui ne lis jamais de BD, j'ai adoré celle-ci. On y retrouve les grands noms du Rebétiko qui ont inspiré l'auteur. Il s'en échappe toute une ambiance rebelle et insouciante, presqu'adolescente, qui rend ces mauvais garçons très sympathiques... le graphisme à prédominance couleur tabac restitue bien l'aspect sombre et clandestin des Tékes, mais on ne rechigne pas aux quelques échappées ensoleillées à l'ombre des figuiers. le style est plutôt réaliste et m'a rappelé le film Rebétiko de Kostas Ferris dont voici un extrait. J'ai choisi cette séquence pour la très belle chanson, au rythme lanscinant et envôutant, interprétée par la femme " Καίγομαι, καίγομαι "qui vous parlera peut-être peu mais touchera sans doute celles et ceux qui connaissent la Grèce. C'est aussi une façon de ne pas oublier les Rebétisses, ces femmes d'avant garde qui tentaient d'assumer une liberté des plus difficiles à conquérir dans cette société machiste et très religieuse. Une des plus célèbres fut Roza Eskenazy.

Lien : http://moustafette.canalblog..
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jovidalens
  23 décembre 2012
Sous une dictature des années 30, cinq ou six misiciens et musicienne, se retrouvent dans des bars improbables pour jouer cette musique de derviches.
Ils vivent...de quoi ?...on ne le sait pas trop. Ils "carburent" principalement au haschich, à l'alcool mais surtout au plaisir de jouer ensemble. Leur vie commence à la lumière des troquets qui les accueille pour se terminer sur une terrasse ensoleillée. Des rues du Pirée où ils se croisent, se cherchent à un sirtaki solitaire avec les cariatides du Parténon on les suit, jusque sous la nuit étoilée d'une fuite en barque. Que les pandores de la dictature les poursuivent, ils n'en ont cure ! Leur amitié est tissée de notes et du plaisir d'être écouté, de se noyer avec leurs auditeurs dans ces chants qui racontent leur vie commune. Des losers aux doigts d'or .
Grande qualité du graphisme tant pour restituer cette Grèce inondée de soleil et l'ombre des tonnelles et celle des bouis-bouis. J'ai surtout apprècié la personnification non seulement par les traits des visages mais aussi par le mouvement des corps, et cette adresse pour nous faire entendre cette musique.
Et puis, cette Grèce là est, elle aussi, éternelle. Et cette musique fait aussi partie de leur merveilleux patrimoine, plus difficile à mercantiliser !
Rébétiko ? Je n'en avais jamais entendu ...Merci M. Prudhomme, maintenant, grâce à vous je vais l'écouter !
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Hathaway
  14 février 2013
1936, Athènes, au mois d'octobre. Markos doit sortir de prison aujourd'hui et ses amis viennent l'attendre devant la porte. Batis, Stavros et Artémis, tous musiciens, s'assoient près de la prison et commencent à jouer du bouzouki (leurs précieux instruments de musique). Mais les choses ont changé depuis que le dictateur nationaliste Métaxas a pris le pouvoir et qu'il a décidé que les "marginaux chantant devaient être matés". Il veut "laver la Grèce de l'influence turque", et les rébètes serviront d'exemples puisque leur musique est née d'un mélange entre les musiciens savants de Turquie et ceux du Pirée.
Mais Markos et ses amis s'en moquent, tout ce qu'ils veulent c'est jouer leur musique, chanter et voir danser leur amis au rythme de leurs voix. Ils n'hésitent pas à provoquer les autorités, à se battre pour préserver leur raison de vivre. Un soir, alors qu'ils jouent au fond d'un bar, bravant les interdits, un Américain leur propose d'enregistrer un disque car aux Etats-Unis, le rébétiko fait fureur. Markos refuse tout net, il ne vendra pas sa voix "on n'est pas des enfants de choeur, c'est comme ça". Tous ne sont pas de cet avis, et si l'enregistrement proposé était la solution pour sortir de leur misère quotidienne?
Le Rébétiko est une musique qui est née en Grèce, dans des quartiers plutôt mal famés, grâce aux mains des fumeurs de haschich dans les années 1920. Connu aussi sous le nom de blues grec, le rébétiko est la raison de vivre du groupe de musiciens que l'on découvre dans cette bande-dessinée. J'ai non seulement découvert cette musique et ses origines à travers cette histoire mais également un album de grande qualité. Les dessins, les jeux d'ombres et de lumières, les paroles qui dansent sur les pages, les traits nets, les visages aux yeux rouges des fumeurs, la rage, la douleur et la transe des danseurs et des musiciens.. C'est une totale immersion dans les bas-fonds d'Athènes que nous offre David Prudhomme en nous présentant le quotidien de ces hommes, fait de courses poursuites, de soirées en musique arrosées et enfumées, de jolies femmes et surtout d'amitié.
