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ISBN : 2708242296
Éditeur : Editions de l'Atelier (12/09/2013)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Plus la crise économique et sociale s'accentue, plus les idées reçues sur les pauvres se répandent. Plus cette crise est présentée comme une catastrophe naturelle, plus ils sont convoqués au tribunal de l'opinion publique : s'ils sont pauvres, ce serait "de leur faute". "S'ils sont à la rue, c'est qu'ils l'ont choisi." "S'ils font des enfants, c'est pour les allocations familiales." "Ce sont des assistés qui coûtent cher à la société." "D'ailleurs, s'ils voulaient v... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Maldoror
  15 février 2014
Mes frères et soeurs nantis,

Le livre dont il est question, aurait pu participer au concours du bouquin le plus snob de l'année 2013 puisqu'il ne s'adresse bien évidemment qu'à nous. Mais, je doute qu'il aurait pu gagner. Ne serait-ce que parce que son prix n'est pas au niveau ! Cinq malheureux euros !

Donc s'il n'est pas le plus snob, on aurait pu se dire qu'il aurait pu être le plus incongru, puisque parler de nos idées fausses sur les pauvres et la pauvreté pourrait presque nous surprendre quand ils et elle existent depuis toujours, qu'on en parle de manière croissante, que nous les côtoyons de plus en plus dans nos villes, qu'on nous sollicite abondamment à leur sujet. Bien sûr, nous ne sommes pas inconscients, nous nous doutons que nous ne savons pas tout, que ce n'est pas parce que l'argent ne fait pas le bonheur, que tant de gens sont pauvres. Mais enfin…

Eh bien si ! « Comme les personnes qui ont des niveaux de revenus différents vivent de plus en plus dans des mondes séparés, elles se connaissent et se comprennent de moins en moins. » Et donc merci à ATD Quart Monde de nous mettre les points sur les i, tels des poings sur les yeux. Et même si ces point(g)s sont présentés avec la froideur de l'approche rationnelle et globalisante, avec celle de la statistique et des chiffres, avec des réponses objectives à des questions précises et quasi techniques, ils arrivent à rendre ce livre malgré tout bouleversant par ce qu'il laisse comprendre des situations décrites, parce qu'il permet un certain niveau de projection dans ce (quart) monde.

Et qu'y voit-on ? Des gens dont le nombre augmente, qui sont de plus en plus éloignés de la société, qui s'enfoncent de plus en plus dans la misère, alors que le comble est que, même le plus égoïstement possible et sans aucun altruisme, nous aurions économiquement tout intérêt à régler au plus vite la question de la pauvreté (en l'éradiquant bien sûr (la pauvreté pas les pauvres of course, même si Baudelaire voulait les assommer (pour leur bien évidemment))). Mais visiblement, même quand nous décidons de nous y mettre, nous avons une très forte propension à nous planter de méthodes, allégrement et systématiquement, avec un quasi contrepied aux pratiques qui seraient les plus efficaces. La faute à qui ? à quoi ? Il semblerait que ce soient des problèmes de schémas mentaux, de représentation de cette France du bord. Il nous faudrait en fait une capacité à se projeter dans une logique qui nous est apparemment difficilement accessible parce que totalement étrangère (évidemment puisqu'on est dans un autre Monde). Or, au lieu d'associer et de faire coopérer les principaux intéressés à ces réflexions, la posture la plus courante face à l'incompréhension est d'exclure. Et là carrément ! Physiquement of course, mais aussi affectivement, intellectuellement, culturellement, mentalement... au point que cette France d'en dehors ne compte plus pour beaucoup (ce qui est justement la définition de la misère selon Joseph Wresinski, le fondateur d'ATD Quart Monde).

