AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2072763231
Éditeur : Gallimard (08/03/2018)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 89 notes)
Résumé :
Auvers-sur-Oise, juillet 1890. Vincent Van Gogh revient du champ où il est allé peindre, titubant, blessé à mort. Il n'a pas tenté de se suicider, comme on le croit d'ordinaire. On lui a tiré dessus. Inspiré par les conclusions des historiens Steven Naifeh et Gregory White Smith, ce roman retrace dans un style épuré les deux dernières années de la vie du peintre et interroge sa fin tragique. Qui est responsable de sa mort ? Pourquoi l'a-t-on tué ? Comment la légende... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
Adriatik
  03 mai 2018
C'est avec beaucoup d'émotion que je me prépare à rédiger ma chronique sur ce livre. J'ai le coeur serré et les mots qui se bousculent dans ma tête. Mais il faut que je parle de cette biographie romancée qui m'a arraché quelques larmes, sinon je ne pourrai pas passer à une autre lecture.
Comme le titre l'indique quelqu'un a tué Vincent van Gogh, contrairement à ce qu'on a cru pendant 120 ans.
C'est le livre biographique Van Gogh : The life écrit par les américains Steven Naifeh et Gregory White Smith en 2011 qui tire cette conclusion. C'est de cette biographie que Marianne Jaeglé a été inspirée. Elle a rassemblé tout le matériel nécessaire, les correspondances du peintre avec son frère Théo, les lettres de Paul Gauguin et plusieurs autres informations. C'est un travail de recherche extraordinaire, une véritable oeuvre d'art.
Avec une belle écriture poétique, Marianne Jaeglé retrace les deux dernières années de la vie de Vincent van Gogh. le peintre mal aimé, nous apparaît avec toute sa sensibilité et sa passion pour la peinture. Impossible de ne pas être touché par cette personnalité hors du commun qui n'a jamais fait de mal à personne.
C'est rare qu'un livre me touche autant. Je lis depuis toujours, j'ai aimé plusieurs bouquins, mais côté sensibilité, je compterai désormais trois oeuvres : Notre dame de Paris de Victor Hugo durant mon adolescence , ‘Les pêcheurs' de Chigozie Obioma, lu l'année dernière et "Vincent qu'on assassine".
Encore un coup de coeur, un de plus…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          654
jeunejane
  07 novembre 2018
Nous suivons Van Gogh dans son parcours sinueux depuis Arles jusqu'à Auvers-sur-Oise.
A Arles, il repeint une maison abandonnée qui devient "la Maison Jaune". Il voudrait la transformer en école du Midi. Paul Gauguin vient le rejoindre mais ils sont tellement différents que la relation s'envenime vite. Paul semble plus solide, très écrasant.
Vincent est hypersensible, confronté aux moqueries des gamins du coin.
Ses originalités sont mal perçues. Il peint avec frénésie des peintures qui, on le sait maintenant deviendront des chefs d'oeuvres.
Pris d'une crise de désespoir, Vincent se tranche l'oreille. Il passera quelques temps dans un asile à Saint-Rémy financièrement couvert par Théo qui vide un héritage pour faire vivre son frère.
Il arrive ensuite à Auvers-sur-Oise où il sera suivi par le docteur Gachet et finira ses jours atteint par le tir d'une arme. La sienne ou celle d'un fils de bourgeois qui l'avait pris pour cible.? Le doute plane...Jean-Michel Guenassia l'avait déjà sous entendu dans son livre magnifique "La valse des arbres et du ciel".
Marianne Jaeglé nous livre un roman qui part à la rencontre du peintre, de l'homme blessé dans son âme, honteux de ne pas pouvoir subvenir à ses besoins. Son écriture est magnifique et les ambiances sont décrites de façon à ce qu'on se retrouve dans le décor du livre.
