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EAN : 9782352047377
272 pages
Les Arènes (11/04/2018)
3.76/5   137 notes
Résumé :
Le talent de conteur et de vulgarisateur de Peter Wohlleben continue d'opérer avec La Vie secrète des animaux.
Les droits des animaux, la prise en compte de leur intelligence et, plus récemment, de leur conscience, la question de la souffrance animale, tous ces sujets sont au coeur de l'actualité.
Après les arbres, Peter Wohlleben nous ouvre, à sa manière toujours simple, personnelle et imagée, les portes d'un nouveau monde caché : non plus seulement... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
3,76

sur 137 notes
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cascasimir
  06 mai 2019
" Un petit oiseau, un petit poisson s'aimaient d'amour tendre, mais comment s'y prendre ? "
Comment? Les animaux peuvent s'aimer, éprouver des sentiments, de la compassion?...
Vous connaissez Bambi?
Quand un faon meurt, sa mère ne cesse de revenir sur les lieux du drame et appelle son bébé, même s'il ne bouge plus.
Elle l'exhorte, le pousse de son museau et le lèche... en gémissant.
Quand c'est la femelle dominante et qu'elle doit emmener la harde, ailleurs, en sécurité, elle ne peut se résoudre à rompre le lien qui l'unit à son petit ...
C'est une autre biche qui devra prendre la tête de la communauté...

Des chercheurs canadiens ont observé des écureuils du Yukon.
Bien que cet animal soit un solitaire, on a vu un écureuil adopter jusqu'à 5 petits orphelins.
En 2012, la chienne Baby, un bouledogue français, a fait la une des journaux, en adoptant 6 marcassins errants.
La chienne Yéti adopta, elle, 14 porcelets. Les petits cochons suivaient leur nouvelle maman partout... Cochon qui s'en dédit!
La corneille Moses avait perdu sa couvée. Aucune raison d'adopter? Moses choisit un ennemi potentiel, un petit chaton...
Moses voulut nourrir le petit avec des vers de terre et des scarabées. Heureusement, Mme et Mr Collito nourrirent le chaton. Mais, l'amitié entre le chaton et Moses perdura, pendant 5 ans, jusqu'à la disparition de la corneille...
Les grands corbeaux n'ont qu'une partenaire, pour la vie. Mais, les animaux peuvent-ils vraiment nous aimer ?Les propriétaires de chiens, chats et autres animaux de compagnie vous diront que oui, bien sûr !
Ou alors, lisez ce livre formidable!
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Jmlyr
  08 avril 2019
Peter WOHLLEBEN, que l'on ne présente plus, a-t-il voulu surfer sur le succès de son précédent ouvrage, "Le vie secrète des arbres", pour diffuser ses messages massivement ? Fervent défenseur de la nature, il nous livre ses observations et connaissances sur divers animaux, domestiques ou non, complétées par des références de spécialistes.
Ce livre m'a moins touchée que le premier, sans doute parce que j'en savais déjà assez sur les animaux, alors que sur les arbres très peu au moment de ma lecture.
J'en retire un plaisir de lecture mitigé, malgré des anecdotes toujours sympathiques. Ce n'est pas un coup de coeur, j'ai accéléré à mi-chemin !
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dancingbrave
  21 août 2019
Voici un livre qui devrait être dans le cartable des écoliers du monde entier.
Peter Wohllleben a su faire un ouvrage « choc » même pour les lecteurs déjà convaincus qu'il n'existe pas tant de différences que ça entre homme et animal.
Dès l'introduction une vérité est énoncée: nous sommes, comme tous les êtres vivants, issus d'une "évolution", disons plutôt de modifications successives, et nous gardons en nous les bases plus ou moins exprimées de ceux qui nous ont précédés. Cela est avéré, documenté et simplement constaté par chacun d'entre nous et chaque jour. Dès lors comment envisager que douleur, amour, haine, peur, compassion, intelligence, ne soient qu'inventions humaines ?
Bien sûr on peut reprocher à l'auteur de ne s'appuyer que sur ses propres constatations pour établir les vérités qu'il énonce, sans expérience reproductible et généralisable. Mais ses propos sont tellement criants d'une vérité évidente, incontestable, d'une sagesse et d'un savoir rustiques, que d'osez y opposer des arguments scientifiquement corrects – je dirais presque scientistes - relèverait de l'outrage.
Car enfin, nous parlons ici d'intelligence, de sensibilité, de sentiments, j'oserais, d'âme. Alors comment les évaluer autrement que par un long contact attentif et intime avec l'animal et non par des expériences exemptes de tout affect ?

