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EAN : 9782070468003
176 pages
Éditeur : Gallimard (11/05/2016)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 233 notes)
Résumé :
A l’école, Ferdinand attaque Bruno à coups de bâton. Les parents se rencontrent pour régler le litige dans l’appartement du blessé. Au tout début, urbains, bienveillants, conciliants, ils tentent de tenir un discours commun de tolérance et d’excuse qui s’envenime peu à peu. Entre Alain Reille, avocat sans scrupule qui répond sans cesse à son portable tout en défendant une vision du monde à la John Wayne, Véronique Houillé à la morale citoyenne qui écrit un livre sur... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
Myriam3
  26 juillet 2016
Je ne sais lequel, de ces quatre parents, est le plus détestable... Ferdinand, 11 ans, a donné un coup de bâton à son copain Bruno, lui brisant deux incisives. Civilisés, les parents de Bruno, Véronique et Michel, invitent Annette et Alain à rédiger un constat à l'amiable. Ceux-ci reconnaissent sans difficultés la culpabilité de Ferdinand, et acceptent qu'il vienne s'excuser auprès du pauvre Bruno.
Si Alain, pendant la discussion, ne cessait pas de décrocher son téléphone pour des affaires de médicaments pas fiables - il est avocat pour une entreprise pharmaceutique - sans doute n'aurait-il pas fini par agacer tout le monde et la discussion en serait restée là. Mais Véronique, en bonne samaritaine, cumule les commentaires acides sur le respect et la bonne éducation, et Annette commence à voir rouge...
Après tout, c'est Bruno qui a commencé en traitant Ferdinand de "balance", la violence verbale ne compte-t-elle pas? Et que penser de Michel, qui a jeté le hamster de sa fille dans la rue, la veille? N'est-ce pas cruel?
Les attaques fusent, et nos chers quatre civilisés, peu à peu, se révèlent dans leurs bassesses.
J'avais adoré l'adaptation de Polanski, Carnage, et surtout le jeu de Kate Winslet et Jodie Foster. Quant à la picèe de théâtre, que j'ai seulement lue, je regrette juste qu'elle tourne ainsi à la farce à la fin et que les personnages , finalement, soient si stéréotypés. Mais il s'agit quand même d'une bonne lecture acide-amère sur notre société.
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Foxfire
  01 avril 2019
A ce jour, les pièces les plus récentes que j'avais lu dataient des années 40-50 (Sartre, Anouilh, Camus, Beckett). Autant dire que je ne connais rien au théâtre contemporain. Une lecture commune m'a donnée l'occasion de m'y intéresser avec « le dieu du carnage » de Yasmina Reza. Cet essai n'a pas été concluant, je n'ai pas du tout aimé cette lecture.
Le point de départ de la pièce est plutôt intéressant et aurait pu donner lieu à des développements intéressants. Pour cela, il aurait fallu que l'auteure ait un propos. Or, il m'a semblé qu'il était plutôt confus, ou bien tout cela est très mal amené.
J'ai trouvé les personnages très mal caractérisés. Au point que j'avais du mal à me souvenir qui était qui. Pourtant il n'y a que 4 personnages. Bien sûr, le fait qu'ils se ressemblent beaucoup est voulu, l'auteure voulant mettre en avant le fait que les 4 personnages ont finalement un peu les mêmes travers. Mais cela n'empêche pas de faire preuve de subtilité, ce qui n'est pas le cas ici. Et je trouve que Reza aurait dû mettre l'accent sur le fait que ce qui différencie les 2 couples c'est leur classe sociale. Cela aurait donné une dimension intéressante à leurs échanges conflictuels. Ici, ça ne saute pas suffisamment aux yeux.
Enfin, j'ai été frappée par la pauvreté des dialogues. C'est vrai qu'ils sonnent très vrais mais, à la lecture de cette pièce, j'ai compris que ce n'était pas ce que je recherche en lisant du théâtre. Quand je lis une pièce, j'aime des dialogues très écrits, ciselés et travaillés, je ne cherche pas le réalisme.