Après avoir lu "La valse des arbres et du ciel", "La veuve des Van Gogh" et celui-ci, j'ai trouvé que de nombreux évènements se recoupaient comme le lien très fort entre les deux frères, la sympathie naissante entre Johanna, la belle-soeur et Vincent. Le plus imaginatif des trois livres que j'ai lus est celui de Jean-Michel Guenassia mais, après tout un roman n'est pas obligé de respecter les faits à la lettre. le plus respectueux de la nature du peintre est celui de Marianne Jaeglé et "La veuve des Van Gogh" amène un vent de renouveau après la mort des deux frères.
Je sais qu'il existe d'autres oeuvres sur Vincent van Gogh mais je crois que je vais m'arrêter ici pour mes lectures à son sujet.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          600
fanfanouche24
  09 janvier 2017
Le dernier roman de Jean-Michel Guenassia qui mettait en scène les dernières semaines de Vincent van Gogh à Auvers sur Oise m'a appris le travail , les recherches de deux historiens américains, remettant en cause la légende du suicide de cet artiste. Légende entretenue par tous, dont le
fameux "bon Docteur Gachet"... et ceci dure plus de 120 ans... Alors qu'en réalité il fut tué...
La lecture du roman de J.M. Guenassia m'a incitée à aller plus avant ; c'est ainsi que j'ai choisi la lecture du roman de Marianne Jaeglé, que je lis pour la toute première fois, et avec infiniment de plaisir !
L'écrivain a une écriture fluide, poétique, pleine de sensibilité et d'empathie envers cet artiste-peintre, écorché vif, ayant vécu son art comme un sacerdoce, tour à tour "bonheur et ultime souffrance"
Marianne Jaeglé, s'est également inspirée des investigations des deux historiens, Steven Naifeh et Gregory White Smith. Elle met en scène les trois unités de lieux : Arles, St Rémy de Provence et Auvers-sur-Oise
Elle explique dans un interview ses supports et la documentation utilisés pour ce roman: les célèbres lettres, bien sûr, de van Gogh à son frère Théo,qu'elle connaissait depuis fort longtemps, mais également d'autres correspondances, dont celle de Gauguin, Emile Bernard, et un ouvrage des
plus détaillés et précieux sur la période très riche bien que des plus éprouvantes , vécue à Arles entre Van Gogh et Paul Gauguin, cet "Atelier du midi" commun , tant rêvé par Vincent !!
[" Van Gogh et Gauguin, L'Atelier du midi"de Douglas W. Druick et Peter Kort Zegers, Gallimard, 2002]
En dehors de son cadet , Théo, ayant compris d'instinct le talent et l'originalité de son frère, Van Gogh, sa vie durant, vécut une traversée du désert, une incompréhension tenace de ses contemporains, et même des autres artistes, dont Paul Gauguin, l'ami qu'il admire et aime tant , et méprise les toiles trop vite bâclées, trop "émotionnelles"...à son goût!!
Le destin de van Gogh, nous le connaissons tous... mais le livre de Marianne Jaeglé réussit un tour de force en écrivant avec poésie et finesse les questionnements, le regard unique , l'amour viscéral de van Gogh pour sa peinture...ce décalage avec les autres, dont il souffre tant, qu'il essaye pourtant de réduire, tant qu'il peut, sans succès, jamais !!.
Un idéaliste qui ne rêvait que de fraternité, de partages avec d'autres peintres, d'autres artistes, cet atelier communautaire , qu'il a tout fait pour concrétiser...
Cette complicité et affection exclusives entre Théo et Van Gogh... nous les "revisitons" avec moult émotion... grâce aux lignes de Marianne Jaeglé. Théo n'aurait pas été aussi constant dans la certitude du talent de son frère... nous n'aurions sans doute pas eu la chance, le bonheur, de connaître, admirer les oeuvres de Vincent, encouragé moralement et financièrement par un Théo, seul dans son indéfectible appréciation de la peinture de Vincent, toujours, fidèle et tenace et espérant que l'on reconnaisse enfin le talent de Vincent...
"La vie sans son aîné, sans ce grand rêve de peinture et d'avenir que celui-ci portait pour eux deux lui fait horreur. Comment Théo fera-t-il pour y croire encore ? Où trouvera-t-il encore le courage de vendre des tableaux dénués de grâce, faits par des peintres qu'il n'estime pas ?
