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ISBN : 2368331107
Éditeur : Locus Solus Editions (12/03/2016)

Note moyenne : 4/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Le passage du nord-Ouest dessine sans cesse de nouvelles voies, au fil des saisons et au bon vouloir des glaces. Son itinéraire n'est tracé sur aucune carte, le parcours est risqué et s'y aventurer, plûtot ambitieux". Portrait d'une route mythique, reliant le Pacifique à l'Atlantique, dans les pas d'Amundsen. Une expédition qui fait suite à la "Grande Dérive" dont la mission est scientifique et l'objectif de sensibiliser le public à la fragilité de la banquise. Anne... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Puszi
  28 avril 2016
Notes prises lors du Festival Livre et Mer de Concarneau 2016.
Anne-Quéméré est une navigatrice née et basée à Quimper qui a réalisé des expéditions lointaines et des traversées en solitaire depuis les années 2000. Elle travaillait auparavant dans le tourisme et comme elle s'y ennuyait, elle a quitté ce milieu pour Douarnenez. Son mot d'ordre est qu'il n'y a jamais d'échec. Toute chose tentée constitue déjà une réussite. Dans son dernier ouvrage Passagère de l'Arctique, elle retrace sa deuxième expédition en 2015 en kayak avec l'éco-explorateur suisse Raphaël Domjan. Ils vont à la rencontre des Inuits et de leurs cultures et mettent le cap sur la péninsule de Tuktoyaktuk située au nord du delta du fleuve Mackenzie. Elle n'est à ce jour reliée au reste du pays que par voie aérienne ou navigable au cours d'un bref été. En hiver, la légendaire route de glace d'environ 150 km aménagée sur le fleuve et la mer de Beaufort permet d'accéder à la communauté de Tuktoyaktuk et ses 950 habitants.
Seuls les glaces et la météo sont maîtres. du coup, les habitants ne s'énervent ni contre la nature, ni contre la météo. D'ailleurs, il n'y a pas de mot dans leur langue pour parler de la notion de temps. Les saisons prennent le nom des animaux de la saison concernée. Et les Inuits travaillent pour gagner l'argent de ce dont ils ont besoin. le reste du temps, ils chassent ou ils pêchent parce que c'est indispensable à leur survie. Il existe des ours polaires qui attaquent par derrière. D'où le dicton inuit « L'ours qui te tue est celui que tu n'as pas vu. »
Ce récit n'est pas seulement celui du voyage de l'auteur en Arctique. C'est également pour elle une occasion de nous faire partager son goût pour la région et les Inuits tout en nous invitant à réfléchir au sens qu'elle veut donner à sa vie ainsi qu'à ses priorités. Cela m'interpelle et me plait beaucoup. Je vous le recommande chaudement.
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capucapucine
  12 juin 2016
Le récit de voyage d'Anne Quéméré est tout à fais intéressant, c'est une partie du monde qui pour ma part je connais peu. je ne me serais jamais imaginé que c'est un endroit du monde en proie aux moustiques, et avec des variations de temps et de température flagrants. A travers son ouvrage je découvre une culture dont on parle trop peu.
Quand au voyage lui même qu'elle accomplie avec Raphaël Domjan il y a d'abord tout une réflexion et une préparation qu'elle décrit minutieusement. Ce que j'apprécie car il nous permet de "suivre toute l'histoire". Il est dommage mais plutôt avisé que d'interrompre ce périple au vu de telles conditions climatiques. A tout cela se mêle l'histoire de ce peuple, leur langue ... Mais ma partie préféré reste le dernier chapitre car elle met en lumière une thématique des plus actuelle : la perte d'identité du peuple Inuit.
Cela étant dit il subsiste un léger point noir au tableau c'est la disposition du chemin de fer mais ce n'est que mon avis personnel.
Niveau lecture, elle est tout a fait fluide et le registre de langue est des plus adapté. Amis férue de récit de voyage, Anne Quéméré pourrait bien vous transporter.
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Vrinou
  31 mai 2016
J'ai lu passagère de l'arctique dans le cadre de l'opération masse critique.
Je pensais qu'il s'agirait d'un carnet de voyage centré sur la performance technique: l'évolution de 2 aventuriers en kayak dans le nord ouest canadien. Il s'agit plutôt du ressenti d'Anne, tombée sous le charme de cette région du monde et de ses habitants, les inuits.
Elle décrit la vie de ce peuple du froid qui évolue dans une nature hostile et se réjouit de vivre cette expérience d'authenticité, loin de la société moderne où la consommation et la course après le temps règnent en maître.
Finalement le récit ne comporte que très peu de chapitres sur l'aventure en kayak et pour cause: ils ont dû abandonner le projet à cause d'une météo trop difficile. On ne sait pas trop combien de temps ils ont passé en mer, on ne "vit" pas du tout cette partie de l'aventure avec eux. J'aurais aimé un peu plus de récits sur leur navigation.
Pour moi ce livre s'apparente plus à une découverte du monde au nord du cercle polaire, j'ai apprécié la présence de cartes afin de se repérer géographiquement ainsi que les photos en couleur qui parsèment le récit. le format est plaisant à lire car il s'agit d'une succession de courts chapitres décrivant de petites tranches de vie.
J'espère qu'Anne et Raphaël pourront re-tenter cette expérience avec cette fois un peu plus de chance pour la météo, on ressent vraiment la déception de ne pouvoir mener à bien ce projet qu'ils ont préparé pendant de longs mois.
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keisha
  06 juin 2016
Anne Quéméré (oui, c'est une bretonne, question suivante?) est une sacrée baroudeuse sur mer, genre traverser l'Atlantique et un bout du Pacifique en solitaire (à l'aviron ou kiteboat), puis en 2014 en kayak et en solitaire le passage du nord ouest, avec d'abord descente du fleuve Mackenzie d'Inuvik à Tuktoyaktuk.
Quézaco passage du nord-ouest? Hé bien du Pacifique à l'Atlantique (et réciproquement) là haut là haut dans le nord, oui, l'Arctique, les ours blancs, les Inuit. le premier à avoir réussi cette navigation (à voile) c'est Admunsen début 20ème siècle (et il a mis trois ans). Beaucoup y ont laissé leur vie (ou une partie de leurs orteils...)
Cette fois elle part avec Raphaël, un Suisse, et son kayak doté de panneaux solaires. Bien sûr ils ont prévu le voyage durant la période où les glaces ont fondu, ce qui n'est pas un gage de belles températures et de beau temps, d'ailleurs. L'aventure reste l'aventure. (Sans parler des nuées de moustiques voraces!)
Anne Quéméré ne se contente pas de raconter leur équipée, elle évoque aussi celle de 2014, et sait présenter les populations locales, confrontées depuis quelques décennies à une modernité détruisant leur mode de vie ancestral et leur culture. Certains se battent pour la défense de la langue. Pas facile facile, la langue (pages 71 et suivantes, Minaudier adorerait)
Un livre court (trop court?) avec plein de photos, mais bon, c'est un choix je suppose. de toute façon, après Rêves arctiques, faut me nourrir!
Une bonne introduction pour tous à ce monde fascinant.
Le site de l'auteur, auteur à rencontrer dans l'ouest (de la France)(petits veinards) et avec plein de détails passionnants!!!

