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ISBN : 2757871455
Éditeur : Points (07/06/2018)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 17 notes)
Résumé :
New York, 1950
À vingt-cinq ans, Lucia Sartori est certainement la plus jolie fille du quartier. L'après-guerre a ouvert de nombreuses possibilités aux jeunes femmes ambitieuses, et Lucia vient de commencer comme apprentie couturière au très chic grand magasin B. Altman sur la 5e Avenue. Son père, qui a brillamment réussi dans les affaires et tient l'épicerie fine italienne la plus réputée, l'a toujours encouragée dans ses ambitions, mais les traditions sont... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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  06 juillet 2017
Lucia, Lucia est écrit par l'auteure américaine d'origine italienne Adriana Trigiani née en 1959 dans la ville de Big Stone Gal en Virginie, aux États-Unis. Inspirée par son héritage italien et américain, Trigiani arrive à New York en 1985, après avoir effectué ses études au Saint Mary's College dans l'Indiana. Ses débuts elle les fait à Broadway avec sa première pièce Secrets of the Lava Lamp (1985) réalisée par Stuart Ross. de 1988 à 1998, elle écrira de nombreux scénarios pour des sitcoms comme The Cosby Show, son spin-off A Different World (1987), et pour les chaînes Lifetime et Showtime.
Ses premiers pas dans l'écriture de romans, débutera en 2000 avec la trilogie Big Stone Gap (disponible chez Charleston) qui se déroule dans sa ville natale. Elle continuera par se faire un petit nom avec The Queen of Big Time (2004), Rococo (2005), The Showmaker's Wife (2012) paru en français sous le titre de L'Italienne (disponible ici), ou encore All The Stars in Heavens paru en 2015. Lucia Lucia, est un roman paru à l'origine en 2004, acclamé à plusieurs reprises par la critique.
L'histoire de Lucia, Lucia se déroule à New York dans les années 50, où l'on suit Lucia Sartori, jeune femme ambitieuse de vingt-cinq ans qui travaille en tant qu'apprentie couturière dans un magasin chic de la célèbre 5e Avenue. À cette époque, les femmes sont forcément amenées à se marier, et doivent alors mettre un terme à leur envie de faire carrière. Lucia ne va pas échapper à cette règle, puisque l'on découvre qu'elle doit épouser Dante DeMartino, son amour d'enfance. Mais au détour d'une rencontre, l'avenir tout tracé de Lucia va se retrouver remis en question. Elle devra alors choisir entre sa famille et ses rêves, et la vie que lui propose sa rencontre inconnue.
Ce que j'ai vraiment aimé dans ce roman, est la plume d'Adriana Trigiani que je ne connaissais pas. C'est imagé, fragile et fort à la fois. On sent beaucoup cette touche italienne qu'ont certains auteurs italiens comme Elena Ferrante ou Silvia Avallone. Mais il y aussi un soupçon de Jane Austen avec la thématique de la famille et de ses valeurs, les drames, l'amour et la question sociétale. le récit se déroulant après la Seconde Guerre Mondiale, il est toujours saisissant de découvrir "le après", et cette population qui cherche à retrouver une stabilité rassurante tant désirée. Les passages descriptifs du paysage citadin, de la belle Italie et de ses terres sont forts en couleurs et transmettent un sentiment unique au lecteur.
L'autre point fort du récit réside dans ses personnages, surtout celui de Lucia, qui au-delà de sa beauté possède force de caractère et intelligence. Plus on avance dans la lecture, plus on découvre que cette jeune femme est une passionnée de nature qui se retrouve prise au piège dans ses traditions familiales si chères aux Italiens. Elle, elle veut vivre sa vie, gagner son indépendance et se construire une carrière en dehors de sa place de femme au foyer. Elle va alors devoir prouver à son entourage qu'elle possède toutes les qualités et l'audace pour ne pas dépendre d'un homme. J'ai vraiment adoré ces moments où l'on découvre toute cette société et ses rouages à travers les yeux de Lucia. On sent que l'auteure s'est vraiment investie sur cette partie, et sur le récit en général. Pour preuve, on découvre également les différents tissus et leurs fonctions, l'évolution des magasins à travers le temps, etc. Sur ce dernier point, certains pourront trouver qu'il y a trop de détails, ce que je comprends et partage en partie. À certains moments, je me suis surprise à me détacher du récit malgré moi. Mais outre ce point négatif, à mes yeux, le roman se lit vraiment très bien et reste captivant.