Où puisera-t-il la force de dialoguer avec ceux qui n'ont pas su reconnaître le talent de son frère ?" (p. 301)
Un roman bouleversant, à l'écriture des plus prenantes...J'ai adoré cette lecture. Je regarderaisûrement très vite du côté des ateliers d'écriture qu'anime Marianne Jaeglé [cf "Ecrire, de la page blanche à la publication" , édition Scrineo, 2014]
"Tu es trop jeune pour le savoir, ajoute-t-il à voix basse: un peintre peint non seulement avec de la couleur mais aussi de l'abnégation et des renoncements à soi et le coeur brisé" (p. 232)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          512
Ambages
  16 février 2019
"En plein air, exposé au vent, au soleil, à la curiosité des gens, on travaille comme on peut, répond Vincent. On remplit sa toile à la diable. Alors pourtant, on attrape le vrai et l'essentiel : le plus difficile c'est ça."
Alors là…! je me suis trouvée embarquée dès les premières lignes. Une écriture pleine, fine, vive, qui plonge le lecteur dans les dernières années de la vie Vincent. Je n'arrive plus à le voir comme Vincent van Gogh. C'était Vincent, et Théo aussi. Les frères maudits et le frère fantôme. Tous étaient réincarnés. Ce roman possède une rare puissance. J'étais en immersion et il me fallait, lorsque je le lâchais, un petit temps pour revenir à ma réalité, parce que j'étais avec lui, dans sa tête. Vincent. Pas une once de méchanceté, une folle admiration pour Gauguin et si coupable vis-à-vis de Théo. J'avançais dans les champs en plein été du côté d'Arles au début -elle était belle cette maison jaune- puis je vins à Auvers. Je savais pourtant qu'il ne fallait pas y aller, moins de soleil, moins de vie. Ca allait se finir avec le livre. J'ai même pensé m'arrêter avant la fin. Oh pas beaucoup, dix ou vingt pages… en fonction. Pour ne pas être à ses côtés, dans sa chambre, dans sa souffrance. Et puis l'écriture me tenait. Tellement personnelle, on ressent, on voit, on est avec Vincent. C'était assez incroyable d'y être, et très souvent c'était difficile. J'ai adoré !
"C'est la peinture qui a voulu de moi, la peinture et personne d'autre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          446
Fleitour
  07 juin 2017
Ma première rencontre avec l'oeuvre de Vincent van Gogh remonte à l'année 1964, dans ce petit musée proche de la ville natale de Vincent, à Nuenen, grâce au sculpteur Pierre de Grauw, et aux étudiants des beaux arts de Paris.
Le village de Nuenen montre ce qui a façonné la production de l'artiste, c'est dans cette région brabançonne qu'il a suivi ses premières leçons de dessin et produit un quart de son oeuvre.
Cette réalité loin de la flamboyance de ses futures peintures d' Arles, m'avait sidérée par les scènes sombres et poignantes montrant des mangeurs de patates ou de vieilles paysannes, des laboureurs, cette glaise devait inspirer toute son oeuvre, et irriguer sa perception de la nature et de la vie, cette humanité allait coller littéralement à chaque coup de ses pinceaux.
Mon livre de référence, écrit par Charles Estienne et publié en 1953, décrit un peintre devenu fou, Van Gogh se suicide à cause d'une volée de corbeaux, ( idem chez Frank Elgard Amsterdam 1994) .
Le livre de Marianne Jaeglé est d'une bien plus grande finesse, pour nous initier par étapes à la vision de Vincent, à sa cohérence sa force et son abnégation, à l'explosion des couleurs qui l'habitaient.