L'auteur déconstruit tranquillement, humblement, sans contest des tas d'idées pré-conçues : oui les animaux souffrent, ont peur - ce sont les bases de l'instinct de survie - ils sont capables d'amour, de compassion, de ruse, de mensonge, de curiosité ; ils ont le goût du confort, ils apprécient leur vie. Il suffit juste de les observer.

Si les animaux n'obéissaient qu'à leur programmation génétique, face à toute situation ils adopteraient tous la même réponse. Ce qui n'est, bien sûr, pas le cas.

Tous les arguments avancés par l'auteur font de l'ouvrage un véritable plaidoyer contre la chasse et pour une modération du régime carné.
Et puis comme pour bien enfoncer le clou, Wohlleben nous assène, sous forme de conclusion, le coup de marteau qui fera que jamais plus nous ne pourrons regarder un animal de la même façon :
« Comparer les animaux aux hommes n'est pas scientifique, c'est agir en rêveur, voire verser dans l'ésotérisme : tel est le reproche que l'on entend souvent. Dans le feu de l'action on en oublie une évidence apprise sur les bancs de l'école : l'homme, dun point de vue purement biologique, est également un animal, et ne saurait s'exclure de la liste. »

Précision encore sur cette présente édition grand format illustrée : les photos magnifiques, souvent en gros plans illustrent superbement et toujours à propos les chapitres.
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jullius
  31 août 2021
L'éthologie et les recherches sur l'intelligence animale ont depuis de nombreuses années déjà apporté des démentis cinglants à certaines théories sur le propre de l'homme : d'Aristote pour qui « seul d'entre les animaux l'homme à la parole », à Heidegger qui pensait que l'homme se distinguait par son imagination (l'homme comme « créateur de symboles »), en passant par Kant estimant que « parmi les habitants vivants sur cette Terre, l'homme se différencie de façon frappante de tous les autres êtres naturels par sa disposition technique (mécanique et liée à la conscience) au maniement des choses, par sa disposition pragmatique (à se servir habilement des autres hommes pour ses fins) et par la disposition morale de son être (agir à l'égard de soi-même et des autres conformément au principe de liberté, en se soumettant à ses lois » – dispositions elles-mêmes directement liées au fait qu'homo sapiens serait « un animal doué de capacité rationnelle » qui le rend apte à « faire de lui un animal raisonnable » ; et, bien sûr, inévitablement, en passant par Descartes pour qui nous serions les seuls à posséder une âme, nous offrant par là-même (et à nous seuls donc), l'intelligence, la sensibilité et les émotions (les animaux n'étant, que des machines autonomes).
Robert Yerkes, il y a un siècle déjà, publiait Presque humains (1925). Qui ça ? Les singes ! Yerkès (et son épouse, déjà…) montra en effet que les animaux savait résoudre, comme nous des problèmes nouveaux « au moyen d'idées ». de même Wolfgang Kholer, à la même période, dans L'intelligence des singes supérieurs (1927) soutint que pour résoudre une difficulté, un primate s'interroge, réfléchit et imagine mentalement une solution, qu'il fait appel à une véritable réflexion suivie d'une soudaine intuition : l' « insight ».
C'est surtout à partir des années 1960 que ces recherches font un bon prodigieux (notamment avec l'aventure scientifique de Jane Goodall au Kenya (où elle rejoint le Paléontologue Louis Leakey qui cherche à comprendre comment vivaient les premiers hommes, home habilis, dont le cerveau est à peine plus gros que celui des grands singes). A la rencontre des chimpanzés, Jane Goodall observera un jour un vieux mâle (Barbe blanche) cueillir une grande herbe, l'introduire dans un trou de termitière puis l'en retirer pour déguster les termites qui s'y étaient accrochées : la seule conclusion possible était bien que les singes, eux aussi, savaient recourir à des outils. Mieux encore, sa longue fréquentation de cette communauté simiesque lui permit de dégager des caractères : outre Barbe blanche elle identifia ainsi William, un mâle timide et toujours sur la réserve, à l'inverse de Flo, une femelle très communicative, et bien d'autres. Pire aussi, elle dut constater que les humains ne sont pas les seuls à commettre des meurtres : les chimpanzés aussi peuvent faire preuve d'une grande violence voire combattre, à mort, leurs ennemis. Seules en réalité (règle sociale) les jeunes femelles passaient d'un territoire à l'autre sans se faire agresser. Les mâles, eux, en patrouilles, contrôlaient les frontières, partaient éventuellement en mission de rapatriement des femelles et chassaient également en troupe.
