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ISBN : 2367404399
Éditeur : Scrineo (03/10/2016)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 36 notes)
Résumé :
Il vit dans l'éther du monde des esprits. Il y dort, en attendant l'appel Parfois, on le réveille. Appelé pour protéger le royaume, il possède la puissance et la souplesse de la panthère, la vitesse du guépard, la vue de l'aigle, les défenses de l'éléphant, à la charge du rhinocéros, la force du scarabée, le feu et les ailes du dernier dragon. De l'homme, il a hérité l'intelligence et la cruauté. Quand on l'invoque, il vient. Pour agir, il doit investir un corps hum... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  20 novembre 2016
Merci Babelio, merci Masse Critique, merci Scrinéo ! (et là je suis très content, car non seulement j'aime beaucoup ce que fait Scrinéo qui n'existe que depuis quelques années mais donne l'impression d'être là depuis bien plus longtemps, mais en plus on m'avait recommandé de découvrir Carina Rozenfeld et avec cet ouvrage c'est désormais chose faite)
Les royaumes d'Arensdaal et de Rashekin sont en guerre l'un contre l'autre depuis des temps immémoriaux, leurs rois se jetant l'un contre l'autre à chaque génération… Jusqu'à présent Arensdaal le pays des fjords l'avait toujours emporté, mais cette fois il est au bord de l'anéantissement : en passant par les montagnes plutôt que par la mer l'envahisseur est passé au nez et à la barbe de la fière flotte du roi Yalmar, et équipés de nouveaux canons et de nouveaux automates ses armées n'ont plus rien à celles de leur ennemi héréditaire… Pire, Zalim le démon gardien qui a toujours assuré leur victoire n'a plus donné signe de vie depuis près de 20 ans…

On suit la vie de cour avec Elyana la princesse d'Arensdaal, on suit les horreurs de la guerre avec Jad le jeune soldat de Rashekin, et avec le Premier Ministre Ederinn Maley on découvre les secrets du Zalim et le prix qu'il en coûte de faire appel à ses services… Toute la partie du récit où il cherche à découvrir qui est le nouvel hôte du démon a un petit côté gothique très plaisant. J'ai déjà lu/vu pas mal d'oeuvres développant la même idée (y compris un épisode de "Legend the Seeker" ^^), mais celle qui est la plus proche de l'univers proposé par Carina Rozenfeld c'est "Les Larmes d'Artamon" de Sarah Ash. Toutefois les deux pays en guerre m'ont semblé appartenir à notre Scandinavie IRL, du coup j'ai pensé à la Grande Guerre du Nord (1700-1721) : entre clockpunk et steampunk on se retrouve avec un univers sailpunk présentant quelques points communs avec "L'Âge de la déraison" de Greg Keyes… C'est cool tout ça !
Après il y a des trucs qui m'ont fait tiquer, mais comme ils sont destinés au public cible tant pis pour moi :
- la princesse rebelle… Soupir ; la princesse lesbienne… Soupir
- l'inévitable romance adolescente… Mais ici pas soupir, car ici elle pourrait vite devenir intéressante
- le roi OSEF un peu forcé quand même, même si c'est atténué par les passages qu'on lui offre avant le grand final
- la classique dichotomie entre les ados et les adultes, toujours perçus comme trop sérieux ou pas assez responsables
- le sexe et la violence parfois pas super bien dosés ce qui aboutit à quelques passages bizarres dans un ouvrage YA
- pas trop compris quel était le rôle de la sorcière psychologue, et un peu de suspension d'incrédulité avec la manière dont Jad le déserteur est directement affecté à la sécurité du palais, et le déroulement de l'opération commando rashekine (dans un pays en état de siège personne ne contrôle 200 bidasses en vadrouille ?)

Sinon comme toujours un livre objet réussi, d'un bon rapport qualité / prix avec une illustration de couverture réalisé par un Benjamin Carré au meilleur de sa forme ! J'ai passé un agréable moment, je relirai volontiers d'autres ouvrages de l'auteure en sachant que celui-ci devrait sans nul doute trouver son public auprès des easy readers.