Dans la galerie des personnages secondaires, nous avons les frères surprotecteurs de Lucia, le père boulanger attaché aux valeurs de la famille, mais aussi le patron de Lucia, Demarr, qui ne va cesser de lui témoigner son admiration. L'ambiance générale dans laquelle a grandi Lucia est vraiment belle, il n'y a qu'amour entre les membres de cette famille qui peuvent compter les uns sur les autres. La représentation de la famille colle vraiment avec le modèle de la famille du Sud à cette époque. Ma mère m'a souvent parlé de son père travailleur, strict avec ces cinq filles, parfois aussi avec son épouse, mais qui au fond possédait une douceur qui découlait dans les mots et les rires partagés chaque jour. C'est vraiment dans cet esprit-là que la famille Sartori évolue, et j'ai trouvé ça vraiment touchant à découvrir. Je me dois aussi de mentionner les amies de Lucia qui sont vraiment des femmes craquantes et attachantes.
En conclusion, Lucia, Lucia est une très belle découverte. Sorte de roman témoin d'un temps que nous n'avons pas forcément connu, et sur les traditions familiales, j'ai passé un très bon moment. On découvre les premiers émois de la mode, l'amour et le respect au sein d'une famille, et surtout une femme ambitieuse et forte que Adriana Trigiani a su mettre en valeur par sa plume et son coeur. Certes ce n'est pas un coup de coeur comme l'avait été Les lettres de Rose de Clarisse Sabard, mais c'est bien évidemment un récit que je recommande et qui est dans l'esprit des éditions Charleston : Fort et poignant de vérité.
Lien : https://t.co/JvERI3PFSd
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Lectrice-Lambda
  19 juin 2017
« Lucia Lucia » nous présente l'histoire d'une vie, celle de Lucia, une jeune femme de 25 ans vivant dans les années 50 à New-York. Sa famille est d'origine italienne et elle vit toujours avec ses parents et ses grands frères dans la maison familiale. Alors que sa famille est très traditionnelle, Lucia est plutôt une femme moderne : elle travaille pour être indépendante financièrement et ne jamais devoir dépendre d'un homme. C'est ainsi qu'elle fait carrière en tant que couturière dans un magasin de luxe reconnu.
Alors qu'elle est fiancée à un homme d'origine italienne de son quartier, Lucia décide de rompre ses fiançailles car elle ne se voit pas vivre une vie de famille dans le sens le plus traditionnel qu'il soit. de plus, il ne lui donne pas des papillons dans le ventre, contrairement à ce mystérieux John Talbot..
Ce livre s'inscrit vraiment dans la ligne éditoriale des éditions Charleston.
Lucia est une héroïne moderne et forte pour son époque. Alors que sa famille est très traditionnelle et que la place de la femme n'est pas ce qu'elle est aujourd'hui, Lucia va se faire un nom dans le milieu du travail et se faire respecter. Pour elle, hors de question de dépendre financièrement de qui que ce soit.
Pourtant, elle avait tout pour être une héroïne passive et stéréotypée. Elle vit encore chez ses parents, à plusieurs grands frères très protecteurs et elle est extrêmement belle. de voir qu'elle ne choisit pas la voie de la facilité et qu'elle préfère se battre donne du caractère à ce personnage, mais aussi à l'histoire.
Lucia travaille comme couturière dans un magasin de vêtements sur mesure de luxe. C'est un sujet très intéressant car c'est un métier ancien qui fait toujours rêver et qui reste malgré tout secret puisque pas tout le monde ne travaille dans ce domaine.