Goodall ne fut pas la seule primatologue à se livrer à l'observation des singes en milieu naturel : Diane Fossey (dont nous connaissons tous le nom) est restée célèbre pour ses observations de gorilles au Rwanda (toujours sous l'impulsion de Louis Leakey) : démontrant que ces grands singes n'avaient rien des brutes auxquelles les mythes à la King Kong les réduisaient, mais se révélaient au contraire paisibles, intelligents et émotifs.
Pour la petite histoire (des sciences), nombres de ces primatologues qui ont contribué à changer le regard sur les singes sont des femmes (Biruté Galdikas, autre « ange de Leakey » comme on la surnommait avec Goodall et Faussey, mais encore Jeanne Altman, Linda Marie Fedigan, Sarah B Hrdy, Barbara Smith, Shurley Strum) : le regard que ces scientifiques femmes posèrent en effet sur les communautés de singes qu'elles étudièrent attentivement et passionnément, marqua une rupture avec les études en primatologie en vogue dans les années 1950 (et plutôt menées par des hommes), plus attentives (voire dominées) par une vision où la hiérarchie entre mâles était perçue comme le principal facteur organisateur du groupe. En s'intéressant davantage aux rôles des femelles, aux relations mères enfants, à la personnalité de chaque animal, ces primatologues femmes (et parfois féministe assumée comme Linda Marie Fedigan) ont fortement contribué à « humaniser » l'image de ces singes.
Humaniser… c'est le mot qui m'est venu à l'esprit en effet à la lecture de ce nouvel essai de Peter Wohlleben. Je l'ai d'abord abordé avec mes « tropismes » habituels, obsédé que je suis par ce qui peut bien nous caractériser, nous autres animaux humains. Et puis, (re)découvrant ou vérifiant, par mille et un exemple, et dans un style toujours aussi pédagogique, que les animaux sont des hommes comme les autres (doués de langage, d'intelligence, de capacité de calcul et de raisonnements stratégiques, aptes à l'entraide, à l'empathie même, dotés d'une conscience, de personnalités propres même, attentifs à éduquer leurs petits, à leur transmettre des savoirs utile, se répartissant des responsabilité mais sachant aussi se distraire, etc.), j'en suis venu à m'oublier, à nous oublier, regardant ces autres habitants de la Terre en eux-mêmes, pour eux-mêmes.
• S'il est encore besoin de les comparer, de les ramener à nous, pour mieux montrer à quel point la frontière qui nous en éloigne est ténue, voire discutable, c'est que l'entreprise est malheureusement nécessaire : pour déconstruire une « anthropologie » à la Buffon et toute une philosophie héritée des lumières qui n'ont eu de cesse de chercher à démontrer que nous ne pouvions être assimilés à ces rampants, quadrupèdes et autres bêtes à plumes (sans même avoir besoin d'évoquer les insectes). Ah que Montaigne avait raison, lui, concernant le bipède sans plume (Platon) que nous sommes : « c'est par vanité (…) qu'il se sélectionne lui-même et se sépare des autres créatures ». Pour l'auteur des Essais en effet, « nous ne sommes ni au-dessus, ni au-dessous du reste (…) il y a quelques différences mais c'est sous le visage même de la nature ».
Ainsi, le grand plaisir que nous offre La vie secrète des animaux c'est bien celui de nous initier à un monde, à des mondes, en eux-mêmes merveilleux, de richesses, de nuances, de complexité, de variété. En eux-mêmes admirables ! Si, comme d'autres ici, j'ai été moins fondamentalement surpris et bouleversé par ce qu'on y apprend que dans La vie secrète des arbres, ça reste un essai fort plaisant, follement dépaysant, amusant souvent, attendrissant parfois, instructif à coup sûr et dont nous avons besoin : un livre qui nous élève en remettant tout le monde sur un pied d'égale dignité.
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alberthenri
  20 juillet 2020
Ce livre de l'auteur allemand Peter Wohlleben, par ailleurs forestier et déjà auteur d'un livre à succès sur la vie secrète des arbres (que je n'ai pas encore lu), a le mérite de corriger de nombreuses idées reçues ( non ! le cochon n'est pas un animal sale !) et de donner une image inattendue de l'intelligence animale.
Un ouvrage très instructif et bien argumenté, pour autant
Wohlleben n'est pas un donneur de leçon, et si je suppose que le bonhomme est un écologiste convaincu (vegan ?) il ne cherche pas à faire culpabiliser le lecteur, mais lui donne des informations peu connues qui rapprochent le comportement et la psychologie des animaux de ceux des hommes.
Pas de manichéisme donc, l'animal n'est pas meilleur que l'humain, et l'humain n'est pas systématiquement le méchant de l'histoire.