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Ichirin-No-Hana
  09 novembre 2016
Reçu dans le cadre de la dernière Masse Critique Jeunesse, je remercie les éditions Scrineo et Babelio pour l'envoi de ce roman. Les éditions Scrineo est une maison d'édition que je découvre petit à petit et que j'apprécie particulièrement car je trouve qu'ils osent proposer des récits originaux et toujours accompagnés de superbes couvertures (et Zalim ne fait pas exception). Ecrit par l'auteure française Carina Rozenfeld, j'ai été d'autant plus heureuse de recevoir ce roman car, malgré qu'elle soit une auteure jeunesse/young adult plutôt reconnue (notamment avec ses séries telles que La Quête des Livres-Monde ou encore Phaenix), je la découvre seulement aujourd'hui avec son dernier roman.
Zalim est un roman de fantasy qui se situe dans un univers très fortement inspiré de la Norvège. Deux royaumes s'affrontent perpétuellement : le royaume d'Arensdaal et celui de Rakeshin. le royaume d'Arensdaal a l'habitude de toujours sortir victorieux des différents conflits qu'il y a pu y avoir au cours des siècles grâce à un élément non négligeable : Zalim. Zalim est un esprit qui possède « la puissance et la souplesse de la panthère, la vitesse du guépard, la vue de l'aigle, les défenses de l'éléphant, à la charge du rhinocéros, la force du scarabée, le feu et les ailes du dernier dragon ». La famille royale d'Arensdaal est la seule à connaître les secrets de l'invocation de Zalim. Une fois l'esprit invoqué, celui-ci part à la recherche d'un hôte et inhalera toute conscience et énergie du malheureux élu pour ensuite tout détruire sur son passage.
Dans ce premier tome, nous suivons différents points de vue : celui de la princesse et héritière du trône d'Arensdaal, de sa soeur, du premier ministre, de la future fiancée du roi, d'un soldat de Rakeshin et même celui de Zalim. Une nouvelle guerre vient de commencer entre les deux contrées et pour la première fois, Arensdaal est en mauvaise posture. Après un temps de réflexion, Zalim est invoqué. L'hôte n'ayant aucune conscience d'être possédé quand l'esprit prend le dessus, le suspense est à son comble et même le lecteur n'a pas la réponse à cette question.

J'étais sûre de mettre un coup de coeur à ce roman. Tout était là pour me plaire : un roman de fantasy avec deux royaumes en perpétuelle guerre, un univers inspiré de la Norvège, un esprit malfaisant qui détruit tout sur son passage, … Malheureusement, je ressors de cette lecture plutôt mitigée. Mes attentes étaient trop hautes et souvent dans ces cas-là, je suis déçue, dommage.
Malgré une plume très agréable, j'ai trouvé que Carina Rozeneld avait un peu tendance à s'éparpiller dans son récit. L'auteure diverge pas mal notamment concernant les romances des personnages. D'abord trop nombreuses (on n'a pas un seul personnage sans romance en cours) et trop rapides, ces différentes histoires d'amour n'apportent rien au récit et nous éloignent carrément de l'action en cours. Les personnages manquent réellement de nuances, de personnalités et même de crédibilités et il a été assez difficile pour moi de m'attacher à eux. Concernant Zalim, j'ai été énormément déçue (et je pense que c'est ma plus grande déception de ce roman), je m'attendais à un être un minimum horrifique, qui a chaque apparition me mettent un peu le frisson ou instaure une ambiance particulière. Je sais que Zalim est un roman jeunesse mais je m'attendais quand même à ressentir quelque chose. Et rien du tout…. le fait que l'on suive à certains moments son point de vue et que l'auteure ait pris la décision de le faire parler a tous décrédibilisé et c'est vraiment dommage.
