AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
EAN : 9782492835094
136 pages
Éditions du Yéti (10/01/2023)
4.56/5   9 notes
Résumé :
« Je finis par reculer, sans me lever, le plus discrètement possible. La magie a eu lieu. La rencontre s’est produite. L’émerveillement était là, encore une fois. »

Photographe animalier, Bob Solo nous entraîne avec lui au sein des fleuves, des marais, des forêts, à la recherche de la faune sauvage. 27 chroniques de rencontres émouvantes, souvent bouleversantes.
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Cannetille
  22 janvier 2023
Après, en 2021, un premier livre bouleversant, imprégné de la présence de sa compagne récemment disparue, Bob Solo revient avec un nouveau récit autobiographique, empli cette fois de ses expériences de photographe animalier amateur et d'un tout autre type d'émotion : celle qui vous saisit lorsque votre route et votre patience vous permettent d'entrevoir, en fugitifs moments de grâce, les discrètes et farouches beautés de la faune sauvage.

Chevreuils en Berry, cerfs en forêt de Tronçais, renards et marmottes dans le Massif Central, petit peuple des oiseaux de jardin ou bandes d'oiseaux migrateurs en Camargue, vautours réintroduits dans la Drôme ou gorilles sauvés dans un « espace zoologique » de la Loire… : entre petits jours en pleine nature, approches persévérantes et parfois sportives, aléas et coups de chance, chaque rencontre est une petite aventure riche en anecdotes et en sensations, mais aussi le couronnement, toujours imprévisible, d'une démarche toute d'humilité et de respect. En se fondant, invisible, dans chaque environnement naturel, l'observateur prend conscience de son statut d'intrus dans ces microcosmes que l'homme malmène ordinairement. Et c'est avec un émerveillement mêlé d'une pointe de tristesse, qu'en se camouflant aux côtés du photographe, l'on se fait le témoin de cette diversité animale devenue atrocement peau de chagrin.

Aucun lecteur ne restera insensible à la simplicité et sincérité de ton de ces petits récits attachants. Mis bout à bout, ils forment un ensemble jamais moralisateur, mais qui, en partageant le réel plaisir de l'observation et de la découverte de la nature et de sa faune, en même temps que l'excitation du chasseur de belles images, mène immanquablement au regret de voir peu à peu disparaître toute cette fascinante vie sauvage.

Ne reste plus alors, grâce au bonus en ligne offert avec le livre, qu'à courir découvrir les photographies de Bob Solo, chacune encore plus forte de son histoire particulière.