En résumé, une lecture intéressante qui peut nourrir une réflexion sur les rapports humain/animal.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Christie71Christie71   03 février 2020
« Quant aux abeilles, ce ne sont pas de leurs petits qu’elles veulent se débarrasser à la fin de l’été, mais de leurs mâles. Les faux bourdons, ces douces créatures aux grands yeux, dépourvues de dard, restent avachis dans la ruche tout le printemps et tout l’été. Ils ne vont pas chercher de fleurs, ils n’aident ni à sécher le nectar ni à le transformer en miel, pas plus qu’ils ne nourrissent la progéniture ni ne veillent sur elle. Non, ils se la coulent douce, se laissent ravitailler par les ouvrières et sortent de temps à autre voleter alentour, histoire de vérifier s’il ne traîne pas là, par hasard, une reine prête à s’accoupler. Le cas échéant, ils la poursuivent immédiatement, mais réussir à s’unir à elle en vol n’est donné qu’à de rares chanceux. Ceux qui échouent rejoignent en bourdonnant leur colonie, où les attend un repas de consolation sucré. La vie pourrait continuer ainsi éternellement, sauf que, l’été passant, la patience des ouvrières envers ces flemmards atteint ses limites. La jeune reine s’est accouplée depuis longtemps ; quant à ses sœurs, qui ont quitté la colonie avec leurs essaims, elles sont elles aussi servies. L’hiver approche lentement, et les précieuses réserves doivent suffire à alimenter quelques milliers d’abeilles d’hiver, ouvrières dont la vie est particulièrement longue, ainsi que la reine. Nulle n’a stocké quoi que ce soit pour ces paresseux de faux bourdons, et c’est là que s’ouvre un méchant chapitre dans la ruche. Lors de la chasse aux faux bourdons, qui a lieu en fin d’été, les mâles, tellement choyés les mois précédents, sont attrapés sans ménagement et mis à la porte sans autre forme de procès. Bien que résister soit inutile, les faux bourdons s’opposent désespérément de leurs petites pattes à leur évacuation. L’opération n’est visiblement pas à leur goût du tout, et tous leurs sens sont en alerte. Mais celui qui se défend trop est carrément piqué : pas de pitié ! Celui qui reste en vie est voué à mourir de faim atrocement, à moins de finir, illico, dans l’estomac d’une mésange tout aussi affamée. »

***


Nous garons deux véhicules devant notre maison forestière : un véhicule tout-terrain pour le travail dans les bois et une voiture pour les trajets privés. Or, un jour, j’ai découvert, traînant devant la Jeep, un bout de tuyau en caoutchouc. J’ai aussitôt levé le capot et constaté la tuile : une martre avait fait de sacrés dégâts en croquant bon nombre de câbles et de tuyaux. La voiture était bonne pour un séjour chez le garagiste !
Mais pourquoi cet animal avait-il fait de tels ravages dans le compartiment moteur ? Pourquoi la martre est-elle parfois saisie de folie destructrice ? La martre, d’ailleurs, n’existe pas, puisque deux espèces vivent en Europe : la martre des pins et la fouine. La martre des pins est une habitante craintive de la forêt, qui aime dormir dans les creux des arbres et passe le reste de son temps à courir agilement de branche en branche, dans les houppiers. La fouine, elle, est moins liée aux arbres et se sent bien aussi en d’autres sites. Il peut s’agir de rochers et de grottes, ou justement de maisons, lesquelles ne sont ni plus ni moins pour elle que d’anguleuses montagnes. La fouine, qui est curieuse, se promène alors à la recherche de proies, et examine tout de ses dents pointues. Des câbles sectionnés, des tuyaux détruits et des isolants égratignés dans le compartiment moteur ne témoignent pas, toutefois, de sa curiosité, mais d’une fureur sans borne. La petite prédatrice s’emporte en général quand elle soupçonne la présence d’une concurrente. La fouine marque son territoire à l’aide de glandes odorantes qui envoient à toute congénère de même sexe ce signal clair : « La place est prise ! » En temps normal, ses semblables respectent la frontière odorante, et chacune laisse l’autre en paix. Comme il fait si bon se blottir sous le capot, « votre » fouine visite régulièrement votre véhicule. Il arrive qu’elle dépose par la même occasion quelques provisions ; c’est ainsi que nous avons un jour trouvé le bas d’une patte de lapin sur la batterie. Ces visites-là ne causent toutefois aucun dommage. Il n’y a que si vous garez votre véhicule une nuit en contrée étrangère que les choses se corsent…