Malgré ces éléments qui m'ont dérangé, Zalim n'en reste pas moins un roman avec beaucoup de qualités. le récit se lit très vite car on est pris par le récit. L'auteure sait tenir son lecteur en haleine et on tourne les pages sans s'en rendre forcément compte. Les nombreux points de vue proposés par l'auteure offrent un dynamise certain au récit. le secret autour de l'hôte nous rend acteur du récit car on est à l'affût de tout indice que peut nous laisser l'auteur et cela c'est une des grandes qualités du roman.
J'ai lu à de nombreuses reprises que Zalim n'était pas le meilleur roman de l'auteure. Malgré les nombreux défauts que j'ai relevés et qui m'ont gêné à la lecture, je pense que mon principal souci avec ce roman était que j'en attendais énormément car, au final et en prenant un peu de recul avec ma lecture, Zalim possède de nombreuses qualités. C'est donc avec plaisir que je retenterai l'aventure avec Carina Rozenfeld en essayant de ne pas mettre la barre trop haute cette fois pour me laisser surprendre.
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Saiwhisper
  29 novembre 2016
« Zalim » est un ouvrage qui m'a attirée grâce à sa superbe illustration en couverture et son résumé accrocheur. Malheureusement, je n'avais pas fait attention à ce tout petit « 1 » à côté du titre... Ainsi, cet ouvrage est bien le début d'une saga et non d'un one-shot... Et c'est ce qui m'a le plus déçue dans ma lecture. En effet, on pourrait considérer ce livre comme une mise en bouche puisque l'auteure va prendre le temps pour planter son décor, permettre de rencontrer les nombreux personnages et faire planer le mystère autour de ce fameux monstre s'appelant Zalim. Hélas, l'action vient très très tard et on ne sait finalement rien de cette créature si ce n'est l'identité de son hôte. (Pour ma part, j'avais deviné qui c'était, car Carina Rozenfield dissimule plusieurs indices au fil des chapitres...) de plus, je m'attendais à frémir face à ce démon... Mais non. On assiste à quelques carnages, mais rien d'effrayant non plus. C'est finalement très frustrant d'en savoir à pleine plus que la quatrième de couverture... D'ailleurs, si j'avais eu la suite sous la main, j'aurais enchaîné avec le second tome pour avoir des réponses !
La plume de l'auteure est travaillée et très agréable à lire. Grâce à son système de narration alternée, elle permet d'avoir une vision d'ensemble, de comprendre les liens entre chaque protagoniste et de découvrir les faces cachées d'une poignée de personnages... Mais pas que ! On apprend ainsi pourquoi les deux royaumes sont en guerre depuis des générations et comment le peuple d'Arensdaal a toujours eu le dessus... Mais à quel coût... Sans imposer des scènes sanglantes, Carina Rozenfield parle des assauts que subit Arendaal : le vent tourne, les pertes sont nombreuses et les troupes sont obligées de reculer... À moins d'un miracle, les guerriers de Rashekin vont l'emporter. On a là un bon décor plutôt sombre et adulte qui me plaît beaucoup.
Les personnages sont plutôt attachants, même le roi qui apparaît pourtant comme un porc qui préfère se goinfrer plutôt que de s'occuper de son royaume en péril. Même si certains sont un peu clichés, j'ai trouvé les protagonistes bien plus intéressants dans « Zalim » que dans « Les clefs de Babel » où les héros manquaient parfois de profondeur. Cela dit, je pense que les personnages ont encore leurs preuves à faire dans la suite de la saga. J'ai la sensation que beaucoup ne se sont pas assez dévoilés et vont faire tomber leur masque par la suite...
Cet ouvrage est donc plutôt agréable, mais souffre terriblement de rythme. Sa lenteur peut dissuader certains lecteurs de s'attaquer au reste de la saga. de plus, l'auteure ne se contente pas d'une romance, mais de plusieurs... Ce qui n'était pas forcément nécessaire. Une ou deux auraient été amplement suffisantes. « Zalim » possède donc plusieurs qualités et quelques défauts. Il faudra que je voie si les autres lecteurs de ce roman ont ressenti les mêmes choses que moi. Quoi qu'il en soit, je remercie Babelio et les éditions Scrineo pour cet envoi ainsi que pour le joli marque-page qui accompagne le livre !

