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Philippe Paringaux (Traducteur)
EAN : 9782020593274
136 pages
Seuil (15/04/2003)
3.44/5   79 notes
Résumé :
Un écrivain retrouve une camarade de lycée et s'embarque dans un flirt sans lendemain ; un garçon complexé tente une improbable opération de séduction ; une jeune femme solitaire invente des canulars dans l'espoir de rencontrer quelqu'un ; un étudiant soupçonné d'homosexualité s'initie au sexe grâce à une fille facile... Quatre nouvelles pour une bande dessinée audacieuse et novatrice.
Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
colimasson
  06 mars 2013
Quatre histoires composent cet album :
- Alter Ego : Un écrivain reçoit la lettre d'une fille qu'il vénérait à l'époque du lycée. En essayant de la retrouver, il rencontre sa petite soeur et finit par reporter ses sentiments amoureux sur cette dernière.
- Blonde platine : L'histoire désespérée d'un homme présenté comme l'archétype du « moche, célibataire, bouseux et dépressif » qui tente de séduire à tout prix une belle blonde sensuelle. L'histoire de la belle et la bête, revisitée pour la énième fois…
- Escapade hawaïenne : Après s'être fait virer de son boulot, une jeune hawaïenne ne trouve rien mieux à faire, pour tromper l'ennui, que de passer son temps à monter des canulars téléphoniques qui ne font rire qu'elle seule.
- Alerte à la bombe : Un mélange d'homosexualité, de fêtes, de filles et de garçons faciles en manque de repères.

Toutes ces histoires finissent rapidement par se ressembler car Adrian Tomine ne peut s'empêcher de les lier par le fil conducteur de son regard méprisant, dégoûté, totalement incapable de se détacher de la bourbe qu'il exècre et vénère à la fois. Ses personnages sont invariablement seuls (mais pas forcément solitaires, ce qui rend leur situation encore plus affligeante), inadaptés socialement, mais surtout remplis d'espoirs démesurés qui ne leur correspondent même pas, et qu'ils n'arriveront jamais à réaliser.

Alors oui, on peut aimer lire les aventures de personnages plus nuls que nous, et on se sentira flatté de n'avoir pas atteint les mêmes niveaux de misère sociale qu'eux ; on peut gratter en espérant découvrir sous cette représentation la critique acerbe d'une société superficielle, mais on sera quand même obligé de reconnaître qu'Adrian Tomine en fait vraiment trop. Ses personnages finissent par n'être même plus attachants. On ne les comprend plus, et il ne reste plus qu'une envie : leur foutre une bonne claque pour qu'ils se remuent les idées et cessent de penser uniquement au prochain coup qu'ils désespèrent de tirer.
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Vexiana
  13 avril 2017
Adrian Tomine exploite les mêmes créneaux que ses confrères et concitoyens que sont Charles Burns et Daniel Clowes : l'adolescence/l'âge adulte désenchanté, le mal-être et la non acceptation de soi. Toutes fois, si Clowes et Burns excellent à cet exercice, je dois avouer que j'ai été moins sensible à la prose de Tomine.
Ce tome narre les tranches de vies de quatre personnages qui se caractérisent par des difficultés de communication et un manque de confiance en soi pathologique. le problème, c'est que les personnages sont tellement pathétiques qu'ils ne sont absolument pas attachants et il m'a peu importé que leurs histoires se terminent bien ou pas...ce que l'on ne sait d'ailleurs finalement jamais étant donné que les récits s'achèvent sans conclusions.
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marietjf
  11 décembre 2021
Delcourt a la bonne idée de rééditer des albums d'Adrian Tomine, star du comic indé us dont « Les intrus » vient d'être adapté au cinéma par Audiard (les Olympiades).

Ces 2 albums sont des recueils d'histoires courtes (4 dans Blonde platine) voire très courtes (16 dans Insomnies). Dans ces histoires, des hommes, des femmes, plus ou moins jeunes, à des moments de leur vie parfois banals … parfois des moments de bascule, des instants où des failles apparaissent dans leur quotidien… des rencontres qu'on fait ou qu'on évite, des non-dits, des regrets…

Ici on est dans le réalisme désenchanté de l'Amérique observé par l'oeil aiguisé d'Adrian Tomine. Il y a peut-être aussi beaucoup de lui dans ces anonymes, dans ces situations quotidiennes qui rappelleront des moments de vie à chacun d'entre nous. Malaise, maladresse, doutes, qui n'a pas vécu ça un jour ?

Le dessin noir et blanc est sobre et réaliste, il met à nu les situations et les personnages avec précision et finesse. C'est parfois étrange, on se sent observateur privilégié ou voyeur compulsif… J'ai préféré « Blonde Platine » qui prend davantage le temps de développer les récits et le regard posé sur les personnages.

