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EAN : 9782757843703
648 pages
Éditeur : Points (26/02/2015)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 90 notes)
Résumé :
Enza et Ciro ont grandi à quelques kilomètres l'un de l'autre mais se rencontrent pour la première fois au début du XXe siècle dans les Alpes italiennes. Ciro est bientôt contraint de partir à New York pour devenir apprenti chez un cordonnier à Little Italy. De son côté, Enza s'installe également aux Etats-Unis pour aider les siens à sortir de la misère. La Première Guerre mondiale éclate.
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
isabelleisapure
  07 mars 2017
Nous sommes en Italie, en 1905, une mère trop pauvre pour élever ses enfants les confie à des religieuses dans un petit monastère de montagne. Les deux garçons, aux caractères très différents, vont se forger chacun un destin en fonction des événements auxquels ils seront confrontés.
Edouardo est sûr dès son plus jeune âge qu'il consacrera sa vie à Dieu en devenant prêtre.
Tout est plus compliqué pour Ciro, le révolté. Pour éviter la maison de correction, il n'aura d'autre choix que de partir aux Etats Unis, comme des milliers de ses compatriotes.
Un déchirement pour le jeune adolescent qui vient de rencontrer ses premiers émois amoureux en la personne d'Enza.
C'est à New York, dans cette ville magique, que le destin va à nouveau les réunir.
Au fil de la vie, faite de séparations et de retrouvailles, ces deux-là vont s'aimer, avec passion
A leur suite, l'auteure nous entraîne dans les riches demeures de Carnegie Hill jusqu' aux ruelles de Little Italy en passant par les faubourgs ouvriers et les vastes plaines du Minnesota.
Même si je me suis légèrement ennuyée dans le premier tiers du roman, trouvant que l'histoire se trainait vers un inévitable mélo aux fragrances d'eau de rose, je me suis rapidement laissée séduire par cette histoire servie par une écriture agréable.
J'ai aimé suivre Enza dans sa vie de costumière au Metropolitan Opéra de New York dans le sillage du grand Caruso.
« L'italienne » n'est certes pas un livre indispensable dans une vie de lecteur, mais il reste cependant une très agréable lecture.
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LiliGalipette
  14 mai 2017
Confiés par leur mère à la garde du couvent San Nicola à Vilminore, Ciro et Eduardo grandissent sous le regard bienveillant des religieuses, espérant que leur maman tiendra sa promesse de venir les chercher. Mais les années passent. Eduardo devient très pieux et se destine à la prêtrise alors que le sang de Ciro bouillonne de désir pour les femmes et le monde. « Les filles étaient pour lui comme une religion. Il voyait leurs charmes et certains détails de leur beauté l'obsédaient littéralement. » (p. 133) Quand Ciro est envoyé en Amérique pour apprendre le métier de cordonnier, il est persuadé de revenir très vite en Italie pour retrouver son frère et sa mère. Tout comme Enza Ravanelli, jeune couturière qui embarque pour les États-Unis avec son père afin de gagner l'argent nécessaire à l'achat de la maison où la famille vivra enfin en sécurité. Enza et Ciro viennent du même village et se sont rencontrés quand ils étaient adolescents. En Amérique, ils ne cesseront de se croiser et de manquer pendant des années. Sauront-ils conjuguer leurs espoirs américains avec les élans de leurs coeurs ? Ils sont tous deux pleins d'ambition et très travailleurs, bien décidés à réaliser leurs rêves.
Étendu sur plusieurs décennies, ce roman commence au début du 20° siècle et traverse les deux guerres mondiales. Cette longue épopée amoureuse et américaine se lit facilement et sans déplaisir, mais il y a plusieurs mais. Des gros mais. Je passe sur le titre original,The Shoemaker's wife, qui est infiniment plus représentatif du roman que le titre français. J'en viens au style dont voici un exemple. « Sa peau avait le parfum des pêches et la douceur du satin. » (p. 10) Est-il possible de faire plus cliché ou plus éculé ? Oui, apparemment, Adriana Trigliani excelle dans ce domaine avec des considérations éculées sur la famille, la séparation, les liens familiaux, l'ambition, la religion, etc. Je passe également sur les nombreuses coquilles qui parsèment le texte et ne sont pas le fait de l'auteure, mais de l'édition française. Ainsi, annulaire devient annuaire, moins facile à passer au doigt…
En revanche, impossible de faire l'impossible de faire l'impasse sur les mots italiens qui parsèment le texte : si le roman est traduit, il doit l'être totalement, sinon cela brise la suspension consentie de l'incrédulité. Je sais très bien que des Italiens qui parlent ensemble dans un village reculé d'Italie parlent italien, mais j'accepte de lire leurs échanges en français puisque je lis un texte traduit. Or, chaque mot italien glissé dans les échanges me fait sortir de l'histoire, me rappelant justement que ma lecture est une traduction et me demandant pourquoi ces mots-là ne sont pas traduits ! En outre, comme il faut que je cherche le sens de ces mots, je m'éloigne encore plus de ma lecture. C'est foutu pour l'immersion !