Finalement, ce livre n'est ni snob ni incongru et est au contraire tout simplement bougrement réaliste. A mon avis, il est même carrément d'utilité publique dans sa volonté d'essayer de changer nos regards et nos approches sur cette France d'en dessous, puisque « la misère n'est pas la seule affaire des plus démunis, ni de leur seule responsabilité. Elle est un dysfonctionnement entre nous, citoyens. » Alors, allons-y : aidons-nous les uns les autres !
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Aikez
  06 novembre 2014
Je suis tombé sur ce livre par hasard en me baladant dans les allées d'un grand réseau de librairies : ce qui m'a attiré a été le thème du livre, ne connaissant moi-même par grand-chose de la pauvreté, mais aussi le petit prix de 5 €.
Hé bien ce livre n'est qu'un livre de propagande : par un jeu de questions/réponses manquant cruellement d'objectivité (l'ouvrage a été écrit par ATD Quart Monde, association luttant aux côtés des pauvres), on arriverait presque à nous faire croire que les pauvres sont tous des gens merveilleux, écrasés par une société sans pitié et portant à eux seuls l'économie du pays par leurs sacrifices et leur dévouement.
Certes, il y a également des chiffres ; des chiffres bien sélectionnés, allant tous dans le sens que les pauvres sont une chance extraordinaire pour notre pays ("plus de 500 millions d'euros d'aide ne sont pas réclamés par les pauvres, quelle chance que notre pays possède des personnes aussi patriotes !).
J'exagère à peine. Je n'ai absolument rien contre les pauvres, bien évidemment, mais comme je l'ai dit ce livre n'est qu'un moyen de propagande pour ATD Quart Monde qui tente d'attiser notre pitié afin de récolter des fonds, qui finiront dans je ne sais quelle poche.
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misstoupin
  17 février 2015
J'ai trouvé ce livre très juste.Les questions réponses rend l'essai encore plus accessible.Chaque année 11milliards d'aide ne sont pas réclamé faute d'informations,1 chômeur sur 2 ne reçoit pas d'indemnisation , le taux imposition pour les société est passé de 50% en 1985 à 33% aujourd'hui.Le livre nous apprend ce type informations.Je le recommande à tous .Il peut se picorer comme livre ou lire de façon classique.
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Lybertaire
  20 février 2015
« La protection sociale creuse la dette publique. »
« Les immigrés prennent des emplois aux Français. »
Ce livre, aussi petit qu'un poche, est pourtant un texte essentiel contre les préjugés sur les pauvres. Aides sociales, travail, impôts, logement, éducation, dette publique, immigration, Roms… Il décortique plus de 100 idées reçues sur les pauvres eux-mêmes, mais aussi sur les « solutions » économiques et sociales pour lutter contre la pauvreté en s'appuyant sur des études internationales.
[...] Rédigé par ATD Quart Monde avec la collaboration et le soutien de 46 organisations et associations, En finir avec les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté est un appel à la solidarité et à l'estime de l'autre : un ouvrage fondamental à tout citoyen !
[...] Disponible sur alterlibris.fr (c'est mon association), la librairie en ligne des livres associatifs.
http://www.bibliolingus.fr/en-finir-avec-les-idees-fausses-sur-les-pauvres-et-la-pauvrete-collect-a114750446
Lien : http://www.bibliolingus.fr/e..
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
MaldororMaldoror   14 novembre 2013
On voit que l'augmentation importante de la part des dépenses contraintes - en particulier pour les familles les plus pauvres - est antérieure à la crise de 2008. On imagine bien qu'elle a continué de grandir depuis. Face à cette augmentation, écrit la MRIE dans son dossier 2012, "Trois paramètres permettent de survivre : le recours aux associations et à l'aide alimentaire qu'elles distribuent qui n'est en fait qu'un complément de ressources en nature, le renoncement aux soins, aux vacances, à une vie relationnelle et enfin le recours au crédit."
Dans son rapport 'Ressources, crise et pauvreté' de 2009, le Secours catholique analyse la situation budgétaire de 1163 personnes ou familles rencontrées, pour en déduire que le solde de chacune est négatif en fin de mois après déduction des dépenses indispensables et conclure que d'autres dépenses ne peuvent être financées que par un endettement : frais de santé non-remboursés, entretien du logement et d'un véhicule, loisirs, culture, vacances, les imprévus (pannes, déplacements en urgence, sorties scolaires...).
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MaldororMaldoror   15 novembre 2013
Les besoins culturels sont aussi importants que les besoins qualifiés traditionnellement de primaires. [...] Lorsqu'on vit dans la pauvreté, l'accès à la beauté de la nature ou de l'art demeure un besoin profond. La culture est une nourriture essentielle pour l'être humain. Le matériel, au sens large, ne suffit pas pour redonner de l'élan dans une vie. Les gens ne se mettent pas en route pour cela. La difficulté, par exemple, que peuvent avoir des personnes en situation de précarité à prendre leur santé en main peut provenir d'une absence de but, d'un manque de finalité dans leur existence. Les besoins culturels des personnes défavorisées sont méconnus. [...] De fait, il existe un cloisonnement entre l'action sociale, qui prend en compte les besoins primaires vitaux, et l'action culturelle, qui paraît subsidiaire (à satisfaire lorsque les autres besoins seront satisfaits) ou relative, donc non primordiale quand il s'agit de personnes en situation de précarité. [...] Il existe à la fois des besoins primaires vitaux et des aspirations (reconnaissance, culture, beauté...) qui font que quelqu'un est un être humain à part entière. Pour passer de l'assistance à la participation, il faut que ces aspirations soient prises en compte.
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MaldororMaldoror   09 novembre 2013
« La misère n’est pas une fatalité » et « La misère est l’œuvre des hommes, seuls les hommes peuvent la détruire », rappelait Joseph Wresinski, fondateur d’ATD Quart Monde. Ces deux affirmations ont un impact irréversible. En construisant une autre approche de l’exclusion sociale, il a montré que la misère n’était pas la seule affaire des plus démunis, ni de leur seule responsabilité. Elle est un dysfonctionnement entre nous, citoyens. Elle l’est aussi entre les institutions et appartenances que nous construisons et certaines personnes que nous considérons hors du monde. « La misère, c’est ne compter pour personne. »
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MaldororMaldoror   10 novembre 2013
En France, on comptait en 2010 selon l'Insee :
- 8 617 000 personnes en situation de pauvreté ([...] 964 euros mensuels), soit 14,1 % de la population,
- 4 755 000 personnes en grande pauvreté ([...] 803 euros), soit 7,8 %,
- 2 128 000 personnes en très grande pauvreté ([...]642 euros), soit 3,8 %.
En comparaison, le montant - très bas - du revenu de solidarité active (RSA) socle pour une personne seule est de 475 euros mensuels.
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MaldororMaldoror   03 décembre 2013
la part du PIB français affectée aux enseignements primaire et secondaire a diminué pendant la période récente, en passant de 4,5 % en 1995 à 4,3 % en 2000, puis à 3,9 % en 2006. En 2006, parmi les pays produisant des statistiques dans le cadre de l'OCDE, la France était, en cumulant les dépenses publiques et privées, au 11e rang pour le financement de l'ensemble de l'enseignement scolaire tant public que privé, alors qu'en 1995, elle occupait le 2e rang.
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