Malheureusement, il y a beaucoup de descriptions sur les différents tissus et accessoires, tellement que cela alourdit certains passages. Il est vrai que c'est important de mettre en avant le tissu, cette matière, ainsi que les vêtements, mais parfois les descriptions étaient si longues que l'on en oubliait l'histoire. Ca plaira malgré tout à certains, mais je fais partie des lecteurs qui n'aiment pas les descriptions à rallonge.
Dans « Lucia, Lucia », l'auteur aborde beaucoup de thèmes différents. le mariage, les traditions familiales, l'amour, l'amitié et le sens du travail. Il y a aussi le changement d'époque, entre le début des années 1900 et la fin du vingtième siècle.
Beaucoup de choses changent, tant au niveau de la façon de consommer que de vivre. Les valeurs ne sont plus les mêmes, les personnes n'attendent plus les mêmes choses. Cela est parfaitement retranscrit avec la confrontation entre les vêtements faits sur mesure et le prêt-à-porter. Ces oppositions nous apportent une belle vision de tous les grands changements qui se sont opérés pendant ces dernières dizaines d'années, des transformations que l'on a pu vivre de près ou de loin.
Le parallèle est aussi bien emmené avec le fait que c'est la Lucia âgée qui raconte son histoire à une jeune femme. Nous suivons donc entre passé et présent son histoire et découvrons les secrets de la veille Lucia qui est si mystérieuse aux yeux de sa voisine.
La fin est quant à elle un peu frustrante.
J'ai trouvé que l'auteur arrêtait trop rapidement l'histoire du passé de Lucia. J'aurais apprécié en apprendre plus sur les choix qu'elle a fait et la suivre un peu plus longtemps.
De même, le retour dans le présent est trop rapide. On ressent vraiment un goût de trop peu et c'est à mon sens le point faible de cette histoire.

En conclusion, « Lucia, Lucia » est un roman agréable. Adriana TRIGIANI nous présente une histoire qui touchera toutes les générations grâce à son opposition entre passé et présent. Lucia est une héroïne forte et indépendante qui porte haut et fort les valeurs des éditions Charleston. Cependant, ce récit aurait mérité d'être un peu plus développé, notamment sur le final, pour que l'on puisse être amplement satisfait.
Un roman à lire et à partager avec toutes les femmes que vous aimez.
Lien : http://lectrice-lambda.blogs..
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Autantenemportentleslivres
  01 août 2017
Mon avis:
J'avais découvert Adriana Trigiani avec Bienvenue à Big Stone Gap que j'avais bien aimé. N'ayant encore pas eu l'occasion de me procurer L'italienne, je me suis tournée vers son dernier roman Lucia, Lucia que les Editions Charleston que je remercie beaucoup ont eu la gentillesse de me faire parvenir.
C'est un livre que j'ai dévoré en à peine deux jours, qui m'a captivé et qui m'a complètement emporté dans le New-York des années 1950. Moi qui suis d'origine italienne par mon grand-père j'ai été plus que ravie de me retrouver le temps de quelques pages dans une grande famille d'immigrés italiens chaleureuse et très soudée, dont les membres sont tellement attachants que l'on a presque l'impression dans faire partie. le récit se déroule majoritairement entre la cinquième avenue dans l'atelier de couture où travaille Lucia Sartori, et le quartier de Greenwich où se situe le petit appartement de Commerce Street où réside toute la famille et où son père Antonio tient la Groceria la petite épicerie familiale dans laquelle travaillent également ses quatre frères aînés. L'intrigue tourne surtout autour de leur quotidien et de la vie à cette époque. En effet après la guerre le travail évolue, l'essor des supermarchés commence, la rapidité et le profit sont vite privilégiés au détriment de la qualité et du conseil. Une tendance qui signe la mort des petits commerces de village contre laquelle le père de Lucia se battra toute sa vie. Les conditions des femmes tendent également à changer, mais pourtant les mentalités ont du mal à évoluer. Elles qui aspirent de plus en plus à travailler doivent pourtant une fois mariée abandonner leur emploi pour devenir épouse et mère à plein temps ce que Lucia refuse catégoriquement.
