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Fanchita Gonzalez-Batlle (Traducteur)
EAN : 9791034908332
160 pages
Liana Lévi (05/10/2023)
3.77/5   88 notes
Résumé :
Sur la mort de Vincent Van Gogh tout a été écrit. Sur celle de son frère, Théo, terrassé par le chagrin, des litres d’encre ont été aussi déversés. Mais personne n’a évoqué ce qu’il advint de Johanna Bonger, épouse de Théo, qui vécut un double veuvage tant le lien des deux frères était fort. Après la disparition de son mari dans un hôpital psychiatrique d’Utrecht la jeune femme décide d’ouvrir, à quelques kilomètres d’Amsterdam, une auberge qui lui permettrait, à el... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
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La lecture imprévue du jour...Invitée en Vendée , près de Niort, "armée" pourtant de nourritures papivores... Je n'ai pas pu résister à aller fouiner dans "l'Espace culturel" d'un E. Leclerc, à Fontenay -Le-Comte, .pour me faire oublier le "pensum" des courses, qui avait précédé !!!
Heureusement étonnée par la variété de l'assortiment de la partie "Librairie" ; ainsi j'ai acquis ce premier roman d'un auteur argentin, Camilo Sanchez " La Veuve des Van Gogh ".

Fiction bien documentée, lue dans la journée, au vu des averses bien nombreuses...qui ont ralenti nos pérégrinations...Une révélation captivante que la mise en avant, fort justifiée de cette femme, épouse de Théo van Gogh et belle-soeur de Vincent...

Livre dévoré d'une seule traite, qui ne peut que captiver tous les passionnés de l'oeuvre et du parcours de van Gogh. Cet hommage à la personnalité de Johanna van Gogh- Bonger est d'autant plus bouleversante, que cette femme a aimé passionnément Théo, tout en souffrant de l'omniprésence de ce frère aîné, bien encombrant, pesant,et tourmenté, souvent !

" C'est ainsi. Je peux maintenant l'écrire sans tristesse: le véritable amour de Théo dans sa vie a été Van Gogh.
Ni mon fils ni moi n'avons réussi à changer son destin. Mais que l'on ne me demande pas de comprendre ce genre d'amour inconditionnel qui les a entraînés dans la mort.
J'irai aujourd'hui au cimetière à Utrecht.
Je serai soulagée. Ce n'est pas le moment maintenant et ce serait hors de propos, mais je promettrai à Théo qu'un jour je l'emmènerai auprès de son frère, pour qu'ils reposent ensemble dans le cimetière d'Auvers . " (p. 128)

Après l'agonie des plus éprouvantes de Théo, six mois après la mort de Vincent, cette femme courageuse se plongera dans la correspondance intense que Vincent adressait à son cadet; elle sera fascinée par son talent de poète et d'écrivain aussi authentique que celui de peintre... Elle se battra comme une lionne pour faire connaître les toiles et les lettres de son beau-frère, expliquant si magnifiquement à Théo, son acharnement,
ses questionnements d'artiste, à la recherche de "son style", de "sa vérité"...
Elle défendra, combattra la bêtise et le fanatisme des bien-pensants qui voulaient détruire les toiles de Vincent comme pour nier ses tourments et sa soi-disante "folie" !!

elle mena avec beaucoup d'exigence et de détermination...cette tâche colossale.J'ai ainsi appris que c'est grâce à son acharnement , au soin apporté à la conservation des oeuvres de van Gogh, que le musée d'Amsterdam put en 1973 s'ouvrir avec un nombre significatif de toiles et de dessins...
Cela ne fait malheureusement pas oublier le désintérêt absolu de la mère de van Gogh, pour les toiles et dessins de son fils, dont certains qu'elle avait dans sa maison, et dont elle se moquera toujours éperdument !
Par bonheur, Quelques soutiens indéfectibles resteront fidèles et actifs, dont les peintres Jan Toorop et Emile Bernard....

Ce premier roman nous apprend une profusion d'éléments sur Van Gogh, le monde des collectionneurs et des marchands d'art... sans omettre cette destinée originale et brillante de "la Veuve des Van Gogh" dans une époque où les femmes étaient "quantité négligeable"...et considérées le plus souvent comme "des potiches" !

Ce roman est nourri par de nombreux extraits du Journal de la belle-soeur de van Gogh, ainsi que des extraits des lettres de van Gogh....

Heureuse de REDECOUVRIR van Gogh, par le prisme et l'énergie de la veuve
de Théo, à qui nous devons visiblement infiniment dans la possibilité de visualiser, et admirer les peintures de Vincent... dans les musées !

