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EAN : 9782264048059
360 pages
10-18 (15/09/2011)
3.8/5   54 notes
Résumé :
Assassinée, la cantatrice Ida Rosenkrantz n'a pas fini de taire ses secrets. Les pistes sont minces et la liste vertigineuse de ses amants multiplie les suspects.

Pour pénétrer le caractère complexe et instable de la victime, Max Liebermann devra pousser plus loin que jamais son raisonnement.

Mais il est difficile de faire parler les morts quand les vivants s'en mêlent...
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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Crazynath
  02 juillet 2022
Sixième volet de la série de Frank Tallis intitulée « Les carnets de Max Liebermann », « petite musique de la mort » va nous emmener, comme on peut s'en douter au vu de son titre, dans le monde de la musique.
Un milieu dans lequel ne peuvent que se plaire les deux mélomanes que sont l'inspecteur Oskar Reinhardt et son ami le psychiatre Max Liebermann.
Une cantatrice relativement célèbre à Vienne est retrouvée morte à son domicile. Si on peut penser au début qu'il s'agit d'un suicide, des éléments vont faire comprendre à Reinhardt qu'il s'agit d'un meurtre. Mais qui pouvait donc avoir intérêt à tuer cette jeune femme qui était assez volage, il faut le dire ? Les suspects ne vont pas manquer, et c'est tout naturellement qu'Oskar et Max vont se tourner vers les musiciens qui travaillaient avec la jeune femme.
Leur enquête va leur faire rencontrer le directeur de l'opéra de Vienne, Gustav Mahler. Une rencontre qui va marquer les deux héros, car Mahler est connu pour sa forte personnalité.
Un épisode qui est aussi étroitement lié à la politique de l'Autriche-Hongrie, et l'on d'ailleurs croiser le vieil empereur François-Joseph.
A l'issue de la lecture de cet épisode, je ne peux que confirmer le fait que j'aime vraiment beaucoup cette série…