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Annabelle19
  22 avril 2017
J'adore les éditions Scrinéo, leurs publications sont généralement en phase avec mes goûts en matière de littérature fantastique. Aussi je n'hésite jamais bien longtemps avant d'acheter leurs romans à leurs sorties. Pour ne rien gâcher, les couvertures sont en général sublimes, et Zalim ne déroge pas à la règle.
On commence littéralement dans le feu de l'action, sur un champ de bataille. Arensdaal et Rashekin sont en effet en guerre, et l'armée de Rashekin est en passe de prendre le dessus et d'arriver aux portes de Limsdal, la capitale. Pour protéger le royaume, le premier ministre Ederinn envisage sérieusement de réveiller Zalim, un démon sanguinaire capable d'inverser le cours des choses. Seul problème : une fois réveillé, le monstre sera incontrôlable. Sans parler du fait que Zalim a besoin de s'incarner dans un hôte humain, qu'il choisira lui-même, et qu'il détruira à petit feu.
C'est un univers plutôt riche qui nous est présenté. Il y a un parallèle entre le champ de bataille et l'avancée des armées de Rashekin, et la vie à la cour. Ce premier tome se concentre en effet sur la princesse Elyana, sa soeur adoptive Kaia et sa future belle-mère (à peine plus vieille qu'elle) Agda. On nous pose les bases de cette histoire, on nous présente les personnages et on fait en sorte que l'image de chacun d'eux soit bien claire dans notre tête. J'ai apprécié que l'auteure prenne le temps de bien caractériser tout le monde et de nous faire nous attacher aux personnages.
Côté atmosphère, c'est tout bon, on s'immerge vraiment facilement dans cet environnement nordique glacial, au milieu des montagnes enneigées et des fjords. On ressent la dureté de la guerre d'un côté, et le faste de la cour de l'autre. La menace du monstre qui pèse un peu sur tout le monde apporte une ombre surnaturelle et inquiétante au tableau.
Les personnages flirtent parfois dangereusement avec les clichés de la littérature jeunesse, il faut l'avouer, mais l'auteur est parvenue, selon moi, à leur éviter de tomber complètement dedans. Elyana, par exemple, a tout de la princesse vue comme faible mais qui veut s'endurcir pour montrer qu'elle est plus forte qu'on ne le pense. Mais l'évolution des choses font qu'elle acquière un nouveau rôle dans le récit, plus ambigu, qui ont fait d'elle une héroïne plus intéressante à mes yeux. J'ai aussi eu peur du début de romance qui est très vite instaurée entre Jad et Elyana, qui me paraissait un peu trop évidente. Mais au final, là encore, les choses ont évoluées d'une manière intéressante. Jad est le personnage le plus difficile à cerner de tous, il est troublé entre des désirs contradictoires, la faute aux idées qu'on lui a successivement implantées dans la tête. Tout cela en fait l'un des personnages les plus fascinants à suivre, et je ne suis pas mécontente de la direction prise par le personnage à la fin de ce tome. Et puis il ya le roi Yalmar, qui se présente au début comme le personnage antipathique par excellence, un incapable prétentieux et détestable. Pourtant, au fil des pages, le personnage se révèle plus complexe que cela, jusqu'à gagner notre compassion.
Il y a aussi quelques facilités dans le récit, des coïncidences bien pratiques et des choses qui arrivent un peu trop simplement. Mais rien de gravissime non plus.
L'histoire est très prenante, le livre se lit vite et avec plaisir. J'ai tout de même regretté une chose: que le petit mystère dans lequel on est plongé n'en soit pas un du tout. En effet, j'étais très vite convaincue de savoir qui était l'hôte de Zalim. Pourtant, le roman semble vouloir nous faire chercher son identité, en distillant des indices et en nous faisant douter tour à tour de plusieurs personnages. Mais la vérité demeure trop transparente à mon goût. J'aurais bien aimé que le mystère soit entier et que la découverte de l'identité de l'hôte soit un peu plus une surprise. Peut-être que ce n'était pas l'intention de l'auteur d'en faire un mystère, mais alors pourquoi révéler son identité si tardivement ? On a, du coup, l'impression qu'un certain nombre de passages sont un peu superflus.