Un grand merci aux éditions du Yéti pour cette très attachante découverte.
Lien : https://leslecturesdecanneti..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          783
DianaAuzou
  20 janvier 2023
Cette émotion particulière, Bob Solo, Editions du Yeti 2023****
Janvier 2023 - lecture rapide, reprise par endroits pour le plaisir de revivre une pulsation présente à chaque instant pour tous ceux qui y prêtent l'oreille et se mettent en creux pour l'accueillir.
« Dans ces moments-là, je ne veux rien », le début d'un voyage, j'aime ce manque de vouloir qui laisse la place toute entière au besoin d'être et de sentir, à l'instant.
Des moments imaginés, vus et vécus, des souvenirs lumineux qui reviennent à répétition, en boucles de huit couché.
La beauté de l'écriture naît de la fraîcheur des émotions auxquelles Bob s'ouvre, de son envie de se confondre avec le vivant sauvage, de son émerveillement devant des moments rares de rencontres, l'espace d'un instant.
Patience, attente, désir d'aller vers l'autre vivant en ami et non en conquérant, la qualité du silence et de l'écoute, oubliés maintenant ou devenus désuets, et beaucoup de verbes à l'infinitif comme actions, réalisations, rêves, espoirs à attendre en mode, sans le temps.
L'homme reste détaché de la beauté du vivant sauvage, il est ce qu'il est, il en est conscient, vit avec le désir de pouvoir y retourner pour le grand bien que ça pourrait lui faire, il en fait la prière.
Pour approcher la vie sauvage il faut se camoufler, cacher notre condition humaine et le mal qu'elle fait, cette vie nous le dit à chaque fois par sa méfiance ! de plus en plus rares se font les moments dont nous pouvons, non, pas « profiter », mais les moments que nous accueillons.
Impossible de se confondre avec le sauvage, l'homme est sur le qui vive, à l'affût d'un moment de grâce, il en a besoin, « j'ai besoin de cet émerveillement .  Je ne sais pas comment on peut vivre sans. »p.27, serions-nous damnés ?
L'émerveillement est en face de nous, pour le vivre un pas suffirait, entrer dedans, abandonner le recul et la triste conscience de la différence et du rejet de la part du sauvage.
Comme nous ne sommes pas dans le monde sauvage, nous tentons de l'immortaliser, de le piéger dans nos photos, ça y est je l'ai eu et nous sommes contents, il ne bouge plus, il ne peut plus nous échapper. Possession ? Nostalgie ? Peut-être désir de transmission, et Bob, vous êtes parmi ceux qui le font.
L'enfant sauvage « grimperait aux arbres, même quand c'est dangereux », p.31 je dirais surtout quand c‘est dangereux !
« le bonheur n'est pas toujours au rendez-vous » p.38, peut-être parce qu'on a oublié de le sentir dans l'instant fuyant, on a oublié aussi de le construire, maintenant on l'attend au rendez-vous, et lui ne vient pas et, d'un pied de nez, a l'air de nous dire : c'est raté !
Le temps se définit en unités mesurables, repères humains, de l'humain civilisé, pour une bonne compréhension de la durée, et souvent l'instant est oublié. p.48
Sophie partie sans le vouloir, elle ne vous a pas quitté, et essaie, tente, vous supplie de vivre, de ressentir ce que la vie a de plus cher, et ainsi faire revivre votre amour, y aurait-il un autre choix ? p.50
« rêveries idiotes » p.52 , je ne crois pas qu'elles soient idiotes, vous non plus Bob, elle sont devenues idiotes, nuance et déception.
« nous sommes l'unique espèce qui détruit le monde qui rend son existence possible, incapables d'atteindre ce point d'équilibre que toutes les autres semblent avoir trouvé. En ce sens, ce splendide primate [le gorille] a plus de sagesse que moi »p.71. Ce sont mes réflexions aussi, celles des millions d'humains, sûrement, ainsi que notre désillusion !
