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Alain Delahaye (Traducteur)
EAN : 9782221113363
280 pages
Éditeur : Robert Laffont (04/06/2009)

Note moyenne : 3.09/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Dans un hospice situé aux confins du New Jersey et de la Pennsylvanie, le calme de l'existence est rompu, comme chaque été, par une fête, qui est aussi l'occasion d'une traditionnelle vente de charité (et donc d'un contact avec le monde extérieur). Dès le matin les vieillards s'affairent à leurs préparatifs, malgré la menace d'un gros orage, qui finalement éclate. Heureusement les nuages disparaissent au bout de quelques heures, et la fête commence en fin d'après-mi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Laurence64
  10 octobre 2012
La critique américaine, comme la française, aime à s'enthousiasmer. En 1957, elle a donné un coup de projecteur sur Jour de fête à l'hospice , premier roman d'un certain John Updike. Elle a bien eu raison!
Que ce petit bouquin ait été écrit en l'espace de trois mois ne lui ajoute rien et ne lui ôte pas davantage. Je m'en moque comme d'une guigne surtout que l'histoire ne dit pas si Updike a omis de manger, de dormir, voire de respirer pour gagner du temps.
A présent que j'ai réglé mes comptes avec la quatrième de couverture, qui n'est jamais qu'un emballage, j'en viens à l'essentiel: l'intérieur. Et cet intérieur m'a séduite. Dire que ce livre m'a attendue fort sagement pendant 15 ans, perdu au milieu des livres lus (je serai plus ordonnée, 100 fois).
Bref, c'est jour de fête à l'hospice! C'est à l'époque où les balayeurs n'étaient pas techniciens de surface et les caissières des hôtesses de caisse. Où mes Pyrénées-Atlantiques n'étaient que Basses.
Toute l'action se déroule pendant l'unique journée de l'année au cours de laquelle les vieillards de l'hospice (pardon, les seniors de la maison de retraite) vont recevoir les visiteurs de la ville voisine pour une vente de charité. Nous sommes en août. Il doit faire beau. Il a toujours fait beau. Au temps de l'ancien et regretté directeur, mort de sa belle mort, la fête annuelle était toujours parfaite. Mais le pauvre Conner va subir l'avanie d'un orage, lui qui voudrait tant se faire apprécier de son cheptel, pauvre mais au caractère… difficile.
Rien que pour avoir créé Conner, Updike mérite deux bises. le nouveau directeur de plus de deux ans est un monument de suffisance, d'incompétence, d'absence de spontanéité. Et son jeune assistant Buddy, un tantinet amoureux de son patron, relève avec bonheur la sottise patronale avec sa propre bêtise. Ah la scène du cigare!
Face à ce tandem, les vieux. Les vieux-vieux comme le nonagénaire Hook et les jeunes-vieux comme le septuagénaire Gregg, les vieilles à coiffe et goitre ou dotée de perruche fugueuse. Une galerie de personnages attachants et/ou exaspérants qui discutent, pérorent, vocifèrent ou se taisent. Un chat accidenté puis mort. Une bouteille de whisky introduite en cachette. Un livreur de boissons fraîches pris pour le jumeau de Buddy. Un mur qui s'écroule. Un directeur lapidé. Des visiteurs en goguette. Des quilts négociés…
L'orage, donc, n'est pas venu gâcher ce jour de fête. Enfin… Pas totalement. Après la pluie, le beau temps. La fête a eu lieu malgré tout. Et entre les multiples sourires qu'Updike nous arrache sans mal, il nous donne à lire des cieux changeants qui s'offrent en spectacle dans des phrases d'une maîtrise remarquable.
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Corboland78
  14 juillet 2015
John Hoyer Updike (1932-2009) est un écrivain américain, auteur de romans, de nouvelles, de poésie et d'essais critiques sur l'art et la littérature. Après avoir accédé à la notoriété internationale avec son roman le Centaure en 1963, il rencontre un très grand succès public et critique avec sa tétralogie sur le personnage d'Harry « Rabbit » Angstrom. John Updike est l'auteur de vingt-six romans et de centaines de nouvelles, de chroniques et de poèmes, travaux publiés en particulier régulièrement dans le New Yorker et la New York Review of Books, et qui ont donné lieu à plusieurs recueils. Son oeuvre prolifique et variée vaut à John Updike d'être considéré comme l'un des écrivains américains les plus importants du XXe siècle. Jour de fête à l'hospice, son premier roman, date de 1959.
Dans un hospice situé à la campagne aux confins du New Jersey et de la Pennsylvanie, la monotonie de l'existence est rompue chaque été par une fête, qui est aussi l'occasion d'une traditionnelle vente de charité. Dès le matin les vieillards s'affairent à leurs préparatifs, malgré la menace d'un gros orage, qui finalement éclate. Heureusement les nuages disparaissent au bout de quelques heures, et la fête commence en fin d'après-midi.
Pas marrant d'être directeur d'un hospice de vieux, comme le constate Conner, le jeune remplaçant, depuis plus de deux ans, de Mendelssohn, l'ancien directeur aujourd'hui décédé. Heureusement, il ne compte pas rester à cette place toute sa vie mais néanmoins, il entend bien se consacrer pleinement à sa tâche et rendre agréable la fin de vie de ses pensionnaires. Las, ses efforts ne semblent pas rencontrer d'écho chez des personnes âgées qui comme souvent, voient d'un mauvais oeil tout changement dans leurs vies bien réglées et vénèrent comme Dieu le père, l'ancien directeur.
