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Luc Chomarat (Traducteur)
EAN : 9782869301559
214 pages
Éditeur : Payot et Rivages (15/06/1988)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 47 notes)
Résumé :
Kid Collins est un brave type, aucun doute là-dessus. S'il vous tue, c'est que vous l'avez bien cherché. Evidemment, il n'aurait peut-être pas dû quitter l'asile d'aliénés sans autorisation... surtout si c'est pour tomber sur une veuve alcoolique qui hait le monde entier. "La mort viendra, petite, publié en 1956, est un des chefs-d'œuvre de Jim Thompson. Le scénario est l'histoire banale d'un enlèvement mené par un trio très thompsonien [...] : au lieu du criminel h... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Foxfire
  31 janvier 2017
On ne va pas chez Thompson pour profiter d'une intrigue complexe ou inattendue. On va chez Thompson pour savourer une atmosphère et des personnages forts dans une histoire simple. Sans être le meilleur Thompson, loin de là, "la mort viendra, petite" répond à ces attentes.
l'intrigue n'est pas particulièrement originale et n'offre pas de rebondissements à foison. Dès le début, on sait que cette histoire finira mal. Elle est, dès les premières lignes, comme marquée du sceau de la fatalité. Comme souvent dans le roman noir. Et on est ici dans un roman noir classique, de ceux où les tenants et les aboutissants importent mois que le voyage et les personnages. Ceux-ci sont parfaitement campés. On retrouve ici les archétypes du roman noir à la sauce Thompson. le quidam embringué dans une sale histoire est ici un jeune type souffrant de problèmes mentaux. La femme fatale est une alcoolique, séduisante mais aigrie.
Le choix de faire de Kid le narrateur est une excellente idée. le lecteur plonge dans sa tête, partage ses pensées, ses réflexions et finit par voir les choses de la même façon que lui. le lecteur finit par devenir aussi paranoïaque que Kid et ne sait plus à quel saint se vouer.
"La mort viendra, petite" a un ton singulier, à la fois drôle et désespéré, le ton Thompson. Thompson n'a pas son pareil pour instaurer une ambiance particulière et pour imposer un rythme lancinant qui n'a pas besoin d'être trépidant pour happer le lecteur jusqu'à un final déroutant, à l'image de ce bon roman noir psychologique qui démontre encore une fois le talent de l'auteur.
Challenge Multi-défis 2017 - 9 (item 46 : un roman dont le titre comporte un verbe conjugué au futur de l'indicatif)
Challenge 14-68 entre 2 points de bascule - 4 (1955)
Challenge ABC 2016-2017 - 14/26
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jovidalens
  02 mai 2016
Quand l'écriture est belle, pas besoin de lire plus de trois phrases pour s'en rendre compte, « si vous voyez ce que je veux dire ».
Jim Thompson est un grand auteur de polars, de ceux qui n'ont pas besoin d'en rajouter côté hémoglobine. La perversité, elle est là, dans les esprits retords de ses personnages : ils se croient très intelligents, fins manipulateurs, mais...
C'est le « héros » qui parle, en direct : « J'ai pris le tramway pour sortir de la ville, puis je me suis mis en marche.. » . Première phrase du roman et déjà, le lecteur comprend que l'horizon vers lequel il va est sombre, très sombre.
Kid Collins est un ancien boxeur qui a gagné une certaine célébrité, célébrité qui s'est achevée par son internement dans un hôpital psychiatrique : mort d'homme et dérangement cérébral dû aux coups reçus ...et donnés ?
Quoi qu'il en soit, il s'est échappé ; il est beau mec, jeune, correctement vêtu. Et il se sait...  » épineux sur la politesse. Un écart de langage et il perd pied, voit rouge et cogne.
Dans un des premiers bars où il s'arrête, il tombe sous le charme d'une belle alcoolisée et sous la coupe (?) d'un de ses bons amis, Oncle Bud. Accueillis dans la maison de la belle, le piège se referme et il n'essaiera pas d'y échapper. Et pourtant, il se rend parfaitement compte de l'engrenage.
Scénario inéluctable, seconds personnages aussi précisément campés que ces trois protagonistes. Mais c'est Kid Collins qui crève l'écran : bien plus complexe que ce qu'il veut bien montrer, expliciter.
Ce roman ne se prive pas de quelques réflexion sur l'alcoolisme, la manipulation plus ou moins bien manipulée et surtout la peur que suscite la maladie mentale au sein de la société.
Les flics, la maréchaussée, les forces de l'ordre sont juste de vagues ombres à l'orée de l'histoire. Non ce n'est pas une course aux gendarmes et au voleurs, ni un thriller, ni une énigme policière. Plutôt, l'aboutissement d'un destin et le livre refermé, un autre visage de Kid Collins s'est dessiné. Très beau personnage. Et très belle et efficace écriture.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
jovidalensjovidalens   23 avril 2016
Vous pouvez être un ancien détenu, même un meurtrier, disons, et peut être que ça ne leur fera pas plus d'effet que ça. Ils vous donneront du travail, vous inviteront chez eux, deviendront vos amis. Mais si vous souffrez de troubles mentaux, ou si vous en avez eu dans le passé, eh bien, c'est une autre histoire. Ils ont peur de vous. Ils ne veulent rien avoir à faire avec vous.
