AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 978B006ZITNTU
Éditeur : 10-18 (30/11/-1)
3.73/5   61 notes
Résumé :
En plein cœur de l'hiver sibérien de 1902, un serial killer entame une déconcertante campagne de meurtres dans la ville de Vienne. Mutilations obscènes et penchant pour les symboles ésotériques en sont les principales caractéristiques.

L'enquête mène l'inspecteur Oskar Rheinhardt et son ami le psychiatre Max Liebermann au sein des sociétés secrètes de Vienne - le monde ténébreux des érudits littéraires allemands, des théoriciens et des scientifiques a... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
3,73

sur 61 notes
5
1 avis
4
11 avis
3
4 avis
2
0 avis
1
0 avis

LePamplemousse
  06 août 2015
J'ai commencé par lire ce volume car il me tentait, mais il s'agit du deuxième tome d'une série qui en comporte six, toutefois, cela n'a en rien gêné ma compréhension de l'intrigue.
Nous sommes à Vienne en 1902, des meurtres horribles sont commis, et la particularité de ces enquêtes, c'est qu'elles sont menées à la fois par un policier mais aussi par un de ses amis, un jeune médecin spécialiste de cette science nouvelle qu'est la psychiatrie.
Les meurtres sont spectaculaires mais semblent avoir un sens pour son auteur, de nombreux indices vont ainsi nous permettre de nous plonger dans le monde des rites secrets, de la mythologie, des symboles, de l'ésotérisme...
L'auteur est érudit, il nous emmène dans un univers très riche où la musique côtoie la littérature, où les protagonistes passent leurs soirées à l'opéra ou à visiter des expositions de peintures après avoir dégusté de nombreuses spécialités gastronomiques, où les associations secrètes sont légions, où l'on rencontre des francs-maçons et des passionnés d'histoire antique, on peut même y croiser Freud et le professeur Charcot…
Un vrai régal que ce roman policier à la fois historique et culturel.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          330
Sharon
  27 mars 2020
Le livre était dans ma PAL depuis au moins six ans. Je l'ai lu depuis deux mois, et c'est seulement maintenant que je prends le temps de rédiger mon avis – de mémoire, donc, comme je le fais souvent.
En le lisant, j'ai pensé à Sissi, à sa soeur Sophie, à toutes ces femmes nobles, riches, qui se sont retrouvées enfermées dans des asiles parce qu'elles étaient qualifiées d'hystériques – et il ne fallait pas grand chose pour être qualifiées ainsi. Oui, Sissi n'a pas été internée, mais sa soeur si, la soeur de sa belle-fille également.
Les jeunes filles, les femmes dont on nous décrit les symptômes dans ce roman sont-elles souffrantes ? Oui, certainement. Mais de quoi souffrent-elles ? Qu'expriment leur corps que leurs paroles ne peuvent exprimer ? Ils expriment les contraintes, les souffrances, les violences qu'elles ont subies. Elles sont coincées, parce que la déchéance est à craindre, pour elles, pour leurs enfants, parce que personne ne veut écouter ce qu'elles ont à dire, parce que la société donne toujours raison à l'homme contre la femme, forcément faible, forcément sujettes à inventer, à ne pas comprendre ce qui s'est passé. Il n'existe pas de solutions : les femmes sont toujours perdantes. Toujours.
La preuve : la victime est une femme. Une femme qui a essayé de survivre, de s'en sortir, avec les moyens qui étaient les siens. Max Liebermann croise d'autres femmes qui, elles aussi, veulent s'en sortir, et n'ont pas vraiment d'espoir. D'autres s'accommodent d'une vie faite de réceptions, de dîner, de goûter, de potins divers et variés. Celles-ci iront toujours bien, à moins d'être confrontées à des drames puisqu'elles s'accommodent d'une vie assez vide. Ce n'est pas le cas de Lydia, une jeune femme qui n'a pas reçu la même éducation que les autres, qui a des ambitions scientifiques, et qui doit lutter contre une société presque unanimement misogyne.
J'en oublie presque de vous parler de l'enquête, et pourtant, elle est là, et bien là. Oskar et Max ont bien l'intention de faire toute la lumière sur ce qui s'est passé, et ils y arrivent. Plus que l'enquête, ce qui compte à mes yeux est l'exploration de cette société d'avant la première guerre mondiale, cette société où l'antisémitisme ne gène presque pas, où la thérapie par la parole n'en est qu'à ses premiers mots, où les militaires jouissent d'un très grand prestige.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
cvd64
  23 juillet 2021