Autre gros problème de forme avec les prétéritions qui donnent au roman un ton faussement dramatique, mais surtout qui semblent ne pas devoir être prises pour argent comptant. Je n'évoquerai pas celle qui me choque le plus pour ne pas dévoiler la fin du récit, mais voici une analogie. Si en page 100, le narrateur annonce que le personnage ne mangera plus jamais de gâteau au chocolat de sa vie parce que ça peut le tuer, il est absolument impensable et inacceptable de voir ce même personnage tendre la cuillère vers un tel gâteau en page 50 parce qu'il existe un médicament qui peut le sauver. Sinon, c'est se moquer du lecteur et pulvériser la crédibilité de l'intrigue.
Tous ces gros bémols sur la forme ont quelque peu entaché mon plaisir de lecture et m'ont empêchée d'en profiter pleinement. D'aucuns diront que je pinaille et que je m'attache à des détails. Il n'est pas question de détails quand la cohérence de l'histoire est mise à mal.
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Celkana
  04 novembre 2015
Voilà une fresque romantique et dramatique comme on les aime!!! Tous les ingrédients y sont présents: des personnages forts, beaux et attachants; des paysages superbement décrits; un univers plein d'espoirs et de regrets; bref, un bonheur de lecture!
On suit donc Ciro, jeune italien orphelin de père et abandonné par sa mère, avec son frère Eduardo, dans un couvent, à l'âge de 10 ans. Et Enza, jeune fille d'un petit village de montagne, de 10 ans aussi, qui se bat pour que sa famille, tout ce qu'elle aime le plus, survive.
Des évènements malheureux les feront se rencontrer une première fois à 15 ans et déjà l'amour pointe le bout de son nez mais à quinze ans, c'est difficile de le voir. D'autres évènements vont faire que Ciro et Enza vont devoir s'exiler aux Amériques! A New York plus précisément. Ciro va devenir cordonnier et sera accueilli dans une gentille famille qui prendra soin de lui. Enza malheureusement sera traité comme une véritable Cendrillon dans la demeure qui l'accueille et se battra pour s'en sortir. Grâce à son amie Laura qui saura lui donner ce courage, elle va suivre un parcours merveilleux.
Bien d'autres aléas feront se croiser et se perdre ces 2 jeunes pour finalement les faire enfin de trouver définitivement mais l'histoire palpitante ne s'arrête pas là...
J'ai adoré, on plonge vraiment dans un pur roman d'amour, avec ses rebondissements malheureux, heureux, on vit les joies et les tristesses, lles passions et les haines, on voyage avec tout ce beau monde, les décors et les paysages, ainsi que l'ambiance sont parfaitement décrits et vécus par le lecteur! Superbe!
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Killing79
  17 novembre 2015
Avec la guerre en toile de fond, « L'Italienne » est un roman qui traite de l'amour et du déracinement.
On y découvre les deux vies d'Enza et Ciro qui sont irrémédiablement liées par le destin. L'auteur profite de cette aventure pour nous faire découvrir le sort de ces expatriés italiens partis chercher en Amérique la solution à tous leurs problèmes. le déséquilibre entre la pauvreté de l'Italie et l'abondance des Etats Unis est parfaitement représenté.
On connaît le passé des protagonistes, on suit leurs vies pleines de joies, de peines, d'amour, d'amitié mais surtout de nostalgie. Car même si les protagonistes paraissent trouver leur bonheur sur cette terre promise, leur village et leur famille d'origine sont inscrits dans leur mémoire et restent à jamais leurs regrets les plus profonds. Adriana Trigiani a voulu personnifier le destin de ces immigrés, condamnés à quitter leur foyer pour leur survie et celle de leurs proches mais qui gardent toujours au fond d'eux la force de leurs racines.
Enza et Ciro sont des personnages attachants et le désir de les voir ensemble ne m'a pas lâché. Leurs différentes rencontres sont écrites sur leurs lignes de vie et leur amour semble pouvoir franchir tous les obstacles. Les aléas de la vie et les choix qu'ils font, vont les entraîner dans une relation pour le moins chaotique.
Toutes ces tentatives de rapprochement m'ont captivé et c'est lorsque les deux amoureux ont semblé enfin se retrouver pour de bon que le roman perd de sa force. En effet, dans la dernière partie du livre, quand l'amour a gagné et qu'il transpire la sérénité, le récit devient malheureusement sans saveur, sans passion. J'ai eu l'impression que l'auteur n'avait pas d'idée précise sur la fin à donner à cette idylle. Que faire du bonheur lorsqu'enfin, on l'a trouvé ? le récit traîne en longueur et les événements perdent de leur intérêt. C'est dommage car les trois quarts du roman étaient passionnants.
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magdesaveursetlecutres
  13 octobre 2015
Ce roman nous fait suivre la vie de Ciro et d'Enza, deux italiens qui pour des raisons différentes devront s'exiler en Amérique et construire leur nouvelle vie. Leurs destins se croisent plusieurs fois.

