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Yasmina Reza (Autre)
EAN : 9782080235930
240 pages
Éditeur : Flammarion (06/01/2021)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 54 notes)
Résumé :
" Chez ma mère, sur sa table de chevet, il y avait une photo de nous trois rigolant enchevêtrés l'un sur l'autre dans une brouette. C'est comme si on nous avait poussés dedans à une vitesse vertigineuse et qu'on nous avait versés dans le temps. "
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Christophe_bj
  25 janvier 2021
Yasmina Reza nous raconte les relations de deux frères, Jean et Serge, et une soeur Anne dite Nana. le narrateur est Jean. ● Certains ouvrages de Yasmina Reza me plaisent beaucoup (Heureux les heureux, Anne-Marie la Beauté par exemple), d'autres beaucoup moins. Malheureusement, Serge est à classer dans la seconde catégorie. Même s'il s'y trouve des pépites et si les dialogues sont très réussis, comme souvent chez cette auteure avant tout dramaturge, ce récit m'a paru passablement confus ; on a du mal à se retrouver dans tous les personnages et Yasmina Reza ne fait pas grand-chose pour faciliter la tâche du lecteur. Il n'y a pas vraiment d'intrigue mais une succession un peu flottante d'événements. ● Dans le passage à Auschwitz, morceau de bravoure selon les critiques, l'humour est beaucoup trop grinçant pour moi. ● Enfin, il est bien regrettable que soit l'auteure soit son éditeur n'ait pas eu la générosité de concéder un extrait Kindle gratuit des premières pages comme cela se fait maintenant pour tous les livres.
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alexb27
  12 janvier 2021
Voilà un texte à l'humour féroce qui narre les relations d'une fratrie de 3 enfants : Serge, l'aîné, hâbleur, une fille Joséphine, divorcé, toujours en quête d'une bonne affaire (et d'une jolie femme) ; jean, le narrateur et ombre de Serge, spécialiste de la conductivité des matériaux, séparé (un peu), indécis (surtout) et grand médiateur entre son frère et sa soeur ; enfin, Anne dit Nana, mariée à Ramos (peu apprécié de ses frères) , mère de Margot et de Victor.
3 enfants donc, des relations distendues parfois, des disputes, des regrets, de l'amour enfin.
C'est un portrait incisif que propose Yasmina Reza dans ce roman : portrait d'une famille juive peu pratiquante qui entreprend, à la demande de Joséphine, un voyage à Auschwitz, sur les traces du passé.
Un voyage qui va révéler quelques fêlures... Comédie , tragédie, difficile de se prononcer ! En tout cas l'humour est toujours là, corrosif, les personnages sont bien croqués.
Au final, un vrai régal !
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dechosal
  21 janvier 2021
Le dieu du carnage poursuit son petit bonhomme de chemin dans la production littéraire de Yasmina Reza. On a pu comparer la famille Popper (dont l'auteur fait de l'aîné, Serge, râleur et rarement content, celui autour duquel tourne la fratrie) à une nouvelle famille Fenouillard, à la mode ashkénaze importée de Hongrie. Les engueulades y sont légions, les psychoses s'étalent sans complexe. Reza nous offre mine de rien une peinture acide de notre époque, parsemée de dialogues souvent drôles, percutants et grinçants (on sent la maîtrise de l'écriture pour le théâtre).
Une adaptation au cinéma ? On aurait bien vu feu Jean-Pierre Bacri dans le rôle titre. A supposer que le morceau d'anthologie du livre, une ébouriffante escapade touristique à Auschwitz, soit transposable sur grand écran sans recueillir les cris d'orfraie des belles âmes de nos chers réseaux sociaux. Au total, un moment de lecture fort recommandable.
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Verdure35
  21 janvier 2021