Son livre charnel, sensuel, ardent nous dit, et nous fait lire le ressenti palpable des émotions du peintre, "Etre la pulsation de l'herbe qui croit, de la fleur qui s'épanouit, habiter les volutes des nuages, le crissement des cigales, le cuir fatigué des chaussures.p177"
Toute sa sensibilité est encore dans cette phrase  "Il lui faut habituer son corps à une peau, à une odeur, à une voix, à la proximité d'une autre chair, à sa chaleur. Il a besoin de temps...Il lui faut des caresses, des baisers, être rassuré de l'attention qu'on lui porte, sans quoi son corps ne peut pas. Il lui faut pouvoir s'abandonner à la douceur, à la confiance..."
P47
Est-ce alors un malade mental ou un peintre génial ?

La lumière est enfin porté sur les médecins dont la mission est de protéger, comprendre, accompagner Van Gogh. Ils ont failli, et plus encore méprisé. le bon docteur Gachet laissant pourrir des toiles à l'humidité et malgré les remarques avisées de Vincent. L'excuse dégradante aux lèvres fuse pourtant, il avait mieux à faire, "soigner mon jardin."
On est frappé par la légèreté des médecins, Félix de Rey ou Gachet, c'est si simpliste si peu cohérent d'invoquer la folie, face à un homme si complexe si novateur.
Avec le docteur Félix Rey une étape de plus est franchit, dans le mépris, et la vulgarité, quand il demande qu'on répare son poulailler avec un portrait de van Gogh. Lui qui ne voit dans le portrait qu'une mascarade, ne supporte pas ce que dit son visage, "Il regarde stupéfait la moustache qui vrille, l'oeil coquin, les lèvres charnues."
Ils ont non seulement humilié leur malade, mais détourné la fougue du peintre et son inspiration en une folie qu'il fallait corriger, soigner, c'est l'inepte et invraisemblable comportement de ceux qui devait sauver. N'est ce pas la fatigue et le surmenage qui mène Vincent au bord du burn-out non la folie, .
L'artiste est hyper sensible et dans le cas de Vincent il se double d'une hyper activité, qui est un étonnement pour le jeune Hirschig, Théo lui même n'a pas les clés pour comprendre son frère, lui même englué dans un situation qui le dépasse.
Quand l'article d' Albert Aurier sort dans le Mercure de France , c'est la stupeur voir l'impression d'un canular. Personne n'y croit!
"Ce qui caractérise son oeuvre, c'est l'excès, l'excès en la force, l'excès en la nervosité la violence en l'expression"...p 188 citation à lire.
Vincent peut-il entendre ces louanges ?
Non car un jour,
"Un an jour pour jour après la naissance du 1er enfant, Vincent est nommé exactement du prénom de son frère aîné,... Lui n'a jamais fait autre chose que tenter de le remplacer. Et tous les dimanches il y avait la rituelle promenade au cimetière.
Voilà pourquoi il est promis à l'errance, et l'échec quoi qu'il fasse."
P 174
L'absence du regard d'une mère, de son amour est insurmontable.
La voix d'Annie Ernaux me vient aux paupières, celle qui remplaça une soeur jamais nommée.
Vincent manque de bluff, d'aplomb, de feu sacré en lui même, il perçoit que Paul se moque de lui, alors qu' il partait avec les tournesols, sans complexe il réalise une copie de son tableau du « fauteuil aux tournesols » qui sera ensuite salué par Albert Aurier.
L'intelligence de Marianne Jaglée est de nous faire partager ses éblouissements, sur les godillots de cuir comme sur les tournesols, où les paysages d'Arles (la Nuit étoilée ).
Vincent aura peint une oeuvre immense en 15 mois, 200 tableaux, et les chefs d'oeuvre de l'art du XX ème, certains soulignent ses hallucinations, d'autres y voient l'expression tourmentée de l'âme humaine, et la prééminence de la couleur.
Je vais saluer comme les autres chroniques un livre lumineux, qui parle au coeur, qui cherche notre empathie, puis notre enthousiasme pour les peintures de Vincent.
L'écriture poétique est d'une belle sensibilité, un enchantement.