1905, Ciro (10 ans) et son frère Eduardo (12 ans) sont conduits par leur mère au convent San Nicola dans les Alpes Italiennes, car suite au décès de son mari en Amérique où il était allé travailler dans les mines pour faire vivre sa famille, elle sombre dans une profonde dépression et n'a plus les moyens physiques ni l'énergie pour s'occuper d'eux.
Enza, quant à elle est la fille du charretier d'un petit village à flanc de montagne non loin de là. Elle est l'ainée d'une famille de 7 enfants dont la dernière, Stella, vient de naitre. Elle a un don pour la couture ce qui lui permet d'aider ses parents pendant les mois d'hiver.

Six ans plus tard, Ciro et Eduardo sont toujours au couvent. Leur mère n'est toujours pas venue les chercher. Ils grandissent tant bien que mal sans elle, bien aimés par les soeurs qui les aident à devenir de bonnes personnes. Enza et Ciro se rencontrent à ce moment-là dans des circonstances dramatiques, l'enterrement de Stella, la petite soeur d'Enza, morte d'une fièvre fulgurante. Ciro est chargé de creuser la tombe de celle-ci.
Entre eux, le courant passe tout de suite et ils s'embrassent pour la première fois à la fin de cette journée. Ciro promet à Enza de revenir la voir. Malheureusement, il surprend le prêtre dont dépend le couvent dans une position délicate avec une jeune fille de 15 ans. Lui et son frère doivent donc quitter le couvent en urgence sous la pression du prêtre. Eduardo décide de rentrer au séminaire car c'est ce qu'il veut faire depuis longtemps. Ciro devait être mis dans un centre de redressement sur pression du prêtre, mais grâce aux soeurs, il part en Amérique chez l'oncle de l'une d'elles pour faire un apprentissage de cordonnier.

Enza s'impatiente de ne pas avoir de nouvelles puis passe à autre chose, car elle et son père partent aussi quelque temps plus tard en Amérique quand leur cheval meurt et qu'ils se retrouvent sans ressources pour faire vivre la famille et construire cette maison qui leur tient tant à coeur.

Nous suivons ensuite les différentes étapes de la vie de ces deux personnages où d'autres viennent se greffer pour leur rendre le séjour à New York plus supportable. Enza et Ciro se recroisent plusieurs fois, mais alors qu'Enza est sûre que Ciro est l'homme de sa vie, lui n'en est pas encore là et sort avec d'autres filles tout en se rendant compte qu'Enza lui est proche.