Maintenant que j'y pense, j'ai eu cette même sensation de "faux mystère" autour de l'identité de la personne dont Agda est amoureuse. Cela paraît très vite évident, et pourtant l'auteur retarde la révélation de son identité plus longtemps que nécessaire.
Enfin, ce ne sont que des détails, au fond, parce que le fait de savoir n'enlève rien à la saveur de l'histoire, bien entendu. J'ai trouvé que la force de ce roman venait de ses personnages, et c'est un roman qui fait la part belle aux femmes fortes (Elyana et sa mère, Kaia, Agda, Lucy...) On s'attache à beaucoup de monde, mes préférences allant à Elyana, Kaia, Jad et Ederinn.
J'aime assez la direction que prend le roman à la fin, j'ai envie d'en savoir plus à propos de Zalim et j'apprécie le fait qu'il semble prêt à se montrer plus présent dans le prochain tome. L'idée qu'il puisse converser en pensées avec son hôte me plait bien.
La manière dont ce tome se termine est assez frustrante puisqu'on ne fait q'entrer dans l'action, et il va être difficile d'attendre la sortie du prochain tome.
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EcureuilBibliophile
  25 avril 2017
Nous suivons les deux princesses d'Arensdaal ainsi que la nouvelle fiancé du roi, visiblement d'inspiration médiévale, au milieux d'une guerre dont on ignore tout au départ. Nous ne savons pas vraiment pourquoi les royaumes s'opposent… mais nous savons que la capitale est menacée et que les armées sont proches, toutes proches !
Elles vont chacune évoluer, et nous allons en découvrir beaucoup sur elles.
Nous suivons également le premier ministre : Ederinn Maley, qui joue un rôle de premier ordre dans la gestion du pays. Il a la force du héros mais sait rester à sa place… mais j'y reviendrai !
Au fil du roman nous suivons les évolutions de cette guerre. Elle repose en grande partie sur la figure du monstre (qui est en couverture !) : il viendrait défendre le royaume lorsque celui ci est menacé. Nous apprenons rapidement qu'il s'agit en vérité d'un démon qui agit depuis un hôte humain, qu'il choisi à sa convenance sans trop tenir compte des choix humains.
Au début, j'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire, je ne sais pas vraiment pourquoi… Peut être parce que j'avais l'impression que les noms propres n'étaient pas très originaux, pour ne prendre qu'un seul exemple : Ellinor (ancienne reine du royaume) me rappelait Elinor, la tante de Mggie dans la série Sang D'Encre.
Finalement ces personnages sont la force de cette histoire !
Ils sont tous très différents, par leurs physiques (une princesse blanche, une pleine de taches de rousseur et une noire par exemple), comme par leurs personnalités.
J'aime beaucoup les histoires d'amour qui sont évoquées avec beaucoup de délicatesse, qu'elles soient hétéro ou homo sexuelles, sans jamais tomber dans la niaiserie. Ce qui dans un roman ado fait plaisir à lire !
Les princesses sont assez clichés : belles, futiles mais désireuses d'être utiles… mais elles ont une belle évolution au fil du roman ce qui fait vraiment plaisir à lire. Elles se révèlent, deviennent « femmes », que ce soit dans leur sentiments intimes ou dans leur choix. On oublie assez vite les bals qui deviennent un simple évènement dans leur vie.
Le premier ministre également est plus complexe qu'il n'en a l'air aux cours des premiers chapitres. Je ne vais pas en dire plus pour ne spoiler personne, mais j'ai véritablement apprécié son rôle dans la politique du royaume, sa complicité avec les princesses : sans lui les évènements prendraient une tournure bien plus tragique.