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critiques presse (1)
Lecturejeune   17 février 2012
Lecture Jeune, n°132 - décembre 2009 - Sur une journée qui s'étire jusqu'au petit matin, nous suivons les tribulations de Stavros, Batis, Artémis et les autres. Ensemble ils fument en terrasse (le narguilé ou d'autres substances), narguent la police, attendent leurs amis à la sortie de la prison, tombent amoureux, se battent... Le soir venu, ils se retrouvent dans les bars des quartiers mal famés d'Athènes et jouent du bouzouki. Ils chantent le Rébétiko, musique « comparable dans ses thèmes au tango, au fado » et que « l'on nomme parfois le blues grec ». Mais dans la Grèce des années 30, soumise à la dictature du général Métaxas, les rébètes, ces exilés de Turquie, subissent la répression et sont jugés « coupables d'unir orient et occident en un chant hypnotique ».
David Prudhomme nous offre avec cet album de très beaux instants de vie, de grâce et de liberté. Nous cheminons aux cotés de personnages flamboyants, artistes et petites frappes, laissés-pour-compte à l'esprit libertaire qui brûlent l'existence et vivent pour la musique (ou survivent grâce à elle ?). Il rend à merveille les atmosphères et sensations de ces soirées, bars enfumés, relents d'alcool, ambiance survoltée, entre fête et mélancolie... La musique ici s'incarne : les postures et les mouvements des corps des danseurs, les plans serrés sur les visages des chanteurs et le flot bleu des paroles... Un des plus belles lectures de cette année dont les sujets et l'ambiance séduiront, c'est certain, de jeunes lecteurs. Hélène Sagnet
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
miladomilado   24 septembre 2012
Quelques fumeurs de haschich ont rencontré la mort,
lui demandent si aux enfers les gars s'amusent encore.
Dis, la mort, c'est comment, la vie au fond de la nuit ?
Y a du fric dans l'hadès ? On y boit du raki ?
Y'a des chansons ? Du bouzouki ? Des fêtes ?
Des coups fumants ? des coins sympas pour les rébètes ?
Dis-nous, y'a des poupées chez toi, des bonnes frangines
qui prennent leur pied, soufflant le hash par les narines ?
Dis-nous , la mort, soit bonne : les clodos, pauvres mecs,
ils picolent aux enfers, ou sont au régime sec ?
Ceux qui arrivent chez toi dans la plus noire déprime,
ils guérissent, dans l'hadès, ou plongent au fond de l'abîme ?
Prends cette poignée de kif, du fort, du parfumé :
c'est pour nos potes en bas, qu'ils puissent un peu fumer.
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moustafettemoustafette   15 janvier 2012
Je me suis adapté à tout. Ils nous ont adoptés. Maintenant, chaque nuit, je remâche nos mots à ces âmes bien nées qui aiment sentir par procuration le piment que nous, les Rébètes, on avalait par poignées. Nos brûlures étaient bien réelles. Il n'en reste qu'une écume, une mélancolie, des assiettes cassées... Nous étions des petits poulpes des bas-fonds. A la bile bien noire. Ils ne pouvaient pas nous aimer quand nous étions vivants, dans nos eaux sombres. Une fois sortis de notre jus, nous sommes devenus comestibles. (extrait de la fin, propos d'un des personnages vieillissant qui se souvient de cette époque alors qu'il joue et chante dans une taverne d'Athènes)
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NoctenbuleNoctenbule   09 juin 2013
Tu sais qui est le général Métaxas? Il a décrété la loi martiale à la suite des grandes grèves communistes du 4 août. Il a pris le pouvoir, fait de ce pays une dictature. C'est un fasciste, tu sais, un de ces hommes qui apprécient ce qu'est en train de faire Hitler en Allemagne, Mussolini en Italie, Franco en Espagne...
Métaxas condamne un amollissement moral de notre société, supposée décadente... Sa propagande désigne les coupables de cette prétendues immoralité... et l'impute à cette part d'Orient qui habite en nous. Il dit qu'il va laver la grève de toutes influence turque. (...) Mais, tu le sais bien, rébète, vous servirez de symboles. Oui, vous êtes ses premières cibles. Boucs émissaires idéaux. Personne ne vous regrettera... Vous, et vos trafics. Vous, la voix des exilés de Turquie... Coupables d'unir Orient et Occident en un chant hypnotique. Vous vous appelez vous-mêmes des derviches!
Votre musique résonne comme l'écho de la grande catastrophe de 1922. C'est insupportable aux fascistes! que cette défaite enfante... un chant! Ils veulent régler le solde de cet échec alors ils commencent par en effacer la voix.
+ Lire la suite
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NoctenbuleNoctenbule   09 juin 2013
Tu sais qui est le général Métaxas? Il a décrété la loi martiale à la suite des grandes grèves communistes du 4 août. Il a pris le pouvoir, fait de ce pays une dictature. C'est un fasciste, tu sais, un de ces hommes qui apprécient ce qu'est en train de faire Hitler en Allemagne, Mussolini en Italie, Franco en Espagne...