D’autres fouines, en vadrouille par là, examinent l’objet inconnu, farfouillent dans les cavités et laissent des traces odorantes de leur passage. De retour sur votre terrain, vous laissez « votre » fouine stupéfaite. Elle suppose sans doute qu’une congénère a violé toutes les règles du jeu et utilisé sans invitation son antre préféré. C’est l’affront absolu ! Sous le feu de la colère, elle tente d’éliminer les traces et s’attaque à sa rivale. Des tuyaux mous… Voilà l’idéal pour se défouler. Et elle ne se contentera pas de donner quelques petits coups de dents prudents, comme quand elle examine, mais les sectionnera avec violence. On devinera à quel point une fouine s’est déchaînée à l’état des isolants posés sous le capot. Il ne s’agit parfois que de quelques griffures, mais, dans le cas de notre vieille Opel Vectra, l’isolant pendait en lambeaux quand nous avons vérifié. La fouine s’était visiblement couchée sur le dos pour porter des coups furieux autour d’elle et arracher des morceaux entiers de ses griffes pointues. Les fouines des moteurs n’aiment donc pas forcément les voitures, mais elles détestent la concurrence. Si vous garez votre véhicule toujours au même endroit la nuit, il ne se passera sans doute pas grand-chose. »
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cascasimircascasimir   06 mai 2019
Les enfants sont perçus comme fondamentalement inoffensifs, et il est rare que le geai des chênes se replie face à des promeneurs adultes. Mais, quand des chasseurs rappliquent, il fait du raffut et prévient en faisant des cris rauques et perçants. C'est pourquoi cet oiseau coloré continue , hélas, d'être la cible de nombre d'hommes en kaki, alors même que assurant la dispersion des graines d'arbres, il est presque irremplaçable pour la vie des la forêt.
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Christie71Christie71   03 février 2020
« Notre chienne Maxi nous a fourni un exemple de sensibilité au nombre, en lien avec la notion du temps qui passe. La nuit, elle dormait comme un loir et se réveillait juste avant six heures et demie. Elle commençait alors à geindre doucement pour que je l’emmène se promener. Pourquoi six heures et demie ? C’était l’heure à laquelle sonnait le réveil chez nous, et où toute la famille se levait pour prendre le petit déjeuner, puis aller à l’école ou au travail. Maxi avait de toute évidence une bonne horloge interne, qui avançait toutefois de cinq minutes, si bien que nous aurions pu faire l’économie d’un réveil. Mais le week-end, c’était différent. Le réveil était éteint, et nous pouvions tous dormir aut ant que nous le voulions. Oui, tous. Car, le samedi et le dimanche, Maxi ne se manifestait pas, et dormait même souvent plus longtemps que nous. Avait-elle compté les jours de la semaine ? On pourrait objecter que l’animal s’adaptait simplement à notre comportement en dormant donc plus longtemps le week-end. Mais ça ne peut pas être aussi simple, puisque, en semaine, elle nous réveillait toujours avant que le réveil sonne, alors que tout le monde sommeillait encore. Dans la même situation, le week-end, elle s’abstenait. Et restait alors dans son panier à faire la grasse matinée, comme nous. Pourquoi ? Nous ne l’avons jamais su. »
Peter WOHLLEBEN : « La vie secrète des animaux »
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dancingbravedancingbrave   20 décembre 2019
A l’école on m’a appris que les animaux fonctionnent automatiquement, en fonction de leur programme génétique, comme des robots biologiques sans âme. Mais maintenant je sais que ce n’est pas vrai, les créatures qui partagent notre terre sont faites du même bois que nous. Elles sont heureuses, ont du chagrin, aiment, prennent du bon temps. Pour moi, l’un des plus beaux cadeaux est de pouvoir en être le témoin.
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dancingbravedancingbrave   23 septembre 2019
Si les animaux ne faisaient que suivre un programme génétique figé, tous les individus d’une espèce réagiraient de la même façon dans une situation donnée.
Une certaine quantité d’hormones serait sécrétée, qui provoquerait les comportements instinctifs correspondants. Or ce n’est pas le cas, comme vos animaux domestiques vous l’ont peut-être montré. Il y a des chiens courageux et des chiens peureux, des chats agressifs et des chats tout doux, des chevaux craintifs et des chevaux coriaces. Chaque animal développe son caractère en fonction de ses prédispositions génétiques et, surtout, de l’influence de son environnement, donc de son vécu.
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Vidéo de Peter Wohlleben
Extrait de "L'homme et la nature" de Peter Wohlleben lu par François d'Aubigny. Parution CD et numérique le 14 octobre.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/lhomme-et-la-nature-comment-faire-renaitre-ce-lien-secret-9791035402853
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