Au final, ces 2 rééditions sont idéales pour découvrir le travail particulier d'Adrian Tomine. A compléter avec « la solitude du marathonien de la bande dessinée », son carnet paru chez Cornelius.
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svecs
  08 mars 2016
Moins connu que Clowes, Adrian Tomine n'en est pas moins un auteur particulierement intéressant. Son univers nourrit de nombreuses similitudes avec celui de Clowes, plus precisement avec les Clowes de "Caricature" ou "Ghost World". Au centre de cet univers, on retrouve la désespeérante monotonie d'une vie sans relief. Au fil de ces 4 récits, il nous convie a des tranches de vie pour le moins... pathétiques. le ton est résolument dépressif, les personnages au mieux socialement inadaptés, au pire d'une lacheté sans nom.
Il y a d'abord ce jeune écrivain raté qui met en péril son couple pour une relation aussi incongrue qu'ambigüe avec la soeur cadette d'une fille qu'il aimait en secret au lycée. Il y a ensuite cette blonde platine qui se perd entre 3 hommes. Puis il y a cette fille qui se retrouve subitement seule et sans travail et ne trouve rien de mieux pour passer le temps que de faire de tristes canulars téléphoniques. Et enfin ce couple improbable composée d'une fille facile et d'un pré-adolescent qui se cherche.
Tomine n'a aucune pitié pour ses personnages. Mis a part dans la dernière histoire, on peut affirmer que ses personnages voient leur situation empirer au fur et a mesure que l'histoire avance. Que ce soit par lacheté ou par égoïsme, aucun n'a su assumer ses choix, avec les conséquences que ça implique. Il devient difficile de leur trouver des excuses... et pourtant, ils paraissent parfois étrangement familiers parce que Tomine a le don de gratter là où ça fait mal. Les choix, ou l'absence de choix, qu'ils font nous renvoient souvent à nos propres dilemmes. Comment condamner des personnages qui nous ressemblent un peu trop? Il en résulte un étrange malaise qui vous lache difficilement. C'est à cela qu'on reconnait le talent d'un auteur: à sa manière de nous toucher.
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Erik_
  27 novembre 2020
Je n'apprécie pas trop les oeuvres de cet auteur de manière générale au regard de ce que j'ai pu lire par le passé : c'est souvent froid et il y a un gros manque d'émotion dans cette introspection. Blonde platine n'échappe pas à la règle mais je dois bien avouer qu'il y a un léger plus par rapport au restant de la bibliographie de Tomine.
Il y a des comportements qui m'échappent totalement mais qui montrent une certaine fragilité des personnages. Cela concourt à rendre crédibles les faits. En l'espèce, c'est l'exploration amoureuse qui semble être le thème central. J'ai bien aimé "blonde platine" et "alerte à la bombe", un peu moins les deux autres nouvelles. Au final, nous avons quand même la moyenne car la lecture fut fluide et donc plaisante. L'achat ne se justifie pas à moins d'être un inconditionnel de l'auteur.
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critiques presse (1)
Bedeo   01 juillet 2019
Un art de la simplicité qui demande une énorme maîtrise. Les yeux à vif n’en constituait que l’ébauche. Blonde platine en affiche, déjà, la géniale maturité.
Lire la critique sur le site : Bedeo
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
StockardStockard   13 mars 2017
Je travaillais comme télévendeuse pour un catalogue de vente par correspondance très connu... Imaginez-vous faisant ça six heures par jour, cinq jours par semaine et vous comprendrez probablement pourquoi j'ai commencé à fantasmer – choisir une adresse au hasard dans l'ordinateur et expédier un plein carton d'insectes ou de viande crue.
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VexianaVexiana   12 avril 2017
Luxure et vengeance sont les meilleurs des stimulants quand il s'agit d'écrire.
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Erik_Erik_   27 novembre 2020
Une femme aux cheveux châtains est une blonde modeste.
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GregorGregor   04 septembre 2011
- Ecoutez, je... Ne croyez pas que je vous suive...
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Videos de Adrian Tomine (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Adrian Tomine
Au sommaire de cette première partie d'émission, deux films à voir en salles :
- "Les Eternels" de Chloé Zhao Dans l'économie narrative des comics Marvel, "Les Eternels" ce sont des super-héros d'avant les Avengers, avant Spiderman, Ironman, Captain America et compagnie. Plus archaïques, ils datent d'avant la création de notre univers, et obéissent à un Dieu cruel et juste, comme il se doit. Il y a Thena, déesse De La guerre, Ikaris, qui vole et qui est très fort, Phastos, grand inventeur, et puis Sersi, l'héroïne, dont on ne sait pas très bien quels sont ses pouvoirs mais elle est au coeur de ce qui se passe.
- "Les Olympiades" de Jacques Audiard Avec Céline Sciamma et Léa Mysius au scénario, ce film est l'adaptation de trois nouvelles graphiques de l'auteur américain Adrian Tomine : "Amber Sweet", "Killing and dying" et "Hawaiian getaway". L'histoire est celle de trois filles et un garçon, quatre amis, parfois amants, souvent les deux, dans le quartier des Olympiades du treizième arrondissement de Paris. Un chassé-croisé cinématographique qui rassemble au casting Lucie Zhang, Makita Samba, Noémie Merlant et Jehnny Beth. le film fut présenté en compétition au Festival de Cannes 2021.
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