Je n'ai paspassé un bon moment de lecture avec « le dieu du carnage » mais au moins cette pièce aura eu le mérite de me faire comprendre que le théâtre contemporain n'est pas pour moi.
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Musardise
  21 septembre 2019
J'avais fait une promesse solennelle à 5Arabella, Bruidelo et Gaphanie sur le fil du challenge Théâtre cette année : celle que je lirais une pièce de plus de Yasmina Reza, à savoir Le dieu du carnage, afin de vérifier si La traversée de l'hiver et Art n'étaient que des ratés (ce dont je doutais fortement, vu que j'avais déjà en sus lu un texte non théâtral de Reza que j'avais trouvé nul). Je tiens à laisser une chance aux auteurs, et, ma foi, l'expérience m'a donné plutôt raison avec China Miéville.
Franchement, j'ai cru à de rares moments que, peut-être, éventuellement, je tenais un meilleur texte que les précédents. Mais nan. On peut avoir l'impression que quelque chose va se passer dans cette pièce pendant un temps, que la crise va véritablement éclater et révéler des tensions cachées. Mais nan. On n'est pas dans Qui a peur de Virginia Woolf, par exemple (pardon à Albee de lui comparer Reza). Certes, chacun peut reconnaître ici et là des petites piques qui lui rappelleront vaguement, très vaguement, ses problèmes de couple, de famille ou de je ne sais quoi. Personnellement, je ne n'abandonne pas d'animaux dans la rue, bien au contraire, je ne passe pas ma vie accrochée à mon portable, mais il est vrai que je n'apprécierais pas spécialement qu'on vomisse sur mes livres d'art. Bref, rien de bien passionnant. Ah oui, mince, j'ai oublié de situer le contexte ! Il s'agit de deux couples qui se rencontrent parce que le fils de l'un d'eux a frappé l'autre et lui a cassé deux incisives ; les parents essaient donc de désamorcer une situation potentiellement conflictuelle. Et évidemment, on se doute que ça ne va pas bien se passer.
Donc c'est creux, c'est grotesque, c'est bourré de clichés, et, surtout, surtout, ça ne dit rien sur rien. L'explosion hystérique des quatre personnages constitue le nadir de ce grand vide. Alors oui, il y a vaguement quelques instants où Reza met les pieds dans le plat, lorsque deux des personnages, indépendamment l'un de l'autre, révèlent qu'élever des enfants, ça les soûle. Mais soyons clairs, ça ne va pas plus loin que ça. Pire, j'ai eu constamment pendant la lecture de la pièce, et j'ai par ailleurs constamment l'impression depuis que je la lis, que Reza navigue dans une ambiguïté pénible. Je suis tout le temps à me demander si sa seule motivation, ça n'est pas en fait de se foutre de la gueule de tout un chacun. J'en veux pour exemple l'histoire du hamster abandonné dans la rue par un des personnages. Est-ce que c'est censé être drôle (je pense que la pièce entière se veut drôle, mais que l'humour de Reza ne me touche pas trop) ? Plus la pièce avance, plus ça prend l'allure d'une espèce de blague. Nan, parce que la maltraitance animale, pour ma part, je trouve pas ça comique du tout. le coup des deux incisives cassées, sur lesquelles s'étend la mère du garçon concerné : même chose. Et même chose, je ne vois pas ce que ça a de drôle. Je crois de plus en plus que Reza se place en tant qu'auteur bien au-dessus de son lecteur ou spectateur, et s'amuse de ces questions tellement idiotes de hamsters abandonnés à leur sort dans la rue et de dents cassées. Elle se payait déjà la tête des gens qui jouent au scrabble dans La traversée de l'hiver (j'aime pas le scrabble, mais il ne me viendrait pas à l'idée de me foutre des gens qui y jouent), de ceux qui ne supportaient pas qu'on leur fume dans le nez dans Art, donc, logiquement, je vois mal pourquoi elle ne continuerait pas à faire dans Le dieu du carnage ce pour quoi on se prosterne devant elle depuis des années et des années.