Bob, solo, vous êtes accompagné de votre appareil photo et viennent au rendez-vous les oiseaux du ciel, la faune de la terre, le vivant sauvage encore peureux à l'approche de l'humain, il a raison. Quelle joie de retrouver ce vivant dans vos pages et sur votre blog.
Vous n'êtes pas seul, Sophie vous accompagne, elle est avec vous, dans vos rires et vos pleurs, dans votre force de la faire vivre, de vivre maintenant pour deux, pas facile, mais la vie a le dernier mot.
Je viens de finir Cette émotion particulière et la mienne arrive tout de suite derrière, quoi de plus naturel.
Un grand merci à Pierrick des Editions du Yeti qui m'a proposé cette lecture que j'ai accueillie et que je recommande chaleureusement.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          251
cvd64
  14 janvier 2023
Un grand merci à Pierrick de m'avoir permis de découvrir "cette émotion particulière ".
Un récit écrit un peu comme un journal de bord sur la passion de l'auteur pour la photographie et la nature, un retour aux sources, aux origines.
Un déroulé au fil des saisons et des paysages avec un brin de nostalgie pour ce qui fût ou ne sera bientôt plus mais aussi un éternel recommencement, comme les saisons, ce qui tend à nous faire espérer, ne serait-ce qu'un peu.
Des mises en situation du photographe face à ses sujets de prédilection qui valent tous les selfies de la terre même si parfois, voir souvent il doit donner de sa personne pour un seul cliché ou simplement un instantané de pur bonheur.
En complément de ce récit, l'auteur nous fait découvrir une galerie de portraits pris sur le vif qui valent le détour pour la beauté naturelle qui s'en dégage et un esprit de liberté.
Commenter  J’apprécie          190
cecille
  10 janvier 2023
C'est aujourd'hui que vous pouvez trouver sur les site des éditions du Yéti le livre de Bob Solo. Dans cette émotion particulière il nous emmène en voyage à travers forêts, marais, montagnes, observer la nature vivante. Que de splendeurs découvertes au détour d'un chemin ou en affût. Ces oiseaux admirés de la grive musicienne, au loriot percher à la cime d'un bouleau, la buse en vol plané, ces oiseaux chanteurs que sont les passereaux, le rouge-gorge solitaire, la fauvette a tête noire pour ne citer qu'eux. La nature est enchanteresse à qui sait la vivre, la respirer. Bob Solo est de ces personnes qui ose partir s'aventurer seul en pleine forêt la nuit tombée, marcher sans but si ce n'est de marcher. " Marcher pour se libérer de tout.. Marcher comme pour s'enfuir, pour s'extirper de sa propre peau et devenir l'ailleurs. Ou bien devenir soi un instant..."
https://www.yeti-editions.fr/produit/cette-emotion-particuliere-bob-solo/
Lien : https://www.facebook.com/lec..
Commenter  J’apprécie          241
bookaddict02
  16 janvier 2023
Je voulais en premier lieu remercier Pierrick Tillet pour l'envoi du livre « Cette émotion particulière » de Bob Solo édité aux éditions du Yeti. Cet auteur nous emmène avec lui et nous fait découvrir ce qu'il y a de beau sur terre. Une ode pour cette nature merveilleuse pour qui sait regarder et écouter. Il nous décrit si bien les paysages et les animaux rencontrer qu'on a l'impression d'y être.
Grâce à cette lecture j'ai pris conscience que si on ne prend garde toute cette beauté peut disparaitre.
Je suis allée à la fin de ma lecture voir le site https://bobsolo.wixsite.com/bobsolophoto/portfolio où j'ai pu voir de magnifiques photos.
Un grand merci
Commenter  J’apprécie          140

Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
CannetilleCannetille   22 janvier 2023
On n'avait vu que l'aspect utilitaire de la nature, une fois de plus. Plutôt que planter un piquet pour y accrocher un panneau, on clouait celui-ci au tronc d'un arbre sans autre considération. J'avais accompagné mon amie sur plusieurs sites pour assister à ses séances de photos, lui signalant même parfois ce qui pouvait faire une bonne image. Les jours passant, à voir tous ces arbres mutilés de la sorte, j'avais fini par ressentir une véritable empathie à leur égard. Une bonne dose de culpabilité aussi, en tant qu'humain, jusqu'à une sensation de malaise physique. J'y voyais la marque de notre indifférence à ces autres formes de vie, que nous jugeons trop inférieures pour nous émouvoir de leur sort. Et peut-être une certain degré de cruauté. Mais à bien y réfléchir, sachant le peu de prix que peut avoir le vie humaine en certains endroits du monde, on ne s'étonnera pas des traitements infligés aux vivants non-humains, en premier lieu les animaux, chassés, exterminés, exploités, produits à la chaîne. Alors pensez donc, des végétaux, qui s'en soucie ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
CannetilleCannetille   22 janvier 2023
Nous restons longtemps là à les regarder, bien après que le reste des visiteurs soit parti. Ils sont toujours aussi calmes. Certains semblent simplement se reposer après leur repas. En voilà un qui se cale contre la baie vitrée. Cette proximité m'émerveille. Je plonge mon regard dans le sien. C'est évidemment un réflexe d'anthropomorphisme qui me fait y chercher quelque chose que je pourrais comprendre. Et je voudrais qu'à son tour il perçoive quelque chose de moi. Rêve fou de pouvoir communiquer avec un être vivant qui ne semble pas d'une totale altérité. Au demeurant, c'est un fait, si l'on en croit la théorie de l'évolution : il y a fort longtemps vivaient nos ancêtres communs. Et quoi qu'il en soit, nous avons en partage ce phénomène étrange qu'est “la vie” ainsi que cette planète qui nous a vus apparaitre, qui nous a permis d'exister, qui nous a nourris. Dès lors, j'en arrive une fois de plus à l'idée que nous n'avons pas plus de droit que lui, pas plus de légitimité à vivre que lui, ni que n'importe quel organisme vivant. Et enfin, que nous sommes l'unique espèce qui détruit le monde qui rend son existence possible, incapables d'atteindre ce point d'équilibre que toutes les autres semblent avoir trouvé. En ce sens, ce splendide primate a plus de sagesse que moi. Lui connait les lois de la nature, les mêmes peut-être qui régissent notre univers, et il les respecte, dans son propre intérêt.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          52
CannetilleCannetille   22 janvier 2023
— Vous venez pour nos marmottes ?
La formulation me fait sourire. Oui, c'est bien pour ça que nous sommes là, pour leurs marmottes. Réintroduites il y a plusieurs décennies, elles ont largement colonisé le secteur depuis. Profitant de l'occasion, j'essaie d'en savoir plus, mais je n'ai pas beaucoup de questions à poser. Notre hôtesse nous fait aussitôt un topo complet, nous indiquant un itinéraire détaillé à suivre à partir du gîte, précisant les repères à ne pas manquer : le sentier juste avant le petit pont, le versant à grimper depuis la vieille cabane. Elle peut nous garantir le plein succès de notre expédition.
— Il faut être sur place très tôt, j'imagine...
J'avais beau avoir potassé le sujet, j'étais en fait bien ignorant des moeurs de nos gentils rongeurs. C'était pourtant évident.
— Non, pensez-vous, ce sont des marmottes ! Inutile de vous lever aux aurores. Dans la première moitié de la matinée, c'est bien suffisant, et vous aurez une belle lumière.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          31
CannetilleCannetille   22 janvier 2023
Je demande des précisions au sujet de certaines pistes barrées par de larges grilles amovibles, lestées par des blocs de béton, du type de celles qu'on utilise pour interdire l'accès aux chantiers de construction. « C'est pour les cerfs. À cette époque, ils sont vite dérangés, alors il faut réglementer davantage. Figurez-vous que c'était devenu une sorte d'attraction. Les gens venaient en voiture au coeur de la forêt et attendaient, confortablement installés et phares allumés ! Ce n'était plus possible... »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
LivresdAvrilLivresdAvril   18 janvier 2023
Les images, en noir et blanc, montraient toutes sortes de
situations où l'arbre avait subi “la main de l'homme”, ne
servant que de support à divers éléments : clous, plaques de
métal faïencé, grilles et grillages, fils électriques, anneaux,
crochets, vis, pointes, barres de fer, panneaux de direction, d'information, d'interdiction... Et l'on voyait comment la
nature avait peu à peu “repris ses droits”, comment le végétal avait patiemment emporté la victoire sur le fer.
Certaines pièces de métal, déjà rongées de rouille,
semblaient littéralement avalées, dévorées, englouties par
les arbres.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40

autres livres classés : natureVoir plus
Notre sélection Non-fiction Voir plus

Autres livres de Bob Solo (1) Voir plus




Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (5 - essais )

Roland Barthes : "Fragments d'un discours **** "

amoureux
positiviste
philosophique

20 questions
718 lecteurs ont répondu
Thèmes : essai , essai de société , essai philosophique , essai documentCréer un quiz sur ce livre