Deuxième opus des enquêtes de Max Liebermann que je lis après avoir vu l'excellente adaptation télévisée.
Policier, suspens, tueur en série dans le milieu ésotérique, des ingrédients qui bien agencés donnent un livre fouillé, intéressant et qui donne envie de suivre les autres écrits de l'auteur
Commenter  J’apprécie          160
Maliae
  27 avril 2014
Une nouvelle aventure de Max Liebermann et je l'ai également adoré. L'enquête est pas mal, encore que les morts sont assez gores (et assez décrites). Cela commence par le meurtre d'un Anaconda, l'inspecteur Rheinhardt n'y porte pas trop d'attention car tout de suite après il y a un massacre, le meurtre horrible de trois prostitués et de la maquerelle. S'en suit une enquête et une course contre la montre pour arrêter un serial killer (comparé au début avec Jack l'éventreur) dont les actions sont incompréhensibles. Avec l'aide de Liebermann, Rheinhardt va mener l'enquête. Ils seront également aidé par miss Lydgate (et un lapin). La force de ce livre c'est l'étude psychanalytique qui en ressort. J'adore comment Liebermann fonctionne et sa manière d'observer et d'écouter les gens, qui lui permet de déduire pas mal de choses. Bien sûr l'esprit scientifique de miss Lydgate est très utile également. Et finalement Rheinhardt et ses talents d'enquêteurs et son écoute va également être utile (ainsi qu'Hausmann qui va faire des suppositions qui vont s'avérer exact). Ce sont des personnages que j'adore, ils ont tous leur propre personnalité et je dois dire qu'Amélia (Miss Lydgate) me plait carrément, elle est excellente, elle a une sacrée personnalité. La relation entre Liebermann et Rheinhardt est très intéressante également, l'inspecteur est assez paternaliste avec le médecin et ils s'entendent vraiment bien, j'adore. Ils s'entraident et sont très proches, on voit vraiment que ce sont des meilleurs amis depuis longtemps. Ici, on va dire que l'enquête avance grâce à quelques hasards mais également grâce à la réflexion de Rheinhardt et Liebermann, et de l'aide scientifique d'Amélia. Plusieurs suspects sont présents, et je les ai tous soupçonnés tant les personnages sont désagréables, mysogynes, racistes, fiers et arrogants. D'un autre côté on a droit à la vie personnelle de Liebermann, ses fiançailles avec Clara qu'il regrette de plus en plus, tandis que son entente avec Miss Lydgate augmente. Et puis un cas dans son travail que j'ai adoré, un homme qui croit dur comme fer aux âmes-soeurs et croit qu'il entretien une relation avec la fille de l'empereur, c'était trop mignon. On voit également Freud (mais je l'aime pas c'est plus fort que moi). Pour finir on voit comme certains sont arriérés dans leur pensé, racisme et antisémitisme, mysoginie, caractérisent quelques personnages et ça fait froid dans le dos. Bref un très bon tome que j'ai adoré, et je vais sûrement piquer la suite à ma soeur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Jangelis
  19 février 2014
Série que j'aime beaucoup, mais j'ai eu un peu plus de mal avec cet épisode.
Les chapitres intercalent divers groupes, francs-maçons, nationalistes etc, et je peine parfois à me retrouver dans tous les noms. Chaque thèse est abondamment développée et je m'y perds quelque peu. Même mon manque de connaissances en musique m'a gênée. Je me suis assez souvent ennuyée, et j'ai dû attendre d'être bien avancée dans le livre pour accrocher.
Mais j'ai aussi retrouvé les côtés qui me plaisent : la vie de Vienne au début du siècle passé (et ses pâtisseries !!) les personnages principaux attachants. Les hésitations et la vie personnelle de Liebermann. le contraste entre les différents médecins, pour ou contre Freud.
Le féminisme naissant.
Et j'ai appris pas mal de données historiques. Guido List, dont j'ignorais tout, l'origine du svastika, beaucoup plus ancien que je ne l'imaginais. etc ...
Je trouve intéressant que Frank Tallis utilise le biais du roman policier pour faire passer au plus grand nombre une partie de ses connaissances sur la psychologie, la psychanalyse, etc.
Même si ça fonctionne tellement bien dans ce roman que ça tient parfois du miracle, j'apprécie de lire cela, il alors que je ne lirais pas ses essais, trop complexes pour moi.
Au final, un livre qui ne m'a pas enthousiasmée mais dont je retiens pas mal de choses.
Et je lirais volontiers dès que possible les tomes que je ne connais pas encore.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60

Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Rob7Rob7   14 mai 2020
-La psychanalyse est un processus de reconquête. Une fois que nous comprenons ce qui s'est passé, nous pouvons récupérer la vie que nous avons perdue. Ce qui était jusque-là jalousement gardé par l'inconscient devient conscient, l'irrationnel est supplanté par le rationnel. Si, un jour, vous deviez décider d'entrer dans la chambre conjugale, rappelez-vous que vous le ferez en tant qu'homme, et non en tant qu'enfant effrayé, déconcerté. (page 356)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
cvd64cvd64   23 juillet 2021
La matinée ne s’était pas révélée très productive. Tous les officiers de cavalerie avaient manifesté une subtile réticence, et Rheinhardt devinait que, à leurs yeux, procéder à une enquête de simple routine, c’était déjà mettre en cause l’armée de Sa Majesté et, partant, se montrer antipatriotique. Ce fut peut-être ce sentiment de n’être pas parvenu à grand-chose qui incita l’inspecteur à ne pas s’attarder devant les vitrines embuées, accueillantes de plusieurs cafés, derrière lesquelles on apercevait les lueurs vacillantes, bleutées de lampes à gaz, et à se diriger droit sur Spittelberg. Il ne savait pas au juste ce qu’il espérait gagner en faisant ce détour, mais il était d’avis que l’action - n’importe quelle action - atténuerait sans doute la frustration qui s’était accumulée en lui depuis qu’il avait rencontré le colonel Kabok.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
chris973chris973   08 décembre 2017
-- La suspension est un traitement français ?
-- Oui. Je suis l'un des rares médecins viennois privilégiés qui ont eu le plaisir de suivre les cours de Charcot à la Salpêtrière. Connaissez vous le professeur Freud ?
--Pas personnellement.
-- Il y était aussi. Un grand bonhomme ce Charcot. Le Napoléon des névroses.
Commenter  J’apprécie          10
lehibooklehibook   16 juillet 2019
-Je dois être franc avec vous,Herr DoKtor.Je ne crois pas que votre race soit capable d'apprécier la musique allemande .Vous avez votre propre culture.
-Certes , les juifs ont une tradition musicale,dit Lieberman en se redressant.mais nous sommes très capables d'apprécier la musique allemande.
Commenter  J’apprécie          10
TbilissiTbilissi   13 octobre 2019
Comme Wagner l'a fait remarquer à juste titre, Beethoven a mené la symphonie à son apogée. Seul un individu stupide, ou vaniteux à l'extrême, chercherait à la conduire au-delà !
Commenter  J’apprécie          20

Videos de Frank Tallis (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frank Tallis
Bande annonce VO de la série Vienna Blood (2019), adaptation de la série littéraire Les Carnets de Max Liebermann de Frank Tallis.
autres livres classés : vienneVoir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Ecrivain et malade

Marcel Proust écrivit les derniers volumes de La Recherche dans une chambre obscurcie, tapissée de liège, au milieu des fumigations. Il souffrait

d'agoraphobie
de calculs dans le cosinus
d'asthme
de rhumatismes

10 questions
220 lecteurs ont répondu
Thèmes : maladie , écriture , santéCréer un quiz sur ce livre

.. ..