Quelle jeune femme intéressante et inspirante. Brillante couturière peu conventionnelle, elle aspire à faire une très grande carrière dans le monde de la mode et refuse pour cela de se marier à l'homme qui lui était promis. Indépendante, battante, sûre de ses convictions c'est un personnage que j'ai adoré pour sa forte personnalité, pour son courage d'oser imposer ses choix de vie sans se soucier du qu'en- dira-t-on. Malgré sa force de caractère c'est une jeune fille de 25 ans qui rêve comme sa meilleure amie et collègue Ruth de trouver aussi le grand amour qu'elle va d'ailleurs trouver en la personne de John, un homme d'affaires qui comme elle rêve de gravir les échelons de la bonne société. C'est un personnage qui au départ ne m'a pas paru digne de confiance. J'ai eu beaucoup de difficultés à le cerner car il se dévoile très peu. Il garde une grande part d'ombres qui nous fait en quelque sorte douter de son honnêteté malgré le fait qu'il semble être l'homme idéal qui a tout pour lui. Au fil de ses sorties avec Lucia dont il tombe petite à petit amoureux on apprend à l'apprécier et j'ai été étonnée par la tournure que prend le récit le concernant.
C'est une ambiance chaleureuse, conviviale et nostalgique qui vous attend dans ce livre. Une histoire qui nous est racontée à travers les souvenirs de Lucia 50 ans plus tard à sa jeune voisine Kit. Au fil de son histoire si touchante elle nous transporte dans un autre monde, à une époque où le sens de la famille est très important, au coeur des traditions et des croyances italiennes. On s'attache énormément à cette Mama italienne qui gère sa famille d'une main de maître mais qui est pourtant très douce, et à Antonio ce père si aimant qui ne veut que le bonheur de ses enfants qui n'en font qu'à leur tête. C'est un roman qui se veut en quelque sorte féministe, avec une héroïne qui lutte pour mener sa vie comme elle l'entend mais qui malgré tout comme tout le monde fera des erreurs. Lucia, Lucia m'a fait quelque fois pensé au roman de Colm Tolbin Brooklyn que j'avais tant aimé. J'ai été triste de le refermer , de quitter si vite ces personnages qui m'ont fait sourire et fait pleurer, de terminer un récit émouvant dont la fin m'a beaucoup plu car l'auteure ne tombe pas dans les clichés. Je ne pensais pas que la vie de Lucia se déroulerait de cette façon, mais finalement en y réfléchissant cela ne pouvait pas se terminer autrement.
Pour conclure:
Un roman qui vous emporte au coeur du Greenwich village en plein essor des années 50, dans une famille italienne attachante dont on révérait tous. L'histoire de Lucia, une héroïne forte et ambitieuse ravira toutes les féministes convaincues, mais saura également toucher les coeurs sensibles. A lire!
Ma note: 18/20.
Lien : http://autantenemportelesliv..
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Sourisetdeslivres
  23 juin 2017
Comme chaque fois que je lis un roman de Adriana Trigiani je suis ravie, j'adore son écriture, sa narration, la façon qu'elle a de donner vie à ses personnages.
Nous débutons le roman dans un immeuble à appartement de Greenwich Village, Kit y habite, elle aime son quartier, elle est venue à New York afin de réaliser son rêve : qu'une des pièces de théâtre qu'elle a écrite se joue dans la grosse pomme.
Un jour, elle est invitée à prendre le thé chez une vieille dame, elle s'y rend presque à contrecoeur et c'est là que le livre prend vie.
En racontant sa vie à Kit, Lucia nous emmène en 1950 dans Commerce Street, là où elle vit avec ses parents et ses 4 frères.
Lucia est une femme indépendante, déterminée, ambitieuse, très en avance sur son temps.