La frustration minime ressentie que j'aimerais , cependant signaler, serait l'absence d'éléments bibliographiques, en fin d'ouvrage... dont ce journal intime de Johanna van Gogh- Bonger dont je cherche les références, sans succès, même dans le catalogue général de la BNF...mais je poursuis mes prospections !

Cette lecture demeure un grand coup de coeur avec ce très, très beau portrait féminin, complexe, attachant, intelligent , passionné et inventif...Beaucoup de reconnaissance et de remerciements à l'auteur, Camilo Sanchez... qui m'a permise cette très belle rencontre, tout en enrichissant mon intérêt inconditionnel pour Van Gogh....
A ne pas rater !!


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Le roman de Camilo Sanchez s'articule autour de la veuve de Théo van Gogh, Johanna Bonger.
Elle est originaire d'Amsterdam et retourne dans sa famille avec son fils,Vincent, encore tout petit bébé.
Théo meurt à Utrecht 6 mois après son frère Vincent.
Pour bien dissocier les deux personnes, Johanna appelle son fils Vincent et son beau-frère, Van Gogh.
A la mort de celui-ci, une grande partie du public français avait diabolisé sa peinture et certains voulaient brûler ses toiles pour éloigner la folie.
Johanna qui tient un journal personnel écrit en plus petit dans le livre, va lire les lettres que le peintre envoyait à son frère. Elle découvre une très belle écriture, aussi belle que ses peintures et empreintes d'une grande instruction.
Elle va donc s'atteler à faire reconnaître l'oeuvre de son beau-frère tout en travaillant elle-même dans la pension de famille que son père lui a permis d'acquérir.
C'est un très beau roman qui se savoure d'autant mieux si on connaît un peu le peintre mais il est loin d'être lourd en renseignements historiques et techniques.
C'est une histoire de vie avec une belle écriture et une traduction de qualité.
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« La veuve de van Gogh » est un roman que je qualifierais de documentaire. Un roman qui va au-delà du divertissement, il nous apporte beaucoup . Camillo Sanchez met au centre de ce roman Johanna Bonger , la femme de Théo, frère de Vincent van Gogh qui est peu connue et qui pourtant mérite amplement de sortir de l'ombre.
Johanna écrit dans son journal intime comment Théo sombre dans une grande dépression après le suicide de son frère. Sa grande détresse finira pas un internement et la mort de celui-ci six mois après celle de Vincent.
Johanna saura dépasser son amertume devant le constat que Vincent a été le grand amour de Théo "Le véritable amour de Théo dans sa vie a été Van Gogh. Ni mon fils ni moi n'avons réussi à changer son destin." et va tout faire pour que l'oeuvre de son beau-frère soit exposée et appréciée comme il se doit.
Elle achète donc la villa Helma en Hollande et va ainsi permettre au génie de Vincent van Gogh d'être visible.
Merci à Camillo Sanchez de m'avoir fait connaître Johanna Bonger et de nous avoir fait partager des extraits de son journal intime ainsi que des écrits de van gogh et au-delà de ce livre, merci à Johanna d'avoir contribué à faire connaître l'oeuvre de ce génie.
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La lecture de ce livre m'a été suggérée lors de la visite au musée van Gogh d'Amsterdam où j'ai pu découvrir Johanna Bonger, épouse de Théo. J'ignorais l'importance et l'influence qu'elle a pu avoir sur la postérité de l'oeuvre de son beau frère Vincent.

Car c'est bien grâce à elle que les oeuvres ont été protegées, longuement répertoriées, datées, et lieux d'exécution identifiés. On n'imagine pas la somme de recherches et de travail titanesque qu'elle a entrepris. Et tout cela dès l'affligeante année 1890 ou elle perd son beau frère et six mois plus tard son époux Théo.

On lui doit un hommage indicible pour nous avoir accordé de découvrir et admirer toute la lumière des toiles de van Gogh aujourd'hui, elle, sans qui tout aurait été éparpillé, perdu et soustrait à notre regard émerveillé et sans cesse renouvelé.

Perdu pas pour tout le monde parce que le docteur Gachet s'est bien servi au passage lors du décès de Vincent en tableaux et en dessins. Toutefois les dons successifs de ses héritiers ont permis aux musées d'acquérir de nombreuses oeuvres de Vincent.

Par ailleurs j'ai pu lire dans un commentaire
" Van Gogh souffrait d'une déficience mentale"... le terme est inapproprié !

Que je sache les maniaco-dépressifs (on dit bipolaires aujourd'hui) ne sont pas déficients mentaux, mais dépressifs et pris de bouffées délirantes. L'abus d'alcool et autres substances ont certes aggravé sa santé mentale. Et enfin,..."Le docteur Gachet l'a envoyé en cure pour quelques mois à Auvers-sur-Oise." .... Alors que c'est Vincent qui se rend à Auvers sur recommandation de Théo, qui connaît le Docteur Gachet habitant dans ce village.
On est loin de l'idée de cure...