Bien évidemment ces deux-là finissent par se retrouver et se marier. Ils s'installent dans le Minnesota, là où le père de Ciro est mort lors de l'explosion d'une mine. Ils construisent leur vie doucement, entourés de leurs amis, et en faisant prospérer la cordonnerie de Ciro et le magasin de couture d'Enza.

Ce fut dans l'ensemble une lecture plaisante.
Enza, Ciro et tous ceux qui les entourent sont attachants. On rit avec eux, on pleure avec eux. On se demande si Enza et Ciro vont enfin se retrouver et vivre pleinement leur amour. On vibre avec eux.
La découverte de l'Italie et de l'Amérique des années 1900-1945 est très intéressante. La vie des immigrés ainsi que toute la difficulté qu'ils ont à se faire à ce nouveau pays si différent sont poignantes. La lutte entre s'intégrer et conserver leurs racines est palpable.

Il y aussi trop de longueurs à mon goût, du fait des trop nombreuses descriptions et des comparaisons incessantes avec les paysages de la région d'origine des 2 héros : chaque fois qu'ils bougent, nous avons droit à une description de leur nouvelle vie, ce qui est bien en soi, mais qui est gâché par le fait que l'auteure compare systématiquement cet endroit avec les montagnes de leur jeunesse. Ces descriptions sont longues, ennuyeuses et rébarbatives. J'ai sauté plein de pages, car je n'en pouvais plus. C'est une région qui à priori tient à coeur à l'auteure, mais là, c'était trop.
Ce qui m'a aussi gênée c'est le fait que, quels que soient les problèmes qu'ils rencontrent, il y a toujours la solution miracle qui va les « sauver ». On se croirait par moment dans un conte de fées. La vie n'est pas un conte de fées et j'imagine encore moins cela dans cette époque avec toutes les difficultés qu'il pouvait y avoir pour se faire sa place.

La fin est aussi un peu trop longue à mon goût. Il aurait fallu finir bien avant, pour éviter des longueurs qui n'apportent rien de plus à cette histoire.

Néanmoins, c'est un roman qui fait passer un bon moment avec des personnages attachants. L'écriture est fluide, l'auteure a fait énormément de recherches historiques et a pu aussi se baser sur le vécu de sa famille.

Lien : http://saveursetlectures.com..
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Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
MissbouquinMissbouquin   13 mars 2014
"Fête de la Vierge. Ce défilé était une façon de célébrer le fait d’être à la fois italien et américain. En tant qu’Américain, on était libre de manifester dans les rues, et en tant qu’Italien, on pouvait exprimer librement sa foi et honorer son culte."
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rkhettaouirkhettaoui   09 août 2015
L’odeur et les bruits que fait un nouveau-né apportaient toujours de la douceur dans une maison. Les aînés vous donnent joie et bonheur chacun à sa façon, et c’est un plaisir de prendre soin d’eux, mais le foyer se recentre et la famille resserre ses liens autour de l’enfant nouveau-né.
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rkhettaouirkhettaoui   09 août 2015
Une soutane ne fait pas d’un homme un prêtre, pas plus qu’une jolie robe ne rend une femme vraiment belle – ou bonne, ou généreuse, ou intelligente. Ne confond pas l’apparence des êtres avec ce qu’ils sont réellement. La grâce est une chose rare.
Commenter  J’apprécie          60
PascaloubluePascaloublue   17 novembre 2017
Enza et Ciro ont grandi à quelques kilomètres l'un de l'autre mais se rencontrent pour la première fois au début du XXe siècle dans les Alpes italiennes. Ciro est bientôt contraint de partir à New York pour devenir apprenti chez un cordonnier à Little Italy. De son côté, Enza s'installe également aux Etats-Unis pour aider les siens à sortir de la misère. La Première Guerre mondiale éclate.
Commenter  J’apprécie          20
DrunkennessBooksDrunkennessBooks   03 février 2015
Le veuvage commence dans la paperasse.
Caterina n’avait jamais imaginé qu’elle serait seule, en ce premier jour de 1905, avec seulement devant elle le mince espoir de se réinventer. Toutes les promesses qu’on lui avait faites s’étaient révélées fausses.
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