AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2359496395
Éditeur : Don Quichotte éditions (17/08/2017)

Note moyenne : 4.43/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Surgi au coeur de l’Afrique, Ebola a mis les hommes et le monde face au danger de l’extinction. Dans le silence après la tourmente, trois voix s’élèvent : Baobab, confident et mémoire essentielle des êtres, Ebola, qui n’est pas le mal mais un organisme luttant pour sa survie, et Chauve-souris, porteur sain du virus et initiatrice du dialogue. Témoins ou acteurs de la tragédie, ils devisent sur la place de l’Homme, son rôle et ses responsabilités à l'égard du Monde d... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Stelphique
  18 août 2017
Ce que j'ai ressenti:…L'effroi derrière la poésie…
« Nous les arbres. (..). Nous sommes le lien qui unit les hommes au passé, au présent et au futur incertain. »
Si jamais, tu écoutais Baobab, il te conterait l'histoire du monde, l'essence même de la vie, la conscience collective…Il te raconterait des petits morceaux d'instants vécus, En compagnie des hommes, et tu verrais comme, soudain, le temps a retenu sa respiration, en voyant arriver la vague de contamination, partie du coeur de la forêt ancestrale: Ebola.
Ce roman polyphonique est à la fois poétique et ancré dans un réel effroyable. On sent la peur et le courage, le désespoir et l'envie de vivre, l'horreur et la beauté du monde. Contre le Virus mortel qui décime la population, des hommes et des femmes se mobilisent, enfilent un costume d'humanité et tendent une main de solidarité, tandis que d'autres rejettent, barricadent, ferment yeux et oreilles, aux cris de la souffrance…Un tour d'horizon à différentes échelles de la gérance de cette épidémie.
« Ils préfèrent nier la mort car ils n'ont plus le temps d'y songer. La mort est une faute parce qu'elle interrompt leur course effrénée. »
Derrière la sensibilisation au danger, il y a le désir de faire passer un message de paix et une volonté de vivre en harmonie avec la Nature. Entre la légende du conte, la poésie des mots et l'affreuse réalité du danger, ce livre est une petite collection de vies qui se sont vues confronter au pire des virus, juste des témoignages, juste l'essentiel… Il redéfinit notre place dans le monde, nous confronte à notre faiblesse, mais nous redonne aussi un certain souffle d'espérance et de soulagement…En refermant ses pages, on sent à quel point, nous avons frôlé la catastrophe mondiale et combien le bilan des pertes humaines est lourd…Souhaitons qu'ils reposent en paix, peut être à l'ombre d'un Baobab…
« Il faut la mort pour apprendre à retrouver la solidarité. »
J'ai beaucoup aimé la sensibilité de cette auteure, sa manière de voir le monde, sa façon de le ressentir. Je serai vraiment curieuse de voir le reste de ses écrits…Très jolie découverte!
Ma note Plaisir de Lecture 8/10