Elle ne rêve pas de se marier et d'avoir des enfants comme toutes ses amies, mais de faire carrière comme couturière au grand magasin de vêtements sur mesure B. Altman, elle rêve même d'avoir son propre commerce.
Malgré son désir d'indépendance elle rencontrera 2 hommes, Dante et John Talbot, tous les 2 opposés, l'un fils de boulanger italien l'autre « homme d'affaires » fortuné.
J'ai aimé les 2, autant pour leur qualité que leur défaut, la fin du livre m'a mis un sourire sur le visage.
« Mon plus gros problème en ce qui concerne le sexe opposé est que je n'ai pas besoin d'un homme pour être heureuse. »
L'auteure nous raconte le New York des années 50 surtout dans le quartier de Little Italy, mais aussi de la 5e avenue. À travers la voix de Lucie qui est le narrateur, elle nous raconte les bouleversements d'après-guerre, l'arrivée du prêt-à-porter, l'évolution qui est en marche vers « le plus vite tout de suite »
C'est aussi passionnant de lire l'évolution de la femme, même si ce n'est que le début de l'émancipation, les filles vont désormais à l'université et peuvent prétendre à un salaire comme les hommes.
Le personnage principal du livre est également la famille, la famille Sartori avec Antonio et Maria les parents, Antonio tient la plus grande épicerie italienne de Commerce Street, Maria est la vraie mama italienne, elle s'occupe de ses enfants même s'ils sont adultes maintenant : Roberto, Exodus, Angelo et Orlando, les frères de Lucia. Cette famille s'aime, se chamaillent, mais ils sont là les uns pour les autres en cas de coup de dur. La vie n'est pas un long fleuve tranquille.
J'ai une affection particulière pour le papa, Antonio, il aime tant ses enfants, même d'il peut se montrer dur, pas de doute cet homme a un coeur en or, profondément amoureux de son épouse jusqu'à leurs derniers jours
Les parties qui se déroulent dans l'atelier de couture sont délicieuses à lire, il y'a de l'humour amené par le personnage de Delmarr, l'amitié profonde et sincère de Ruth pour Lucia, Violet, Helen les autres amies de l'atelier. Par ces « petites mains », nous côtoyons les célébrités et les riches new-yorkais, les ragots, les bals plus beaux les uns que les autres, la mode.
Les couturiers de Paris qui commence à se faire un nom de l'autre côté de l'océan.
Le mois de vacances en Italie est un passage émouvant du livre, Antonio retourne sur la terre de ses parents, Lucia découvre Rome, Venise, le lecteur aussi par la même occasion.
J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre, la narration, les protagonistes. Tout. L'idée que Lucia âgée raconte sa vie à une jeune femme m'a émue, j'aime la transmission entre générations.
J'ai souri, j'ai été émue. C'est l'histoire de toute une famille qui nous est racontée à travers Lucia. Les moments de bonheur comme ceux de malheur.
« Toute vie a ses hauts et ses bas. Impossible d'empêcher les coups durs, quant aux bons moments, je pense que c'est juste une question de chance »
J'adore lire des romans sur les Etats-Unis dans les années 50, ce livre m'a comblé.
Lien : http://luciebook.blogspot.be..
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Cellardoorfr
  22 octobre 2017
Lucia Lucia est un roman que j'ai beaucoup aimé mais auquel je ne m'attendais pas. Tout simplement parce qu'en le commençant, j'avais l'impression de déjà le connaître alors qu'en réalité, je n'avais jamais été aussi loin du compte. La raison du décalage entre l'image que j'en avais et ce que j'ai découvert durant ma lecture tient en trois mots : pas de clichés. Adriana Trigiani les contourne avec brio et nous offre une héroïne qui sort de l'ordinaire et qui restera fidèle à ses valeurs et à son esprit d'indépendance. Qualités d'autant plus notables que dans les années 50, choisir son destin n'était pas forcément au programme…
De la peinture historique du New York des années 50 (tellement captivante et réjouissante), à la galerie de personnages secondaires (les amies de Lucia mais également ses grands frères, si protecteurs et ses parents), ce livre est un petit bijou. Avec un certain brio, l'auteure nous plonge dans une ambiance, dans un contexte bien particulier d'autant plus que les américains dont il est question ici sont d'origine italienne. Vous imaginez un peu ? Dans la famille Sartori, on parle beaucoup, on se dispute beaucoup, mais on se sert les coudes aussi, on s'adore et on mange ! J'ai bien aimé que l'auteure intègre quelques recettes à son roman, par l'intermédiaire de la si touchante Rosemary qui voue un culte à ses fiches de cuisine familiales.