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jovidalensjovidalens   14 avril 2016
- Eh bien, amène-toi, siffla-t-elle. T'attends quoi ? Que je te balade sur mes épaules ?
J'hésitai, à la recherche de quelque chose à dire.
Elle jura entre ses dents.
- Inquiet, monsieur Collins ? Vous avez peur que je vous déleste de vos possessions matérielles ?
J'ai ri et j'ai dit que non, bien sûr.
- Je me demandais juste... Eh bien, et votre mari ? Vous disiez que...
- Il ne te dévalisera pas non plus. On ne le laisse sortir de sa tombe que pour la fête nationale.
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jovidalensjovidalens   23 avril 2016
Il avait des cheveux de neige, prématurément blanchis, le regard chaleureux et amical, et un sourire qui vous faisait du bien chaque fois qu'il l'enclenchait. Je ne sais pas comment elle l'avait connu , et elle ne le savait probablement pas non plus. Parce que c'était ce genre de type, si vous voyez ce que je veux dire. Des types comme oncle Bud, vous les voyez une fois - devant un verre par exemple - et vous avez l'impression de les avoir connus toute votre vie. C'est l'impression qu'il vous font.
Avant d'avoir compris comment vous leur notez votre adresse et votre numéro de téléphone quelque part, et avant peu ils vous font une petite visite, ou vous passent un petit coup de fil. Juste comme ça, amicalement, vous comprenez. Pas parce qu'ils veulent quelque chose de spécial. Tôt ou tard, évidemment, ils veulent quelque chose de spécial. Et quand ils en arrivent là c'est affreusement difficile de leur dire non. Peu importe ce qu'ils veulent. Même si c'est un truc comme ce que cet oncle Bud-là avait en tête.
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JLB21JLB21   18 mars 2021
D’habitude, ces quelque quinze dernières années, je détestais voir arriver le matin. C’est une réaction psychotique, vous savez, de ne pas vouloir se réveiller, parce que vous savez que vous allez devoir faire face à plus que vous ne pouvez supporter. C’était arrivé au point que j’étais presque toujours malade le matin. J’avais à peine ouvert les yeux que je commençais à vomir. Ça durait depuis des années, depuis plus de quinze ans, et je crois que j’avais presque oublié que ça pouvait se passer autrement. Mais ce matin-là ce fut différent.
Ce matin-là – le matin qui suivit cette nuit-là –, ce fut comme si toutes ces années n’avaient jamais existé.
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JLB21JLB21   18 mars 2021
En temps normal, il m’aurait fallu une demi-heure-trois quarts d’heure pour aller du terrain de jeux jusqu’à la baraque, mais je pris la peine de conduire lentement pour ne pas attirer l’attention de la police ou de qui que ce soit. J’étais extrêmement tendu, alors j’ai fini par éteindre la radio. J’avais de plus en plus envie de mettre le pied au plancher et d’arriver là-bas le plus vite possible, mais j’ai bien respecté les limitations de vitesse. Et puis – sans doute parce que je faisais tellement attention – j’ai réussi à me perdre. Il s’était écoulé plus d’une heure et demie quand je stoppai net devant la maison.
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Videos de Jim Thompson (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jim Thompson
L?action se déroule sur une journée, un samedi de Pâques. Tôt le matin, la foudre s?abat sur Richard Weatherford, pasteur respecté d?une petite communauté de l?Arkansas. Son jeune amant vient lui réclamer le prix de son silence : 30 000 dollars. Marié, cinq enfants, prêcheur intégriste, toujours prompt à invoquer la figure de Satan pour stigmatiser les homosexuels, embarqué dans une croisade pour la prohibition de l?alcool, Richard va tout faire pour préserver la façade de respectabilité qu?il a patiemment construite. A n?importe quel prix. Au nom du bien. Au bout de ce samedi noir, la petite ville sera à feu et à sang, mais Richard Weatherford aura réussi à sauver sa réputation?
Fils d?un prêcheur baptiste, Jake Hinkson continue à régler ses comptes. Après L?Enfer de Church Street et Sans lendemain, Au nom du bien enfonce le clou avec une rage jouissive. Admirateur de Flannery O?Connor et de Jim Thompson, Hinkson livre un texte polyphonique, radicalement noir, portrait au tranchoir d?une petite communauté étouffante, prisonnière de valeurs hypocrites et d?une morale d?un autre âge. En bon auteur du Sud, il pousse le jeu jusqu?à son paroxysme. La fin, qui se déroule un an plus tard et montre le pasteur dans son prêche de Pâques, droit devant l?armée des âmes bien pensantes, est un monument de cynisme ravageur. Entre-temps, Donald Trump est arrivé à la Maison-Blanche. Michel Abescat Dry County, traduit de l?anglais (Etats-Unis) par Sophie Aslanides, éd. Gallmeister, 320 p., 22,60 ?.
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