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EAN : 9782825124277
621 pages
Éditeur : L'Age d'Homme (12/02/1990)
4.2/5   5 notes
Résumé :
Traduit de l'italien par Odette Kaan, Nathalie Castagné, Laïla et Moënis Taha-Hussein et René de Ceccatty.

La première traduction intégrale de la somme poétique du grand homme de Trieste.

“Il n’existe, à ma connaissance, aujourd’hui, aucune autre poésie dans laquelle, comme dans celle-ci, toutes les découvertes psychologiques, et même sociales, de notre époque, se développent jusqu’à la plénitude d’un chant limpide, parfait (...) “
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critiques presse (1)
Liberation   03 janvier 2013
Le Canzoniere, œuvre de l’existence d’Umberto Saba, est une histoire, un roman d’amour et de haine, une biographie riche en résonances multiples, un diamant de la langue italienne.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
PartempsPartemps   03 octobre 2020
L’insomnie d’une nuit d’été

Sous les étoiles,
je me suis étendu
par une de ces nuits de sombre insomnie
qui font joie sur le sacré
Mon oreiller était une pierre.

Il est assis là dans le coin, le chien.
Il est assis immobile et regarde encore
toujours un peu plus loin.
On dirait qu’il pense,
On dirait qu’il est digne d’un rituel,
et que passent dans son corps
les silences
de l’infini.
Sous un ciel si bleu,
par une nuit aussi étoilée que celle-ci,
Jacob a rêvé de dresser une échelle
entre les anges des cieux, et son oreiller,
qui était une pierre.
Dans les innombrables enfants d’étoiles
était sa progéniture à venir;
dans ce pays où il avait fui la colère
du redoutable Esaü,
un empire, à jamais inébranlable lourd de richesse
pour ses enfants;

Le rêve et le cauchemar étaient le Seigneur
qui avait combattu avec lui.
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PartempsPartemps   03 octobre 2020
Cendres

Cendres
de si mortes choses, de maux perdus,
de contacts ineffables, de muets
soupirs;

flammes vives
vous me basculez dans ce moment où
d’anxiété en anxiété je m’approche
du seuil du sommeil
et dans le sommeil
avec ces liens passionnés et tendres,
de l’enfant à sa mère, à vous, cendres,
je me fonds.

L’angoisse
m’attend au passage, je la désarme. Comme
un bienheureux la voie du paradis
je monte un escalier, je m’arrête à une porte
où je sonnais en d’autres temps. Le temps
il a cédé d’un coup.

Je me sens,
avec les vêtements et l’âme d’alors,
dans une foudroyante lumière ; au cœur
ne se résout pas une joie vertigineuse
comme la fin.
Mais je ne crie pas.
Muet
je pars pour l’immense empire des ombres.
+ Lire la suite
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michfredmichfred   18 juin 2018
Da quando la mia bocca è quasi muta
amo le vite che quasi non parlano.
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PartempsPartemps   03 octobre 2020
Après la tristesse

Ce pain a la saveur d’un souvenir,
mangé dans cette taverne des pauvres,
Lorsque est abandonné et l’espace et le port.

Et j’aime l’amertume de la bière,
asseyez-vous maintenant à mi-chemin,
vous assombries dans le visage de la montagne et du phare.

Mon âme qui sa peine a gagné,
avec des yeux nouveaux dans le soir ’ancien,
ressemble à un pilote avec sa femme enceinte.

et un navire fait de très vieux bois
scintille au soleil, et la cheminée
longue comme deux arbres, est une imagination
de l’enfant, que j’étais il y a vingt ans.

Et qui me dirait ma vie
si belle, avec tant de tristesse douce,
et tant de bonheur enfermés en elle!
+ Lire la suite
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PartempsPartemps   03 octobre 2020
Ulysse

Dans ma jeunesse j’ai navigué
le long des côtes dalmates. Des îlots
à fleur d’onde émergeaient, où quelque rare
oiseau se posait guettant sa proie ;
couverts d’algues, glissants, ils luisaient
au soleil, beaux comme des émeraudes.
Quand la marée haute et la nuit
les effaçaient, des voiles
sous le vent se dispersaient au large,
pour en fuir les écueils. Aujourd’hui mon royaume
est cette terre de personne. Le port
fait briller pour d’autres ses lumières ; moi, vers le large
me pousse encore un esprit indompté
et de la vie le douloureux amour.
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