À part ça, Reza n'aime pas qu'on la prenne pour une petite fille riche, parce que, selon ses propres mots, ce n'est pas ce qu'elle est (la pauvre !) Ben si elle tient tant que ça à donner une autre image d'elle, faudrait peut-être voir à arrêter de se prendre pour une déesse de l'écriture et à arrêter de se foutre de la gueule des autres. Notamment en cessant toute activité littéraire publique.

Challenge Théâtre 2018-2019
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kathy
  31 janvier 2012
Deux couples se rencontrent pour évoquer, sereinement, en principe, une rixe banale entre leurs grands enfants respectifs. Et ça dérape… Un de ces incidents anodins qui dégénèrent en affrontements dramatiques, et qui révèlent chez certains le démon qui sommeillait en eux.
D'un côté les parents de l'agresseur, Annette et Alain Reille. Lui est avocat surbooké pour qui cet incident est une perte de temps ; elle est une mère de famille totalement débordée, dépassée par son grand ado de fils. Ils viennent donc s'excuser et solder le conflit avec Véronique et Michel Houllié, parents du gamin amoché.
Lui est vendeur en gros articles ménagers, un bon nounours pataud qui ne semble pas trop se prendre la tête dans la vie. Tout à l'opposé, Véronique est une femme « concernée ». Concernée par les droits de l'homme, concernée par la faim dans le monde, concernée par les conflits meurtriers. Elle est aussi férue d'art moderne, collectionnant religieusement les catalogues d'exposition. Autant dire qu'elle forme avec Michel un couple atypique.
Au début de la visite chacun y va de ses protestations polies pour minimiser l'incident, les Houllié assurant qu'ils ne demandent pas de réparation financière, les Reille promettant de faire la leçon à leur bagarreur de fils. Et puis on en arrive aux modalités des excuses. le jeune agresseur doit-il venir officiellement demander pardon ? Doit-on lui appliquer une punition ? Laquelle ? Et là, alors que la discussion s'engage, ça commence à partir en vrille. Alain ne peut renoncer longtemps à être un avocat débordé et décide de répondre aux appels pressants qui font vibrer son portable, vociférant ses conseils à ses clients, d'horribles représentants de firmes pharmaceutiques poursuivies pour un médicament défectueux. Et Véronique, la reine du politiquement correct et des bons conseils en matière d'éducation, commence à tout dramatiser… Si bien, que petit à petit, la tension monte autour de la table basse, du clafoutis et des tulipes, jusqu'à un point critique où tout ce petit monde « péte les plombs »…
Un huis-clos psychodramatique qui évoque « délicieusement » les paradoxes de la condition humaine….et qui questionne le "vivre ensemble".
Dans l'adaptation cinématographique « Carnage » - interprétée par Jodie Foster, Kate Winslet, C. Waltz et J.C. Reilly – Roman Polanski règle la mise en scène. Un film jubilatoire, serré comme un expresso italien.

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missmolko1
  10 décembre 2011
Il y avait pas mal de temps que je n'avais pas lu de théâtre et j'ai eu envie de découvrir ce livre après avoir vu la bande annonce du film qui va sortir, adaptation de cette pièce par Roman Polanski.
Nous avons affaire ici a un huis clos qui réunis deux couples. Un des enfant a frappé le fils de l'autre alors il se retrouve pour parler de l'incident. Au début, on fait connaissance et les propos reste polis mais très vite la discussion dégénère pour le plus grand plaisir du lecteur.
