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EAN : 9782226188786
202 pages
Éditeur : Albin Michel (11/02/2009)

Note moyenne : 3.1/5 (sur 10 notes)
Résumé :
La première édition de ce roman tragique et burlesque fut publiée en février 2003. Il avait pour titre le patronyme du personnage principal. Adam Haberberg, écrivain sans renom et hypocondriaque qui se confronte par hasard a une ancienne camarade de lycée.
Son titre originel Hommes qui ne savent pas être aimés regretté par l'auteur, préféré par certains éditeurs étrangers, disait sans doute mieux son universalité et sa vérité profonde, c'est pourquoi cette no... >Voir plus
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rkhettaouirkhettaoui   06 juillet 2020
Est-ce que la vie répond au désir silencieux, informulé, qui n’est pas seulement un désir mais aussi une certitude, que le monde est offert et ne se déroulera pas sans vous. Car pour gagner, avait-il compris, il faut non pas vouloir gagner mais croire qu’on va gagner. Tenir et croire, les verbes de l’homme, avait-il répondu sans réfléchir à Goncharki, se répète-t-il. Sans réfléchir, pense-t-il, ce qui ne veut pas dire sans mentir, on aurait tort, se dit-il, de confondre le spontané et le vrai. Pour survivre, pense-t-il, on a bien dû se fabriquer des postures de dignité.
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rkhettaouirkhettaoui   06 juillet 2020
Quand on s’appelle Adam Haberberg, on ne s’attend pas à écrire des romans de gare, et on ne s’attend pas à être terrassé par une thrombose à quarante-sept ans, avant qu’ait eu lieu, même petite, même bâtarde, même mortellement éphémère, la reconnaissance. Adam avait toujours pensé que son destin était parti à la dérive, inexplicablement. Pour gagner au « 421 », lui avait enseigné Cohen, il faut vouloir gagner. Toi tu t’en remets au sort, les dés le sentent, ils s’en foutent, ils ne sont pas motivés. Cohen gagnait à chaque fois. Adam chauffait les dés dans sa paume, soufflait dessus, énonçait les chiffres à l’avance avec une voix définitive, et perdait. Les dés répondent au désir silencieux, pas à l’agitation d’un roquet. En allait-il également de la vie ? Est-ce que la vie répond au désir silencieux, informulé, qui n’est pas seulement un désir mais aussi une certitude, que le monde est offert et ne se déroulera pas sans vous. Car pour gagner, avait-il compris, il faut non pas vouloir gagner mais croire qu’on va gagner. Tenir et croire, les verbes de l’homme, avait-il répondu sans réfléchir à Goncharki, se répète-t-il.
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rkhettaouirkhettaoui   05 juillet 2020
Quand le jour baisse, avait dit Goncharki, un jour chez lui, je ne me déplace pas pour éclairer la pièce. Je n’allume rien, je laisse les choses prendre l’allure d’ombres et je continue si je fais quelque chose, à faire ce que je faisais dans le sombre.
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rkhettaouirkhettaoui   05 juillet 2020
L’autruche, paraît-il, il vient de le lire, est un grand séducteur. L’autruche mâle a un harem, qu’il réunit paraît-il, après s’être livré à une irrésistible parade nuptiale. Et vous mes pauvres bêtes, pense Adam, en regardant le couple seul derrière le grillage, faites-vous de temps en temps quelque folle parade, vous mes pauvres bêtes qui tremblez sous la bruine dans l’enclos de ciment ? Irène aurait voulu être dans l’ombre d’un homme. Une vie réussie pour Irène aurait été de subordonner la sienne à la réussite d’un homme. C’était ça dont Irène avait rêvé, être la créature d’un homme puissant. Etre la femme d’un écrivain maudit était pour Irène le pire cas de figure.
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rkhettaouirkhettaoui   05 juillet 2020
Un père qui aurait pu en être un autre, un père qui est aussi, en quelque sorte, le premier venu des pères, car il sait bien que ce je t’aime ne lui est pas destiné à lui Adam Haberberg, l’homme qui se tient à la fenêtre, pas rasé et se sentant vieux, mais à sa figure dans le cours du temps, comme il doit au cours du temps d’être parfois le meilleur papa du monde ou le plus méchant. Un jour, pense-t-il, on n’entendra plus l’enfant qui ne sait rien de vous et préfère les feuilletons, crier dans la rue je t’aime. Un jour, le temps effacera sur le trottoir le garçon claudiquant avec son gros cartable et l’homme qui fait des signes amicaux dans son manteau d’incertitudes.
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"Serge" aux Éditions Flammarion est le nouveau roman de Yasmina Reza. Cette oeuvre plonge le lecteur au coeur d'une fratrie de deux frères et une soeur. La famille, le couple mais, aussi la mémoire sont les thèmes abordés dans ce livre. Cependant, l'histoire des parents de cette famille juive n'a pas l'air d'intéresser les enfants qui sont extrêmement libre avec le devoir de mémoire. 

Retrouvez l'intégralité de l'interview ci-dessous : https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/
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