Un coup au coeur, oui.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          263

critiques presse (1)
LaLibreBelgique   04 août 2016
Marianne Jaeglé romance les deux dernières années de la vie du génial peintre. Où pèse l’absence de reconnaissance et de compréhension, pourtant vitales.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   04 janvier 2017
Mais il y aussi que jamais Gauguin n'a pu discuter avec lui d'égal à égal : quand ils parlent de peinture, Gauguin s'adresse à lui pour lui enseigner sa vérité et la corriger de ses erreurs. Jamais il n'a eu ce sentiment espéré d'avancer côte à côte, comme deux laboureurs traçant chacun leur sillon parallèle. Vincent a cessé de lui dire ce qu'il pense. son rêve d'amitié a vécu.
Oui, il en est persuadé c'est en travaillant qu'on se rencontre.Voilà pourquoi il a tant peint, tant dessiné, pourquoi il se démène comme un fou. Dans l'espoir de se trouver lui-même, à travers la peinture. (p. 88)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          310
FleitourFleitour   03 juin 2017
Ce qui caractérise son œuvre, c'est l'excès, l'excès en la force, l'excès en la nervosité la violence en l'expression. C'est un exalté, ennemi des sobriétés bourgeoises et des minuties, une sorte de géants ivre, plus apte a des remuements de montagne qu'à manier des bibelots d'étagère, un cerveau en ébullition, déversant sa lave dans tous les ravins de l'art, irrésistiblement un terrible et affolé génie, sublime souvent grotesque quelquefois, relevant presque toujours de la pathologie... Percevant avec des intensités presque anormales, peut-être même douloureuses, les secrets caractère des lignes et des formes mais plus encore des couleurs.
Extrait d'un article de Aurier, journaliste
p 188
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          200
cecilitcecilit   04 août 2018
En une semaine, Vincent a peint onze tableaux, à la va-vite, tous bâclés, "sabrés", comme il dit, pour justifier son à peu-près, barbouillės furieusement, l'un après l'autre, mais tout de même, onze ! dont certains, malgré la frénésie avec laquelle ils ont été exécutés , ne sont pas sans intérêt, il doit l'admettre... Et tout cela fièvreusement, en gémissant ou en se parlant à lui-même, en insultant la toile et la peinture, en tirant sur ses cheveux roux et en se balançant d'avant en arrière..
Paul finit par demander : -"Mais enfin, mon cher, pourquoi peignez-vous aussi vite ?".
Vincent reste coi. Il ne sait que répondre. Comme tout le monde, voilà Paul frappė de la façon dont il s'acharne sur sa toile, de la hâte avec laquelle il étale la peinture, de la fureur avec laquelle il s'exclame quand il n'arrive pas à faire ce qu'il veut, de la rage avec laquelle il déchire sa toile lorsqu'il ne parvient pas à realiser ce qu'il voulait. A sa question, il demeure stupide, impuissant à s'expliquer. Ce qu'il faudrait avouer des choses si intimes, si difficiles à admettre.
Peindre permet d'affronter l'angoisse, c'est aussi simple que ça.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
fanfanouche24fanfanouche24   08 janvier 2017
Demain, il (Van Gogh)peindra ce champ de blé mûr, avec ses épis gonflés et lourds, parsemés de fleurs délicates, et au-dessus, comme un aplat de couleur, le ciel d'un bleu cobalt vif et pur. En montrant cela, la nature simple et sublime, il donnera envie de bonté et d'espérance à tous ceux qui regarderont sa toile. (p. 267)
Commenter  J’apprécie          280
jeunejanejeunejane   07 novembre 2018
Sur le lit, le blessé s'agite. Le meurtrier a pris la fuite...Il espère que les deux gamins ont réussi à faire disparaître l'arme et à quitter le pays sans être vus. Quant à lui, il est robuste, il peut encore s'en sortir. Mais si ce n'est pas le cas, sa disparition soulagera Théo. Il était un tel fardeau pour son frère et sa famille.
Commenter  J’apprécie          240
Videos de Marianne Jaeglé (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marianne Jaeglé
RENCONTRE AVEC JEAN MICHEL GUENASSIA – MARIANNE JAEGLE
autres livres classés : vincent van goghVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
832 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre
.. ..