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LePamplemousse
  27 novembre 2015
Sixième et dernière enquête de la série, « Petite musique de la mort » nous emmène une fois encore à Vienne, en 1903, et nous fait pénétrer la vie culturelle de l'époque.
Les deux protagonistes principaux sont un inspecteur de police et un de ses amis, un jeune psychiatre, ensemble, ils résolvent des crimes.
Dans cet opus, une cantatrice est retrouvée morte chez elle, suicide ou meurtre ?
L'inspecteur et le psychiatre vont devoir fouiller dans la vie privée de la victime, qui avait une vie amoureuse assez mouvementée.
Ils vont donc nous emmener avec eux à l'opéra, où nous rencontrerons Gustave Mahler, dans les coulisses de la politique de Vienne où des gens hauts placés ont bien des secrets, dans les cabinets de psychiatres comme un certain Freud, et surtout dans les cafés, où nos deux compères se bourrent de pâtisseries à longueur de temps.
Les descriptions de la vie à Vienne sont très réalistes et l'auteur s'attache tout particulièrement à la vie culturelle de cette ville.
L'enquête policière est correcte, mais n'est qu'un prétexte pour nous faire découvrir une ville et une époque.
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Souri7
  24 septembre 2016
Dernier et ultime livre de la saga policière Max Lieberman, c'est aussi à mon avis le plus abouti, le plus noir de la série. Une cantatrice est découverte morte et à partir de là, vont se greffer conspiration politique, traîtrise, complot. Nous allons également voir apparaître dans le récit de grands personnages hitoriques liés à ce meurtre (notamment l'empereur François Joseph qui n'est autre que l'époux de l'impératrice Sissi ; Mahler, grand chef d'orchestre viennois de l'époque et Lueger, le maire de Vienne) et sentir le contexte historique de l'époque avec une montée de l'antisémitisme. J'adore ce genre de livre mélangeant à la fois une partie récit avec une enquête policière et une découverte des moeurses, des sentiments de la population de l'époque. Ajoutons également que la relation entre Liebermann et Miss Lidsgate qui avait débuté depuis le premier tome va connaître ENFIN un boulversement
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Sharon
  25 novembre 2020
Roman facile à lire. C'est un premier point, je l'ai lu très rapidement, comme les tomes 1 et 2 de la série. Roman facile et donc agréable à lire ne suffit pourtant pas un roman superficiel. Nous sommes dans la Vienne du début du XXe siècle et s'il est un fait qui domine, qui (me) choque, c'est l'antisémitisme profondément ancré dans la société. Ce n'est pas détesté, conspué un être humain à cause de sa religion qui est considéré comme anormal, c'est l'apprécier, être ami avec lui, comme le commissaire avec Max Liebermann.
Affaire délicate s'il en est : la cantatrice Ida Rosenkrantz est morte. Un suicide ? Cela arrangerait à peu près tout le monde. le problème est que ce n'est pas le cas, Ida Rosenkrantz a été assassinée. Qui avait intérêt à la faire taire ? Quel secret a-t-elle emporté dans la tombe ? Avec elle, nous découvrons l'opéra de Vienne, et nous suivons Gustav Malher, directeur, chef d'orchestre peu apprécié par ses musiciens, par ses chanteurs. Pourquoi ? Oh, c'est très simple, ai-je envie de dire. Pour Malher, seule la musique compte. Exigeant, il demande le meilleur à son orchestre, à ses chanteurs. Il est hors de question pour lui de laisser les approximations, d'oublier des notes, voire même des instruments parce que son titulaire est parti – il avait autre chose à faire que rester jusqu'au bout du concert. Quand on bouscule les habitudes, quand on demande de la rigueur et de l'investissement, cela peut générer de l'animosité, et certains musiciens sont prêts à aller très loin pour nuire au maître. La musique ? Elle ne semble même pas avoir d'intérêt pour eux, pas même pour les cantatrices qui, dans la vie, cherchent tout autre chose qu'une belle carrière, des rôles magnifiques. Non : le mariage, une belle position sociale leur convient mieux. Est-ce là la véritable cause de la mort de Ida Rosenkrantz ? Peut-être.
L'enquête ne nous fait pas seulement découvrir l'opéra, il nous mène aussi tout prêt de la cour impériale – Ida n'était-elle pas soignée par le médecin de feu l'impératrice ? Déplaire à l'empereur, débusquer un de ses secrets, c'est la disgrâce assurée. Ou pire. Il faut toujours prévoir le pire dans cette ville où une vie ne vaut pas tant que cela.
Petite musique de la mort est un roman policier et historique riche d'enseignement et de questionnement, sur la place des femmes dans la société et dans l'art. Si je suis plus circonspecte sur l'aspect « psychanalytique », en revanche, j'ai été sensible au personnage de Max Liebermann et Oskar Reinhart, qui s'interrogent, justement, sur ce qu'ils croient savoir sur la femme, sur ses désirs, sur ce qu'elle est capable de faire ou pas.
Une belle enquête musicale.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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nanouche
  18 avril 2022
Vienne, 1903. Une chanteuse d'opéra à succès, Ida Rosenkrantz, est retrouvée morte dans sa chambre. Accident, suicide par excès de laudanum ? A l'autopsie la découverte d'une côte cassée laisse penser qu'elle aurait pu être assassinée. L'inspecteur Rheinhardt mène l'enquête dans les plus hautes sphères de la société viennoise que fréquentait Ida. Comme d'habitude Rheinhardt reçoit l'aide de son ami, le psychiatre Max Liebermann.
En parallèle de cette enquête dans le présent Max Liebermann s'interroge aussi sur la mort prématurée, 40 ans plus tôt, du compositeur David Freimark. Là aussi l'accident apparent ne serait-il pas en fait un crime ? C'est la musique -plus ses talents professionnels- qui permettra au psychiatre de résoudre cette deuxième affaire que j'ai trouvée plus intéressante que la première.
Enfin notre héros progresse dans sa relation avec miss Lydgate à partir du moment où celle-ci décide de prendre un peu les choses en main.
J'ai retrouvé avec plaisir les personnages de cette série que j'apprécie et qui m'a procuré un bon moment de lecture. L'arrière-plan historique nous montre un empereur François-Joseph vieillissant, fragilisé par des scandales et par la montée de l'antisémite Lueger, bourgmestre de Vienne. Dans les confins de l'empire les minorités s'agitent et nos personnages s'en inquiètent tout en voulant croire que le pire ne viendra pas :
"- le bourgmestre, le palais et comme si ça ne suffisait pas, maintenant la Serbie !
- La Serbie ?
- Les assassinats ! Mon collègue Hohenwart pense qu'il va y avoir une guerre.
- C'est impossible. La Serbie n'est pas un pays assez important. Quelques escarmouches, peut-être..."
La quatrième de couverture nous annonce que cet ouvrage est le dernier de la série. Pourtant à la lecture je ne trouve rien de définitif. Moi aussi je veux croire que cela ne sera pas.
Lien : http://monbiblioblog.revolub..
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
CrazynathCrazynath   12 juillet 2022
Sous les doigts du pianiste, la mélodie coulait note à note sur le clavier, soutenue par l'accompagnement de la main gauche qui marquait le rythme à trois temps avec une légèreté détachée.
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CrazynathCrazynath   12 juillet 2022
J'ai toujours pensé que les Anglais étaient des Allemands courtois.
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CrazynathCrazynath   10 juillet 2022
Je prendrais bien du bœuf bouilli avec des oignons frits et des Knödel suivis d'une tranche de Topfenstrudel.
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lehibooklehibook   16 juillet 2019
-Il s'agit d'u transfert , dit Lieberman à mi-voix. Quand quelqu'un est incapable d'assumer sa faute , elle est projetée ailleurs.
- Parmi les musiciens que je soupçonne dit Mahler ,personne ne me semble plus hypocrite, indigne de confiance , et potentiellement déloyal que Thomas Treffen , le premier flûtiste.
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chris973chris973   22 décembre 2017
François-Joseph - empereur d'Autriche, roi apostolique de Hongrie, roi de Jérusalem, roi de Bohême, roi de Dalmatie, de Transylvanie, de Croatie et de Slovénie, roi de Galicie et d'Illyrie, grand-duc de Toscane et de Cracovie, margrave de Moravie, duc de Salzbourg, duc de Bucovine, duc de Modène, duc de Parme, Plaisance et Guastalla, comte princier de Habsbourg et du Tyrol, prince de Trente et Brixen, comte de Hohenembs, grand voïvode de Serbie et duc d'Auschwitz - s'éveilla d'un cauchemar ...qui avait pris la forme ...une populace hurlante, des détonations, des armes incendiaires, ...
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Vidéo de Frank Tallis
Bande annonce VO de la série Vienna Blood (2019), adaptation de la série littéraire Les Carnets de Max Liebermann de Frank Tallis.
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