Lien : http://enlisantenvoyageant.b..
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LaVisiondEmma
  03 octobre 2017
Aatituu !
(Salut)
Pourquoi étais-je obligé de lire ce livre ?
Parce que je suis les aventures de Anne sur sa page facebook depuis le début et qu'elle me fait rêver. Et puis, ceux qui me connaissent bien savent à quel point je suis amoureuse des pays froids. C'est donc tout naturellement et grâce à ma copine Dominique que j'ai pu enfin commencer ce livre tant attendu. Ou devrais-je dire : Ce Voyage en Terre Inuit ❤
On commence ce récit par un petit cours de Français sur le terme Inuit. Anne a choisi de respecter cette langue et de déroger aux règles de notre Français, ce que j'ai trouvé très respectueux !
Nous plongeons ensuite directement dans l'aventure, le grand départ !
J'imagine bien le nombre de listes qui ont dues être faites, puis lues et relues pour ne rien oublier. Mais quand même… 300kg de bagages ? J'ai du mal à imaginer tout ça tenir dans deux kayaks.
Arrivée à Tuktuyaktuk, Anne nous bouscule dans notre quotidien. Nous qui avons tout, qui sommes hyper connecté. On est loin du mode de vie des Inuit qui eux, se contente de ce dont ils ont réellement besoin. Et surtout, qui ne courent pas après le temps. Ils vivent l'instant présent. Acceptent les choses comme elles se présentent. Un imprévu ? tant pis. Ils l'acceptent et font avec. Sans pester contre la terre entière. Et ça, Anne a dû l'apprendre. Car ce voyage n'est pas avant tout l'occasion de se dépasser, c'est aussi et surtout une leçon de vie. Une merveilleuse leçon de vie.
Entre les jours où le soleil ne se couche jamais, las activités locales, les rencontres avec la population, les paysages à couper le souffle… Anne nous embarque dans son kayak pour nous faire découvrir ce fameux passage du Nord-Ouest, contre vents et marées !
Ce livre est un moment d'évasion plus que bénéfique qui nous déconnecte le temps de notre lecture.
35 photos viennent illustrer son récit, ce qui s'ajoute au charme de ce livre.
Et petit détails qui n'a rien à voir, j'adore la qualité du papier ^_^