Et à part la découverte de l'homéopathie ce médecin n'a pas laissé un brillant souvenir sur les aptitudes de sa pratique médicale.
Plus préoccupé à peindre lui même et fréquenter les meilleurs artistes de l'époque.

Et mon côté chafouin m'encourage encore à lancer la flèche du Parthe contre Durand Ruel, marchand d'art qui a soutenu sans férir les impressionnistes, dont j'ai découvert, car je l'ignorais, qu'il a boudé les oeuvres de Vincent avec un certain mépris, lors de plusieurs visites organisées par Théo.

Et bien mal lui en a pris, lui qui a souvent traversé des déconvenues financières, il a bien eu tort. Mais il paraît qu'il s'est tout autant interdit, Cézanne, Matisse, et Gauguin. Il a fallu attendre Antoine Vollard qui les révéla.


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Livre sensible qui rend un hommage mérité à une femme amoureuse, courageuse, obstinée.
Par amour pour les deux hommes de sa vie, Théo et Vincent, par amour de l'art , elle a oeuvré à ce que le talent de Vincent van Gogh soit reconnu. Nous découvrons une jeune femme fidèle à ses promesses par delà l'absence, en avance sur son temps, faisant fi des critiques et de son propre découragement parfois. Alors qu'elle aurait pu se replier sur sa douleur après avoir perdu les deux êtres qui lui étaient chers, elle a choisi la vie, farouchement désireuse de mettre fin à la malédiction qui planait dans la famille Van Gogh et de donner à son fils, prénommé Vincent, lui aussi, une vie plus joyeuse.
Beau portrait d'une femme injustement méconnue.
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Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
Van Gogh regardait le monde avec la même intensité qu'un enfant. p80
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Elle lit toute l'angoissante série qu'il a écrite du sanatorium de Saint-Remy-de-Provence, puis elle regarde un long moment une étude de déchargeurs à Arles.
Ce jaune pâle haletant du soir qui le poussait à beaucoup trop boire.
On dirait un Turner ou un Monet, mais avec une pincée de rage, alimentée par l'excès d'absinthe, qui donne de l'autonomie à sa peinture, une voix qui lui est propre.

"Je le contemple près d'une demi-heure.
La légèreté du paysage comme s'il s'agissait d'une étreinte.
Van Gogh cherche la peinture comme l'eau à la bouche de la tempête. " (p. 143)
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"Je parle parfois avec les touristes qui sont intéressés par les tableaux et je leur donne des détails sur leur origine.
mais il y a des moments où je ne dis rien. Je reste comme hypnotisée devant une toile. Le secret consiste alors à m'attarder sur un tout petit fragment du tableau, un détail fugace, un coup de pinceau qui semble condenser la totalité de l'oeuvre. Très souvent, mon geste attire l'attention du voyageur.
Je constate alors que chaque fois que deux personnes regardent un tableau de Van Gogh il se tisse en silence comme si elles écoutaient de la musique, une complicité qui défie l'explication. "

En même temps qu'elle apprend à diriger une auberge, Johanna commence à considérer ce travail comme un prélude à une tâche plus urgente et nécessaire : faire connaître l'oeuvre de son beau-frère. (p. 107)
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Le nom de Vincent Van Gogh ne sera plus lié à un enfant mort à la naissance, à un peintre fou et excentrique, alcoolique et religieux, amateur de bordels et décadent.
Mieux encore : ceux qui circulent maintenant devant ses tableaux et ses lettres savent que Vincent Van Gogh a été un homme tenté par le feu de la création.
Johanna a peut-être entrepris aussi cette tâche au nom de son fils, pour conjurer la malédiction de son nom.
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On n’enregistre que deux opinions favorables sur l’œuvre de Van Gogh du vivant du peintre. En 1889, dans un reportage réalisé pour la revue De Portefeuille d’Amsterdam, le peintre Joseph Jacob Isaacson le définit comme un pionnier unique qui lutte seul dans la nuit profonde, et la postérité devrait retenir son nom -–Vincent. Inexplicablement, la phrase offensa Van Gogh qui refusa pendant quelque temps de parler à Isaacson.

L’année suivante, en janvier 1890, dans un article du Mercure de France intitulé « Les isolés », le poète Albert Aurier publia la première critique élogieuse sur l’œuvre de Van Gogh. L’artiste se fâcha de nouveau et écrivit même une réponse à l’auteur en expliquant tout ce qui lui restait encore à apprendre dans le domaine de la peinture. Il le regretta ensuite, lui présenta ses excuses de différentes manières et lui envoya par l’intermédiaire de Théo un tableau de la période d’Arles.
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