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
kathykathy   03 février 2012
Alain : « Vous êtes de la même espèce que Jane Fonda. Vous faites partie de la même catégorie de femmes, les femmes investies, solutionnantes, ce n’est pas ce qu’on aime chez les femmes, ce qu’on aime chez les femmes c’est la sensualité, la folie, les hormones, les gardiennes du monde nous rebutent, même lui ce pauvre Michel, votre mari, est rebuté…
Michel : « Ne parlez pas en mon nom ! »
Véronique : « On se fout complètement ce de que vous aimez chez les femmes ! D’où sort cette tirade ! Vous êtes un homme dont on se fout royalement de l’avis !
Anne : « Elle hurle. Quartier-maître sur un thonier au dix-neuvième siècle ! »
Véronique : «Et elle, elle ne hurle pas ?! Quand elle dit que son petit connard a bien fait de cogner le nôtre ? »
Annette : « Il a bien fait, oui ! Au moins on n’a pas un petit pédé qui s’écrase ! »

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ElneriesElneries   30 janvier 2017
Les hommes sont tellement accrochés à leurs accessoires... Ça les diminue... Ça leur enlève toute autorité... Un homme doit être libre de ses mains... Je trouve. Même une mallette, ça me gêne. Un jour un homme m'a plu et puis je l'ai vu avec un sac rectangulaire en bandoulière, un sac en bandoulière d'homme, mais enfin c'était fini. Le sac en bandoulière c'est ce qu'il y a de pire. Mais le portable à portée de main est aussi ce qu'il y a de pire. Un homme doit donner l'impression d'être seul... Je trouve. Je veux dire de pouvoir être seul... Un homme qui ne donne pas l'impression d'être un solitaire n'a pas de consistance.
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miladomilado   09 février 2013
... Tu dis qu'ils sont libres de faire ce qu'ils veulent avec leur fils alors que le gosse est un danger public, quand un gosse est un danger public c'est l'affaire de tout le monde...
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kathykathy   03 février 2012
Véronique : « Tu dis que Bruno se fasse casser deux dents est lié à notre vie conjugale ?! »
Michel : «Evidemment ».
Annette : « Nous ne vous suivons pas ».
Michel : « Renversez la proposition. Et admirez la situation où nous sommes. Les enfants absorbent notre vie, et la désagrègent. Les enfants nous entraînent au désastre, c’est une loi. Quand tu vois les couples qui s’embarquent en riant dans le matrimonial, tu te dis ils ne savent pas, ils ne savent rien les pauvres, ils sont contents. On ne vous dit rien au départ. J’ai un copain de l’armée qui va avoir un enfant avec une nouvelle fille. Je lui ai dit, un enfant à nos âges, quelle folie ! Les dix, quinze ans qui nous rentent de bons avant le cancer ou le stroke, tu vas te faire chier avec un môme ?
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Manue-HManue-H   05 mai 2012
Ce hamster fait un bruit épouvantable la nuit. Ce sont des êtres qui dorment le jour. Je me suis dit ça suffit, je l’ai pris, je l’ai mis dans la rue. Je croyais que ces animaux aimaient les canivaux, les égouts, pas du tout. Il était pétrifié sur le trottoir. En fait, ce ne sont ni des animaux domestiques, ni des animaux sauvages, je ne sais pas où est leur milieu naturel. Fous-les dans une clairière, ils sont malheureux aussi. Je ne sais pas où on peut les mettre.
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Videos de Yasmina Reza (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Yasmina Reza
Anne-Marie la Beauté Yasmina Reza Éditions Flammarion Collection Littérature française Janvier 2020
À la mort de son amie Giselle, actrice comme elle, Anne-Marie Mille évoque leur vie : l'enfance à Saint-Sourd dans le Nord, la chambre de la rue des Rondeaux, le théâtre de Clichy, les personnages qu'elles ont incarnés ou encore la gloire et la banalité domestique. ©Electre 2020
https://www.laprocure.com/anne-marie-beaute-yasmina-reza/9782081480476.html
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