Les humains ont plus d'importance que la politique : ce que l'on sait sur la guerre passe par les yeux d'un soldat. Nous le suivons dans son quotidien au camp, dans sa peur, dans ses espoirs… et dans ses souffrances. Ces chapitres sont très bien dosés pour moi. Comme il est dans le camp « Rakeshin » qui attaque les autres personnages ; j'ai trouvé fort qu'on se place parfois de son point de vue. Au front nous suivons également une infirmière qui fait son possible pour laisser le moins de morts possibles derrière elle. Il m'a semblé que cette figure était fondamentale dans cet univers.
La guerre semble totalement absurde : dans les deux camps ce sont des humains, ni parfaitement bons ni méchants, qui se retrouvent embarqués dans cette histoire centenaire sans trop voir eu le choix. Cette vision m'a plu.
Les espoirs de paix qui sont évoqués de tous les cotés laissent pressentir une belle suite pour ces royaumes… si tant est qu'ils parviennent à s'entendre…
Je n'ai pas accroché à toutes les images employées mais le style est très fluide et une fois qu'on est rentré dans l'histoire elle se lit très vite et sans accro. La fin est en suspens, si ça nous fait attendre le tome 2 je trouve tout de même ça dommage. J'aime bien avoir l'intégralité d'une histoire et avoir eu des réponses quand je referme un ouvrage…
Du coté de l'édition elle -même je n'ai rien à redire nous avons un bel objet. La couverture est vraiment belle (réalisée par Benjamin Carré), même si je trouve qu'elle en révèle beaucoup sur l'intrigue…
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
SaiwhisperSaiwhisper   22 novembre 2016
Pour se protéger du mépris des autres, il se cachait derrière ses bourrelets. Pour chasser le vide provoqué par la solitude, la panique face à la tâche qui lui incombait, il mangeait. Et ces couches de graisse le séparaient un peu plus chaque jour de son entourage. Tous les matins, il se disait qu'il allait changer, qu'il allait faire de son mieux, et chaque fois, la déprime le reprenait, la peur, le découragement, il reproduisait les erreurs de la veille. Le fossé entre sa fille et lui s'élargissait en même temps que son tour de taille et il savait que plus il attendait pour se reprendre, plus la pente à remonter serait raide. Tous les jours, il devait jouer la comédie, prétendre qu'il savait ce qu'était être roi, faire semblant de diriger, de maîtriser, de gouverner. Chaque jour il se drapait dans une fausse fierté pour masquer sa honte. [...] D'un geste rageur, il frappa la glace du poing. Elle se brisa en toile d'araignée, à l'image de l'âme ébréchée du roi.
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AlfaricAlfaric   06 novembre 2016
Yalmar n’a absolument pas conscience de tout ce qui se passe à son insu. Pour lui, être roi, c’est de porter une couronne et d’être au-dessus de tous les autres. Il lui est impossible de penser que son rôle de souverain implique une responsabilité pleine et entière envers son royaume. Il n’a pas conscience de son rôle de protecteur de ses sujets, de garant pour le bien être et la liberté de son peuple.
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Ichirin-No-HanaIchirin-No-Hana   08 novembre 2016
Une fois le processus achevé, il ouvrit ses yeux de monstre sur le jour nouveau qui brillait, lavé par l'averse et le vent. Le ciel était étincelant, le fjord scintillait en retour, les oiseaux accueillaient la lumière avec joie et innocence. Avant de rendre son corps à son hôte, il murmura d'une voix qui semblait n'être que le roulement du tonnerre, le grondement de la terre :
- Bonjour le monde. Tremblez de peur, car Zalim est de retour...
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SaiwhisperSaiwhisper   29 novembre 2016
Tu es comme une flamme de beauté au milieu de l'horreur. Ne reste pas sur le front, rentre au château. Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose. Pas à toi.
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AlfaricAlfaric   28 décembre 2016
La vie est trop courte, trop précieuse pour être gâchée inutilement.
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Videos de Carina Rozenfeld (19) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Carina Rozenfeld
Conférence Fascinantes créatures... Les dragons enregistrée aux Imaginales 2018. Avec Anne Wagner, Jean-Luc Bizien, Carina Rozenfeld et Marie Brennan.
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