Métaxas condamne un amollissement moral de notre société, supposée décadente... Sa propagande désigne les coupables de cette prétendues immoralité... et l'impute à cette part d'Orient qui habite en nous. Il dit qu'il va laver la grève de toutes influence turque. (...) Mais, tu le sais bien, rébète, vous servirez de symboles. Oui, vous êtes ses premières cibles. Boucs émissaires idéaux. Personne ne vous regrettera... Vous, et vos trafics. Vous, la voix des exilés de Turquie... Coupables d'unir Orient et Occident en un chant hypnotique. Vous vous appelez vous-mêmes des derviches!
Votre musique résonne comme l'écho de la grande catastrophe de 1922. C'est insupportable aux fascistes! que cette défaite enfante... un chant! Ils veulent régler le solde de cet échec alors ils commencent par en effacer la voix.
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miladomilado   24 septembre 2012
( on leur a proposé d'enregistrer un disque )...

C'est les légumes qu'on vend
qui peut vendre des notes ? On ne vend pas le vent ! ...
il disparaît !
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Vidéo de David Prudhomme
11 novembre 2009 :
Mot de l'éditeur :
Pain d'Alouette : Après le succès de L¹Aigle sans orteils, la suite que l¹on attendait! Sur les pavés de Paris-Roubaix, dans les entrailles des mines du Nord ou dans la noirceur de l¹orphelinat, Pain d¹alouette est le récit sublime de l¹humaine condition! le vélo, métaphore de la souffrance et de la dignité des humblesŠ Avril 1919, dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. Quentin Ternois, ancien coureur cycliste, gazé à Ypres deux années plus tôt, emmène son neveu Élie découvrir Paris-Roubaix, «l¹Enfer du Nord». La souffrance et la persévérance de ces trimards du vélo forcent le respect du jeune mineur, qui sait ce qu¹« aller au charbon » veut dire. Et pour lui, ce sera une révélation. Au même moment, dans un orphelinat du Sud-Ouest, une très jeune enfant est en butte à la brutalité du directeur. C¹est Reine Fario, la fille d¹Amédée, «l¹Aigle sans orteils», tué sur le frontŠ Quatre ans plus tard, Camille Peyroulet, ingénieur en retraite de l¹observatoire du pic du Midi, grand ami d¹Amédée, apprend l¹existence de Reine, et la mort d¹Adeline, sa mère. Désormais, dans le souvenir ému d¹Amédée, Camille n¹aura de cesse de retrouver Reine, pour l¹adopter. Ce ne sera pas une mince affaire...
Rebetiko : À travers ces musiciens grecs qui, avant guerre, chantaient la nuit ce qu¹ils vivaient le jour, brûlant leur vie par les deux bouts, David Prudhomme signe l¹un des tout grand roman graphique de ces dernières années!
Fin des années 30, en Grèce. La dictature militaire s¹installe et les libertés fondent comme neige au soleil. L¹esprit frondeur de Stavros, amateur de jolies filles, de hachisch, (et vendeur occasionnel) a du mal à se plier aux lois en vigueur. Il retrouve son ami Markos à sa sortie de prison. Ensemble, autour d¹un narguilé, ils refont le monde, avant d¹aller jouer et danser le rebetiko toute la nuit au son du bouzouki. Il fallait l¹invention et l¹élégance naturelle de David Prudhomme pour réussir à restituer l¹ambiance des bouges d¹Athènes dans les années trente, et l'atmosphère électrique qui y régnait. Pour ce récit, David Prudhomme puise son graphisme noir et charbonneux aux sources du cinéma néo-réaliste italien. Quant à cette musique populaire grecque d¹avant-guerre, elle est dans Rebetiko ce que Casque D¹Or a été aux guinguettes du bord de la Marne : omniprésente et le moteur essentiel du récit.
Mauvais garçons : Comment rendre en bande dessinée toute la force émotionnelle du flamenco ? le projet était si ambitieux et les planches si expressives qu¹il a fallu en faire deux tomes dans un format plus grand! Un mois seulement après la sortie du 1er volume, Flao & Dabitch nous entraînent dans le sillage de deux "mauvais garçons" qui vivent le jour ce qu¹ils chanteront et danseront la nuit. En Andalousie, de nos jours. Il se nomme Manuel, sa famille est originaire d¹Andalousie, mais il a vécu en France jusqu'à ce qu'il décide de revenir s'y installer. Il a un ami gitan qui se nomme Benito, un chanteur hors norme. Manuel et Bénito sont inséparables. Car, ce qui lie avant tous les deux jeunes hommes, c¹est l¹amour du flamenco, le vrai, le pur, pas le flamenco rock comme peuvent le jouer certains frimeurs méprisables (mais qui, à contrario, gagnent très bien leur vie). Ces «mauvais garçons» vivent au jour le jour d¹expédients. Seul leur amour des femmes leur fait tourner la tête.
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Je suis un physicien tête-en-l'air et un peu dur d'oreille. J'apparais pour la première fois dans "Le Trésor de Rackham le Rouge". Mon personnage est inspiré d'Auguste Piccard (un physicien suisse concepteur du bathyscaphe) à qui je ressemble physiquement, mais j'ai fait mieux que mon modèle : je suis à l'origine d'un ambitieux programme d'exploration lunaire.

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