Si Hook fait figure de doyen du haut de ses 94 ans, en tant qu'ancien instituteur « sa culture était remarquable dans deux domaines : l'histoire romaine (…) et la politique américaine au dix-neuvième siècle », il tient une sorte de rôle de sage. Surtout comparé à son ami Gregg, un jeunot de 70 ans, râleur invétéré et grande gueule qui le « poussait à des excès de langage qui dépassaient toutes les limites raisonnables. » On pense aux deux vieux du Muppet Show. Les autres acteurs de ce roman : Mr et Mme Lucas, lui souffre d'une oreille et se prête au mouchardage gratuit auprès de Conner, elle n'a de pensées que pour sa perruche ; tandis que Buddy, membre du personnel, sert de secrétaire au directeur.
Le roman se déroule sur une journée, faite de langueur, on prépare la fête sans croire à son succès puisque l'orage menace. Les fortes têtes, errent comme des âmes en peine, critiquant tout et n'importe quoi, tentant de mettre une certaine pagaille qui viendra animer leur tristes existences (introduire un chat mourant dans la propriété, lapider inoffensivement le directeur, engueuler le jeune livreur de sodas au point de le déstabiliser et lui faire démolir le mur d'entrée avec son camion…)
L'écrivain aborde les thèmes de l'incompréhension, que ce soient les vieillards entre eux, chacun perdu dans ses propres pensées ou souvenirs, ou bien vis-à-vis du directeur qui représente une nouveauté qu'à leur âge on n'accepte plus. Il est aussi question d'interrogation religieuse et de la banalité de la vie.
Le roman n'est pas bien épais mais il m'a paru long ; j'ai eu du mal à m'intéresser à ces personnages qui pourtant ne manquent pas de relief. Sans que je puisse cerner exactement ce qui m'a rebuté, je constate que c'est la seconde fois en quarante ans (sic !) que je m'attaque à un livre de John Updike et que j'en ressors (un peu) déçu.
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Isamax56
  02 septembre 2019
Un livre aux personnages très attachants, vrais, drôles, humains avec leurs défauts ou leurs qualités. Il date de 1958, et les hospices devenus epadh ont bien changé mais l'ensemble reste très moderne. Premier livre d'Updike on y retrouve déjà bien son écriture. A redécouvrir.
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liliba
  11 septembre 2009
C'est l'été et les pensionnaires de cet hospice américain s'affairent depuis le matin pour préparer la fête annuelle et la vente de charité. Mais l'orage qui menace n'est pas la seule ombre au tableau de cette journée qui pourtant devrait être considérée par tous comme un jour de gaieté et de contacts avec les habitants des villages voisins ou des familles.
La tension monte dans les esprits aussi bien que dans le ciel, les inimitiés s'exacerbent, les chicaneries augmentent, les rancoeurs se creusent un peu plus, les esprits s'exaltent...
Le nouveau directeur de l'hospice, peu doué pour les contacts avec ses pensionnaires et donc très mal aimé va faire les frais de cette ambiance électrique. Les personnes âgées, de vénérables vieillards, deviennent des sales gosses mal élevés, dont les blagues dépassent les limites autorisées habituellement. La journée tourne bientôt au cauchemar, non à cause du ciel puisqu'une fois l'averse passée, le beau temps est de nouveau présent, mais parce que tous deviennent comme fous...
Suite sur Les lectures de Lili
Lien : http://liliba.canalblog.com
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Corboland78Corboland78   14 juillet 2015
- Qu’est-ce qu’on peut espérer, à mon âge ? Vous en attendez trop de la part de vieillards comme nous, monsieur Conner. Ses joues le brûlèrent, mais il n’avait jamais trouvé la réponse à l’injustice grossière. « Vraiment ? » - Vous souhaitez que nous abandonnions nos manières d’antan, pour faire de cet endroit une réplique du monde extérieur, fonctionnant de la même façon. Je ne dis pas que vous ne soyez pas rempli de bonnes intentions, mais ça ne marchera jamais. Maintenant si vous me dites : Vous devez prendre vos affaires et aller vous installer sous l’arbre, j’obéirai, parce que je ne me fais pas d’illusions sur la personne qui nous tient à sa merci.
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LeGilLeGil   07 juin 2015
Je crois que nous vivons dans une maison pourvue seulement de quelques fenêtres, et qu'à notre mort nous nous retrouverons au grand air, et que le ciel sera, comment dire, un brouillard de toute la joie que les sensations nous ont donnée. Les parfums, les voix d'enfants, et les tissus sur notre peau; la faim satisfaite dès qu'elle se manifeste. Les autres âmes se feront connaître comme des gouttes d'eau venant toucher nos bras.
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LeGilLeGil   07 juin 2015
Rien de se fait de bon sans une certaine foi. Autrement, il n'y a rien que de l'agitation. Et si vous n'avez pas eu la foi, à la fin de votre vie vous comprendrez que vous avez enfoui vote talent sous terre en ce monde et que vous n'avez rien gardé de côté pour l'emporter dans l'autre.
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geoviflokoffgeoviflokoff   09 janvier 2019
Il détestait les lits, ils étaient humides et possessifs, et quand il s'y étendait,, toutes sortes de mots séparés des objets qu'ils désignaient, planaient autour de lui comme des invertébrés phosphorescents, ballotés par le flux et le reflux de l'océan
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geoviflokoffgeoviflokoff   09 janvier 2019
Ils se cachaient constamment l'un derrière l'autre comme deux cartes à jouer qui se mêlaient toutes.
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