J'ai également beaucoup aimé l'ensemble des thèmes qui tournent autour du personnage de Lucia. La question du mariage VS travail est forcément au centre de tout, toute mariée étant censée abandonner son poste pour se consacrer à son mari puis à sa famille. Beaucoup se plient à cette règle tacite avec plus ou moins de bonne volonté, tous les maris ne se montrant d'ailleurs pas aussi stricts sur la question que les jeunes italiens pour qui la tradition est la tradition et puis c'est tout ! L'évolution de la société de consommation de l'après guerre (les Sartori tiennent une grande épicerie italienne) ainsi que la mode et ses évolutions (après tout, Lucia est couturière) servent également de toile de fond à un roman relativement court mais vraiment très riche en thèmes et en questionnements.
Tout ce qui concerne la vie sentimentale de Lucia m'a, par contre, peu captivée. Je n'ai pas spécialement apprécié le personnage de Dante qui, de toute manière, est peu mis en valeur (même s'il a quelque chose de touchant) et je n'ai pas pu accrocher au personnage de John Talbot. Pas du tout le genre de figure masculine du genre à me faire craquer. Même s'il est riche en surprises.
En quelques mots,
Lucia Lucia est une très jolie lecture. LE roman féministe par excellence. Sans doute l'un des Charleston que j'ai le plus apprécié de lire au cours de cette année. du moins, il est de ceux dont j'ai aimé l'écriture et dont j'ai apprécié chaque retournement de situation. Il saura plaire aux lectrices qui aiment les beaux portraits féminins, à celles qui aiment les héroïnes fortes mais qui ne souhaitent pas forcément suivre le destin d'une grande amoureuse. Il y a en a, de la romance, dans Lucia Lucia mais le thème est traité à travers le prisme du personnage de Lucia qui, bien que d'un caractère passionnée, est trop libre et trop ambitieuse pour mettre l'amour au coeur de sa vie.
Lien : http://cellardoor.fr/critiqu..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
PepparshoesPepparshoes   23 avril 2017
Je veux travailler comme un homme. Personne ne le dit en ces termes, mais c'est la vérité. C'est mon rêve. Quand je repense à tout ce que je viens de vivre, ma vie professionnelle est la seule chose qui ne m'a jamais déçue.
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brinvilliersbrinvilliers   29 novembre 2017
- Lucia Sartori, tu est jeune aujourd'hui, et tous les garçons te courent après. Toi ! La grande beauté de Greenwich Village ! Je n'ai jamais entendu que "Lucia Sartori. Bellissima ! Quel visage merveilleux ! Tous les bons fils de famille italiennes donneraient leurs bras droit pour épouser une telle fille." Mais tu ne feras pas une bonne épouse ! Tu es trop têtue ! crie-t-elle à présent.
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VibrationLitteraireVibrationLitteraire   08 septembre 2017
Je préférais quand je contrôlais la situation, quand je savais que […] m’aimait, et que quoi que je fasse et où que j’aille, il était là […] à se languir de moi. Il représentait pour moi la sécurité, tout comme Papa, un homme qui m’aimerait envers et contre tout. Tout ça a changé maintenant qu’il est tombé amoureux de quelqu’un d’autre.
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PepparshoesPepparshoes   23 avril 2017
Mon plus gros problème en ce qui concerne le sexe opposé est que je n'ai pas besoin d'un homme pour être heureuse.
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