Lien : https://fairystelphique.word..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          280
ulostcontrol_
  22 novembre 2017
Entre 2014 et 2016, le virus Ebola a infecté plus de 28 000 personnes, parmi lesquelles 11 000 sont mortes. Pendant quelques années, ce sont trois pays de l'Afrique de l'Ouest, la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone, qui ont vécu sous la menace de cette épidémie.
Ebola, c'est le thème du (magnifique) roman de Véronique Tadjo publié en cette rentrée littéraire : En compagnie des hommes. Dans ce roman choral où diverses voix se mélangent pour former une cacophonie théâtrale et solennelle, des narrateurs se succèdent, tous différents et anonymes, et racontent leur quotidien de soignant, de malade, proche, mourant, rescapé, d'arbre millénaire même.
Parmi toutes les choses qui m'ont époustouflée dans ce roman, il y a certainement la force et la portée du récit malgré l'absence notoire de personnage principal : la plupart des protagonistes n'ont d'ailleurs même pas de prénom, et on ne les croise que le temps d'un seul chapitre. L'auteur se retire avec élégance et ne trompe personne en mettant en scène un héros qui ne serait que l'avatar insuffisant de cette épidémie : le vrai sujet, c'est Ebola.
Qu'elle est belle, d'ailleurs, la langue de Véronique Tadjo, et celle de tous les hommes, femmes et enfants qu'elle nous présente dans ce roman -bien trop court, d'ailleurs, ce roman : j'aurais bien tourné encore quelques dizaines de pages en sa compagnie. Un beau coup de coeur pour un texte magnifique.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
mimipinson
  16 août 2017
Ebola, cinq lettres pour désigner un terrible virus qui régulièrement fait parler de lui en Afrique, semant la mort sur son passage, et qui régresse puis retourne à la forêt.
Voilà un roman bien singulier qui nous est proposé ; singulier dans sa conception, dans sa construction ; singulier parce que le déroulé d'une épidémie est pris en main par tous ses acteurs.
De multiples narrateurs donc, de multiples points de vue encadrés par la figure tutélaire de la forêt : le baobab. En Afrique, le baobab est sacré ; c'est l'arbre à palabre ; celui autour duquel la communauté se rassemble pour parler de choses importante.
Ici le baobab est en quelque sorte la conscience collective. Il ouvre et ferme le roman. On retrouve donc, et c'est courant en littérature africaine la cohabitation du sacré et du profane ; du rationnel et de l'irrationnel.
Devant l'hécatombe, après avoir écouté ce qu'on pourrait appeler le " président de séance" chacun s'exprime, chacun y va de sa propre vision des choses dans un seul but : faire reculer l'épidémie.
Roman singulier donc par ses composantes, par son écriture puissante, et par l'énergie qu'il dégage.
Un roman fort dans lequel on entre presque avec une certaine violence et que l'on quitte avec regret.
Un roman qui rend un hommage vibrant à l'âme africaine, à la magie qui entoure ce continent fascinant.
Lien : https://leblogdemimipinson.b..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Gangoueus
  15 octobre 2017
Je souhaite vous dire pourquoi j'aime le travail de Véronique Tadjo. En compagnie des hommes est la quatrième oeuvre littéraire que je lis de cette grande romancière ivoirienne. Et la première chose que je remarque quand on aborde l'oeuvre de Tadjo, c'est qu'il ne faut pas s'attendre à retrouver un style, une trame, des personnages, des discours répétés chez elle. Chaque texte est une nouvelle invention. le lien que j'ai personnellement identifié dans mes lectures de Véronique Tadjo, c'est son sens de l'originalité qu'elle cultive et que le lecteur retrouve sous des formes diverses :
Originalité du sujet
Originalité de la forme du discours choisi.
Ce qui caractérise à mon humble avis l'oeuvre de Véronique Tadjo, c'est le talent indéniable qu'elle possède à simplifier, faire oeuvre de pédagogie sans en donner l'air. Cette élaboration d'un texte à la fois accessible et soutenu n'est pas l'apanage du premier venu. En compagnie des hommes est porté par ce travail d'orfèvre. Ici, elle ne questionne pas la tragédie Rwandaise (A l'ombre d'Imana), l'infanticide fondateur du peuple baoulé en Côte d'Ivoire (Reine Pokou : Concerto pour un sacrifice) ou l'univers d'un intellectuel africain (Le deuil de mon père). Navigant entre les genres littéraires, elle peut passer du conte à la poésie, du roman au livre de jeunesse.
Lien : http://gangoueus.blogspot.fr..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
stephanieplaisirdelire
  23 août 2017
Véritable épopée dans cette catastrophe épidémique qui a effrayé le monde en 2014 et 2015, En compagnie des hommes est un récit très bien construit, sans aucun temps mort, qui tout en retraçant l'histoire de l'épidémie par le biais de témoignages, ne donnant finalement pour autant pas la sensation de lire un documentaire, tant le style est d'une grande beauté.............................................
Lien : http://libre-r-et-associes-s..
Commenter  J’apprécie          00
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
StelphiqueStelphique   18 août 2017
Il faut la mort pour apprendre à retrouver la solidarité.
Commenter  J’apprécie          210
ulostcontrol_ulostcontrol_   01 octobre 2017
Nous, les arbres. Nos racines plongent jusqu'au cœur de la terre dont nous sentons battre le pouls. Nous respirons son haleine. Goûtons sa chair. Nous naissons et mourons au même endroit sans jamais nous éloigner de notre territoire. À la fois prisonniers et vainqueurs du temps, figés et élancés. Nous nous adaptons à la pluie et au beau temps, aux orages et aux vents d’harmattan. Nos cimes épousent les rêves cotonneux du ciel. Nous sommes le lien qui unit les hommes au passé, au présent et au futur incertain.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
StelphiqueStelphique   18 août 2017
Nous les arbres. (..). Nous sommes le lien qui unit les hommes au passé, au présent et au futur incertain.
Commenter  J’apprécie          30
StelphiqueStelphique   18 août 2017
Ils préfèrent nier la mort car ils n’ont plus le temps d’y songer. La mort est une faute parce qu’elle interrompt leur course effrénée.
Commenter  J’apprécie          20
GangoueusGangoueus   15 octobre 2017
Nous étions là pour durer. Nous étions ici pour étendre notre ombre au-dessus des contrées les plus reculées. Nous étions ici pour murmurer dans notre feuillage les secrets des quatre coins du monde. Mais les êtres humains ont détruit nos espoirs. Partout où ils se trouvent, ils s'attaquent à la forêt. Nos troncs s'écrasent dans un bruit de tonnerre. Nos racines dénudées pleurent la fin de nos rêves.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Véronique Tadjo (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Véronique Tadjo
Vidéo de Véronique Tadjo
autres livres classés : ebolaVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

L'Afrique dans la littérature

Dans quel pays d'Afrique se passe une aventure de Tintin ?

Le Congo
Le Mozambique
Le Kenya
La Mauritanie

10 questions
236 lecteurs ont répondu
Thèmes : afriqueCréer un quiz sur ce livre