Une mère juive vient de mourir et c'est un point d'appui qui vient de disparaître dans la famille Popper. Les enfants, Jean, le narrateur, Serge,personnage fétiche de l'autrice, et Anna vont reprendre leurs tracasseries de jeunesse, avec en plus pièces rapportées et neveux, nièces.
Chacun rapporte ses joies, ses frustrations, ses ratages, des vies normales quoi!
C'est la virtuosité de Y.Reza qui anime cela, avec beaucoup d'humour et de beaux coups de griffes sur la classe moyenne occidentale, sur la modernité et la perte de sens des mots employés sans recherche. de savoureuses réflexions aussi sur l'Etat d'Israel.
Le voyage familial à Auschwitz est quand même un modèle d'ironie amère; ils découvrent que pour beaucoup de monde ce n'est qu'un voyage touristique avec selfies , et ce en résumé: "il faut se souvenir pour ne pas le refaire "et cette réponse digne de Houellebecq : Un savoir qui n'est pas intimement mêlé à soi est vain... A méditer.
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Litteraflure
  18 janvier 2021
Un roman qui rappelle Houellebecq parce que désabusé, euphorique dans sa détestation de l'époque, décomplexé dans son usage de la culture et des people. Extrait : « on a abandonné tous nos vecteurs de puissance pour un monde irénique à base de bienveillance, auto-préservation et autre mantras solidaires ».
On a tous un Serge dans la famille, un oncle, un frère, un type attachant qui, en vieillissant, perd sa foi en l'humanité. L'hygiène par la misanthropie.
J'ai eu du mal à aimer cette famille que l'auteure nous présente comme plus intelligente que la moyenne – au-dessus de la meute du tout-venant.
La petite escapade à Auschwitz, avec en arrière-pensée la dédicace à Kertész, m'a gênée. Je ne suis pas certaine que la visite des camps se prête à la dénonciation du voyeurisme et du tourisme de masse. Il y a quelque chose d'obscène dans la démarche mais bon... Il s'agit (je décode) de fustiger l'absurdité et la vulgarité contemporaines ; de s'interroger sur le sens du lieu de mémoire.
Paradoxe, c'est en Pologne, au musée des horreurs, que l'éclatement de cette famille fonctionne le mieux, entre cocasserie et attendrissement. Les dialogues fusent. On se taquine autant qu'on se déchire, on fait l'examen de son existence à l'aune de celle de ceux qui mourront bientôt. L'heure est grave, l'heure des bilans (« quelle vie n'était pas un ratage ? » ; « tout le monde croit à un meilleur endroit »).
Lire Serge c'est comme se délecter d'une comédie douce-amère sur deux frères, écrite par le duo Bacri-Jaoui, exception faite de la « parenthèse camp d'extermination » où l'auteure chemine sur un fil, entre humour et abomination - dans cet exercice impossible, Roberto Benigni reste une référence.
Bilan : 🌹
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critiques presse (8)
Lexpress   25 janvier 2021
Serge, une fiction enlevée et pleine d'humour sur une fratrie en prise avec la mort et la mémoire juive.
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LaTribuneDeGeneve   25 janvier 2021
L'auteure française publie «Serge», récit strident et drôle d'une fratrie aux nerfs tendus.


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LaTribuneDeGeneve   25 janvier 2021
L'auteure française publie «Serge», récit strident et drôle d'une fratrie aux nerfs tendus.


Lire la critique sur le site : LaTribuneDeGeneve
LeJournaldeQuebec   18 janvier 2021
Avec Serge, la femme de lettres française Yasmina Reza signe une comédie familiale douce-amère qui vaut vraiment le coup.
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LeFigaro   15 janvier 2021
L'esprit de l'auteur éclate à chaque page dans cette satire de la classe moyenne occidentale traversée par une ironie incessante, raillant la modernité et sa vacuité cachée dans les mots.


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Culturebox   12 janvier 2021
Avec "Serge", la romancière et dramaturge Yasmina Reza signe un nouveau roman très réussi, dans lequel elle scrute la famille et interroge la question de la mémoire avec sa manière bien à elle de dessiner le tragique avec du rire.
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Bibliobs   08 janvier 2021
Dans « Serge », comédie féroce et drôle, l'écrivaine virtuose raconte les dissensions d'une fratrie. Et ose mêler le rire au tragique.
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LaLibreBelgique   04 janvier 2021
Yasmina Reza, la reine des dramaturges contemporaines, publie le 6 janvier son nouveau roman « Serge ». Avec un humour ravageur et sacrilège, elle met à nu notre comédie humaine, depuis la famille jusqu'aux lieux de mémoire.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
Christophe_bjChristophe_bj   27 janvier 2021
Les derniers mots de notre mère ont été LCI.
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KatialinKatialin   21 janvier 2021
Mon frère et ma sœur je nous vois sur cette route bordée de cheminée et de pierres mortes et je me demande ce qui nous a fait tomber fortuitement dans le même nid , pour ne pas dire dans la vie même .
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somsom   18 janvier 2021
p. 145 Ils font partie des couples qui finissent par s’ajuster dans la vieillesse. Après des années de chaos, ils finissent main dans la main (…). Un beau jour ils ont perçu le petit coucou de la mort et ils ont posé leurs armes. On accepté que la vie soir un truc de solitude tant qu’il y a de l’avenir.
J’en connais plein pour qui les intérêts communs ont balayé les espérances existentielles.
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MatatouneMatatoune   17 janvier 2021
Mais c'était notre famille, ils étaient morts parce que juifs, ils avaient connu le sort funeste d'un peuple dont nous portions l'héritage et dans un monde ivre du mot mémoire il paraissait deshonorable de s'en laver les mains.
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robertkonigrobertkonig   17 janvier 2021
L'homme est seul, d'une solitude qui s'exprime de jour comme de nuit, qui n'a rien à voir avec d'autres présences, la lumière ou le décor. La solitude c'est le lit et l'attitude rompue. C'est l'attente de rien. L'homme n'est vu de personne. Le corps inobservé consent à l'abattement. C'est cette particularité de n'être vu de personne qui renvoie à l'enfance, au possible vide de l'avenir.
P. 75
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Vidéo de Yasmina Reza
Les libraires Decitre vous guident dans cette rentrée littéraire Hiver 2021 : Stéphanie nous partage son coup de coeur pour "Serge" de Yasmina Reza, paru chez Flammarion.
Un roman à découvrir ici : https://www.decitre.fr/livres/serge-9782080235930.html ______________________________________________________________ Depuis 1907, Decitre a développé un réseau de 10 librairies en Rhône-Alpes. Ses libraires sont reconnus pour leur expertise et leur passion des livres, dans les domaines de la connaissance comme du loisir.
Permettre à chaque lecteur de trouver ses livres et à chaque livre de trouver ses lecteurs est l'objectif quotidien de chacun de ses 400 collaborateurs.
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