Je ne vous en dirais pas plus car ce livre est une pépite qu'il faut absolument découvrir.
Qakugulu !
(à bientôt)
Lien : https://visiondemma.wordpres..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
PusziPuszi   29 avril 2016
p.16 "Nous ne maîtrisons pas le cours des choses. Le risque zéro n'existe pas. Ainsi lorsqu'un bâton vient discrètement se glisser entre les roues de l'aventure, ce ne sont pas, dans un premier temps, nos super technologies du XXIème siècle qui interviennent. Non, lorsque l'imprévu pointe le bout de son nez, c'est tout d'abord notre expérience qui entre en jeu, notre sang-froid également, ainsi qu'une cetaine confiance en nous. Viennent ensuite nos belles machines high-tech si nécessaire. Mais il vaut mieux tenir pour acquis que lorsque les éléments se déchaînent, l'homme d'aujourd'hui, à l'égal de celui d'hier, ne peut pas grand-chose face à la Nature puissante."
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PusziPuszi   30 avril 2016
p.11
Il meurt lentement celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n'écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.
Il meurt lentement celui qui détruit son amour-propre, celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement celui qui devient esclave de l'habitude refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements .
Ou qui ne parle jamais à un inconnu.

Il meurt lentement celui qui évite la passion et son tourbillon d'émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux et réparent les coeurs blessés
Il meurt lentement celui qui ne change pas de cap quand il est malheureux au travail et en amour,
celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie, n'a fui les conseils sensés.

Vis maintenant !
Risque-toi aujourd'hui !
Agis tout de suite !
Ne te laisse pas laisse pas mourir lentement !
Ne te prive pas d'être heureux !

Pablo Neruda
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PusziPuszi   29 avril 2016
p.27 "Ici pourtant, il est courant que rien n'arrive à l'heure. C'en est presque une tradition et s'armer de patience est l'une des qualités premières si l'on veut s'adapter à la vie en Arctique. Car oui, ils sont patients ceux qui vivent ici, extrêmement patients même. A tel point que l'on se demande parfois s'ils ne sont indifférents à ce monde agité qui les entoure... A quoi bon brasser inutilement de l'air ? Certaines choses sont hors de notre contrôle, nous le savons tous, et pourtant nous sommes nombreux à nous laisser emporter par un flot d'émotions négatives dès lors que les choses ne tournent pas ainsi que nous le souhaiterions. Pas les Inuits. Ils savent attendre, une attitude qui leur vient sans doute d'un instinct de survie particulièrement développé."
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PusziPuszi   29 avril 2016
p.82 "Sans cesse stimulés, nous sommes continuellement débordés et nous trottinons sans relâche afin de ne pas laisser au temps l'occasion de nous distancer. C'est fou ce que nous y mettons comme énergie, l'énergie du désespoir sans doute, car quoi que nous fassions, nous finissons toujours par nous laisser dépasser. Très vite nous oublions la promesse que, dans un moment d'égarement, on s'était faite : celle de profiter du temps et de ne jamais plus s'éparpiller dans de futiles occupations. De peur de trébucher sans doute, nous préférons accélérer le pas et foncer tête baissée sans réfléchir aux raisons de cette fuite en avant. Rien ne nous arrête, car plus vite nous courrons, moins nous nous posons de questions."
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PusziPuszi   29 avril 2016
p.19 "Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous."
Paul Eluard
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Video de Anne Quéméré (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anne Quéméré
Rencontre avec Anne Quéméré autour de son livre "l'homme qui parle juste" à la médiathèque Passe Ouest de Ploemeur en partenariat avec la librairie Sillage
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