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ISBN : 2081260859
Éditeur : Flammarion (06/02/2013)

Note moyenne : 3.1/5 (sur 5 notes)
Résumé :
De l'amour, la philosophie peut-elle dire mieux que l'ami ou l'amoureux ? Rien n'est moins sûr ; elle doit savoir entendre ce que l'amour donne à penser : « Tous ces sages contemplatifs, qui ont passé leur vie à l'étude du coeur humain, écrivait en effet Rousseau, en savent moins sur les vrais signes de l'amour que la plus bornée des femmes sensibles."

Reste à savoir donner à ces expériences une pluralité de sens dans laquelle chacun pourrait se recon... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Pasoa
  31 octobre 2017
Quelques mois après avoir lu "Fragments d'un discours amoureux" de Roland Barthes, il m'a été offert de lire "Aimer, une histoire sans fin" du philosophe et essayiste Gilles A. Tiberghien.
Le sentiment amoureux est sans doute la chose la plus partagée qui soit, mais quand vient l'instant ou l'envie de le nommer, de lui donner sens, d'en rendre compte par les seuls mots, nous sommes souvent dépourvus. Aimer, qu'est-ce à dire ?
Dans cet essai, Gilles A. Tiberghien donne à voir et à comprendre, à saisir le sentiment de désir, d'attente, de sensualité, d'altérité mais aussi de solitude, de jalousie, de tristesse que l'individu peut éprouver lorsqu'il aime, sans omettre la part d'imagination, de fantasme qui nous le rende tout à fait unique et très personnel.
Dans ce livre rédigé sous forme épistolaire, quatre personnages (Véra, Sophie, Julien et Samuel) partagent au travers d'un échange de lettres (l'auteur, par nostalgie du temps de l'écrit peut-être, proscrit tout usage du mailing ou du sms) ce qu'est leur connaissance, leur expérience du sentiment amoureux. Leurs correspondances sont emplies d'une belle et sensible érudition (on y retrouve de nombreuses références à Platon, Rousseau, Kierkegaard, Wilde, Yeats, Pessoa, Barthes et d'autres) mais aussi de fraternité, de retenue et de sollicitude portée les uns envers les autres. J'ai aimé m'instruire comme suivre leur histoire.
"Aimer, une histoire sans fin", essai romancé, littéraire et philosophique, est un livre vraiment passionnant qui, au fil des pages, interroge et éclaire notre rapport au sentiment amoureux, à l'être aimé.
Dans son avant-propos Gilles A. Tiberghien écrit "qu'il n'est pas plus beau sentiment amoureux que celui qui se réinvente sans cesse". Ce bel essai contribue à ce qu'il en soit ainsi.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
ElisanneElisanne   16 mars 2013
Extrait de l'avant-propos

Il n'est guère possible de vivre ou d'avoir vécu sans aimer. Mais cette évidence selon laquelle l'amour est dans la vie de chacun, depuis la plus tendre enfance jusqu'à l'âge adulte, et que tout dans la société rend chaque jour plus manifeste, dispense, paradoxalement, de nous demander sérieusement ce qu'est vraiment aimer. Quand nous parlons d'amour, de quoi parlons-nous ? Que nous racontent ces histoires dont nous sommes abreuvés au cinéma, dans la littérature ou la presse, et dont la peinture ou la photographie emblematisent certaines scènes et certaines figures ? Celles-ci, d'ailleurs, fonctionnent le plus souvent comme des signes de reconnaissance qui réveillent en nous un désir ancien ou évoquent tel ou tel moment du sentiment amoureux.
Dès ses commencements, la philosophie s'est accompagnée d'une réflexion sur l'amour. Que ce soit Parménide ou Empédocle par exemple, chez lesquels l'amour tient une place centrale comme principe opposé à la haine, ou bien Platon, pour qui il est un mode d'accès au Vrai et au Bien. Mais face au logos et au primat de la Raison, l'amour pour les philosophes est un objet de pensée délicat à manier, quelque chose dont on se méfie ou que l'on ne peut accepter qu'à certaines conditions. L'amour sera vite classé du côté des passions, une zone que la philosophie s'efforcera de circonscrire pour mieux l'analyser et la contrôler dans le cadre du discours rationnel qui est le sien.
Mais cela suffit-il pour en rendre vraiment compte ?
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OliviaZinsouOliviaZinsou   01 mai 2013
C'est curieux d'ailleurs ce pouvoir qu'à la fiction, ou la poésie, dans des périodes de l'existence comme celle que je vis en ce moment. J'y retrouve à chaque fois des échos qui m'aident à mieux comprendre mes sentiments. La littérature a toujours existé sous une forme ou sous une autre, et c'est grâce à elle que le sentiment amoureux a trouvé des degrés de raffinement extrêmes. La psychologie est récente et elle n'est à mes yeux qu'une forme de littérature qui se sépare des oripeaux de la science, n'ayant souvent ni les beautés de l'une, ni la rigueur de l'autre.
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OliviaZinsouOliviaZinsou   01 mai 2013
Le manque nous appartient, il est en nous et la raison qui nous le fait ressentir n'est qu'une cause occasionnelle. Nous étouffons ce manque, nous le bridons et toute notre éducation nous a appris à aller dans ce sens. Mais nous sommes ce manque même, et il suffit d'un événement, d'une rencontre, pour qu'il réapparaisse. Bien sur, son intensité varie selon les individus. Certains l'éprouvent tout le temps et, quand bien même il n'en seraient pas possédés à chaque instant, on pourrait dire que la couche sous laquelle il est enfoui resté extrêmement mince.
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ElisanneElisanne   16 mars 2013
...Ce qui nous rend libres, ce n’est pas ce que nous savons, mais, ce à quoi nous croyons.
Et tout ce qui est libre est beau, oui, tout ce qui manifeste le mouvement de la liberté à travers
la contrainte même.
Je ne vois pas d’autre philosophie du beau…
…Ne vaut-il pas mieux parler de « conviction « ?
On ne fait rien sans conviction et « rien de grand sans passion »
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OliviaZinsouOliviaZinsou   02 mai 2013
Il est difficile, quand on a mal, d'oublier sa douleur. Elle focalise toute notre attention et, si infime soit la partie touchée, c'est le corps et l'esprit tout entier qui en sont affectés. Quel puissant calmant peut donc nous en distraire ? Quand le mal est physique, on peut identifier le remède : quand il est psychique, et dans la mesure où l'on ne peut le localiser, on ne sait quelle médecine administrer, et c'est son propre cœur que l'on voudrait arracher, c'est soi-même que l'on aimerait supprimer, pour retrouver cette paix tant désirée.
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Video de Gilles A. Tiberghien (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gilles A. Tiberghien
Revue de littérature générale 95/1 La Mécanique lyrique éditions P.O.L . revue dirigée par Pierre Alferi et Olivier Cadiot. 420 pages illustrées avec au sommaire notamment: Valère Novarina, Gilles Grand, Georges Aperghis, Jean Echenoz, Harry Mathews, Pascal Dusapin, Emmanuel Carrère, Jean-Luc Nancy, Emmanuel Hocquard, Dominique Fourcade, Rodolphe Burger, Gilles Clément, Anne Portugal, Giorgio Agambem, Michael Heizer, Pascalle Monnier, Jacques Roubaud, Rémy Zaug, Manuel Joseph, philippe le Goff, Michelle Grangaud, Bernard Stiegler, Sylvie Nayral, Gilles A. Tiberghien etc
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